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09 Avr

Commentaires fermés sur La médiasphère, c'est l'enfer

La médiasphère, c'est l'enfer

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bloc_note_copieV2.jpgLa nouvelle triangulation se résume ainsi : médias-blog-buze.

La rapidité avec laquelle l’info surfe sur la toile déstabilise le journaliste, le politique et tout simplement l’information. Les journalistes « professionnels de l’immédiat », ne peuvent concurrencer des médias qui vont plus vite que leurs délais de fabrication.

Nous assistons à un mutation, une réalité virtuelle, haletante, souvent récidivante qui ne dure que le temps d’un spasme.

La presse quotidienne écrite, la télé sont à la peine.
Tout le monde investit le blog; sorte d’AFP perso, procurant de l’info à la seconde. Saisi de frénésie, chaque blog journaliste traque sur le net, l’info. Qui n’a pas entendu …je lis sur le blog de mon confrère… . On répète… Et le buzz est parti.

Il faut constamment être dans le mainstream de l’info et si possible, la provoquer pour être « visité ».

Ce n’est plus le journalisme d’investigation – qui était déjà une mise en scène – Ce n’est plus le journalisme d’interprétation – celui de nos maîtres à penser du petit matin Duhamel, Apathie, Domenac, Barbier, Bazin, Askolovitch, Jakubyczyn, Martin, Legrand voire Memanteau , Ouf ! – dont Jean-Pierre Elkabach me disait « Ils ont de la chance si leur papier tient jusqu’à midi ! »

Non, c’est l’avènement du « spinning journalisme ». On sait que « sping » signifie tourbillonner, voire, faire tourner. Et dans ce bouillon, le journalisme plie sous une tyrannie, trouver l’angle pour être repéré.

Quant aux journalistes des Hebdos, ils n’ont guère le choix qu’entre le people, le break-info (« casser » avec une ton plus ou moins aigre) ou le confidentiel en se torturant d’ailleurs à propos du support, le NET ou le papier ?

Mais cette tendance est tout à coup dépassée par le twitter… Là, nous sommes tous journalistes avec 140 signes à produire. Lire la suite…