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19 Nov

Commentaires fermés sur L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

par

JCC RFI 19112014

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Frédéric Rivière sur l’antenne de RFI.

Vous pouvez retrouver ci-dessous la vidéo de l’interview ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadélis:«Il faut que l… par rfi

 

Vote PLF/ abstention
« Je ne crois pas qu’il faille développer de nouvelles polémiques, les choses ont été dites en temps et en heure et maintenant chacun est libre de ses choix ».

Budget commission européenne
« Je suis totalement serein et en même temps je croit qu’il faut que le gouvernement soit déterminé. Nous avons fixé des perspectives qui sont tout à la fois dans l’épure de ce que demandait la Commission, mais en même temps avec une certaine maîtrise de notre budget »

« Nous sommes dans une phase de déflation et il faut que l’Europe se ressaisisse car la japonisation de l’économie européenne est en marche. Japonisation de l’économie c’est une situation de prix extrêmement bas, de faible croissance et de chômage encore plus important que celui que nous avons aujourd’hui ».

« J’appelle solennellement l’ensemble des Etats européens et la Commission a prendre à bras le corps cette question. »

Suppression des retraites chapeau/ MEDEF
« J’encourage le gouvernement à aller beaucoup plus que les annonces faites par Monsieur Macron dans ce domaine »

« Monsieur Gattaz comme ses prédécesseurs nous ont baladés en nous disant qu’ils mettraient en place une commission d’éthique. IL n’en a rien été. Il est nécessaire maintenant que le législateur intervienne ».

Suppression de l’ISF (Gattaz)
« Monsieur Gattaz, pendant que l’UMP est en préparation de congrès, est en première ligne dans le combat contre le gouvernement. C’est le premier opposant au gouvernement socialiste »

« Je n’ai pas d’illusion sur le MEDEF qui défend les actionnaires, parfois les entreprises, et développe une orientation visant à briser tout ce qui pourrait être un peu de régulation dans notre économie pour permettre une plus grand accumulation pour ceux qui détiennent le capital ».

EGPS/Congrès
« Nous avons adopté hier soir en bureau national la charte des états généraux du Parti socialiste. Je suis très satisfait qu’il n’y ait pas eu de vote contre, ce qui démontre que les socialistes peuvent s’unir sur des questions fondamentales ».

« Nous préparons le Congrès qui ne doit pas être la foire d’empoigne mais utile à la fin du quinquennat ».

Jérusalem/ attentat
« Nous sommes dans une spirale de la violence et il faut essayer d’en sortir. On ne s’en sortira que s’il y un État palestinien qui respecte Israël et inversement ».

03 Nov

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Projet de loi de finances 2012: le gouvernement veut gagner la confiance des marchés et pas celle des concitoyens !

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L’Assemblée Nationale a adopté par 308 voix le projet de loi de finances pour 2012. Ce projet de loi finances pour 2012 est le dernier budget du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il est l’incarnation de ce que le gouvernement a mis en place depuis le début : la conclusion et l’emblème de ce quinquennat.

Après avoir allégé de dizaines de milliards d’euros les impôts des plus riches et creusé d’autant le déficit budgétaire, le gouvernement propose un plan de rigueur de plus de 11 milliards d’euros. Plan de rigueur dans une situation déjà catastrophique et qui risque fort de confirmer la dégradation économique et sociale de notre pays : croissance faible, plus proche de 1 % que de 1,75%, explosion du chômage, une dette qui aura doublé en 10 ans et un déficit extérieur abyssal. Et au regard de ces constats, le projet de loi de finances proposé par le gouvernement n’est qu’une suite de mesures dont n’émerge qu’une seule logique : l’austérité aveugle et massive. Austérité aveugle et massive mais, sans jamais remettre en cause des cadeaux fiscaux, la suppression des niches fiscales les plus importantes, ou encore la taxation des revenus du capital par rapport à ceux du travail.

S’agissant des dépenses, le projet de loi de finances pour 2012 propose des coupes dans tous les budgets, notamment une baisse de 12 % de celui de l’emploi qui aura un impact très négatif sur l’activité.

Et s’agissant des recettes, au lieu de supprimer des niches injustes et inefficaces, le gouvernement organise de nouveaux prélèvements : la hausse de la CSG, la taxe sur les mutuelles, la taxe sur les produits sucrés sont autant de prélèvements qui vont peser sur les Français, et notamment les plus modestes. Création en 5 ans de trente nouveaux impôts : les clés USB et les disques durs, le droit d’ester en justice et celui de faire appel…

Concernant la mesure relative aux hauts revenus, elle n’est là que pour faire oublier le cadeau fiscal de 1,8 milliard fait par le gouvernement au début de l’été aux plus fortunés avec la baisse de l’ISF.A vouloir courir la réduction des déficits, le gouvernement organise la dégradation pure et simple de l’emploi, du pouvoir d’achat et de la croissance.

Pour nous, la réduction des déficits doit passer par la mise en place d’une politique macroéconomique complète plus que par la simple austérité. Une politique qui s’attaque simultanément à tous les déficits qu’ils concernent les finances publiques certes mais aussi les déficits d’emploi et de compétitivité.

Les propositions des députés du groupe SRC :

Concernant l’emploi, nous proposons de mettre fin à cette arme de destruction massive de l’emploi qu’est la subvention aux heures supplémentaires, et de mettre en oeuvre, à la place, une politique forte en faveur de l’emploi des jeunes ;

Concernant la justice fiscale, nous proposons une réforme d’ensemble de la fiscalité réduisant les déficits sans peser sur la croissance et supprimant les niches inefficaces et injustes ;

Pour relancer durablement la croissance, enfin, nous proposons une fiscalité favorisant l’investissement plutôt que la distribution des dividendes, accompagnée d’une politique industrielle volontariste en relation avec les régions.

Le gouvernement a préféré construire un budget pour gagner la croissance des marchés plutôt que celles des concitoyens. Pour toutes ces raisons, avec mes collègues du groupe SRC, nous avons voté CONTRE le projet de loi de finances pour 2012.