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01 Sep

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Printemps arabe: la double faute de Sarkozy

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Alors que le sommet de Paris pour l’invention de la Libye libre se réunit aujourd’hui à Paris, ile ne faudrait pas que l’amnésie vaille amnistie et qu’on oublie qu’avant de lâcher Kadhafi, il lui avait déroulé le tapis rouge en France lors de la visite officielle du dictateur libyen.

Idem pour Ben Ali, Hosni Moubarak et Bachar El Assad. Après les avoir chouchoutés, après avoir copiné avec eux, il les a abandonnés.

En décembre 2007, Mouammar Kadhafi avait été reçu en grande pompe à Paris. Il avait planté sa tente dans un hôtel parisien et à l’époque, Sarkozy avait joué le jeu de la normalisation avec la Libye sans contreparties.

Tout cela, au nom des intérêts économiques du pays avec la promesse, jamais tenue finalement de rapporter près d’une dizaine de milliards d’euros de contrats aux entreprises françaises.

Il y avait même à la clé, la vente d’une quinzaine de Rafales. Le contrat n’a jamais été signé. A posteriori, on peut s’en satisfaire. Si, comme en Irak il y a 20 ans, il avait fallu faire face à des armes de fabrication française, vendu hier par le même gouvernement qui prétend aujourd’hui contribuer à « l’après Kadhafi »…

Pareil pour Ben Ali et Moubarak que Sarkozy avait choisi comme parrains de son Union pour la Méditerranée, un « machin » construit uniquement pour empêcher l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et pour se servir du Maghreb comme Grande muraille contre l’immigration.

Outre les largesses de ces régimes aux proches et aux ministres de Sarkozy, il faut rappeler lors de la visite officielle de Sarkozy à Tunis en 2008, une première pour un chef d’Etat français sous Ben Ali, le président avait estimé ne pas avoir de leçons de démocratie et de droits de l’homme à donner au despote tunisien, déclarant même préférer les « actuels régimes politique au Maghreb aux Taliban ».

Quand à Bachar El Assad, le dirigeant syrien qui réprime actuellement la révolution dans son pays depuis des mois, il a bénéficié d’un rapprochement avec Sarkozy sans que la Syrie n’ait à apporter la moindre garantie. Comme Hosni Moubarak, le leader de Damas avait été l’invité d’honneur, avec d’autres chefs d’État méditerranéens du défilé du 14 juillet 2008 – la Fête nationale qui est sensée saluer la victoire du peuple français sur l’arbitraire et la tyrannie…

Mais tout cela semble bien loin aujourd’hui, les peuples se sont levés, les dictateurs s’en sont allés pour certains, ils sont traqués pour les autres. Tous sont mis au ban de la communauté internationale et pendant que Sarkozy cherche à se donner le beau rôle, nul ne doit oublier son passif.

16 Fév

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Les ratés de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

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L’année 2011, G20 oblige, devait consacrer Nicolas Sarkozy comme « un géant des affaires du monde ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est pour le moins raté.

D’abord il y a eu l’incroyable cécité dans la révolution tunisienne. Doublée du voyage de Michèle Alliot-Marie au frais d’un proche de Ben Ali. Puis ce fut la bronca européenne contre la proposition, sous pavillon Merkel, franco-allemande, d’austérité renforcée. Et voilà la révolution égyptienne où la diplomatie française fut à ce point complaisante pour Hosni Moubarak qu’elle en est suspect. Car enfin saluer par un communiqué le courage d’Hosni Moubarak avant celui du peuple, c’est un peu étonnant. Ne pas voir que la lame de fond submergeant le Maghreb et le Machrek est un rendez-vous de l’Histoire. La démocratie s’installant tant bien que mal au Maghreb est une chance pour la France. Car elle est le plus puissant pays de la méditerranée. Que ce mouvement est un coup porté à l’intégrisme musulman voire à Al Qaida. Qu’il modifie la perception d’une fraction de l’opinion européenne tentée par l’islamophobie.

Ne pas comprendre, cela n’est pas croyable. Mais en plus Nicolas Sarkozy, pour ne pas être en retard sur Angela Merkel et David Cameron lance le débat sur le multiculturalisme. Sorte de relookage du débat sur l’identité nationale. Quel contre sens proposé au génie français. Mais cela ne s’arrête pas là. Survient l’affaire Florence Cassez, où le Président candidat, dans son rôle, surjoue le courroux et provoque une crise diplomatique. Au moment même où Barack Obama s’adresse à la nation américaine pour saluer le courage du peuple iranien. Pendant ce temps l’Algérie retient son souffle, le Bahreïn est en ébullition. L’autorité palestinienne précipite des élections, et Mouammar Kadhafi est contesté.

