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28 Avr

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Une politique volontariste pour lutter contre le chômage

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Le nombre de demandeurs d’emplois en catégories A a augmenté de 15 400 personnes en mars 2015. C’est une déconvenue. Les chiffres trimestriels montrent aussi une hausse de 3000 personnes en moyenne mensuelle, la plus faible enregistrée depuis 2011. En outre le chômage des jeunes a diminué au premier trimestre. C’est encourageant.

 

La conjoncture économique présente des signes positifs, résultats de l’action entreprise et non à des causes extérieures comme le dit la Droite. Il ne faut pas baisser les bras. Les nouvelles initiatives du gouvernement en terme de fiscalité et d’investissement devraient rapidement renforcer cette dynamique.

Dans quelques semaines, comme l’a rappelé le Premier ministre, le bilan du  CICE permettra d’ajuster le dispositif pour mieux cibler le soutien aux entreprises qui en ont besoin et de réorienter les montants allouées non utilisés. Il a aussi indiqué que pour le Pacte de responsabilité, « le compte n’y est pas! ». L’impatience des organisations syndicales se manifeste à juste titre. Une démarche du même type que pour le CICE va prochainement faire le point, avant l’été.

Le Parti socialiste appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour relancer l’investissement efficace et ciblé. Les efforts importants consentis par les Français doivent être mis pleinement au service de la croissance et de l’emploi.

02 Déc

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«Le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement, ce n’est pas son rôle», Interview dans Les Echos

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Les Echos publient ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Le Medef, la CGPME et l’UPA organise ce mercredi à Lyon un rassemblement contre une politique qui étouffe les entreprises. Avez-vous envie de les rassurer ?

Les bras m’en tombent ! Aucun gouvernement de la Ve République n’a fait autant pour la compétitivité des entreprises – 50 milliards de baisses de cotisations, excusez du peu – mais pour les organisations patronales ce n’est jamais assez. Je peux partager l’idée que tout cela prend du temps et qu’il faut de la constance, de la confiance et de l’efficacité pour que les mesures que nous avons votées déploient leur effet. Mais le patronat a aussi un rôle à jouer dans le rétablissement de la confiance. Or son côté jamais content est propre à décourager toute personne qui aurait dit publiquement « J’aime l’entreprise ».

 

Appuyez-vous Bruno Le Roux lorsqu’il menace de mettre en cause les baisses de charges ?

Je comprends la colère suscitée par la surenchère patronale, mais je préfère appeler le patronat à se rasseoir à la table de négociation plutôt que de battre le pavé.

 

Et pourtant, le compte pénibilité, même amendé, leur parait source de tracas…

Cette mesure n’est pas négociable car il s’agit de justice sociale et de santé publique. Le Medef le sait et c’est précisément pour cela qu’il en fait son étendard. Il y a une politisation du Medef qui se conduit comme un parti politique et non comme un syndicat. Depuis deux ans, le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement à la place de l’UMP. Ce n’est pas son rôle. Je regrette le manque de culture du compromis chez les organisations patronales : elles veulent leur gain tout de suite indépendamment de l’intérêt général. Ce qui rend très difficile toute politique contractuelle.

 

Vous avez dit vouloir aller beaucoup plus loin qu’Emmanuel Macron sur les retraites chapeaux. Que souhaitez-vous concrètement ?

Je souhaite la suppression de toutes les retraites chapeaux à l’exception des plus petites ou du cas des starts-up. Cette mesure serait transitoire, mais elle est nécessaire car il n’est pas possible de demander aux Français et aux collectivités locales de se serrer la ceinture et de continuer à tolérer des avantages indécents.

 

Qu’est-ce qu’une petite retraite chapeau ? L’idée d’un plafond de 300.000 euros circule…

300.000 euros, cela me paraît déjà beaucoup, mais on peut considérer que c’est une base de travail.

 

Vous demandez que la loi Macron se recentre sur la lutte contre la rente. La trouvez-vous trop timide sur les professions réglementées ?

