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10 Mai

Commentaires fermés sur « Jaurès nous inspire », interview au Midi Libre

« Jaurès nous inspire », interview au Midi Libre

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midi libre logoLe Midi Libre publie aujourd’hui une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous:

 

Vous venez à Maraussan pour le centenaire de la mort de Jean Jaurès… Que représente-t-il aujourd’hui pour le socialisme?

C’est un inspirateur. Un inspirateur pour le socialisme, et sur l’importance de l’unité.

C’est l’homme qui a su rassembler les gauches… C’est un message très actuel. Sans unité rien n’est possible.

 

Au moment où le PS va affronter un scrutin difficile pour les européennes, avec un FN qui s’envole,ce message peut-il aider les socialistes?

J’affirme que la victoire en Europe est à portée de mains. Si elle intervient elle changera le destin de la France. Je suis convaincu que les Français ont intégré dans leur raisonnement la dimension essentielle de cette élection. Si on veut que ça change en Europe, il faut que le PS Européen soit en tête en Europe et que la présidence de la Commission, dirigée par les conservateurs, change.

 

C’est pour cela que vous avez insisté pour que Martin Schulz vous remplace dans un débat sur France2 (le 22 mai), face à Jean-François Copé et Marine Le Pen ?

Tout à fait. L’UMP est aux abonnés absents parce qu’ils sont les sortants. Ils ont en 10 ans menés l’Europe à l’abime. Marine Le Pen, elle fait campagne pour sortir de l’UE. Elle conduit la France à la catastrophe. Nous avons donc la responsabilité de réorienter l’Europe. Martin Schulz est le candidat des 28 partis sociaux démocrates pour cette nouvelle Europe. C’est pour cela que j’ai souhaité que le débat garde cette dimension européenne…

 

C’est un message qui passe bien lorsque vous faites le tour des fédérations du PS ?

C’est nouveau et cela créer, une fois compris, un enthousiasme. Les Français et les Européens ont conquis le droit de peser au Parlement Européen. La parole européenne ne sera plus confisquée par des cabinets ou des chefs de gouvernement qui sont majoritairement à droite. Le message surprend encore parfois, mais il réconcilie les europhiles que sont les socialistes et les eurocritiques de l’Europe telle qu’elle est devenue. Une Europe de droite qui applique de manière hémiplégique des traités d’un autre temps. On a écrit dans les traités : stabilité et croissance. La stabilité s’est transformée en austérité et la croissance est absente. Avec les listes « Choisir notre Europe », nous voulons inventer une nouvelle forme de croissance, toute les familles socialistes se retrouvent dans ce message d’espoir.

 

N’y-a-t-il pas contradiction entre cette volonté et les actions menées par le gouvernement ?

Le gouvernement respecte les traités, mais il n’en pense pas moins. Les socialistes eux veulent et peuvent les faire évoluer vers une croissance accrue. Ce n’est pas contradictoire. Il faut respecter les engagements du pays, mais rien n’interdit – au PS – d’infléchir fortement la lecture des traités voire d’en proposer d’autres.

 

Les 50 milliards d’économie, cela entre dans ce schéma ?

C’est un assainissement nécessaire de la dette que l’UMP nous avait laissé et un investissement substantiel pour soutenir la croissance de notre industrie.  Une France en forme pèsera beaucoup plus en Europe et sa parole sera  beaucoup plus entendue. Il faut pour créer un cercle vertueux que la France ait assainit ses finances et l’Europe déclenche la relance. L’un vient au secours de l’autre.

 

Il n’y a  donc pas de solution pour la France hors de l’Europe ?

Je ne crois pas à la croissance d’un seul pays. Soit elle est européenne, soit l’austérité voulue par les droites qui la dirigent aujourd’hui achèvera de détruire l’Europe. Et dans le marasme qui s’ensuivra, il n’y aura pas de passage par la case « nation ». Nous irons tout de suite à l’affrontement communautaire.

 

C’est donc la ligne que défendent les listes PS et PRG pour cette élection ?

Evidemment. Le premier secrétaire que je suis, engagé dans une campagne européenne, souhaite que le parti de la croissance l’emporte sur celui de l’austérité. Mais c’est un engagement à 28 partis sociaux-démocrates qui font le choix commun et cohérent de la croissance et de la solidarité.

