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09 Nov

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Et maintenant Silvio Berlusconi !

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Après Gordon Brown, Yves Leterme en Belgique, Seguei Stanichev en Bulgarie, Lokke Rasmussen au Danemark, Ferenc Gyurscany en Hongrie, Brian Cowen en Irlande, Jan Peter Balkenende au Pays-Bas, José Socrates au Portugal, Robert Fico en Slovaquie, Georges Papandreou en Grèce ou Luis Zapatero contraint à ne pas se représenter, c’est au tour de Silvio Berlusconi d’être emporté par la vague de la crise et des dettes en Europe !

Là où les gouvernements avaient résisté aux manifestations, pétitions, grèves et autres mobilisations, les marchés ont tourné le pouce manifestant la fin de partie pour les gouvernants. Le parlement ou l’électeur finissant le travail. Nous sommes non seulement dans l’instabilité économique dû aux dettes souveraines et à la fébrilité des marchés. Mais l’instabilité ministérielle est venue se rajouter aux crises. Loin de moi de défendre ce satrape de Silvio Berlusconi mais constatons que même Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans les élections intermédiaires subissent des revers après les critiques de la Bourse. On comprend pourquoi dans ces conditions Nicolas Sarkozy s’accroche à son triple A.

06 Nov

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Papandreou prend date

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Conspué par la classe médiatico-politique européenne, bousculé par son peuple, contourné par son opposition de droite, Georges Papandreou sort de l’épreuve par le haut. Il obtient le plan de soutient à la Grèce, obtenant au passage la diminution de 5o% de la dette grecque. Il a vu sa proposition de référendum refusée par d’autres que lui (Nicolas Sarkozy et l’opposition de droite grecque). Il a obtenu le vote de confiance. Et maintenant en se sacrifiant, il oblige la droite à prendre en charge le plan d’austérité, la privant de l’argument massue pour les prochaines élections législatives. Et ramène via l’union nationale un calme relatif. Gageons qu’ainsi il prend date. La crise va maintenant passer à l’Italie.

05 Nov

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Papandreou obtient la confiance pour partir !

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La situation à Athènes n’est pas stabilisée. Tout simplement parce que le gouvernement est pris en tenaille entre le peuple et le directoire Merkel-Sarkozy. Georges Papandreou tente d’obtenir le soutien de l’un et l’accord de l’autre. Le référendum visait tout à la fois un débouché politique à la colère du peuple et à contraindre le PPE à faire pression sur la Nouvelle démocratie, l’opposition parlementaire de droite. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’en voulaient pas et dictaient les limites du référendum, tout en assortissant leur refus d’un chantage au chèque. En contrepartie le Premier ministre grec obtenait l’abandon de la posture démagogique de la droite parlementaire sur les plans d’austérité. S’ouvrait alors la voie à un gouvernement d’union nationale. La classe politique ne peut l’accepter que si Georges Papandreou démissionne. Il s’agirait d’un gouvernement de transition adoptant le nouveau plan d’austérité et qui toucherait son chèque de l’europe. La manœuvre de Papandreou est transparente: interdire à son opposition de partir aux élections législatives avec l’avantage du refus des plans d’austérité. Et si celle-ci refuse l’union nationale lui en faire porter la responsabilité. Reste que le peuple grec n’en peut plus et qu’il a l’impression de ne rien avoir à perdre. Et Georges Papandreou – c’était le fond de son discours hier – veut lui faire comprendre que si ! La représentation politique grecque danse sur un volcan… celui de l’Italie voisine s’allume.

04 Nov

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A BAS LE DIRECTOIRE SARKOZY-MERKEL

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La tendance à substituer l’intergouvernemental à la commission et la commission au Parlement vient de déboucher sur la prise de pouvoir du directoire franco-allemand court-circuitant la commission, le Parlement européen et maintenant même l’intergouvernemental. Comme dans le couple franco-allemand, le Président français n’interroge jamais le Parlement, nous sommes devant un système inédit de pouvoir personnel en Europe. L’incident entre David Cameron et Nicolas Sarkozy il y a quelques jours, le thème de la « convocation » de Papandreou à Cannes, la décision de suspendre le dernier versement pour la Grèce, etc… Tout démontre la dérive.

Cette prise de pouvoir en Europe a une ligne, c’est l’exigence allemande de l’austérité renforcée. Tout se passe comme si Nicolas Sarkozy, incapable d’être contrepoids ou partenaire de l’Allemagne vu nos déficits, était devenu le porte parole de l’axe pour faire oublier nos déficits et obtenant la mansuétude allemande et préservant ainsi notre triple A. Les raisons électorales sont évidentes: la présidentielle approche. Ce faisant Nicolas Sarkozy combine tout à la fois une fausse route et une mauvaise conduite. La question clé et politique en Europe est le directoire sur l’axe allemand. Il est temps de changer de méthode et de ligne économique.

