L’Afghanistan, » LE » dossier Sarkozy où nos troupes sont engagées, exposées et parfois tuées. Ce dossier dramatique mais aussi symbolique touche à l’essence même du chef de l’Etat.
Mitterrand fut jugé sur l’affaire des ss 20 et Chirac sur la guerre en Irak. Refusant d’écouter l’opposition qui réclamait d’inverser les priorités entre l’aide militaire et civile, n’ayant en tête que de satisfaire George W Bush et entrer dans l’OTAN, justifiant contre toute évidence l’intervention par la nécessité de poursuivre Al-qaida alors que même l’OTAN estime que ce n’est plus une menace en Afghanistan, le Président a placé la France devant le choix entre « Munich ou le Vietnam », l’embourbement ou le retrait sans gloire. Quant au débat à l’Assemblée Nationale il n’est que le paravent d’une décision solitaire à Londres en janvier dernier.
Le Parti socialiste est très préoccupé par la situation politique en Tunisie.
Après l’élection présidentielle tenue dans des conditions contestées par l’opposition démocratique, la situation des droits de l’Homme continue de se dégrader. La répression contre les opposants politiques, journalistes, syndicalistes et les défenseurs des droits de l’Homme se poursuit. L’arrestation du journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik, qui a couvert l’élection tunisienne pour des médias français, en est un exemple.
Plusieurs autres journalistes et syndicalistes comme Salim Boukhir, Zouhaier Makhlouf, Mohamed Soudani ont été arrêtés, malmenés ou violentés ces derniers temps. Craignant une couverture impartiale de l’élection présidentielle, Florence Beaugé, journaliste au Monde, a été refoulée à son arrivée en Tunisie.
Le Parti socialiste demande la libération immédiate de Taoufik Ben Brik et de tous les prisonniers d’opinion. Il apporte son soutien aux démocrates et militants syndicaux et défenseurs des droits de l’homme dans ce pays.
Le Parti socialiste estime insupportable le silence du gouvernement français face à la violation flagrante des droits et des libertés des citoyens par l’autorité tunisienne.
Par ailleurs, le parti socialiste se félicite de la libération le 4 novembre 2009 des détenus du bassin minier de Gafsa à titre conditionnel, mais la précarité de leurs conditions de vie à la sortie de prison ainsi que la menace d’une arrestation à tout moment rend les organisations de défense des droits de l’homme très vigilantes.
Plusieurs milliers de partisans de l’opposition démocratique et réformiste, profitant d’un rassemblement officiel pour le 30e anniversaire de la prise de l’ambassade des États-Unis, ont manifesté hier à Téhéran et dans d’autres villes iraniennes. Les forces de l’ordre et les miliciens islamiques ont utilisé la force et la violence pour les réprimer.
Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté les agissements des autorités iraniennes, l’emprisonnement des opposants et la répression des manifestants. Il rend hommage à la détermination et au courage de tous ceux qui, bravant la menace des autorités et de ses milices, se sont une nouvelle fois mobilisés pour la démocratie et le changement, démontrant que le mouvement de protestation, lancé après la réélection controversée du président Ahmadinejad, est désormais enraciné dans la société, notamment chez les jeunes.
Le Parti socialiste, fidèle à sa position de solidarité avec les mouvements démocratiques et progressistes dans le monde, réaffirme son soutien à tous ceux qui en Iran luttent pacifiquement pour la liberté, la démocratie et le progrès. Il demande à l’Union européenne et à toutes les forces démocratiques en Europe et dans le monde de rester mobilisées pour soutenir le peuple iranien face à la répression et à l’arbitraire.
Utilisant un fait divers épouvantable, l’UMP se lance dans la surenchère sécuritaire. Tout y passe et bien sur la castration chimique, on pourrait légitimement se demander pourquoi cette promesse présidentielle n’a pas été tenue. Si le crime avait pu être ainsi évité, ceux qui n’ont pas pris la mesure sont donc responsables. Tout ceci n’est pas sérieux. Tout est envisageable pour éviter toutes les récidives. Il faut simplement que ce soit éthique et efficace. Mais ce n’est pas le sujet, l’UMP cherche a reconquérir un électorat sécuritaire car la formation de Nicolas Sarkozy est coincée entre un électorat de droite qui boude et un électorat centriste qui penche à gauche. D’où cette récidive sécuritaire.