Ce n’est pas une question de timidité mais de perte de sens. Ce projet devait être un moyen de lutter contre la rente et nous nous retrouvons avec une loi fourre-tout et des débats sur le travail du dimanche, le travail et nuit et la relecture de l’ANI qui risquent de polluer le sens de ce texte. Il y a un peignage à faire. Le temps de travail et les seuils sociaux ne devraient pas faire partie de ce projet de loi. Quant à la réforme du travail du dimanche elle devrait être plus encadrée : il faudrait limiter à 5 ou 7 dimanches la possibilité dévolue aux maires d’autoriser l’ouverture des commerces, avoir des zones mieux définies et surtout fixer par la loi les compensations offertes aux salariés, plutôt que de les laisser à la négociation collective, mieux encadrer le travail de soirée et protéger les salariés etc. Cela éviterait quelques abcès de fixation. Autre sujet, est-il juste d’augmenter les surloyers dans l’espoir vain que les locataires quitteraient ainsi leur logement ?

Mais cette loi a été mise en avant par Manuel Valls dans la lettre qu’il a envoyé à la Commission européenne afin d’obtenir un délai dans l’examen des budgets français….

Je suis troublé par l’argumentaire de cette lettre. Dans aucun traité européen, il n’est indiqué que les Etats doivent engager des réformes structurelles. Ce débat a été introduit suite au MES par la troïka dans son soutien à l’économie grecque. Et petit à petit, il est devenu un mode d’échange. Déjà que les 3% de déficit public sont un seuil discutable, les réformes structurelles ne sont pas de la compétence européenne. Par contre la croissance l’est. Que la France se modernise pour améliorer son système productif, je suis prêt à l’entendre, mais échanger du temps pour réduire les déficits contre des réformes structurelles, c’est mettre le doigt dans un engrenage qui n’est ni justifié par les traités ni juste sur le plan politique et économique.

 

C’est un reproche que vous faîtes au Premier ministre ?

Je suis simplement troublé par l’argumentaire de sa lettre.

Le plan Juncker sur l’investissement en Europe est-il à la hauteur des besoins ?

On peut toujours discuter de son niveau _ certainement insuffisant à ce stade _, de son objet, de son financement. Mais une chose est sûre : c’est une évolution majeure, un changement d’ère. Nous sortons enfin de la théorie Barroso, appuyée par les droites européennes, qui voudrait que la croissance jaillisse de l’équilibre budgétaire. C’est d’autant plus un tournant que la Commission européenne demande aux Etats d’apporter leur écot au fonds d’investissement européen, en proposant de sortir cette contribution du calcul du déficit au sens de Maastricht. Ce qui constituerait un précédent extrêmement important. Tout cela est à mettre au crédit de la détermination du président de la République, du voyage de Manuel Valls chez Madame Merkel et des partis socialistes européens qui ont conditionné leur soutien à Jean-Claude Juncker à ce plan de relance.

 

Entre Manuel Valls qui veut en finir avec la gauche passéiste et Martine Aubry qui veut, elle, en finir avec les vieilles recettes libérales de Blair et Schröder, de qui vous sentes-vous le plus proche ?

De moi-même. Je ne me détermine par rapport à personne mais par rapport à l’intérêt du pays, de la gauche et du PS. Le PS ne procède pas de l’exécutif. Il est autonome. La solidarité ne se discute pas, mais elle procède d’une analyse indépendante comme nous la menons sur la loi Macron. Je préfère un Parti socialiste qui pèse dans les débats quotidiens qu’un PS qui piaille ou qui s’aligne en permanence. Donc l’orientation du PS lors du congrès de juin prochain ne se détermina pas par rapport aux personnes mais par rapport aux idées.

 

Quelle est l’identité du PS aujourd’hui ?

Depuis septembre, nous élaborons une charte semblable à celle des partis sociaux-démocrates d’Europe du Nord. La nouvelle identité du PS procède de ruptures. C’est un projet de société qui place la question écologique au même niveau que la justice sociale et la République alors que nous étions jusqu’à présent productivistes et redistributeurs. Notre carte d’identité c’est le progrès humain. Notre combat c’est la domestication écologique et sociale de l’économie de marché, notre ennemie, la nouvelle hégémonie culturelle du bloc réactionnaire anti républicain, sorte de « zemmourisation » des esprits. Enfin, notre adversaire, la tentation thatchérienne libérale, néoconservatrice de la droite et de l’UMP et du Medef.

