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30 Juil

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Lettre à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies

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onu

 

Jean-Christophe Cambadélis a adressé lundi 28 juillet dernier  un courrier au secrétaire général de l’ONU concernant la situation des chrétiens d’Orient notamment en Irak.

Vous pouvez retrouver cette lettre ci-dessous ou en cliquant sur le lien ci-après: Courrier JCC adressé à M. Ban Ki Moon 28 juillet 2014

 

Monsieur le Secrétaire général,

 

Je vous écris à propos du sort des chrétiens d’Irak.

Cela fait plusieurs années qu’au Moyen Orient, les minorités chrétiennes sont victimes des soubresauts de ces pays qui affrontent des révolutions ou des guerres civiles. Hier en Egypte, au Soudan, voire en Syrie et maintenant en Irak avec les massacres qui se sont produits à Mossoul.

En réalité, ce sont tous les citoyens d’Irak et des régions environnantes qui sont menacés par les groupes terroristes se réclamant d’un extrémisme islamiste. Ces derniers se livrent à la destruction de tout un patrimoine, comme les Taliban l’ont fait il y a quelques années en Afghanistan.

Je crois qu’il est du devoir des Nations unies de venir au secours des minorités quand elles sont menacées. N’est-ce pas dans ses missions historiques ? Il est du devoir de ce qu’on appelle la Communauté internationale d’agir et de faire pression avec les moyens nombreux dont elle dispose pour protéger ces minorités ethniques, religieuses ou culturelles comme elle doit le faire vis-à-vis des populations civiles dans les zones de guerre.

C’est la raison pour laquelle, je fais appel à vous pour que des mesures d’urgence soient prises à l’initiative des Nations unies en faveur des minorités de ces pays. Il y a urgence car la barbarie d’un autre âge frappe ces populations au prétexte qu’elles n’ont ni le même Dieu ni la même religion.

Laïque, le Parti socialiste ne saurait se désintéresser des populations persécutées pour leurs croyances. Nous formons le vœu que les Nations Unies se saisissent de ce drame.

Recevez, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de mes sentiments les meilleurs,

 

Jean-Christophe CAMBADÉLIS

 

 

30 Juil

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L’invité de Philippe Corbé sur RTL

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rtl

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Philippe Corbé dans la matinale de RTL.

 

Vous pouvez réécouter l’interview en cliquant sur le lien ci-dessous:

 

 

 

14 Avr

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La situation en Ukraine

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logops160

Le Parti socialiste est vivement préoccupé par l’aggravation de la situation dans l’est de l’Ukraine. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni la nuit dernière sans la moindre avancée.

Les violences qui touchent actuellement plusieurs villes, avec l’occupation de bâtiments publics par des éléments incontrôlés ne peuvent en aucun cas être qualifiés de spontanées. L’accumulation de troupes russes sur les frontières orientales de l’Ukraine sous couvert de manœuvres est un signe inquiétant.

Face à cette situation, le Parti socialiste soutient la position du gouvernement français, exprimée par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et à la tribune de l’ONU par le représentant permanent de la France appelant à la tenue en Ukraine d’élections transparentes sous le contrôle d’observateurs internationaux.

Il espère que la réunion quadripartite sur l’Ukraine prévue le 17 avril à Genève entre l’Ukraine, l’Union européenne, les États-Unis et la Russie permettra de débloquer la situation.

L’avenir de l’Ukraine doit appartenir aux Ukrainiens eux-mêmes, et l’intérêt de la Russie dans la durée est de contribuer à la stabilité dans la région.

 

 

05 Déc

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République centrafricaine : le Parti socialiste salue le vote à l’unanimité de la résolution française

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logops160Le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté aujourd’hui à l’unanimité la résolution 2127 proposée par la France et qui mandate la force de l’Union africaine, la MISCA ainsi que la France en tant que soutien, pour aider à rétablir la sécurité en République centrafricaine.

Le Parti socialiste salue l’engagement constant de la France qui, avec les organisations régionales africaines, n’a eu de cesse depuis près d’un an de sensibiliser les Etats membres de l’ONU et de l’Union européenne sur la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique.

Le Parti socialiste observe que les violences commises aujourd’hui à Bangui justifient l’urgence d’agir pour prévenir les dangers menaçant la région, et dont les conséquences potentielles concernent autant l’Afrique que l’Europe.

