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22 Juin

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Jean-Christophe Cambadélis a dialogué aujourd’hui avec les lecteurs du Monde lors d’un chat. Retrouvez l’integralité de l’échange ci-dessous ou sur le site du quotidien:

Jean-Christophe Cambadélis se place pour succéder à Martine Aubry

Amélie P : Quels sont les éléments qui vous ont décidé à rejoindre Martine Aubry ? La promesse d’un sous-secrétariat d’Etat ?

Jean-Christophe Cambadélis : J’ai déjà dit, à l’époque où Dominique Strauss-Kahn était possiblement candidat, que je ne serais pas ministre. Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn, Dominique Strauss-Kahn ou Martine Aubry, cela a toujours été ma position. A partir du moment où l’un des deux n’était pas candidat, l’autre allait de soi.

Je crois que Martine Aubry, par le travail qu’elle a effectué, tant à Lille qu’au Parti socialiste, voire au gouvernement de Lionel Jospin, est une personnalité de gauche capable de rassembler, d’innover, voire de bousculer une France qui en a bien besoin.

Fox : Si vous ne souhaitez pas être ministre, que ferez-vous en 2012 en cas de victoire de la gauche ?

Jean-Christophe Cambadélis : J’ai indiqué il y a de cela un an que je me sentais plus utile au Parti socialiste que dans un des ministères de la gauche. Je crois nécessaire que le parti majoritaire soit animé convenablement, qu’il joue son rôle de vigie, d’impulsion, de combat politique. Je crois que tout en soutenant la politique du président ou de la présidente de la République, il doit être en capacité de renouveler les idées politiques et de mener le combat contre ceux qui s’opposeront à la marche du changement.

Donc c’est pour moi un rôle essentiel, et je vais vous faire une confidence : je crois qu’après le premier ministre, en cas de victoire de la gauche, ce sera une responsabilité de premier plan.

Louis : Quelles sont les qualités pour être un bon premier secrétaire du PS ?

Jean-Christophe Cambadélis : La patience, la conviction, l’écoute, et la capacité à rassembler. Il faut aussi, je crois, avoir une bonne capacité d’analyse politique d’anticipation. Toutes qualités que je crois modestement avoir.

DSK : Vous dites : « Je crois qu’après le premier ministre, en cas de victoire de la gauche, ce sera une responsabilité de premier plan. » Vous estimez donc que la politique du gouvernement sera conduite par et pour le parti et les militants de gauche ?

Jean-Christophe Cambadélis: Comme toujours sous la Ve République, le président doit rassembler au-delà de son propre camp. C’est la clé de voûte de nos institutions. On peut le regretter, mais c’est ainsi. Nous ne sommes pas sous un régime parlementaire mais présidentiel. Il n’en reste pas moins qu’il y aura une majorité parlementaire, tout du moins je le souhaite. Et dans celle-ci, le Parti socialiste aura un rôle non négligeable, il devra défendre le programme qui est le sien.

Donc si le président de la République ne peut se réduire au programme des socialistes, les socialistes ne peuvent pas abdiquer leur programme, même sous une présidence d’origine socialiste.

Guest : Un échec du Parti socialiste à la présidentielle de 2012 le fera-t-il éclater ?

Jean-Christophe Cambadélis : Vous comprendrez que c’est une perspective que je ne souhaite pas. Mais je ne crois pas à l’éclatement. Il y aura des départs, des querelles, de la contestation, de la colère, de l’amertume, tout ce que vous voulez, mais pas d’explosion. Parce que le Parti socialiste est très implanté dans les collectivités locales, conseils généraux, régionaux, municipalités. Ce sont les cerceaux qui tiennent le tonneau socialiste, si vous me permettez l’expression.

Et eux, ils tiendront, ne serait-ce que pour continuer à diriger lesdites collectivités locales. Par contre, je crois que, lentement, sûrement, comme nous pouvons le voir en Allemagne en ce moment avec les Verts, vis-à-vis du SPD, comme nous l’avons vu avant-hier entre le Parti radical et la force montante socialiste, un processus de substitution se mettra en place, une nouvelle gauche, moderne, écologique, frondeuse, audacieuse, viendra petit à petit se substituer dans les collectivités locales au Parti socialiste. Cela peut durer un moment, mais le danger sera là.

DSK : Vous dites que « se mettra en place, une nouvelle gauche, moderne » : le PS manque de modernité selon vous ?

