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29 Mar

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Déclaration de Manuel Valls : réaction du Premier secrétaire

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Je suis triste de ne pas avoir réussi à convaincre Manuel Valls de ne pas soutenir Emmanuel Macron.

Je combats cette position. Notre candidat, après la primaire et la convention unanime des socialistes, est Benoît Hamon. Il doit représenter tous les socialistes, les radicaux et tous les écologistes.

Emmanuel Macron ne désire aucun ralliement. Avec une certaine fébrilité, il a précipité une conférence de presse définissant sa majorité présidentielle comme s’il était déjà élu président. Emmanuel Macron fait le tri dans ses futurs soutiens, ce qui est tout de même baroque à un mois de l’élection présidentielle et surtout dangereux dans la perspective éventuelle d’un deuxième tour face à Marine Le Pen.

Le Parti socialiste rappelle qu’il sera, comme toujours, au rendez-vous du combat contre le Front national.

Devant la fragmentation française, source d’une crise sans précédent de la Vème République, nous restons socialistes.

J’appelle tous les socialistes au calme, au respect de leurs principes et de leur cohérence pour une gauche qui gouverne et qui transforme.

21 Mar

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L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique d’Elizabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


« Le Grand Débat » : Jean-Christophe Cambadélis… par rtl-fr

Affaire Bruno Le Roux

« Je n’étais pas au courant. J’ai dit lors de l’affaire Pénélope que le problème n’était pas d’embaucher des proches mais de savoir s’ils travaillaient. Toute peine mérite salaire. S’il y a du travail, le député le rémunère, s’il n’y a pas de travail, c’est un emploi fictif.

Bruno Le Roux fait très bien son travail. Ne faisons pas démissionner des gens sur l’air du soupçon. Le sujet c’est « Est-ce que les assistants des parlementaires effectuent le travail pour lequel ils ont été embauchés? »

Le Grand Débat

« J’ai été frappé par la faiblesse de Marine Le Pen, une impréparation totale, une non maîtrise des sujets.

Benoît Hamon a été solide. C’est le seul qui a éclairé l’avenir. Qui a parlé de la France de demain et du quotidien des Français ». #RTLMatin

Jean-Luc Mélenchon a été comme d’habitude un bateleur mais a t-il été convaincant? Je ne le pense pas

Emmanuel Macron a surjoué une position centrale. S’il était Président il serait d’accord avec tout le monde et réciproquement.

Faire la synthèse entre M. Hue et M. Madelin ne va pas être simple pour M. Macron. (…) Le macronisme : les ralliements sont de gauche, les électeurs sont de droite. »

Bureau national extraordinaire du Parti socialiste

« Bernard Cazeneuve a stigmatisé tous ceux qui manquaient à leur parole.

Bernard Cazeneuve n’a pas cité Emmanuel Macron dans son propos et a demandé à la majorité de rester groupé. »

16 Mar

Commentaires fermés sur « L’élection présidentielle ce n’est pas un pronostic mais un choix ». Interview au Point

« L’élection présidentielle ce n’est pas un pronostic mais un choix ». Interview au Point

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Le site du Point publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Le Point : Manuel Valls ne soutient pas Benoît Hamon. Il ne respecte pas l’engagement de la primaire. Vous qui êtes le garant de la charte, qu’en pensez-vous ?

Jean-Christophe Cambadélis : Il faut toujours respecter les instances, les votes démocratiques. C’est une constante de l’engagement politique. Mais, force est de constater que ce quinquennat n’a pas été avare de remises en cause tous azimut de nos décisions collectives. Je ne donne pas aux déclarations de Manuel Valls, à huis clos, un autre sens que la légitimation de son non-parrainage et le refus de rejoindre Emmanuel Macron. Allons au-delà de l’écume des choses.

De plus en plus de responsables socialistes, issus des réformateurs, comme Pierre Moscovici, vont appeler à voter Macron sans forcément le rejoindre. N’est-ce pas une anticipation de ce que sera la position du Parti socialiste in fine ?

Non, le Parti socialiste a décidé en convention nationale à l’unanimité de soutenir le vainqueur de la primaire. Le Premier secrétaire s’y tient. C’est de bonne politique car une présidentielle n’est pas un pronostic mais un choix. Une présidentielle dit toujours beaucoup de chose sur le moment politique…

Plutôt le chaos en ce moment…

Nous sommes dans une phase de décomposition de la Vème République. Les affaires en sont le symptôme. Le fait que deux candidats qui professent le « ni droite ni gauche », sans être équivalent dans leur nature, soient en tête en est le second élément. Le Front national s’installant dans la vie politique française à un haut niveau a fait exploser le bipartisme, c’est le troisième élément. Le scrutin majoritaire à deux tours n’est plus capable de contenir les offres politiques.