Le parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat de plusieurs dizaines de militants de l’opposition démocratique par des membres des « forces de l’ordre » guinéennes. Nous demandons à ce que toute la vérité soit faite sur ces massacres qui ne sauraient rester impunis. Cet événement inacceptable témoigne de la dérive du pouvoir en place, qui s’était engagé début 2009 à organiser des élections rapides et affirmait ne pas avoir l’intention de s’y présenter. Depuis lors, les intimidations se sont multipliées à l’encontre des partis politiques, sans doute pour étouffer une contestation sociale et politique grandissante. L’organisation des élections ne progresse qu’à petits pas et la transition a déjà dépassé les délais que ses promoteurs avaient eux-mêmes fixés. Nous rappelons que la constitution guinéenne prévoie l’organisation d’élections dans les 60 jours qui suivent le décès du Chef de l’Etat, l’intérim devant être assuré par le Président de l’Assemblée Nationale. Ce délai est très largement dépassé et la situation évolue malheureusement comme nous l’avions craint dans notre communiqué du 23 décembre 2008. Plus que jamais, la tenue d’un scrutin susceptible de donner au pays une direction légitime démocratiquement apparaît comme nécessaire. Lire la suite…
Marianne s’interroge à juste raison. Y a t-il une presse d’opposition en France ? Y a t-il une presse tout court ? Lorsque l’on regarde le traitement médiatique du 14 juillet 2009, on peut en douter. La complaisance affichée pour les faits et gestes du couple présidentiel, le publi-reportage sur la vision diplomatico-stratégique du Président, le prime time à la gloire du Président et de son armée, l’interview confondante de banalité et d’obligeance à la fin du défilé du 14 juillet, tout ceci est affligeant.
Voilà un pays, où le Président de la République est à nouveau à la baisse après sa vraie – fausse victoire électorale, où le chômage explose autant que les déficits, où l’on décrète un grand emprunt puis, on interroge le pays pour savoir à quoi il pourrait bien servir, où la tension sociale est à ce point exacerbée que des ouvriers veulent faire sauter leur usine, où l’on brule 365 véhicules en une nuit, où l’on admoneste deux jeunes journalistes, tue un adolescent et en blesse d’autres. Où 600 000 jeunes vont se retrouver à la rentrée sans emploi, où la majorité de la jeunesse de banlieue ne partira pas en vacances, etc, etc,… .
Il ne se trouve pas un organe de presse pour souligner l’affaissement visible du régime sarkozien…
A force de dénier la réalité cela va mal finir ! Mais tel Viansson-Ponté dans le monde à la veille de mai – juin 68 qui estimait « la France s’ennuie »; la paresse radie et éblouie commente à l’envie les très riches heures de Nicolas Sarkozy, décidément c’est la presse qui s’ennuie.
Le petit papier de Sylvie Pierre-Brossolette dans la dernière livraison du Point ne reflète que partiellement ma pensée et la mélange avec des attendus qui ne sont pas les miens. (C’est un doux euphémisme mais c’est la loi du genre).
Je résume donc pour les amis. La victoire de Nicolas Sarkozy aux européennes n’est qu’un trompe l’œil, alors que la défaite du PS est elle réelle. Cet échec combine tout à la fois, la crise de la social démocratie européenne à un moment où elle avait rendez-vous avec l’Histoire. Mais aussi la panne du PS français ! (Au passage, la thèse selon laquelle ce sont les électeurs de gauche apeurés, se réfugiant dans le conservatisme qui sont responsables de ce moment est une véritable fainéantise intellectuelle).
Revenons au Parti Socialiste. Ce dernier a une existence (une réalité : son implantation incomparable et historique dans les collectivités locales) mais il n’a plus d’essence. C’est à dire qu’il a perdu sa capacité d’attrait, son dynamisme… Et son projet de transformation sociale est tout à la fois flou, obsolète, voire inaudible. Depuis 2002, et le départ de Lionel Jospin, le PS combine une crise de leadership, stratégique et programmatique. Dans un moment où le modèle social-démocrate de l’Etat providence n’a plus de force propulsive.