Jean-Christophe Cambadélis : Sur un certain nombre d’aspects, oui. Le Parti socialiste s’est beaucoup modernisé, mais il est en retard sur la société dans le domaine d’un autre modèle de consommation, d’une autre manière d’être, plus frugale, plus écologique. N’oublions pas que le Parti socialiste est fils du productivisme, de la société industrielle, et il a encore du mal à s’adapter au monde tel qu’il est en train de muter.

Arno K : Pourquoi les strauss-kahniens ne sont-ils pas parvenus à donner d’une seule voix leur soutien à l’un des candidats socialistes ?

Jean-Christophe Cambadélis : Les strauss-kahniens sont pluriels depuis le congrès de Reims, qui a vu certains d’entre eux choisir Bertrand Delanoë et sa motion dans le congrès, et d’autres Martine Aubry. Ils s’étaient à nouveau rapprochés dans la perspective de la candidature de Dominique Strauss-Kahn, et il faut bien dire que son éviction les a pris de court.

Certains réfléchissent, d’autres s’engagent, comme moi, auprès de Martine Aubry, mais tous veulent continuer à défendre ce qui faisait le succès de Dominique Strauss-Kahn, c’est-à-dire son réformisme moderne.

Romaindu26 : Qui a la carrure pour reprendre le flambeau des strauss-kahniens après DSK, Manuel Valls ?

Jean-Christophe Cambadélis : : Je ne pense pas que le strauss-kahnisme, s’il existe, puisse être porté par une des personnalités actuelles du Parti socialiste. Chacun aura à se définir ou à définir ce qu’il estime nécessaire pour la gauche et la France. Chacun peut puiser dans l’arsenal idéologique et politique de Dominique Strauss-Kahn. Mais malheureusement, ce dernier, parce qu’il n’a pas gagné l’élection présidentielle, n’aura pu fonder un courant politique à l’aune d’un François Mitterrand.

Il reste que dans son entourage il y a des personnalités de valeur qui toutes joueront un rôle dans les années à venir : Manuel Valls, Pierre Moscovici, Marisol Touraine, Sandrine Mazetier, Jean-Marie Le Guen, Vincent Peillon. Pourquoi pas moi-même ?

Guest : Pourquoi vous allier avec Martine Aubry et Laurent Fabius, qui représentent l’inverse de ce que voulait défendre DSK – l’audace, l’avenir, la démolition des dogmes… – Quelqu’un comme Hollande ou Royal ne serait pas plus en phase avec votre courant ?

Jean-Christophe Cambadélis : François Hollande était à ce point en phase avec Dominique Strauss-Kahn qu’il se proposait de l’affronter jusqu’au bout, lors des primaires du Parti socialiste, indiquant que lui, contrairement à DSK, n’avait pas de problème avec la gauche. Sous-entendu, à l’époque : la gauche du Parti socialiste et celle de Jean-Luc Mélenchon. Martine Aubry était à ce point éloignée de Dominique Strauss-Kahn qu’elle se proposait de le soutenir dès le premier tour des primaires.

J’ajoute que le programme du Parti socialiste, qui avait été jugé strauss-kahno compatible, s’est construit sous la houlette de Martine Aubry et a été voté à l’unanimité. Enfin, permettez-moi un petit mot : il m’aurait semblé particulièrement déloyal de dire à Martine Aubry : « Choisissons celui qui est le mieux placé. », c’est-à-dire, à l’époque, Dominique Strauss-Kahn, et aujourd’hui qu’il est empêché, lui dire : « Ecoute, cela ne valait que pour Dominique Strauss-Kahn. »

Ce n’est pas ma conception de la loyauté en politique. Donc ni dans le fond ni dans la forme je me devais de faire un autre choix.

DSK : Vous vous êtes prononcé en faveur d’une candidature de Martine Aubry. Qui ferait un bon premier ministre selon vous ?

Jean-Christophe Cambadélis : Vous allez vite en besogne. Elle ne s’est pas encore déclarée, elle n’a pas encore été désignée, elle n’a pas gagné, et vous me demandez qui serait son premier ministre. Eh bien je n’en sais rien à cette étape. Je crois que si nous l’emportons, il se révélera dans la campagne par ses qualités, ou elle se révélera dans la campagne par sa combativité.

