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25 Août

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Interview dans Libération

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Député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis est potentiellement candidat à la succession de Martine Aubry, si elle décide de quitter la direction du PS en octobre, au congrès de Toulouse.

Etes-vous officiellement candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ?

Nous n’en sommes pas encore à ce stade… La phase de congrès se poursuit. Nous n’avons pas de synthèse, et il faut y travailler. Martine Aubry a souligné que le débat avançait, qu’il était positif. Pour autant, elle n’a pas encore dit ce qu’elle souhaitait faire. Donc le premier principe, c’est le respect des règles, des instances, des rythmes et des militants.

Mais quels seraient vos atouts ?

Cette fois il ne s’agit pas d’avoir un premier secrétaire, potentiel candidat à la présidentielle. Ce sera donc un rôle nécessairement transitoire.

Comment le parti peut-il être une forme d’appui pour le gouvernement et non un simple écho des décisions de l’exécutif ?

Avec Martine Aubry, on a eu le retour de l’unité, la rénovation et les valeurs. C’est ce qu’il faut continuer, en sachant que la victoire de François Hollande ouvre un nouveau cycle politique. A nouvelle donne, nouveau brassage !

Le danger est surtout d’avoir un Parti socialiste qui s’endort sur ses lauriers…

L’architecture du changement, ce sont trois pôles : le Président, le gouvernement et un parti qui doit être intransigeant dans la défense de l’exécutif et insatiable dans sa volonté de justice.

Vous avez parlé de campagne de «boutons de veste», militant par militant, mais ce sont Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault qui décideront de qui sera le futur premier secrétaire du parti, non ?

Ils le décideront dans un ensemble ! Ils trouveront celui qui est le mieux à même de faire vivre une collectivité dans le moment présent.

Les militants plébiscitent la rénovation, quels sont vos engagements dans ce domaine ?

On ne va pas arrêter ce qui a fait notre succès ! Le non-cumul me paraît essentiel. Le PS, qui a tout gagné, joue à guichets fermés ; si nous voulons nous renouveler, ça passe par le non-cumul, sinon nous risquons la sclérose. Dans une phase de conquête, il était parfois utile que des élus soient candidats à plusieurs élections. Mais aujourd’hui, où nous avons tout, il faut que le PS soit à la hauteur du partage du pouvoir.

Le traité européen menace-t-il de fragmenter la gauche ?

Il faut appeler les gens à la responsabilité, mais il faut respecter les idées, donc il faut débattre et convaincre. François Hollande a lancé un engrenage, celui du changement de cap en Europe, mais ça n’est pas fini, cela ne fait que commencer.

La droite étant en pleine bataille de succession, ce sont les partenaires de la majorité qui semblent poser plus de problème à l’exécutif…

La gauche plurielle n’a jamais été un fleuve tranquille. Tout le monde connaît le tempérament de nos partenaires, mais ils ne sont pas dans les mêmes situations. Jean-Luc Mélenchon veut la réussite de la gauche et estime que ça passe par un certain nombre de ses positions. Les écologistes sont plus dans la responsabilité, puisqu’ils participent au gouvernement. Tout le monde est aujourd’hui condamné à gagner, personne ne pourra prospérer dans la défaite.

En tapant fort sur le gouvernement, pensez-vous que Mélenchon fait le pari de son échec ?

Je dirai à Jean-Luc, qui a été ministre de Lionel Jospin, que tout pas en avant vaut mieux que mille coups de gueule dans la transformation de la société.

13 Sep

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Sondages, le grand n’importe quoi !

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Les sondages nous disent que pour les Français les primaires citoyennes sont confuses, artificielles, compliquées à près de 60%. Mais que c’est sûr François Hollande va gagner. La palme revenant au Figaro qui va finir par nous faire croire qu’il a choisit François Hollande. Au fait pourquoi ? Donc le Figaro titre sur le doute chez Aubry ? On tremble ! Tout en se disant que Etienne Mougeotte n’allait pas titré sur Robert Bourgi… On va lire le papier qui mérite ce titre. Rien ! Si ce n’est le fameux sondage de Libération. On tourne en rond sur des spéculations.
Bon, concentrons nous sur la crise grecque. Là le doute s’installe vraiment…

04 Sep

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Le blog-notes n° 50

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Obama / Mc Cain

Le débat aux Etats-Unis est des plus classique. Les démocrates sont les libéraux « au sens où Bertrand Delanoë l’entend » et les conservateurs sont réactionnaires à l’évolution des mœurs, à l’extension des libertés. Barak Obama a un peu infléchit son discours vers les couches moyennes salariées, les exclus reprenant les propositions de Hillary Clinton. Mc Cain campe lui le « chef » en temps de guerre, « l’homme qu’il nous faut » comme le dit le message de G.W Bush.

On retrouve ici la campagne de Bush contre Kerry.

Toute la question sera de savoir si les tensions internationales voire les attentats et, c’est là le paradoxe, provoqueront un réflexe sécuritaire ruinant l’élégante silhouette de Barak Obama ; Ou si les Américains confrontés à la crise voudront changer.

Ce décor est planté. Il ne dépend pas seulement des deux finalistes. Lire la suite…

12 Mai

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Bloc-notes n°48

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bloc_note_copieV2.jpgSarkozy : l’arroseur médiatique arrosé

Incorrigible ce Nicolas Sarkozy ! Il avait bâti une nouvelle Com. autour du président régalien et voila qu’en deux temps trois mouvements, sur un coup de colère, il met tout parterre. D’abord, en accélérant le rythme des sorties et des déclarations. Ça, on s’y attendait, il ne sait pas se tenir. Mais surtout en s’attaquant à nos « vaches sacrées », les médias…

Ce n’est ni le style, ni l’absence de croissance, ni le paquet fiscal, ni le pouvoir d’achat, ni les franchises médicales qui sont la raison du désamour français. Mais tout réside dans le retournement des médias. Qui n’ont rien à voir avec l’état de l’opinion, comme chacun le sait.

Dans le collimateur du courroux présidentiel, Marianne évidemment, le Nouvel Obs. et Le Monde, mais aussi l’AFP et TF1, ce qui, là, est franchement drôle. Ces méchants sont trop complaisants pour Ségolène Royal et trop méprisants pour son œuvre.

Et voilà l’homme qui s’est propulsé sur les hauteurs grâce au tremplin médiatique s’étonnant que l’on puisse le critiquer. Lire la suite…