Tag Olivier Besancenot

20 Jan

7 Comments

L’overdose de sondages

par

Chaque jour, un sondage plus ou moins surréaliste dans ses résultats vient anesthésier la pensée. Depuis l’opération Opinion Way, on sait qu’un habile sondeur peut créer les conditions de reprises des médias. On sait aussi qui est dans les instituts de sondages. Et on n’est pas obligé d’être totalement naïf. Dans la séquence ne pouvant pas installer Nicolas Sarkozy – Parti socialiste, car Nicolas Sarkozy est face à une bronca de l’opinion. La sachant on banalise ce fait. Par un « tout le monde » bat Nicolas Sarkozy, cherchant à aiguiser les appétits, mais surtout les commentaires, il suffit ensuite d’organiser des duels improbables sur des panels discutables et on a le « buzz ».

Qu’il nous soit permis de dire: DSK est invraisemblablement trop haut, c’est du pipeau ! La gauche aussi: le total gauche est un mirage. Marine Le Pen est instrumentalisée pour justifier le cour droitier de Nicolas Sarkozy et juguler la division à droite. Les écologistes sont sous « quotés ». De même un Olivier Besancenot devançant Jean-Luc Mélenchon nous laisse perplexe. On a bien compris que la presse commençait à s’ennuyer dans cette si longue attente. L’opinion, elle, choisit de partir d’une offre réelle. Et si celle-ci n’est pas là, le peuple français n’est pas encore dans la présidentielle. Bref résumons cette avalanche de sondages, Nicolas Sarkozy est dans les cordes, pas loin du K.O debout. Et c’est la qualité de l’offre du PS-leader-alternative-union qui permettra de conclure.

20 Nov

1 Comment

J-L Mélenchon, en congrès, plaide pour le « néo-communisme »

par

Jean Luc Mélenchon mérite beaucoup mieux que de jouer les « Chavez du Boulevard Saint Germain ». Je le connais depuis le début des années 70, où il était leader étudiant.

Il pense la politique qu’il pratique. Ce n’est pas seulement un bon orateur, c’est aussi un politique voir un idéologue et dans le monde impressionniste où nous vivons, ils ne sont pas légion.

Il a été poussé en dehors du PS, par un dédain énarchique. Tout autant parce qu’il pensait que Ségolène Royal allait s’imposer à la tête du PS.

Ce tournant était sa nuit du 4 août ( le jour ou la Social-démocratie vota la guerre en 1914) et lui donnant LE prétexte historique (la social-démocratie est passée avec armes et bagages du côté du social-libéralisme).

Il n’en a rien été. Mais le coup était parti. Alors il a créé son parti ! Avec un PCF finissant, un NPA n’y arrivant pas, Arlette Laguiller se retirant, Jean-Pierre Chevènement en pré-retraite , François Bayrou ayant raté son coup et Jean-Marie Le Pen passant la main.

Le delta protestataire était libre.

Jean-Luc a décidé de l’occuper via un OPA amicale sur le PCF. L’objectif était de tenter de fédérer l’ancien espace du « non » au traité constitutionnel européen. Jean-Luc Mélenchon avait déjà tenté de se porter candidat des comités pour le « non ». Ce qui déclencha le sourire du PCF et les éclats de rire de l’ex LCR. Ils vont le regretter car « Méluch » n’est pas du genre a pardonner les offenses.

Depuis Il a compris que l’appartenance au PS rendait sa tâche difficile. Et il s’est donc donné les moyens de sa rêverie. Restait la ligne, il a d’emblée choisi, en cette période de crise, le filon classique des protestataires. Cela tombe bien il le pense. Il a été ministre, sénateur, dirigeant du PS et a épuisé les affres de la fréquentation des puissants.

Alors il va tonner et se réclamer du peuple contre la trahison des élites, que ce soit économiquement, culturellement, ou le libéralisme sur les sujets de société .

Olivier Besançenot c’était le gavroche médiatique chouchouté comme le fut Arlette Laguiller en son temps par Alain Souchon. Jean-Luc Mélénchon joue les accusateurs publics.

« Qu’ils s’en aillent tous » et à commencer par les journalistes. La partie visible de l’iceberg qui nous gouverne. Très bien ! Le retour sur investissement est assuré.