02 Nov

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L’invité de Pascale Clarke sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Pascale Clarke sur France Inter. Ils sont principalement revenus sur la situation politique en Grèce et sur l’annonce d’un référendum par M. Papandréou sur le plan de sauvetage européen. Vous pouvez (ré)-écouter l’interview ci-dessous.

La vidéo:


Jean-Christophe Cambadélis par franceinter

 

01 Nov

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Les trois raisons du choix de G. Papandreou

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D’abord la situation du pays, après 13 grèves générales, à un moment où le mouvement social vire à la violence, comme on l’a vu lors des fêtes nationales. On allait aux dérapages de la rue. Les Grecs n’en peuvent plus. Ils ne veulent pas de l’austérité tout en sachant qu’ils ne peuvent y échapper.

Ensuite l’opposition parlementaire la nouvelle démocratie, liée aux droites européennes de Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, multiplie les déclarations démagogiques, indiquant qu’elle reviendrait sur tous les plans d’austérité voté depuis 18 mois. Ce qui conduit à la nouvelle démocratie de caracoler à plus de 60 % dans les sondages.

Enfin, le climat en Europe se dégrade sous la férule du directoire Merkel – Sarkozy. On se souvient de l’incident entre Nicolas Sarkozy et David Cameron, Premier ministre britannique. On se rappelle que le Président sortant avait évoqué l’erreur d’avoir accepté la Grèce dans l’euro. La Grèce multipliait les votes au Parlement. Mais l’Europe, particulièrement l’Allemagne, se faisait tirer l’oreille (ni eurobond ni plan de relance). On connait le peu de considération de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour les autres membres de l’Europe qui font antichambre. Alors G. Papandreou a décidé de mettre tout le monde devant ses responsabilités. Alors que déjà les marchés étaient sceptiques sur l’accord européen. Il suffit de voir comment l’Italie et même la France étaient attaquées. Cette décision a mis le feu aux Bourses. La zone euro paye sa gouvernance erratique trop tard, trop peu, trop dur ! Le directoire Sarkozy – Merkel de l’Europe est pris au piège de ses demi-mesures presentées comme définitives dues à l’intransigeance allemande et l’impossibilité française de faire entendre raison vu ses déficits.

01 Nov

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Grèce: la Bourse ou le pays

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Et voilà que la décision de George Papandréou d’en appeler au peuple grec à propos des plans d’austérité fait chuter les valeurs bancaires. C’est dire si la Bourse a confiance dans l’adhesion des peuples aux mesures d’austérité qu’elle impose. Abordons les raisons de cette décision. De nombreuses fois j’ai mis en garde face à l’humiliation des grecs. La mise sous tutelle, la stigmatisation allemande, l’attente insupportable, les conditions d’austérité invraisemblables à un rythme insurmontable, le débordement des syndicats, la démagogie de la nouvelle démocratie, les fautes psychologiques du couple franco-allemand. Tout concourait a l’initiative référendaire de Papandréou. Le chef du gouvernement ne pouvait plus être le naïf de la farce, coincé entre un peuple qui n’en peut plus et un directoire franco-allemand qui ne sait plus.

G. Papandréou a voulu reprendre la main, son pays échappant à son contrôle, en bas avec les grèves à répétition, et en haut avec la mise sous tutelle de chaque ministère par le couple franco-allemand.

Un leader du PASOK me disait il y a peu:

« Prépares toi car c’est vos soldats qui feront respecter vos mesures ». C’est dire l’exaspération !! Rien ne dit la nature du référendum, ni la réponse du peuple grec. Mais le résultat est là. George Papandréou joue son va-tout et l’avenir de la zone euro à la roulette russe… Mais lui a t-on laissé le choix ? Le leader du PASOK a choisit son pays plutôt que la Bourse. Mais rien ne dit qu’il ira jusqu’au bout. Nous entrons donc dans une phase d’instabilité généralisée. Entre la montée des nationalismes, l’instabilité des marchés et le refus des indignés. Nous sommes entré dans la période des tournants brusques.

08 Août

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Lettre à George Papandreou, président de l’International Socialiste

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Jean-Christophe Cambadélis adresse une lettre à George A. Papandreou pour demander une initiative commune pour sauver des centaines de milliers d’Africains de la famine.

Télécharger la lettre en cliquant sur ce lien.

24 Juin

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Sortir la Grèce de la spirale !

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Nul n’ignore que les marchés suréagissent et imposent à des pays en difficultés des taux d’intérêt insoutenables qui leur interdisent de revenir à des situations budgétaires plus sereines.

Le marché est aveugle et n’a que l’odorat de l’argent. En augmentant les coûts d’emprunt, il menace la solvabilité future des États dont la charge d’intérêts devient insupportable et conduit au défaut de paiement reniflé initialement.