AFFRONTER LA DÉMONDIALISATION

Ro : Peut-on envisager un retour à la politique française de DSK dans l’hypothèse où il serait acquitté en janvier 2012 ?

Jean-Christophe Cambadélis : Evidemment, on peut souhaiter que Dominique Strauss-Kahn soit blanchi des accusations épouvantables portées contre lui. Si c’était le cas, à l’évidence, sa parole aurait de l’importance dans la campagne électorale.

Mais je me demande si on aura le temps de voir ce souhait réalisé. Enfin, il semble difficile de penser qu’après ce qui vient d’arriver, ce dernier ait envie de se relancer dans la campagne présidentielle. Donc une parole forte, oui ; une candidature, certainement pas.

Mohand : Quelle est la position de Dominique Strauss-Kahn actuellement. Soutient-il un candidat ?

Jean-Christophe Cambadélis : Vous n’êtes pas sans savoir que Dominique Strauss-Kahn est plus occupé à organiser sa défense qu’à participer au débat interne du Parti socialiste. Il serait quand même malvenu, après avoir défrayé la chronique de la planète, qu’il vienne là dire aux socialistes, en les tirant par la manche : « Au fait, il faut voter pour tel ou tel. »

Vidocq : Christine Lagarde va probablement succéder à DSK à la tête du FMI. N’est-ce pas symptomatique d’un clivage droite/gauche de moins en moins marqué, du moins sur le plan économique ?

Jean-Christophe Cambadélis: Pas tout à fait. Si vous voulez dire que la gauche et la droite placent leur action dans l’économie de marché sans s’en extraire, c’est évident. Mais les uns sont régulateurs, et les autres pour le laisser-faire. On peut être directeur du FMI comme Dominique Strauss-Kahn et imposer un nouveau cours à l’institution, rompant avec le consensus de Washington, c’est-à-dire les thérapies de choc libérales ; et l’on peut être directeur ou directrice du FMI et tenter d’appliquer au monde ce que l’on préconisait pour la France.

Voilà deux directeurs qui président aux destinées de la même institution, mais ne font pas la même politique.

Tetsuya : De partout on entend parler de « démondialisation » et de sortie de l’euro. En tant que secrétaire national du PS chargé de l’Europe et des relations internationales, quelles sont vos positions là-dessus ?

Jean-Christophe Cambadélis : On peut partager l’idée d’une démondialisation, par exemple dans le domaine de l’agriculture. Importer des gigots d’agneau de Nouvelle-Zélande ne semble pas tout à fait opérationnel quand nous en produisons nous-mêmes de très bonne qualité. Mais je suis gêné par ce terme, il donne l’impression que nous voulons nous retirer du monde, qu’il y aurait une ligne Maginot, frontière économique, qui nous permettrait de consommer, de vivre en vase clos en France.

Il ne faut pas se dérober à la mondialisation, il faut l’affronter. Je suis favorable à la révolution silencieuse, celle de la norme. Je suis favorable à une domestication écologique et sociale de l’économie de marché. C’est l’exemple que nos prédécesseurs ont donné. Au début du capitalisme sauvage, qui détruisait des vies, des enfants, ils remettaient en cause le mode de production précédent qui bouleversait les campagnes, et il a fallu un combat acharné pour le rendre moins dur, obtenir des acquis, introduire le social dans la production. Eh bien c’est un peu ce travail qui recommence.

J’ajoute qu’il faut un espace efficace ou efficient pour mener cette bataille de la norme. Et cet espace, c’est l’Europe. Regardez comment le débat avance. Il y a quelques années, on regardait les socialistes français comme des hurluberlus parce qu’ils étaient pour la taxation des mouvements de capitaux, pour une gouvernance économique, ou pour le juste échange, c’est-à-dire introduire des normes de réciprocité dans les échanges.

Eh bien aujourd’hui, c’est le programme du Parti socialiste européen. Hier, Sigmar Gabriel, le leader du SPD allemand, est venu au côté de Martine Aubry dire qu’il partageait cette vision et ce combat.

Voilà le vrai chemin dans la mondialisation.

Randy : Que doit faire le Parti socialiste pour contrer la montée des populismes en France et en Europe ?

Jean-Christophe Cambadélis: Commençons par la France. Il faut réenchanter la politique, montrer et démontrer, voire proposer, un autre chemin que les chemins battus et rebattus par la droite depuis dix-sept ans. Ce que l’on appelle une « alternative » à la droite.

