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07 Juin

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L’invité de Claire Chazal sur TF1

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TF1

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 7 juin 2015 l’invité de Claire Chazal dans le JT de 13h de TF1.

Retrouvez l’interview ci-dessous:

21 Mai

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Interview au Parisien

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logoparisien

Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous:

Compte tenu du grand nombre d’enseignants dans les rangs du PS, redoutez-vous que la réforme du collège pénalise votre motion au moment du vote interne pour le congrès de Poitiers ?

Jean-Christophe Cambadélis : Non, parce que toutes les motions soutiennent la réforme de Najat Vallaud-Belkacem qui a été applaudie devant notre bureau national. Les sondages indiquent que la réforme a le soutien de 58% des sympathisants de gauche. Il y a donc au Parti socialiste un consensus, d’autant que la critique a été cannibalisée par l’UMP, ce qui a bipolarisé le débat.

Vous avez répondu à certains ministres qui ont exprimé des désaccords avec certains points de votre motion (comme la fusion IR-CSG), que la contradiction était de leur côté. Cela ne fait-il pas quand même désordre ?

Je propose un texte dont les objectifs sont clairs. Personne n’est obligé de le signer. Les ministres qui l’ont signé l’ont fait parce qu’ils étaient, pour reprendre la formule de François Rebsamen, « d’accord à 99,9% ». Je ne suis pas certain que dans les autres motions, tout le monde soit d’accord avec tout. Ainsi la motion B pilonne la loi Macron, et pourtant un de ses rapporteurs, favorable à la loi, a signé cette motion B. Je ne leur en fait pas grief car je ne crois pas au mandat impératif. Je crois en revanche aux logiques politiques.

Pourquoi vous êtes-vous opposé au contrôle de la régularité du vote interne au PS par la haute autorité prévue pour cela ?
Quand on veut devenir Premier secrétaire du Parti socialiste, on ne doit pas jeter la suspicion sur son propre parti. Je ne crois pas que nous ayons besoin d’une autorité extérieure pour contrôler ce qui va aller de soi. Ce serait donner prétexte à des sous-entendus sur l’insincérité du vote, et cela affaiblirait notre parti. Je pense qu’aucune des motions n’aura à recourir à ce type d’artifice pour faire son score.

Sans doute moins de 100 000 adhérents du PS voteront pour le congrès. Votre objectif est-il toujours de parvenir à 500 000 membres en 2017 ?
Il faut rompre avec la conception avant-gardiste du Parti socialiste et aller vers un parti de masse : nous sommes trop dans l’entre-soi, le débat vient de le démontrer. Nous sommes coupés des préoccupations quotidiennes des Français. Aller vers un parti de masse, c’est changer la nature du PS et le ramener à une proximité avec nos concitoyens. C’est à portée de la main. Il faut que les militants socialistes se tournent vers les Français et arrêtent de se regarder le nombril, de ressasser des débats qui sont les mêmes, avec les mêmes acteurs à droite comme à gauche, depuis 1983. Nous avons 700 000 sympathisants prêts à nous rejoindre. Pourquoi ne le font-ils pas ? Certains l’ont dit lors de nos débats : ils ont été intéressés par nos États généraux mais nos joutes entre professionnels de la politique dans nos sections les ennuient. C’est ça qu’il faut modifier, et c’est possible.

Le résultat du congrès de Poitiers modifiera-t-il la politique du gouvernement ?

Le gouvernement a déjà infléchi sa politique, le Président de la République aussi : lorsqu’il déclare, mardi soir à Carcassonne, que le temps de la redistribution est advenu et qu’il évoque la dématérialisation de l’impôt comme un pas vers l’impôt à la source, voilà deux revendications majeures contenues dans toutes les motions qui sont déjà prises en compte. Manuel Valls a fait des annonces sur l’investissement et on voit bien que le CICE peut être aujourd’hui mieux ciblé. Il y a aussi des avancées sur la sécurité sociale professionnelle. Nous sommes donc dans une nouvelle période. Et plus il y aura au Parti socialiste une majorité forte, plus le gouvernement prendra en compte ce que dit le Parti socialiste. Mais plus la crise interne serait grande et moins le gouvernement entendrait le Parti socialiste.

PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE MARTINAT

01 Fév

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Carnet de route – troisième étape du 29 au 30 janvier 2015

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Orléans 4

Jean-Christophe Cambadélis réalise actuellement un tour de France des fédérations socialistes. Jeudi 29 et vendredi 30 janvier il s’est déplacé dans la Vienne et le Loiret afin de soutenir les candidats aux départementales et défendre la gauche de proximité.

La journée du jeudi a débuté par une visite à Alain Claeys, député-maire de Poitiers, Benoit Tirant, premier secrétaire fédéral de la Vienne ainsi qu’aux élus socialistes de la ville. L’occasion pour le premier secrétaire de rappeler son « amitié pour Poitiers » et de rendre hommage aux socialistes de Poitiers et sa région pour le travail de modernisation urbaine et de capacité d’intégration sociale qui a été accompli : « Vous symbolisez un travail de proximité, une ville qui s’est écologisée et modernisée ».

S’en est suivie une visite à l’hôtel de région où Jean-Christophe Cambadélis a chaleureusement été accueilli par Jean-François Macaire, Président de la Région Poitou-Charentes, Jean-Daniel Blusseau, Président du groupe des élus de gauche au Conseil général de la Vienne, de conseillers régionaux et généraux, du premier secrétaire fédéral des Deux-Sèvres, Rodolphe Challet, et des candidats aux élections départementales. Le premier secrétaire a rappelé la nécessité pour les socialistes de se battre pour l’unité, de rassembler les forces de gauche et de désigner leurs adversaires : « Il faut montrer ce que la gauche peut faire. Notre main est tendue. Ensemble nous pourrons faire beaucoup ».

Après un déjeuner de presse en compagnie de Catherine Coutelle, députée de la 2e circonscription de la Vienne, Jean-François Macaire, Benoit Tirant, Jean-Daniel Blusseau et Mathias Aggoun secrétaire de section de Poitiers, Jean-Christophe Cambadélis s’est rendu au centre socioculturel Le Local où il a pu échanger avec une trentaine de jeunes en service civique sur le thème de la laïcité mais également sur la proposition de François Hollande de généraliser le service civique en permettant à tous les jeunes qui le souhaitent de le faire.

Pendant près d’une heure, le premier secrétaire toujours aux côtés de Benoît Tirant, Catherine Coutelle, Jean-François Macaire et Jean-Daniel Blusseau, s’est prêté au jeu des questions/réponses. L’occasion pour lui de rappeler que « la laïcité, élément central de notre République, c’est le droit de croire ou de ne pas croire » mais également de souligner l’engagement que ces jeunes ont pris : « Le service civique est une question essentielle. Ce que vous réalisez pour les autres est important ».

La suite de l’après-midi était consacrée à la visite du pôle mobilité de la Blaiserie où Jean-Christophe Cambadélis a retrouvé Sandrine Martin et Etienne Royer, candidats du canton. Le premier secrétaire a notamment pu se rendre compte d’une action sociale portée par le centre de la Blaiserie : Mobicité 86, dispositif de location de deux-roues facilitant la mobilité et l’insertion professionnelle. Profitant de cette visite, le directeur du centre a demandé au premier secrétaire d’intervenir sur les délais trop importants pour recevoir le permis.

Deux grands temps militants sont venus clore cette journée bien remplie.
Tout d’abord les vœux aux militants de la fédération de la Vienne à Fontaine le Comte où le premier secrétaire a appelé les militants présents dans la salle à « défendre leurs territoires ». Enfin, Jean-Christophe Cambadélis a assisté à Poitiers à la première réunion de section consacrée à la laïcité, toujours aux côtés de Benoît Tirant mais également d’Alain Claeys et de Mathias Aggoun. Le premier secrétaire a rappelé qu’il fallait profiter de ce débat sur la laïcité pour lutter contre la remise en cause du vivre ensemble : « Si les socialistes ne prennent pas la tête de ce combat en défendant le vivre ensemble, d’autres s’en empareront en feront un combat entre communautés ».