J’ajoute que nous allons publier les 1.500 propositions faites par tous ceux qui ont participé à nos états généraux. Il y a entre autres la demande d’une réforme fiscale et d’un ciblage des aides aux entreprises les plus exposées à la concurrence. Je porterai ces propositions.

 

Mais l’exécutif ne veut pas d’un ciblage de ces aides pour cause d’inconstitutionnalité…

Alors il faudra discuter afin que l’esprit de ces propositions soit entendu

 

Propos recueillis par Elsa Freyssenet et Etienne Lefbvre

04 Juin

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Déclarations du numéro 2 du MEDEF : Monsieur Roux de Bézieux, la surenchère et le sectarisme ne sont pas une solution à la crise

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logops160

Les propos tenus par le numéro 2 du MEDEF dans Le Figaro de ce jour ne sont à la hauteur ni de la situation économique du pays, ni de la mission d’une organisation patronale.

Alors que le quinquennat de François Hollande est celui du redressement productif, éducatif, financier du pays pour la souveraineté et l’emploi, qu’il consacre le dialogue social pour réformer la France, que les entrepreneurs et les salariés dans les territoires sont mobilisés pour la croissance, une partie du patronat institutionnel semble vouloir s’exonérer de ses responsabilités.

La France a besoin d’une économie partenaire, pas de surenchère mâtinée de paroles sectaires.

Le gouvernement a bâti un pacte de responsabilité et de solidarité pour sortir de la crise et combattre le chômage. Dans ce cadre, des réductions d’impôts et des allègements de cotisations, qui s’ajoutent au crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), ont pour objectif de soutenir les entreprises pour qu’elles investissent, innovent, embauchent, exportent. C’est un effort massif et décisif de toute la nation pour son outil productif et son modèle social.

En retour, le pays est en droit d’attendre du MEDEF qu’il tienne ses engagements et d’abord dans les négociations qui se déroulent au sein des branches professionnelles pour fixer les objectifs en matière de qualifications, d’investissement, d’emploi.

Le soutien aux entreprises, et d’abord aux PME et aux ETI, le développement de l’industrie, la bataille pour l’activité et la compétitivité ont besoin d’action et de rassemblement, pas de diversion, de division ou de surenchère.

 

26 Mai

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Intervention du Président de la République : la volonté de réorienter l’Europe et de convaincre nos partenaires

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 logops160Dans son intervention devant les Français, le Président de la République a tiré les enseignements de l’élection européenne en France et sur le continent.

L’extrême droite progresse dans l’ensemble de l’Union et elle est arrivée en tête en France, pays fondateur et bâtisseur de l’Europe.

L’abstention et la protestation disent tout le désarroi des citoyens à l’égard de l’orientation actuelle de la construction européenne : trop de chômage, d’austérité, de bureaucratie et pas assez de croissance durable, de protections, de proximité.

L’Europe doit changer : avec force, François HOLLANDE va porter ce message d’intérêt général européen auprès de nos partenaires et cela, dès demain lors du conseil informel à Bruxelles. Avec une triple volonté : que la croissance, l’emploi et l’investissement soient la priorité absolue des politiques de l’Union ; que celle-ci prépare l’avenir en misant sur l’éducation, la transition énergétique et le numérique ; qu’elle protège davantage son industrie, ses valeurs, sa culture dans la mondialisation. Le Parti socialiste soutient pleinement le Président de la République dans son engagement réaffirmé pour réorienter l’Europe et exhorte nos partenaires à entendre le message qu’il porte.

La réorientation de l’Europe et le redressement de la France sont indispensables et indissociables. Le cap qui est engagé dans notre pays, qui doit donner des résultats, va permettre à notre pays d’être plus fort à travers le soutien à l’activité économique et à l’emploi, la baisse de la fiscalité pour le pouvoir d’achat des ménages modestes et moyens, l’investissement dans l’éducation et la formation, la modernisation de l’action publique territoriale pour améliorer le service rendu aux habitants. Ces réformes dont notre pays a besoin sont aussi la contribution de la France à la croissance de l’Europe. Celle-ci doit désormais prendre toute sa part à la relance sur le continent, comme le souhaitent les peuples.