Passons à la « popol » comme on disait dans notre jeunesse. Là c’est plus compliqué. Jean-Luc Mélenchon doit convaincre le PCF mais tout le PCF. La base ne demande que ça ! Mais les dirigeants dont les circonscriptions dépendent du PS ? Le « on s’en fout » est un peu court. Car Jean-Luc Mélenchon, par l’outrance, prends le risque du splendide isolement. Voire la création d’un axe PS-Europe-écologie / Les Verts flirtant avec quelques centristes rendant inopérante la protestation électorale. Quant au rêve de voir le PS s’installer au centre et le Front de gauche de prendre sa place, « que nenni » comme dirait Jean-Luc Mélenchon ! Le PS n’est pas suicidaire et ne passera jamais par dessus bord sa filiation historique, malgré quelques demandes. Donc impasse ou reniement ? Car il faudra bien au bout battre Nicolas Sarkozy.

Le peuple de gauche sera, tout le monde le sait, au second tour inconditionnellement pour la défaite de Nicolas Sarkozy. Si le PS gagne sans le soutien du PCF, c’est la fin d’une histoire comme me disait André Lajoinie. Et la base idéologique dans tout cela ?

Un néo-communisme plutôt conservateur tendance Jacques Duclos « blanc bonnet bonnet blanc », mais ni un eurocommunisme ou un communisme rénovateur, et la révolution républicaine ne changera rien à l’affaire. C’est le « défi démocratique » de Georges Marchais qui voulait dépasser le capitalisme par la démocratisation de la République avec le succès que l’on sait.

La France n’est ni Cuba ni le Vénézuela et la Grèce démontre que le mouvement social ne créé pas un mouvement électoral. Il y a certes une résistance sociale mais un réalisme électoral.

La droite c’est pire que tout et la protestation c’est le néant. Le pire et le néant offre à la social-démocratie un champ du possible pourvu qu’elle ait un projet de sortie de crise et non d’accompagnement de celle-ci. En fin de compte nous avons un talent au service d’un monde englouti. Le dernier rejeux des années 70. Lorsqu’on lit ou écoute Jean-Luc Mélenchon, on ne perçoit qu’une nostalgie. Il n’y ni renouveau de la radicalité que l’on trouve dans les mouvements anti-consommation ou écologiques radicaux. Ni stratégie de conquête du pouvoir, puisqu’il fait l’impasse sur l’alliance. Son néo-communisme n’est qu’une protestation contre la fin d’une époque. Même si les Français serrent les poings devant le Sarkozysme appuyé sur une oligarchie financière.

Espérons que ceci n’est que passager car nous aurons besoin de tous pour les battre !

13 Sep

Commentaires fermés sur La petite bêtise de Pierre Laurent

La petite bêtise de Pierre Laurent

par

Le Figaro ne s’y est pas trompé. Mougeotte, qui les temps aidant, se radicalise à droite, a fondu sur la bourde de Pierre Laurent. Ce dernier montant à la Une la division de la gauche sur les retraites. En effet, le nouveau Secrétaire National du Parti Communiste a cru main de partir du moment où Olivier Besancenot et surtout Jean-Luc Mélenchon était unitaire pour tous sur la question des retraites, de pointer les ambiguités du PS. Coppé saisit la balle au bond, à l’Assemblée Nationale, le groupe communiste gonfle le torse et François Fillon, raccompagné à la sortie, en profite pour démontrer son utilité. Bref, pour mettre sur orbite son candidat André Chassagne sur une ligne idenditaire, le bon Laurent à offert à la droite une bouffée d’air dans le bras de fer sur les retraites. Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot, Marie-Georges Buffet et même Bernard Thibault ont beau écoper, le mal est fait. C’est dire si la tension est forte dans la gauche critique.

28 Avr

Commentaires fermés sur Européennes: Ne pas faire la risette au MoDem

Européennes: Ne pas faire la risette au MoDem

par

communique_image.jpgJ’étais ce matin l’invité de la matinale d’Itélé. Vous trouverez ci-dessous une dépêche reprenant l’essentiel:

Paris, 28 avr 2009 (AFP) – Jean-Christophe Cambadélis, directeur de la campagne du PS pour les élections européennes, a averti mardi que « l’enjeu » du scrutin de juin n’était pas « de faire faire la risette au MoDem » mais de bâtir « une majorité de gauche au Parlement européen ».

« François Bayrou est très à gauche quand il s’agit de la situation politique française mais au niveau de l’Europe il vote avec les libéraux », a affirmé M. Cambadélis sur i-Télé, en réaction à un sondage Viavoice publié lundi dans Libération, selon lequel 65% des sympathisants socialistes souhaitent une alliance avec le MoDem.

« Aujourd’hui, l’enjeu c’est une majorité de gauche au Parlement européen c’est pas de faire la risette au MoDem », a-t-il dit estimant que « si les socialistes sont en dynamique, s’ils sont une alternative politique, les uns et les autres seront obligés de se déterminer par rapport à l’offre socialiste ». Lire la suite…