 

Vous allez vous rendre à Béziers, que pensez vous du maire, Robert Ménard ?

Il veut tout à la fois. Avoir les voix du FN et affirmer qu’il n’en est pas… Ce n’est ni honnête ni crédible. C’est un drame pour les socialistes de s’être divisés sur cette question pour un strapontin municipal.

 

Quel regard portez vous sur le choix du candidat socialiste, Jean-Michel Du Plaa qui s’est maintenu dans une triangulaire ?

C’est une attitude inacceptable du point de vue des principes, intolérable du point de vue de notre philosophie et consternante du point de vue des raisons qui l’ont inspiré.

 

Le rendez-vous des européennes, le 25 mai, c’est un moment fort ?

C’est un rendez-vous historique. Parce que pour la première fois on peut élire le président de la Commission, parce que les peuples peuvent désigner une majorité sur un programme clair, qui changera l’avenir de l’Europe et de la France.

 

Propos recueillis par Philippe Mouret

31 Mar

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L’invité de Bruce Toussaint et Christophe Barbier sur I Télé

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JCC itele31032014

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité ce matin de Bruce Toussaint dans la matinale d’i<Télé.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

25 Mar

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Perte de repères

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boussoleUne poignée de militants préfère le déshonneur de faire passer le faux nez du Front national à Béziers au prétexte qu’il n’aurait pas accès aux délibérations municipales. Et si on a bien compris parce-que l’UMP du coin ne s’était pas désisté aux élections cantonales face au Front national. Et puis Robert Ménard est un vieux pote ! Alors il vaut mieux un labélisé FN qu’un UMP.

L’invraisemblable c’est que le PS qui applique le barrage frontiste est critiqué parce qu’un déserteur se rebiffe. Et l’UMP qui refuse de faire barrage est loué pour sa fermeté dans le « ni-ni ». Et pourtant, dans plusieurs villes dont Villeneuve-Saint-Georges la fusion FN/UMP est là.

La perte de repère est totale. Le Front national arrachera un maigre butin municipal au regard des milliers de municipalités gagnées par le PS et l’UMP. Il n’empêche qu’il fut haut au premier tour. Et le sera au second. Il y a en France comme un renoncement. Une étrange lassitude qui le dispute au vertige jubilatoire de cette progression.

Pour les historiens qui s’étonnent de la passivité française pour Pétain, il suffit d’ausculter ces journées faites de querelles subalternes, de calculs politiciens et d’analyses à courtes vues. L’UMP croit trouver son salut stratégique en mettant un signe égal entre un parti légal certes, mais antirépublicain, et le Parti socialiste ! A force d’induire le pareil au même et d’insulter les électeurs de gauche, il y aura un jour un « Béziers national ».

En attendant, laissant jour après jour le FN s’implanter pour qu’en retour l’électorat frontiste vote pour lui, il y a un jour où aux élections régionales par exemple il le regrettera.

Quant à ceux qui pour toutes les raisons du monde ne veulent pas voir la montée du national-populisme, ils se réveilleront un peu tard comme nos amis aux Pays-Bas où un Geert Wilders dont le parti, le PVV est devenu seconde force du pays, s’écrira « vous trouvez qu’il y a trop de Marocains dans votre ville ? On va s’en occuper ! »

 

24 Mar

Commentaires fermés sur AFP: Le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis a jugé dimanche soir le premier tour des élections municipales « maussade » pour le PS, notant que le FN « s’implante beaucoup plus » que prévu et que « l’UMP cale ».

AFP: Le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis a jugé dimanche soir le premier tour des élections municipales « maussade » pour le PS, notant que le FN « s’implante beaucoup plus » que prévu et que « l’UMP cale ».

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afpPARIS, 23 mars 2014 (AFP) – Le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis a jugé dimanche soir le premier tour des élections municipales « maussade » pour le PS, notant que le FN « s’implante beaucoup plus » que prévu et que « l’UMP cale ».

« Nous sommes à la mi-temps » et « aucun match n’est terminé », a souligné l’élu de Paris sur iTélé.

Toutefois, « les éléments que nous avons à ce moment » sont « maussades du point de vue du Parti socialiste », « le FN s’implante beaucoup plus qu’on ne voulait le dire » et « l’UMP cale et ne capitalise pas comme elle pensait le faire », a-t-il relevé.