Plus nous serons dans l’innovation, la rupture, l’audace, plus l’espoir sera au rendez-vous. Et le meilleur moyen de réduire le populisme, c’est de construire l’espoir. En un mot, plus vous avez de votants, moins le national-populisme pèse. Je crois que la victoire de la gauche en France peut constituer un déclic en Europe. Vous aurez les élections l’année suivante en Allemagne, vraisemblablement en Angleterre, surtout en Italie et dans l’Europe du Nord. Nous pouvons avoir à nouveau un moment social démocrate, mais une social-démocratie de type nouveau qui a tiré le bilan de son échec à accompagner le système libéral et qui pense et porte un nouveau modèle de développement.

Annie K : On vous qualifie depuis des années, sans que vous démentiez, comme le premier lieutenant de DSK. Pouvez-vous encore affirmer que jamais vous n’avez constaté que l’ancien patron du FMI avait une attitude condamnable vis-à-vis des femmes ?

Jean-Christophe Cambadélis : Je peux le constater, je peux vous l’affirmer, je n’ai jamais remarqué d’attitude condamnable, comme vous dites, en ma présence, auprès des femmes.

L.O. : Que pensez-vous du supposé revirement de position de François Hollande vis-à-vis de Tristane Banon, qui dit avoir reçu son soutien pendant la période qui a suivi l’affaire alors qu’il nie aujourd’hui avoir été au courant des faits ?

Jean-Christophe Cambadélis : Je ne connais rien de cette affaire, encore moins des relations de François Hollande et de Mme Banon, et je me garderai bien de tout commentaire en ce domaine.

Nadine M : Ne pensez-vous pas que la révélation de l’affaire Tron a permis au PS d’échapper au pire concernant son image auprès des Français puisque finalement chaque camp à ses cas pathologiques…

Jean-Christophe Cambadélis : Vous faites peu de cas de la présomption d’innocence, pour l’un comme pour l’autre. Une révélation vaut pour vous condamnation. Je ne crois pas que les Français l’aient vu de cette façon. J’en veux pour preuve l’extrême popularité, pour l’instant jamais démentie, du Parti socialiste et de ses candidats à la présidentielle qui – pour les principaux d’entre eux – battent à plate couture le président sortant.

Hélène B : Jacques Mahéas a été condamné pour harcèlement sexuel, en appel et en cassation, depuis plus d’un an. Le PS a envisagé de statuer sur son cas après la publicité de l’affaire DSK… N’est-ce pas tard ? le PS ne doit-il pas exclure Jacques Mahéas ?

Jean-Christophe Cambadélis : Le PS avait été saisi dans le cadre de sa commission des conflits, avant ce que vous appelez l’affaire DSK, et celle-ci devait statuer le 8 juillet. C’est toujours le cas. Il y a des procédures internes au Parti socialiste. Il faut simplement les respecter comme on doit respecter les procédures judiciaires.

NICOLAS SARKOZY EST DANS UN « CORNER »

Henry : Entre Bayrou, Borloo, Villepin ou encore Hulot, le centre ne risque-t-il pas d’être embouteillé en 2012 ? Le PS n’aurait-il pas à gagner à désigner un candidat vraiment ancré à gauche, et non un social-libéral comme l’était DSK ?

Jean-Christophe Cambadélis : La question ne se pose plus tout à fait. Mais je crois que Dominique Strauss-Kahn, tout en étant de gauche, attirait à lui des franges non négligeables du centre, comme Mitterrand avait pu le faire en 1988.

Mais aujourd’hui, nous n’avons pas de candidat comme Dominique Strauss-Kahn, capable de dominer le centre. Donc notre intérêt, c’est d’avoir un candidat ou une candidate qui « sécurise notre couloir » de socialistes, démocrates et écologistes. Car mon avis est que tout se jouera au premier tour. Si vous allez au centre et que vous perdez à gauche, dans une situation où vous ne dominez pas le centre, vous perdez de tous les côtés. Et vous pouvez vous retrouver derrière Marine Le Pen, et donc être éliminés au premier tour. Tout cela fait un peu cuisine ou tactique électorale, mais au-delà de la réponse aux problèmes des Français, le positionnement d’une campagne a son importance.

DSK : Pensez-vous que l’UMP joue la carte de la séduction de l’électorat frontiste ou drague-t-il le centre de Borloo et Bayrou ? Comment lisez-vous la stratégie de Nicolas Sarkozy ?