Rien ne sera linéaire. Mais où est la parole de la France dans ce rendez-vous avec l’Histoire ? Nicolas Sarkozy courant d’un évènement à l’autre, rate l’essentiel…

10 Fév

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La défense élastique de Hosni Moubarak

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Hosni Moubarak joue entre l’armée et le peuple. Il transfert ses pouvoirs mais ne démissionne pas. S’il fallait une démonstration de l’affrontement au sommet, elle est là ! Ce compromis ne satisfera personne. Mieux, ceci peut être un facteur de radicalisation. Maintenant plus la confrontation dure, plus les régimes du Maghreb et du Machrek sont menacés. La révolution égyptienne va écrire une nouvelle page, pendant que le feu couve dans la région !

04 Fév

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Egypte: Manifestation réussie mais non aboutie !

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Les partisans de Hosni Moubarak ont tenté, hier, de faire refluer la mobilisation par la terreur. La « manifestation pour le départ » a été un succès mais n’a pas atteint son objectif. Dans cet « entre deux » l’armée s’affirme comme le garant de la paix civile. Protégeant le rassemblement mais bloquant toute marche dans la ville qui aurait pu tout faire basculer. Mais maintenant où allons nous alors qu’aucun camp ne cède ? A chaque moment la situation peut basculer dans un sens ou dans un autre. Mais la transition – comme on dit maintenant – est engagée. Hosni Moubarak va partir. La question politique va se concentrée sur la révision de la constitution. C’est la deuxième clé après le départ du président égyptien. Aurons nous un changement de la constitution puis départ ou l’inverse ? C’est l’enjeu des heures, des jours à venir. Le Vice-Président Souleymane cherche à impliquer l’opposition et les frères musulmans dans l’évolution de la constitution. Ces derniers voulaient l’inverse. On en est là !

03 Fév

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Jean-Christophe était l’invité de BEUR TV

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« Tout ce qui se passe à Tunis et au Caire est la meilleure antidote à l’islamophobie en Europe (…) Il était temps que le pouvoir algérien lève l’état d’urgence. 17 années cela fait beaucoup. (…) On peut décider l’état d’urgence pour des raisons ponctuelles, le terrorisme par exemple mais 17 ans c’est un système de pouvoir. (…) L’Algérie n’est pas la Tunisie. Le multipartisme est balbutiant mais il existe, il y a une presse indépendante. Mais je ne sais pas ce que eut donner la marche du 13 février. (…) En 2012 nous fêterons les 50 ans de l’indépendance. Je forme le voeux que nous soyons capables d’un traité de l’Elysée comme la France le fit pour l’Allemagne. (…) Il faut avoir la force morale de reconnaître nos erreurs. Il faut dire ce que la France fit en Algérie, de Sétif à Alger. Il faut ouvrir une nouvelle époque entre la France et l’Algérie. (…)

Israël est une démocratie. Elle a tout intérêt à l’évolution démocratique du monde arabe, comme elle aurait intérêt à la démocratisation de l’Iran (…) pour la paix il faut le développement et la démocratie. (…)

L’Internationale Socialiste n’est pas un conglomérat de dictatures. Parfois il y a des partis de libération nationale qui ont été progressistes et ont muté en partis autoritaires. C’est pour cela que nous avons proposé une charte éthique pour construire notre droit d’inventaire. (…)

On doit dire en Côte d’Ivoire, Monsieur Ouattara a gagné les élections, le scrutin doit être respecté. Mais il faut aussi s’interroger sur pourquoi ce dernier a le soutien de l’Angola ou de l’Afrique du sud. (…) L’Internationale Socialiste ce n’est pas le Parti socialiste dit, les autres s’exécutent. C’est un peu plus compliqué. Maintenant je me félicite que les partis de Hosni Moubarak ou de Ben Ali aient été mis en marge de l’Internationale socialiste ».

03 Fév

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J-C Cambadélis était l’invité du journal de 17h sur LCI

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Jean-Christophe Cambadélis était cet après-midi l’invité du journal de Michel Field sur LCI. Retrouvez ci-dessous le verbatim:

« En Egypte c’est une révolution et comme dans toute révolution, rien n’est linéaire (…) Là Hosni Moubarak veut casser la prochaine manifestation. Le succès de cette dernière sonnerait le glas de son pouvoir. (…) Rien n’est homogène face à un mouvement social, ni l’armée, ni les frères musulmans, ni l’occident, ni même la rue. Il faut percevoir la ligne de force et pas réduire son analyse aux anecdotes. Ici c’est la demande de départ de Hosni Moubarak. (…) Arrêtons d’opposer nos valeurs à nos intérêts stratégiques. Notre intérêt stratégique c’est nos valeurs au Caire. (…) Et nos valeurs prennent le pouvoir au Caire. Notre diplomatie est en retard alors que les Etats-Unis accompagnent le mouvement vers une transition. Donnant l’impression d’avoir compris que le soutien à des dictatures créait les conditions de la montée de l’Islam radical. (…) Il faut obtenir et dire que Hosni Moubarak doit partir et l’Egypte a droit à la démocratie réelle »