28 Sep

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Syrie : une étape importante a été franchie au Conseil de sécurité

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onuLes membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont adopté cette nuit la résolution 2118 qui met le régime syrien devant ses obligations de destruction de son arsenal d’armes chimiques

Le Parti socialiste salue cette avancée diplomatique importante après deux ans et demi de blocage au niveau de l’instance suprême de l’ONU, et alors que le régime a longtemps nié la possession et l’usage d’armes chimiques. Cette Résolution constitue l’aveu de la responsabilité du dictateur Bachar Al-Assad dans l’attaque chimique contre son peuple.

Le Parti socialiste se félicite que la position ferme de la France ait été écoutée. Désormais, le régime cruel et illégitime de Bachar Al-Assad est contraint à subir des mesures coercitives en cas de non respect de ses obligations vis-à-vis de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Aujourd’hui, la communauté internationale doit tout faire pour imposer une solution politique en Syrie qui tournera la page du despote syrien et de son régime.

25 Sep

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Hollande / Rohani

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hassan-rohaniLa France brocardée pour avoir dédaigné l’Iran, moquée pour être isolée dans la guerre civile syrienne, se retrouve être le seul pays à ouvrir le dialogue en dehors de Poutine avec l’Iran. Et ceci sans rien renoncer sur le départ de Bachar-El-Assad, sans avoir cédé sur le nucléaire iranien. Et sans en avoir rabattu sur la pression coercitive pour obtenir la mise sous séquestre de l’armement chimique syrien. Mieux c’est maintenant la Russie qui concède la contrainte pour obliger. Comme quoi la France est moins spectatrice que l’on veut bien le dire. Certes l’Iran a choisi le pas vers la France. Mais c’est donc qu’il présentait un intérêt, qu’il était représentatif et préparé. Certes la Russie a négocié cette attitude avec les Etats-Unis, mais après avoir abandonné la thèse d’Al-Nosra responsable de l’attaque chimique, après avoir reconnu que le régime syrien avait un arsenal et qu’il fallait le détruire. C’est maintenant l’acceptation de la contrainte. Voilà qui devrait permettre de revisiter la pertinence de la diplomatie française dans ce conflit.

27 Août

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Syrie: la sanction

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resistantsyrieComme tous les dictateurs Bachar El Assad est dénué de toute morale. Son peuple n’est pas un acteur mais le sujet de sa propre histoire. « L’Etat de Barbarie » pour paraphraser Michel Seurat, ne saurait l’interpeller car il ne s’agit que d’un moyen de pouvoir. Le précédent de son père lui démontre que l’histoire peut renverser tous les raisonnements. Lui qui est passé du « boucher de Damas » au « renard du Moyen Orient ». A la fin celui qui gagne devant l’histoire c’est celui qui reste au pouvoir. Le « comment » est secondaire et la situation du peuple moins encore. Alors observant le monde occidental occupé par l’Egypte, constatant que les réactions étaient somme toute mesurées, estimant que la peur de l’islamisme radical était à l’œuvre dans le monde occidental, il a décidé de frapper ce quartier de Damas qui résistait encore. Il s’agissait de terroriser la population pour qu’elle fuit. Après les attentats à Beyrouth et l’implication du Hezbollah sans réaction dans la guerre civile, c’était un pas décisif dans la reconquête. Mais ce fut la faute. Car le monde occidental est structuré par la démocratie d’opinion et celle-ci ne pouvait supporter l’horreur de ces enfants morts la bave aux lèvres. Personne ne pouvait rester les bras ballants devant ce qui peut être aussi un test. La rupture du traité sur les armes chimiques appelle sanction du régime. Il y va de la cohérence d’un monde rendu dangereux par son incohérence. Il ne s’agit pas d’une intervention comme au Mali. Mais une sanction des pays qui en ont les moyens au nom du droit international qui a été bafoué par un acte barbare épouvantable. La Russie ne protestera pas au point de mettre en péril son G20 ni ses Jeux Olympiques d’hiver. Reste l’ampleur de la sanction. Ce n’est pas une mince décision. Où ? Quand ? Comment ? Avec qui ? Cela se discute en ce moment. Mais pas la nécessité de sanctionner.