Insistant sur les « deuxièmes mi-temps toujours importantes », l’ex-rival malheureux d’Harlem Désir pour la tête du PS a répété que les listes PS se désisteraient « là où le FN peut l’emporter ».

Interrogé sur le résultat des élections parisiennes, Jean-Christophe Cambadélis a considéré que « dans la conjoncture économique et sociale », le PS faisait « un très bon score à Paris », et Nathalie Kosciusko-Morizet « prend une claque dans l’arrondissement qu’elle voulait conquérir ».

« La dynamique est en place de notre côté, avec des réserves, avec un très bon score des écologistes. Je suis très confiant pour le second tour, même s’il faut se battre pour arracher la victoire », a assuré le député de Paris.

tsz-ic/cb/ct

2014/03/23 22:31:02 GMT+01:00

MSE04550 #137447 DVBP 2775 LLF65 (4) AFP (201)

 

05 Jan

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Le pari risqué de François Hollande

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voeux hollande 31122013Le Président de la République a lors de ses vœux pris un pari risqué.

Non pas en exerçant un tournant libéral. On nous disait la même chose il y a plus d’un an après la conférence de presse du Président le 13 novembre 2012. L’inflexion présidentielle avait alors trouvé son débouché dans le CICE, la simplification administrative et beaucoup plus tard la réforme fiscale. Entre-temps la lecture de ce nouveau discours fut obscurci par tout une série de couacs, l’affaire Leonarda ou autres ras-le-bol fiscal.

Ce qu’annonce le discours du 31 décembre, c’est la nouvelle offensive sur la même ligne. Mais là le Président a indiqué qu’il assumait la politique économique. Ce qui veut dire qu’il prend directement les affaires de l’Etat en main, clôturant la valse d’hésitations – si on peut dire – sur les premiers ministrables. Il garde son dispositif mais se met en première ligne.

Cette mise au centre s’accompagne logiquement du recours aux ordonnances. Zeus descend de l’Olympe aurait dit Jacques Pilhan. Le Président ne croit pas à une embellie pour le faire mais à une éclaircie. Celle-ci n’est ni sociale – l’amertume sociale est toujours là – ni économique. Le pays se redresse mais les français peinent à le percevoir. L’éclaircie est politique. Il n’y a pas d’alternative à droite. Le retour de Nicolas Sarkozy divise. La crise de l’UMP à Paris et le dernier combat de Jean-Claude Gaudin à Marseille font image. Le programme de l’UMP est à ce point radical dans son libéralisme qu’il ouvre un  espace au centre. D’autant que l’autonomie de l’UDI, mais sur la même violence de l’UMP, ne convainc pas.

Il n’y a pas non plus d’alternative à gauche. Le PCF et le Parti de gauche sont au bord du divorce. Jean-Luc Mélenchon cultive ad nauseum son côté irascible et Pierre Laurent ne veut pas sacrifier le PCF sur l’autel de la prochaine présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Les écologistes sont plus poil à gratter qu’opposition frontale après leur congrès.

Reste le Front national qui a perdu de sa superbe de l’automne. Il sera fort au 1er tour des municipales mais cela n’ira pas au-delà. La campagne anti-front de l’automne a porté ses fruits. Et puis il est toujours difficile de mobiliser contre l’Europe en appelant à voter pour. Et la polémique sur Dieudonné proche et invité au congrès du FN est embarrassante pour Marine Le Pen.

Reste enfin le Parti socialiste, mais les municipales seront un serre-fil efficace. Devant ce paysage, le Président saisi les offres de service de Pierre Gattaz. Elles ressemblent tellement à celles de son père sous François Mitterrand : allégements contre embauches. Cela sert au Président comme viatique pour partir ou repartir à l’offensive. Mais cette posture d’avant-garde, cette charge à la tête de ses troupes au milieu de la mitraille des plans sociaux présente le risque de tous ceux qui sont en première ligne : l’exposition frontale.

Certes au niveau des sondages où est le risque? Il est pourtant là. Le plan de traverse de la négociation des partenaires sociaux n’est jamais inutile. La réforme de la formation professionnelle l’a montré.  Un Président en première ligne c’est politiquement bien vu mais risqué quand au bout il y a des élections intermédiaires.