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27 Mai

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Le Parti socialiste condamne les propos du Premier ministre slovaque sur l’islam

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Alors que la Slovaquie va prendre la présidence tournante de l’Union européenne le 1er juillet prochain, le Premier ministre de ce pays, Robert Fico, par ailleurs président du SMER-SD membre du Parti socialiste européen, a estimé dans une déclaration publique que l’islam n’avait pas sa place en Slovaquie.

Suspendu en 2005 du PSE et du groupe social-démocrate au Parlement européen pour s’être allié avec un parti national populiste, le SMER a récidivé malgré des mises en garde multiples.

Si la droite européenne s’accommode d’un Viktor Orban en son sein, la social-démocratie européenne qui a toujours lutté contre le national-populisme refuse toute compromission rhétorique ou politique avec les idées d’exclusion et de division qui sont l’essence de l’extrême droite. C’est aussi l’inverse de ce qu’est l’Europe que nous voulons construire.

Le Parti socialiste dénonce fermement les propos de Robert Fico et s’inquiète d’une telle orientation alors que la Slovaquie va présider l’Union européenne.

Après le vote autrichien où l’extrême droite a représenté près de 50 %, alors qu’en Pologne, en Hongrie ou en Croatie, et au Danemark la xénophobie, le révisionnisme historique et l’europhobie ont le vent en poupe, il nous faut dénoncer ces dangers où qu’ils se trouvent et renforcer une Europe sociale inclusive qui est la seule réponse.

Le Parti socialiste demande au Président du Parti socialiste européen et aux partis membres de la famille social-démocrate européenne de prendre les mesures qui s’imposent face à cette grave dérive.

14 Déc

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Le national-populisme, la facture européenne de Merkozy

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Vous vous inquiétez du retour de l’extrême droite et de son nouveau visage, le national-populisme en Europe ? Vous avez raison.

Jean-Christophe Cambadélis vous propose un ouvrage (vous pouvez le télécharger en vous rendant sur cette page) dans lequel vous trouverez une analyse de la situation politique européenne.

Dans le but d’innover, nous vous proposons un site internet pour enrichir le livre avec des interviews des acteurs politiques et des spécialistes sur cette question. Une carte interactive, enrichie dans les jours à venir, avec des informations sur les différents partis d’extrême droite en Europe.

L’objectif de cette brochure et de ce site est d’être un lieu d’information, un centre de ressources pour mieux comprendre le phénomène et trouver des moyens de lutter face à ce danger: Le national-populisme, le nouveau visage de l’extrême droite.

Bonne lecture à toutes et tous.

05 Avr

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Où va la France ?

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Nous sommes dans un tournant délirant. Le pouvoir conspué, tente de se rétablir en actionnant tous les leviers du populisme. L’islamophobie avec les déclarations à répétition de Claude Guéant, sorte de Jean-Pierre Stirbois à l’intérieur. L’homophobie où Mme Nora Bera s’en prend aux homosexuels suggérant qu’ils seraient inaptes aux dons d’organes. La guerre décidée seul, sans mandat, en Côte d’Ivoire où Laurent Gbagbo devrait se retirer et la France ne pas s’impliquer. Et puis, pèle-mêle les menaces de Mme Lagarde contre des parlementaires, des débats hallucinants et hallucinés sur l’Islam, des appels « à la terre qui ne ment pas », aux accents de tristes souvenirs. Mais où va t-on dans ce concours Lépine plus à l’extrême droite que moi tu meurs ? La France est un bateau ivre et l’UMP « marine » dans les eaux boueuses de l’extrême droite pendant que le pouvoir se fractionne en de multiples conflits: Copé/Fillon/Borloo/Sarkozy/Villepin.

Pendant ce temps là, le coût de la vie devient de plus en plus insupportable. Le chômage continue. Les déficits réduisent les marges de manœuvre de la France. Et pendant ce temps là, Marine Le Pen monte en proposant de « raccompagner » 4 millions d’immigrés aux frontières et de sortir de l’euro, sorte de ligne Maginot contre la mondialisation. Tout cela sous l’oeil consterné de l’opinion publique européenne qui assiste à la Faillite de Nicolas Sarkozy.

22 Jan

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Pourquoi Jean-Luc Mélenchon accélère ?

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Il y a cela trois raisons. La première tient dans le fait qu’il n’a plus le monopole de la posture tribunicienne et protestataire. Marine Le Pen en mêlant ceci à la préférence nationale rend compliqué l’exercice. L’épisode du dessin de Plantu l’illustre parfaitement. Mélenchon ne veut pas s’enfermer dans le populisme c’est du pareil au même.

Ensuite le PCF veut bien du Président du PG mai sans rompre avec sa culture d’union de la gauche. Alors que Mélenchon comme il l’a dit sur RMC veut recomposer la gauche. Il souhaite donc être candidat à ses conditions.