Jean-Christophe Cambadélis a débuté sa journée du vendredi dans le Loiret en allant soutenir les candidats du canton nord d’Orléans, Baptiste Chapuis et Estelle Touzin.
Aux côtés d’Olivier Frézot, premier secrétaire fédéral du Loiret, de Jean-Pierre Sueur, sénateur, de Baptiste Chapuis, de son équipe de campagne, Philippe Rabier et des jeunes socialistes du Loiret, Jean-Christophe Cambadélis est allé à la rencontre des commerçants et habitants de ce quartier populaire d’Orléans afin de mobiliser pour les élections à venir.

Après un déjeuner de presse aux côtés d’Olivier Frézot, de Jean-Pierre Sueur et de Valérie Corre, députée de la 6e circonscription du Loiret, et d’un entretien avec le premier fédéral à la fédération, Jean-Christophe Cambadélis s’est rendu au Frac-Centre (Fond région d’art contemporain) aux côtés des candidats du canton, Philippe Rabier et Sophie Lorenzi, mais également de Yann Chaillou, animateur fédéral du MJS du Loiret et Carole Canette, vice-présidente de la région Centre en charge de la culture.

Le premier secrétaire a pu parcourir ce bâtiment à l’architecture particulière et découvrir l’exposition sur les villes visionnaires en hommage à l’historien et critique Michel Ragon.

La suite de l’après-midi était consacrée à la visite du Centre d’études et de recherches sur les camps d’internement du Loiret (CERCIL) – musée mémorial des enfants du Vel d’Hiv. A la fois musée, mémorial et centre de documentation, le CERCIL a pour objectif d’expliquer le processus qui a rendu possible la Shoah.

Guidés par la passionnante Hélène Mouchard-Zay, fille de Jean Zay et présidente du CERCIL, Jean-Christophe Cambadélis notamment en compagnie d’Olivier Frézot et François Bonneau, Président de la région Centre, a parcouru les couloirs de ce musée – mémorial émouvant qui s’attache à retracer l’histoire des trois camps d’internement du Loiret – Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau – où près de 18 000 juifs ont été internés et déportés pendant la seconde guerre mondiale. Parmi eux figuraient plus de 4 400 enfants dont la plupart ont été arrêtés avec leurs parents lors de la rafle du Vel d’Hiv en juillet 1942.

La journée s’est terminée par une réunion militante à Saint Jean de la Ruelle où le maire Christophe Chaillou sollicite un nouveau mandat de conseiller général.

Olivier Frézot, Jean-Pierre Sueur, Valérie Corre et Jean-Christophe Cambadélis ont pu intervenir et échanger avec les 250 militants présents dans la salle.
Le premier secrétaire a notamment insisté sur les dangers de la division : « Si la gauche se divise, ce seront ses adversaires ou ses ennemis qui s’imposeront ».

Prochaines étapes prévues le 11 et 12 février dans le Bas-Rhin et la Moselle

 

Crédits photos Mathieu Delmestre

 

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29 Jan

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« Il ne faut pas se tromper de combat », interview dans Centre Presse

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Centre Presse

Centre Presse publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Pourquoi avoir choisi d’organiser le prochain congrès à Poitiers ?

D’abord, c’est un hommage aux socialistes de Poitiers et de la région pour le travail de modernisation urbaine et de capacité d’intégration sociale qui a été accompli. C’est aussi un signe à mon ami Alain Claeys qui est une voix respectée dans le Parti socialiste pour ses travaux sur la bioéthique et la fin de vie. Je trouvais que l’alliance des deux, l’intégration urbaine et l’éthique, était ce qu’il nous fallait pour affronter la fin du quinquennat qui, si les militants sont d’accord, sera marquée par une inflexion sur l’égalité.

 

C’est aussi l’une des rares grandes villes socialistes dont le maire soit compatible avec le courant majoritaire. Vous n’aviez peut-être pas trop le choix.

Allez dire ça à tous ceux qui m’ont envoyé des demandes de Metz à Rouen en passant par Montpellier, Nantes ou Lens. Le PS a subi un revers aux municipales mais il reste une formation solidement implantée.

 

A Poitiers, la liste du maire sortant a dû affronter une liste rouge-verte aux dernières municipales. Est-ce le casse-tête qui attend le PS pour toutes les échéances à venir ?

