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14 Sep

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Qui peut croire que les Grecs vont revenir aux drachmés ?

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D’abord il n’y a rien dans les traités permettant de mettre un État à la porte. Ensuite les Grecs continueraient de vivre avec leurs euros. On aurait deux monnaies. Et dans les jours précédents ce serait la ruée pour retirer l’épargne. Ce qui conduirait à l’effondrement des banques grecques et par voie de conséquence leur nationalisation. Vu la dette ce serait l’affaissement de l’État. Enfin L’hyper-compétitivité de la Grèce serait virtuelle vu l’état proche du néant de l’industrie. Le poids de la dette remboursée en drachmés impossible et les produits importés coûteraient une fortune etc… Cette stratégie du chaos ouvrirait un effet dominos Espagne/Portugal/Italie/France et vu l’interdépendance balayerait l’Europe du nord. Quant à l’Allemagne la crise de confiance suivrait. Car il est illusoire de croire que dans une Europe en récession Berlin et Francfort continueraient à exporter.

Bref, no way ! Économiquement désastreux, socialement impraticable, financièrement dévastateur. Tout cela alors que si la Grèce empruntait au même taux que le Japon, elle pourrait faire face. Mais pour cela il faudrait une solidarité européenne et une politique coopérative. Pour l’instant on n’a ni politique à court terme, ni politique à moyen terme, ni visibilité à long terme. Nous vivons « un Munich économique » et fantasmons sur des scénarios improbables.

13 Juil

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Faire de la défense de l’Euro le renouveau de l’Europe

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On se souvient du ricanement de Monsieur Alan Greenspan lors de la création de l’euro. L’homme, a qui l’on doit en partie une crise financière sans précédent, exprimait l’état d’esprit du capitalisme financier anglo-saxon. L’euro allait concurrencer le dollar, supplanter le franc suisse et le yen.

Il ouvrait la voie à une économie intégrée et un marché supplantant la puissance anglo-saxonne. Il ne pouvait en être question pour New -York et la city déjà pris en sandwich par les émergents et les chinois. Malheureusement, les politiques libérales ont entravé cette marche et fragilisé la zone euro. La spéculation de New -York et Londres en a profité. Galéjade ?

Pourquoi l’Angleterre qui affiche un déficit de 10% du PIB donc supérieur à la zone euro n’est-elle pas attaquée ? L’offensive a pour but de disloquer la zone euro pour « tenir » les marchés nationaux dans des normes qui soient celles du capitalisme financier bref du Sarkozy – Merkel renforcé !

L’Europe réagit faiblement et en retard. Il serait utile, à l’instar de l’appel Delors, Sigmard Gabriel, Cohn-Bendit, Aubry, d’en appeler à la défense de l’euro, de promouvoir un patriotisme européen et relancer l’Europe sur des bases nouvelles.  Il faut faire de la défense de l’euro un point d’appui pour le renouveau : 1/ Coordination économique; 2/ Mutualisation des déficits (euro bond); 3/ Taxe sur les transaction, etc…