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31 Mar

Commentaires fermés sur Fin de la trêve hivernale « Nul ne doit être contraint de vivre dans la rue ou dans un habitat indigne »

Fin de la trêve hivernale « Nul ne doit être contraint de vivre dans la rue ou dans un habitat indigne »

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« Nul ne doit être contraint de vivre dans la rue ou dans un habitat indigne », François Fillon, premier ministre lors de son discours sur le Chantier national prioritaire de la prise en charge des personnes sans abri ou mal logées de 2008.

Lors de la réforme de l’hébergement en 2008, le gouvernement de Nicolas Sarkozy s’était engagé à créer un service public de l’hébergement et de l’accès au logement opérationnel toute l’année.

Fin mars, fin de la trêve hivernale, fin des températures basses, qu’en est-il aujourd’hui ?

Le bilan reste contrasté : 16000 personnes issues d’un dispositif d’urgence ont été orientées vers un logement. Mais qu’adviendra t-il des autres ? Qu’adviendra t il des 5000 à 7000 personnes qui, à Paris, de maintenant à l’hiver prochain vont être remises à la rue du fait de la fermeture des centres d’hébergement faute de moyens financiers ?

Pour Paris, ce sont quelques 1000 personnes sont remises à la rue à l’issue du plan hivernal. Et la situation des centres d’hébergement ne suffit plus ( 60 % des places franciliennes ) !

Mettre à l’abri les SDF, maraudes, organiser l’aide alimentaire et le suivi social pour aider cette population fragilisée doit être une des priorités tout au long de l’année et pas seulement sur quelques mois.

En janvier 2011, une synthèse de l’ APUR a permis d’approfondir la connaissance de la population de sans-abris à l’échelle du territoire parisien : des données chiffrées notamment liées à leur répartition. Elle est sans appel: la plupart des sans-abris sont des hommes seuls, malgré la présence de femmes parmi eux est en pleine croissance. Autre constat, la géographie. La présence dans les lieux publics est indéniable ( gares, centre de Paris, le long des axes de certains arrondissements parisiens tels que le 19ème notamment…).

Mesdames et Messieurs les ministres, n’attendez pas que l’hiver revienne, il faut trouver des solutions d’urgences et pérennes pour ces familles.

09 Nov

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Villepin, le Chevènement ou le Debré de l’UMP !

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L’ancien ministre a décidé de brûler ses vaisseaux. Anticipant sur le fait que le remaniement ferait un voire deux mécontents. Comprenant que le Centre allait être humilié en cas d’éviction de Jean-Louis Borloo, ou que François Fillon allait être un recours sondagier à droite, si Nicolas Sarkozy s’en séparait, il lui fallait anticiper et se rendre incontournable dans l’opposition de droite. Petit à petit il tente d’être à Nicolas Sarkozy ce que Jean-Pierre Chevènement fut à Lionel Jospin participant de son échec. Mais il peut tout aussi bien être un Debré qui fut sur le même registre et se marginalisa comme Marie-France Garraud dans son bras de fer avec Jacques Chirac. En tout état de cause la crise à droite ne fait que commencer. Elle va s’accentuer avec le remaniement.

26 Oct

Commentaires fermés sur Borloo s’impose à Sarko !

Borloo s’impose à Sarko !

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Sur fond de grèves, de manifestations, de contestations de toutes sortes, Nicolas Sarkozy et François Fillon dévissent dans les sondages et la majorité est en crise.

Nicolas Sarkozy est tellement faible que le numéro 2 du gouvernement mène campagne pour s’imposer à lui. Tant et si bien que sa nomination a valeur de test. S’il réussit à se faire nommer, Nicolas Sarkozy se sera fait forcer la main. Pour l’hyper président voilà qui n’est pas banal.

Si Borloo échoue, la vexation centriste sera totale. Le problème n’est plus de savoir si Jean-Louis Borloo est un « plus » ou un « moins » pour Nicolas Sarkozy. Il s’agit de la capacité de décision du Président : est-il vraiment en mesure de choisir son premier ministre?

Jean-Louis Borloo est au pouvoir depuis huit ans. Il n’est pas mieux que François Fillon dans les sondages. Et Nicolas Sarkozy va le plomber d’entrée après la quinzaine people. Non, le fait nouveau est qu’il s’impose à Nicolas Sarkozy comme François Fillon impose son autonomie ou Jean-François Copé s’impose à l’UMP. Quant à choisir un autre premier ministre, ce serait évincer Borloo et donc déclencher une crise… Le roi est nu !