Aujourd’hui, la question n’est pas de départager une gauche réformiste de gouvernement et une gauche radicale et critique. La question, c’est de s’unir contre une droite revancharde et une extrême-droite triomphante. Il ne faut pas se tromper de combat. Il ne faut pas non plus se tromper de temps ; en politique, c’est plus grave qu’en grammaire.

 

C’est pour cela que vous applaudi la victoire de Siriza en Grèce…

J’ai également applaudi la victoire du Parti des travailleurs au Brésil. La question qui était posée était de tourner la page de l’austérité et le peuple grec l’a fait avec fermeté. Maintenant, il faut trouver un prolongement en Europe et pour cela il faudra bien combiner les gauches social-démocrate, écologiste et radicale.

 

La gauche a donc besoin de la gauche radicale pour faire bouger les lignes en Europe.

Nous avons besoin de tout le monde pour cela. Ce que l’on peut constater, c’est qu’élection après élection, la gauche gagne en Europe. Il faut que tous les tenants de la lutte contre l’austérité s’unissent.

 

En interne, les frondeurs sont inaudibles depuis les attentats de début janvier mais la division reste profonde.

Je n’ai pas entendu dans la gauche du parti une envie de nous quitter pour rejoindre Jean-Luc Mélenchon. Il y a un débat au sein du PS, non pas sur le diagnostic mais sur le chemin pour arriver à nos objectifs. Les militants trancheront cet important débat lors du prochain congrès.

 

Laurent Baumel, député d’Indre-et-Loire, vient de recevoir le prix du Trombinoscope du député de l’année. Vous vous en réjouissez ?

Laurent Baumel est un excellent député même s’il est critique de l’orientation. Je crois que ce prix salue non pas l’esprit frondeur mais l’esprit constructeur du parlementaire.

 

Certains congrès sont restés tristement célèbres à cause des guerres d’éléphants. A présent, la ligne de fracture, c’est la ligne politique.

D’abord, le PS est moins divisé qu’on ne le dit. Ensuite, le PS est un parti de débat qui a connu de nombreux affrontements ce qui n’empêche pas la fraternité de combat contre la droite et l’extrême-droite. Le congrès de Poitiers sera plus celui de l’inflexion vers l’égalité, voire du dépassement du Parti socialiste et de la refondation républicaine, que celui de la division sans solution.

 

Pensez-vous vraiment pouvoir réunir l’aile « aubryste » et l’aile « vallsiste » sur un même texte ?

J’espère fonder une majorité sur une motion Cambadélis qui commencera par une contribution du secrétariat national. Cet acte posé, je n’exclurai personne. A chacun de se déterminer. Il ne faut pas faire un congrès de personnes, il faut faire un congrès d’idées, à la hauteur des enjeux historiques pour la France.

 

Vous dites « je ». Vous dites ce sera « une motion Cambadélis ». Votre légitimité personnelle en sortira-t-elle renforcée ?

J’espère que le parti dans son ensemble aura une légitimité renforcée parce qu’il aura su définir une orientation politique praticable et en tant que premier signataire d’un texte de congrès, je le serais aussi.

 

Au début du mois, Nicolas Sarkozy ne vous connaissait pas. Pensez-vous qu’il acceptera de vous prendre au téléphone en juin ?

Nicolas Sarkozy ne prend au téléphone ni les leaders syndicaux ni les responsables de partis politiques parce qu’il s’estime au-dessus de cela. Il n’aime pas les corps intermédiaires.

 

Il est pourtant lui-même président d’un parti…

C’est sa contradiction.

 

Le PS comptait 232.000 adhérents à Reims en 2008, 173.000 à Toulouse en 2012, combien à Poitiers ?

Ils sont 150.000 en 2015 mais il ne faut pas juger en fonction de ceux qui sont encore encartés mais de ceux qui ont payé leur cotisation. Nous sommes à ce jour à plus de 95.000 et nous terminerons autour de 120 ou 130.000 ce qui est à peu près le chiffre des deux congrès que vous avez cités.

 

Il y a quand même une hémorragie.

Il y a un turn-over beaucoup trop grand à mon goût. Le PS doit se dépasser, il doit devenir un parti de masse. C’est pour cela que j’ai fixé l’objectif des 500.000 adhérents de façon à surmonter cette difficulté inhérente au PS d’être un parti d’élus entouré par des élus

 

Propos recueillis par Baptiste Bize