Le problème de la Grèce est connu. Les salaires ont augmenté sans aucun rapport avec la productivité. Les pays limitrophes, hier communistes, se sont ouverts à l’économie de marché. Ils ont accentué le déficit de compétitivité industriel.

L’ État Providence, dont les salaires des fonctionnaires, a donc été financé par le crédit, dans un pays où la rentabilité de l’impôt laisse à désirer.

C’est précisément au moment où le déficit, -15.4% en 2009, a pu être ramené à 10.5% en 2010 que les marchés se déchaînent.

Le plan d’austérité combiné à la privatisation, allège le poids de la dette tout en raréfiant les moyens de le combler.

On s’oriente donc vers une restructuration même si on a habillé cela d’une autre façon.

Il est probable que, sous l’impulsion des marchés et des agences de notation, on avance vers un défaut de paiement plus virtuel que réel mais dans ce domaine, c’est la virtualité qui impose la réalité.

Alors ne faudra-t-il pas se poser la question de l’annulation partielle de la dette ? Ne serait-il pas plus profitable à tous en Europe, à l’Euro et à la Grèce en particulier ?

Nos amis du SPD, que l’on ne peut traiter de laxistes, l’envisagent.

 

18 Nov

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Arrêtons les conneries

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Le PS n’est pas menacé de gauchisation. C’est Pierre Moscovici, proche de DSK en dernier ressort, qui a conduit la Convention sur le modèle économique. C’est Michel Sapin, rocardien et proche de Hollande qui a élaboré le plan de relance. C’est Jérôme Cahuzac et Alain Muet, proche de DSK, qui conduisent la politique économique du PS. C’est moi-même avec Laurent Fabius qui a piloté la Convention internationale. C’est Marisol Touraine, proche de DSK, qui a élaboré le projet sur les retraites. C’est Marie-Pierre de la Gontrie, proche de DSK, et Elisabeth Guigou qui pilotent le Forum sur les libertés et la justice. C’est Jean-Jacques Urvoas, proche de DSK, avec François Rebsamen, qui ne vient pas précisément de la gauche du parti qui a conduit la Convention sur la sécurité.

Aucun président de Région n’est membre de la gauche du PS. Et franchement, Martine Aubry ne gère pas en gauchiste la communauté urbaine de Lille. Enfin, je ne voudrais pas être discourtois avec Benoît Hamon, mais le texte sur l’égalité réelle endosse une problématique qui n’était pas au point de départ la sienne. Reste le chiffrage du projet, c’est une plaisanterie alors qu’on parle d’un projet à 20 ans.

Deuxième bêtise le risque de droitisation de DSK via les « compliments de Sarkozy », je ne sais pas si DSK sera candidat mais si c’était le cas, à force de lui dresser des lauriers, il sera impossible à Sarkozy de le critiquer. Il se tire une balle dans le pied sans tromper la gauche qui est sarkophobe. Par ailleurs, méditons les résultats de Papandreou. Le mouvement social ne fait pas une élection.

Autre argument, il y aurait une gauchisation qui empêcherait, s’il le souhaitait, DSK de se présenter. Au-delà du fait que personne ne peut préjuger du choix de DSK, ceux qui agitent cette idée l’aiment tellement qu’ils se proposent de le remplacer s’il ne venait pas. « Au secours » ! Pourvu qu’il ne vienne pas ».

Enfin, dernier argument futile: Sarkozy est prêt et la gauche ne l’est pas. On « rêve » ! Sarkozy est dans les cordes et la gauche avance à son pas. Qui s’imagine qu’il va gagner les cantonales ou les sénatoriales. Dans moins de deux mois, tout sera à refaire. Sarkozy le sait, il ne peut rebondir. Il ne peut que se faire réélire car l’élection présidentielle est un temps politique en soi. Il prépare donc le moment autour de trois positions. Reprendre pied dans son camp. Faire de son handicap, il est impopulaire, un avantage. Il aurait réformé. Parier sur la fragmentation du centre et la concurrence entre les populistes pour passer le premier tour. Quant au second, il avisera.

Le PS doit être aussi froid et arrêter d’être balladé, balayer les idioties: le PS construit pas à pas un réalisme de gauche, le « social réalisme », qui est une alternative crédible et sociale à Sarkozy. Il est la seule alternative crédible à Sarkozy car il est la seule formation capable d’attirer sur sa droite et sur sa gauche. Il a écrasé Sarkozy aux régionales. Ses leaders sont populaires et il a fait émerger de nouvelles têtes. Ses élus veulent gagner sinon la réforme territoriale s’appliquera. Et surtout, le peuple est inconditionnellement pour la défaite de Sarkozy qui a échoué et déçu.