Bref, Le PS se réduit à un parti d’alternance et n’est plus à un parti alternatif. Il excelle dans les élections locales où son modèle paraît plus performant que celui de la droite, mais s’évanouit dans les élections nationales.
Et lorsqu’il s’agit d’une élection à la proportionnelle nationale, l’électorat « socialisant » ne voit aucun intérêt à un patriotisme électoral. Tout simplement parce que les divisions sans projet tendent à démontrer que le PS n’est préoccupé que par le pouvoir. D’ailleurs, la vision du PS par nos concitoyens se réduit à cela. Nous sommes dans le cercle du pouvoir. Et la culture de gouvernement n’est qu’un prétexte à leurs yeux pour y rester. Il faut donc ré enchanter la gauche car gérer une collectivité n’est pas un projet de société. Lire la suite…
Le discours de Nicolas Sarkozy au palais de Versailles devant le congrès avait plusieurs buts. Mais le principal était qu’il fut prononcé. Il s’agissait d’utiliser le répit dû à une élection européenne, l’opposition avait échoué, pour installer le fait présidentiel via le discours devant le parlement rassemblé.
A l’évidence, renouer avec Monsieur Thiers ne rebutait pas trop le président de la république. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet.
La possibilité de s’exprimer devant le parlement était une donnée constitutionnelle, elle est maintenant un fait. Pour ce faire, le dit discours ne devait présenter aucune aspérité. Il ne devait déclencher aucune réprobation. On pourrait sourire à l’exercice lorsque, visitant la galerie des glaces, on remarquait cette devise, « Le roi gouverne par lui-même ».
Nous y étions, le président en majesté entérinait l’effacement du premier ministre . Lire la suite…
J’ai donné une interview au Parisien aujourd’hui:
Comment expliquez-vous que l’UMP vous distance largement dans les sondages ?
Jean-Christophe Cambadélis. Si on additionne toutes les listes opposées à la politique gouvernementale, on atteint 70 % des intentions de vote. Avec moins de 30 % des voix, l’UMP est loin d’être flamboyante ! Pour les socialistes, il n’y a pas péril, en la demeure mais il faut accélérer le pas. L’abstention et la dispersion font le jeu de nos adversaires.
Martine Aubry ne veut plus être « l’opposante numéro 1 » mais « la proposante numéro 1 » : est-ce un changement de cap ?
Nous avons toujours lié notre opposition à nos propositions. Sur le paquet fiscal, le contre-plan de relance, Hadopi… Mais dans une campagne, il y a des phases. Après celui de la critique, nous entrons dans le temps de la proposition. Les socialistes veulent réorienter la construction de l’Europe autour de trois thèmes : plan de relance européen, 10 millions d’emplois verts, bouclier social comprenant un salaire minimum européen. La droite, elle, est dans l’immobilisme. Lire la suite…
J’ai donné une interview publiée ce week-end au quotidien le Bien Public que je vous propose de retrouver ci-dessous:
Député de Paris, membre du bureau national du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit de commenter l’actualité. Morceaux choisis.
Le Bien public. L’un des dossiers dont on parle beaucoup aujourd’hui est cette fameuse loi Hadopi. Quelle est votre position sur ce sujet ?
Jean-Christophe Cambadélis. La loi Hadopi est irréaliste et inadaptée aux problèmes posés par nos amis artistes. Nous avons fait une proposition d’une taxe uniforme qui permettrait plus facilement de défendre la propriété intellectuelle, c’est-à-dire les droits d’auteur. Exercer une répression dans le domaine de l’internet, on voit que c’est difficile pour un certain nombre de sites. On imagine combien ça va être compliqué pour pouvoir poursuivre tel ou tel jeune qui fait du chargement de manière sauvage. Dans un domaine qui est celui de la liberté par excellence, on ne crée pas des lignes Maginot. Il faut être plus astucieux, plus intelligent. Lire la suite…