Jean-Christophe Cambadélis : La stratégie de Nicolas Sarkozy est la balkanisation du centre et l’OPA amicale sur le Front national. Il pense qu’il sera au deuxième tour et qu’il lui restera à ramener à lui les deux composantes d’une majorité. C’est plus facile à dire qu’à faire. Car la grande faiblesse de cette stratégie, c’est qu’elle s’est accompagnée d’une droitisation et d’une opposition frontale des Français à cette droitisation.

Nicolas Sarkozy est dans un « corner », il a pensé au deuxième tour faire venir à lui l’électorat frontiste avant le premier, avoir une surface suffisante entre l’électorat de l’UMP et l’électorat du centre.

Donc au-delà de son échec, qui sera patent lors de l’élection présidentielle, il devra tout à la fois séduire une partie de la droite qui ne supporte pas le national-populisme de Marine Le Pen et une partie de l’extrême droite qui vomit littéralement le centrisme européiste d’un Borloo ou d’un Bayrou. Rude tâche…

Bernard : En cas de victoire du parti socialiste, un gouvernement pluriel avec Europe Ecologie est-il envisageable ?

Jean-Christophe Cambadélis : Tout à fait. Je crois qu’il est nécessaire que l’ensemble des gauches et des écologistes se retrouvent au pouvoir pour changer vraiment la France. Ne nous trompons pas : la droite, qui occupe la présidence de la France depuis dix-sept ans, va nous laisser une situation épouvantable dans le domaine de la dette, de la crise industrielle, du retard social et économique, voire de l’avancée européenne.

Il faudra être unis et soudés si nous voulons passer toutes ces difficultés. Sinon, les querelles reprendront, les gens se décourageront, et nous serons sanctionnés avant d’avoir pu agir.

Chat modéré par Eric Nunès

25 Mai

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Dîner des strauss-kahniens: amitié, fidélité, responsabilité.

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Il y avait beaucoup d’émotion dans ce diner ou de nombreux parlementaires et dirigeants du Parti socialiste avaient fait le déplacement.

Beaucoup de gorges nouées, beaucoup d’yeux rougis ou de sanglots ravalés car, dix jours plus tard, les amis de Dominique sont toujours sidérés et profondément peinés par le choc de New York.

Chacun a pu marquer sa solidarité, louer le courage de Anne Sinclair et, espérer un dénouement heureux. Même si tout le monde mesurait la difficulté de faire coïncider agenda judiciaire et politique.

Au total trois mots ont été retenus: amitié, fidélité, responsabilité.

L’amitié pour un homme face à l’adversité;

La fidélité à ses idées, lui qui voulait changer la gauche pour changer la France;

Et enfin, responsabilité, en refusant d’ajouter au choc, la désunion.

Enfin nous avons plaidé ensemble pour le rassemblement des strauss-kahniens, certains qu’ensemble, ils pèseraient lourd pour un cours réformiste de gauche du Parti socialiste et que leur apport serait décisif pour le candidat qu’ils choisiraient.

04 Nov

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Congrès PS: Cambadélis reproche à Hollande de faire « le coup de la peur »

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communique_image.jpgPARIS, 4 nov 2008 (AFP) – Le député Jean-Christophe Cambadélis, signataire de la motion de Martine Aubry pour le 75e congrès du PS, a reproché mardi au premier secrétaire François Hollande de faire aux socialistes « comme à chaque congrès, le coup de la peur et de la défiance ». François Hollande a affirmé mardi, une fois de plus, dans Le Parisien que « pour que le congrès de Reims soit clair et limpide, une motion doit nettement se détacher et un vainqueur être proclamé. Si tel n’est pas le cas, le PS risque d’être ingouvernable et réduit aux combinaisons et aux arrangements », affirme mardi le député de Corrèze dans Le Parisien, demandant à nouveau aux militants PS de porter nettement en tête Bertrand Delanoë et sa motion.

Le député de Paris, dans un communiqué, estime que « François Hollande nous fait, comme à chaque congrès, le coup de la peur et de la défiance. Au moment où tout change, le Parti socialiste doit faire le pari d’une nouvelle
confiance et ne pas s’arc-bouter sur un conservatisme partidaire déphasé », déclare Jean-Christophe Cambadélis, à deux jours du vote des adhérents sur les motions en lice pour le congrès.