 

29 Avr

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« Les députés PS ne veulent pas provoquer de crise », Interview dans le Nouvel Observateur

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nouvelobsLe Nouvel Observateur publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

A quelques heures d’un vote à haut risque, à l’Assemblée, sur le plan d’économies du gouvernement, le premier secrétaire du PS se veut confiant. A la veille d’un vote qui s’annonce périlleux pour Manuel Valls, le Parti socialiste, réuni en Bureau national extraordinaire, a adopté, lundi 28 avril au soir, une résolution de soutien au programme de stabilité gouvernemental. Ce mardi, son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, se rend devant les députés du groupe, nombreux à avoir fait part de leur mécontentement face à ce plan d’économies de 50 milliards d’euros. Hier matin, le Premier ministre a concédé des inflexions, en direction des plus modestes. Ce qui n’a pas empêché certains « frondeurs » de persister. « Les dernières difficultés vont être levées », veut toutefois croire Jean-Christophe Cambadélis. Interview.

 

Des députés ont confirmé qu’ils ne voteraient pas le programme de stabilité demain, à l’issue des modifications annoncées par Manuel Valls ce matin. Dans quelle ambiance s’est déroulé ce Bureau national ?

– Plus de 20 intervenants se sont succédé, ce qui est rarissime pour un Bureau national du PS. Le tout s’est déroulé dans une ambiance d’écoute, malgré quelques petits moments de tension et des formules développées par les uns qui ont pu ne pas plaire aux autres. Un sentiment de solennité s’est dégagé, et avec lui l’impression que le parti était dans la boucle, qu’il jouait pleinement son rôle, avec la capacité de peser sur l’action du gouvernement. Au bout du compte, le vote est sans appel : la résolution a été adoptée à 31 voix contre 15.

Certains députés évoquent jusqu’à 80 « frondeurs » susceptibles de s’abstenir dans les rangs socialistes. Comment envisagez-vous le vote de ce mardi ?

– Les députés socialistes sont responsables et n’ont pas l’intention de provoquer une crise mais d’y répondre. Ils ont entendu les ajouts annoncés par le Premier ministre et mesurent ce qu’ils représentent en termes de décisions budgétaires. Les dernières difficultés vont être levées, même si quelques-uns maintiennent un désaccord avec la logique globale.

Vous avez déclaré qu’il fallait « savoir terminer une fronde ». Bruno le Roux a, lui, estimé qu’il n’y avait « pas de vote sans conséquence ». Pour les députés qui ne respecteraient pas la position officielle du parti, que pourrait-il se passer ?

– J’attends de voir, nous ne fonctionnons pas à la menace. Mais si, vote après vote, certains s’enferment dans un vote d’opposition « à priori », il faudra envisager de se réunir pour réfléchir à la manière de lever cette posture. Il y a aujourd’hui un besoin de converger. S’il n’y a pas cette possibilité, cela finira par poser problème au groupe.

Vous intervenez ce matin devant le groupe socialiste à l’Assemblée. De quelle manière entendez-vous convaincre les récalcitrants ?

– En expliquant notamment que ce plan d’économies ne représente que 4% de la dépense publique. Le dispositif qu’il prévoit va permettre d’investir et surtout d’embaucher plus. C’est autour de cela qu’il faut juger la trajectoire budgétaire. Le gouvernement s’est inscrit dans une logique de dialogue avec le parti socialiste et les parlementaires, et a intégré à son plan d’économies des avancées que tout le monde juge importantes.

Malgré les aménagements annoncés du plan d’économies, son montant reste inchangé : 50 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques. Se situe-t-on à un tournant pour la gauche ?

– Le tournant, pas seulement pour la gauche, mais pour l’ensemble des Français, serait qu’on ne réduise pas le chômage. Nous ne nous situons pas sur un simple débat entre droite et gauche. Il s’agit de stimuler la croissance et les embauches.

Quel rôle entendez-vous impulser au parti, en lien avec l’exécutif et les parlementaires ?