21 Août

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SYRIE: La ligne rouge doit mobiliser tout le Conseil de Sécurité

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onuOn parle de centaines voire de plus d’un millier de Syriens gazés lors de bombardements massifs par les forces loyales à Bachar Al-Assad dans la banlieue de Damas en ce seul mercredi 21 août. Le régime despotique continue à assassiner son peuple. Le 04 juin, le quotidien Le Monde avait déjà publié des preuves de l’emploi des armes chimiques en Syrie, et la France n’a eu de cesse depuis d’alerter le Conseil de Sécurité de l’ONU et l’Union européenne sur ces crimes contre l’humanité. Les images et les faits d’aujourd’hui sont insoutenables et nous renvoient à des passés tout aussi détestables que condamnés. La première obligation du monde, à travers le Conseil de Sécurité, c’est de donner les moyens juridiques à la mission de vérificateurs de l’ONU, présente à Damas depuis dimanche, pour qu’elle se rende au plus vite sur le site des bombardements et y rencontre les victimes. Les alliés du régime syrien, la Russie en tête, ont une responsabilité capitale pour rendre possible cette mission d’inspection. Il y a un an exactement, le Président américain B. Obama évoquait que l’emploi avéré des armes chimiques en Syrie serait la ligne rouge qui aurait des « conséquences énormes », notamment sur les moyens à employer pour mettre fin au carnage. Celui-ci a causé la mort de plus de 100 000 personnes, presque 2 millions de réfugiés en 27 mois. Il est plus que temps que le principe du dépassement de la ligne rouge soit admis par toutes les Nations siégeant au Conseil de Sécurité, et qu’il entraîne des prises de décisions fermes et unanimes pour que cessent toutes ces atrocités.

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30 Nov

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[Communiqué du PS] Etat palestinien: un pas vers la paix

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L’Assemblée Générale des Nations Unies a aujourd’hui reconnu en son sein l’Etat palestinien comme un Etat non-membre. Ce vote fait de la Palestine le 194ème Etat de l’Organisation des Nations Unies et constitue un pas important vers la reconnaissance d’un Etat palestinien souverain et viable.

Le Parti socialiste se réjouit de ce vote de l’Assemblée générale de l’ONU, ainsi que de la position de la France, qui avait annoncé sa décision de soutenir cette adhésion, conformément aux engagements pris par le Président de la République.

Le Parti socialiste souhaite que, désormais, seule se fasse entendre la voix des négociations entre Israël et la Palestine, pour parvenir à la création d’un Etat palestinien souverain vivant à côté de l’Etat d’Israël, en paix et en sécurité. Il est temps que les peuples de la région, particulièrement le peuple israélien et le peuple palestinien connaissent une paix juste et durable.

22 Mai

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France, Otan, ONU… Quelles nouvelles relations ?

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Face-à-face entre Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF, et Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l’Europe et aux relations internationales.

Le retour de la France dans 
le commandement intégré 
de l’Otan a entériné la rupture atlantiste voulue par Nicolas Sarkozy. Faut-il, aujourd’hui, en sortir ?

Jacques Fath. Oui. C’est un engagement du Front de gauche et une exigence de longue date pour notre parti. On voit bien à quoi sert l’Otan aujourd’hui, quand on se souvient que cette « normalisation atlantiste » choisie par
 Nicolas Sarkozy s’est accompagnée d’une insertion de la France dans les zones de guerre américaines : renforcement des troupes françaises en Afghanistan en 2008, installation d’une base militaire dans le Golfe arabo-persique, en face de l’Iran, guerre en Libye… Le nouveau concept stratégique de l’Alliance atlantique, c’est la logique de guerre sous domination américaine, érigée en pratique systématique de la politique internationale. Sortir de l’Otan et de son organisation militaire intégrée est d’autant plus nécessaire que toutes les guerres, conduites ou non dans ce cadre, sans rien régler des problèmes posés, ont eu pour conséquences des tensions nouvelles et de graves déstabilisations.