Enfin il ne lui a pas échappé que Besançenot était loin d’être siphonné et le devance dans tous les sondages. L’attitude visant à casser du PS tout en louant Mitterrand et créditant le gouvernement Jospin de plus à gauche de la planète laisse sceptique. Jean-Luc Mélenchon accélère pour ne pas perdre pied dans les sondages, ce qui refroidirait le PCF.

18 Jan

Commentaires fermés sur Agir pour l’égalité réelle implique le refus de toute démagogie

Agir pour l’égalité réelle implique le refus de toute démagogie

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logo LibérationDans le cadre du « Forum Libé » à Grenoble, Jean-Christophe Cambadélis interviendra dans un atelier-débat  » Avec la crise, la gauche peut-elle éviter le populisme ? », avec notamment Pierre Laurent. Libération publie ce jour sa tribune en préparation de ce débat en page Rebonds.

La gauche peut-elle échapper au populisme ? Parce qu’elle a comme le souhaitait Jacques Brel «des rêves à n’en plus finir avec l’envie furieuse d’en réaliser quelques- uns». Et la première des idées populistes ne serait-elle pas l’égalité sociale ? Pour autant le populisme est un concept valise. Peut-on mettre sur le même plan, le péronisme argentin, les décembristes ou Herzen en Russie, Slobodan Milosevic, Hugo Chávez, le Front national français ? La négation de la réalité et la mystique du peuple comme totalité détenant seul la vérité sont des traits communs. Mais le «on doit faire payer les riches» n’est pas équivalent au «rêve» d’une France ethniquement pure. Il ne faut pas tout confondre.

L’hétérophobie, la xénophobie, l’islamophobie ambiante, cette peur de l’autre propre aux sociétés qui se recroquevillent sur elles-mêmes. Le parti pris protestataire à des fins électorales qui est la négation de l’intérêt général nécessaire au «vivre ensemble», ou la démagogie qui est un mensonge de masse promettant ce qu’on ne saurait tenir, utile à ceux pour qui le peuple n’est que du bétail électoral.

Voilà les dangers pour la gauche ! Dans un monde malade de ses promesses non tenues, où les nations semblent ne plus gouverner leur histoire, lorsque les hommes ne maîtrisent plus leur destin, réapparaissent les vieilles peurs, les fantasmes irrationnels. Peur de l’avenir, angoisse de l’inconnu, crainte d’une perte d’identité, nostalgie d’une grandeur évanouie. C’est alors que ces maux peuvent assaillir un peuple en général et la gauche en particulier. Mais si elle y succombe, elle y perd son âme et peut-être même les élections. Si ces trois idées sont présentes, ou parfois diffuses dans les discours, c’est tout simplement que la gauche perd le sens pratique de la transformation progressiste de la société. Il y a dans la seule protestation une démission, un renoncement à un chemin pratique pour transformer vraiment le monde.

La voie est étroite car la gauche française est issue d’une tradition politique qui épousa le siècle industriel pour le nier. Sa culture politique puise ses racines dans la fameuse inscription sur la tombe de Marx tirée de la onzième thèse sur Feuerbach «transformer le monde». Cette culture radicale qui sous-entend souvent lui faire changer de base, peut ouvrir la voie à bien des errements démagogiques.

Il ne s’agit pas pour autant de se résoudre aux injustices du monde. Il faut l’interpréter autrement que ne le souhaite la logique spontanée du capitalisme contemporain. Tenir à distance les dangers de la démagogie, de la protestation ou de la peur de l’autre, sans se subordonner aux exigences des marchés financiers, c’est agir vraiment pour l’égalité réelle.

C’est la «vérité pratique» chère à Dominique Strauss-Kahn et à Martine Aubry qui fait que l’on décide des emplois jeunes ou de la réduction du temps de travail ou encore le refus du démantèlement de la puissance publique – à un moment de croissance forte – alors que le capitalisme libéral exige l’extension du travail, la réduction des protections et la précarisation de la jeunesse au nom d’une compétitivité internationale inatteignable – mais qui pourrait faire accepter à la France les salaires chinois ou indiens, ou l’absence de protection sociale ?

Ce n’est pas faire du pragmatisme, c’est rétablir la politique – promettre que ce que l’on peut tenir, distribuer non des rêves mais réellement ce que l’on a produit comme richesses, réduire vraiment toutes les inégalités en ayant le sens de l’intérêt général. Voilà le maître mot face aux populismes et aux exigences du marché, le socialisme moderne et la république, c’est l’intérêt général. Ni l’adaptation à l’exigence aveugle du marché ni l’illusion d’un volontarisme aveugle sans le marché – mais un réalisme républicain de gauche.