– Le Parti socialiste doit être utile dans le débat autour de la politique gouvernementale et en capacité de présenter une vision, des valeurs et une identité propre. Ses Etats généraux, qui se tiendront à l’automne, seront pour les militants, au sein des sections, le moment de réfléchir aux réponses que l’on peut apporter aux questionnements des Français. Ils seront l’occasion d’une reformulation de ce qu’est le Parti socialiste, pour, ensuite, préparer en temps et en heure notre prochain congrès. En ce qui concerne l’exécutif, nous nous situons dans ce que j’ai qualifié de « solidarité exigeante ». Je n’imagine pas que le parti fasse défaut à l’exécutif, mais je n’imagine pas non plus qu’il ne soit pas écouté.

Rafika Rezgui, accusée de conflits d’intérêts par « Le Point », a démissionné de ses fonctions de porte-parole. Craigniez-vous l’impact de cette décision sur l’image du parti ?

– Non, puisqu’elle n’est effectivement plus en fonction. Rafika Rezgui m’a fait part, dans sa lettre de démission, de sa décision de vouloir se défendre contre une campagne injuste et de répondre à une polémique alimentée, notamment via les réseaux sociaux, par l’extrême droite.

 

Recueilli par Audrey Salor

 

18 Jan

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François Bayrou le gagnant du tournant

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bayrouJean-François Copé constatant que l’accélération de François Hollande que l’on surnomme « le tournant » avait conduit à son isolement, cherche à réagir.

Son mentor, Nicolas Sarkozy, ne veut pas laisser à François Hollande le monopole du centre favorable au pacte de responsabilité. Alors, la mort dans l’âme, les Umpistes ont avalé leur chapeau d’autant que sur le terrain cette concurrence UMP/ UDI-Modem tournait à l’avantage de l’ancien ministre de Jacques Chirac.

A l’évidence l’ancien Président a pris la mesure de l’impact sur le champ politique de la conférence de presse de François Hollande. Il ne souhaite pas laisser cet espace et se laisser pousser à droite. Il a donc décidé avec Jean-François Copé de soutenir François Bayrou.

Le président de l’ UMP cherche aussi quelques gains électoraux aux municipales car la moisson s’annonce moins fructueuse que prévue. Mais la candidature du socialiste David Habib qui est celle d’une nouvelle donne à gauche est bien partie.

Il n’en reste pas moins que François Bayrou est le gagnant improbable d’un discours délimitant une nouvelle frontière dans le redressement du pays.

15 Jan

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L’UMP dans un corner

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copé droit du solL’accélération sociale démocrate a visiblement fait éclater l’opposition et mis dans le vent l’UMP. Jean-Louis Borloo a répondu qu’il voterait le pacte de responsabilité s’il y avait des mesures concrètes. Guillaume Pelletier a fait de même sur BFM TV et Eric Ciotti a dit « chiche ».

Pendant ce temps Jean-François Copé visiblement pris de court, a laborieusement expliqué que certaines mesures avaient été avancées depuis longtemps par l’UMP mais comme c’était François Hollande qui les reprenait, il les condamnait. C’est dire l’embarras de la droite en générale et de l’UMP en particulier. Jean-François Copé va devoir prier le MEDEF de ne pas les abandonner.

Dans le même temps François Hollande a pris soin de ne pas transférer l’allègement des charges sur les familles, coupant l’herbe sous le pied du fameux : « François Hollande n’a pas les moyens politiques de son tournant ».

Jean-François Copé et l’UMP radicalisés dit-on par Nicolas Sarkozy, espéraient ainsi prendre en tenaille. Certes Jean-Luc Mélenchon appelle à rompre les rangs et la CGT et le PCF sont service « critique minimum » mais on est loin de la colère à gauche et du tollé à droite.

Donc la modernisation française est en marche et l’UMP va devoir s’y associer ou la refuser. Cette accélération sans inflexion contestable dans ce qui fut dit, prive l’UMP d’air. Elle qui est sans tête ni stratégie se trouve tout à coup sur la défensive. Ceci même sur le plan européen où les renforts pour la Centrafrique arrivent et les propositions à Angela Merkel vont bon train.

Ce n’était pas l’objet de la conférence de presse du Président mais la ligne de partage entre ceux qui se rassemblent pour le pacte de responsabilité pour accélérer le redressement de la France, et ceux qui le refusent va être un marqueur politique inattendu mais bienvenu dans ce moment de disette sondagière.