Jean-Christophe Cambadélis. L’urgence, c’est la sortie de l’Afghanistan, pas de l’Otan. Aujourd’hui, notre mission est terminée, il faut l’indiquer à Barack Obama. Cette autonomie de retour démontrerait une autre pratique au sein même de l’Otan. Il n’en reste pas moins que notre présence au sein de l’Alliance atlantique doit être mise sous surveillance. Nous avions contesté le retour dans le commandement intégré de l’Otan, jusqu’au dépôt d’une motion de censure défendue par Laurent Fabius. Nous plaidions alors pour un inventaire de notre place au sein de l’Otan. En 2009, Nicolas Sarkozy avait assorti ce retour dans le commandement intégré de promesses d’avancées sur « le pilier européen » de l’Otan. Il faudra voir comment les choses avancent sur ce sujet, comment les Américains conçoivent l’Otan. Il faudra aussi évaluer la capacité de cette structure à se réformer, car elle a aujourd’hui tendance à s’occuper de tout. Pour nous, le pilier des relations internationales reste l’ONU. Bien sûr, le Conseil de sécurité doit être réformé, les blocages relatifs à la Syrie le confirment. Mais l’Otan ne peut pas être cette structure occidentale venant se substituer aux Nations unies.

Le retrait des troupes françaises d’Afghanistan peut-il être effectif d’ici à la fin de l’année, comme 
l’a promis François Hollande, 
malgré les pressions américaines et
 les difficultés logistiques posées par 
le rapatriement du matériel militaire ?

Jacques Fath. Attention à ne pas jouer avec le calendrier. Les exigences
 logistiques ne doivent pas entamer la volonté d’un retrait rapide affichée par François Hollande. D’ailleurs, tout le monde est favorable à ce 
retrait. Le débat porte sur son rythme, pas sur sa nécessité, ce qui confirme l’échec patent de l’Otan dans ce pays. La guerre de l’Otan en Afghanistan n’est pas la solution. Elle est devenue le problème. Ce qui compte, c’est que la décision politique soit tenue, que la France refuse le maintien de troupes non combattantes à long terme. Elle doit faire des propositions pour que l’avenir de l’Afghanistan, sa reconstruction, y compris sur les plans institutionnel et politique, passent par un engagement multilatéral sous l’égide de l’ONU. Par exemple, dans le cadre d’une conférence internationale, avec une implication des pays de la région pour contribuer aux conditions de la sécurité et de la paix civile.

Jean-Christophe Cambadélis. Les troupes françaises seront retirées d’Afghanistan, même si des conditions logistiques particulières doivent être réunies pour ramener l’ensemble du matériel. La décision politique doit être prise. Les forces armées devront trouver la configuration adéquate. S’il faut quinze jours ou trois semaines de plus, ce ne sera pas un obstacle. Quant aux Américains, ils ont leurs arguments, nous avons les nôtres. Nous avons toujours dit que nous nous retirerions en bonne intelligence avec nos amis américains. Mais il ne leur a pas échappé que ce retrait figurait dans le programme de François Hollande. Celui-ci a été élu par les Français. Donc, ses propositions seront appliquées.

Un quart de siècle après la chute 
du mur de Berlin, l’Otan, organisation héritée de la guerre froide, 
a-t-elle encore un sens ?

Jean-Christophe Cambadélis. Nous sommes liés aux Américains et à l’ensemble du monde occidental dans le cadre de la charte atlantique. Souvent, l’Otan est perçue, à tort ou à raison, comme une structure à domination américaine. Au regard des problèmes qui se posent
 aujourd’hui au monde, il faudra vraisemblablement réformer cette organisation. Mais prenons les problèmes un par un. Dans l’immédiat, ce qui compte, c’est notre capacité à rapatrier nos troupes d’Afghanistan.

Jacques Fath. L’Otan, c’est la structure politico-militaire collective des politiques de puissance et de domination. Même George Bush qui, au début, voulait relativiser son rôle, a finalement admis tout l’intérêt stratégique d’une organisation qui offre un cadre de contraintes, d’organisations opérationnelles et de consensus politiques et financiers sans pareils au service des principales puissances occidentales et de leurs intérêts. Mais la puissance n’est pas synonyme de sécurité. La guerre ne se conclut jamais par la paix. Ce qui est en cause, ce sont les problèmes inhérents à un capitalisme globalisé, en crise profonde. Les problèmes du monde n’ont pas de solutions dans la guerre et dans les politiques de force. De ce point de vue, la conception néoimpérialiste qui fonde l’Otan n’a effectivement plus de sens.

Entretiens réalisés par Rosa Moussaoui