Un moment de décomposition ou de révolution politique ?

De décomposition politique car la révolution n’est pas encore là. Manifestement, le prochain président de la République va être élu par défaut puisqu’il sera élu, au second tour, dans le « tout sauf le Front national ». Un barrage ne fait pas un programme. Donc, il sera faible alors que nos institutions sont faites pour qu’il soit fort et  ordonne la vie politique. A cette étape, nul ne sait s’il aura une majorité parlementaire. Nous entrons dans une forme de IVème République dans la Vème. Le fait que le Front national ordonne toutes les réflexions politiques, en positif comme en négatif, n’est pas sain pour notre pays. La situation est enfin aggravée par la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne pas soutenir le candidat socialiste qui lui était proche sur tous les thèmes. C’est une rupture stratégique de l’union de la gauche. Et, dans le même temps, les affaires et la radicalité de François Fillon ont provoqué l’émergence d’un nouveau centre qui s’est émancipé de la droite classique et de la gauche. Si bien que la concomitance de ces trois phénomènes – crise de nos institutions, montée du FN et changement stratégique – ouvre une nouvelle histoire de la politique française.

Barré sur sa gauche par Mélenchon, Benoît Hamon aurait-il dû faire plus de concessions aux socialistes réformistes de manière à rattraper Macron ?

On aurait pu toujours souhaiter que son mouvement soit plus rapide. Mais ce qui n’était pas prévu, c’est que Jean-Luc Mélenchon ferme la porte à gauche et que François Fillon, à son corps défendant, ouvre  la sienne en libérant le centre. Depuis, on assiste à un phénomène paradoxal autour d’Emmanuel Macron : ses ralliements viennent de la gauche alors que ses électeurs viennent de la droite.

Si on vous suit bien, nous allons droit vers une chambre ingouvernable… Comment le PS peut-il espérer tirer son épingle du jeu ?

Le changement de calendrier électoral avec des législatives qui suivent la présidentielle va, cette fois-ci, pleinement jouer son effet. En dehors du cas où Marine Le Pen serait élue Présidente, nous avons trois cas de figure possibles. Si François Fillon est élu, nul ne peut exclure une cohabitation avec la gauche. Si c’est Emmnauel Macron, nul ne peut exclure qu’il n’ait pas de majorité absolue et qu’il soit contraint de ne plus être dans le « ni droite ni gauche » mais d’être dans le « et droite et gauche », soit de manière permanente avec un accord de gouvernement ou au cas par cas sur l’ensemble de ses projets. Ce qui naturellement fragilisera l’exécutif. Enfin, si c’était Benoît Hamon, il y aurait fort à parier qu’il serait contraint d’organiser une majorité parlementaire allant de Macron à Mélenchon.

Et donc d’adapter son projet… 

Disons qu’il serait dépendant de cette majorité.

Mais il n’y a pas de points communs entre Macron, Hamon et Mélenchon… C’est ingouvernable ! Autant dissoudre…

Parce que vous pensez qu’il y a des points communs entre Alain Madelin et Robert Hue? Entre Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet ? Il va falloir apprendre les compromis et les coalitions.

Que restera-t-il du PS après la présidentielle ?

Outre le fait que nous devons soutenir le candidat désigné par la primaire, il y a un intérêt politique à rester groupés. Le PS doit serrer les rangs pour que son candidat soit le plus haut possible soit pour être au second tour soit pour que le Parti socialiste soit en capacité de peser dans les législatives où nécessairement il refera son unité. Car j’imagine mal de nombreux responsables socialistes se départir du dossard PS. D’autant que le Parti socialiste sera LE facteur d’ordre, de stabilité et de protection dans l’instabilité générale, si les socialistes sont capables de s’unir, et de saisir l’histoire. Que nous gagnons ou perdons la présidentielle, le groupe parlementaire PS jouera un rôle déterminant, soit pour faire respecter le programme présidentiel, soit pour protéger de l’absence de programme présidentiel.

Là, nous parlons du PS à la mode Hollande qui n’est pas la ligne du candidat Hamon lequel était un frondeur…

Le PS est resté dans ses clous qui sont ceux du Congrès de Poitiers, c’est à dire une majorité qui allait de Manuel Valls à Martine Aubry en passant par Gérard Collomb (aujourd’hui chez Macron, NDLR). Les cahiers de la présidentielle que nous avons élaborés pour celle-ci sont son ancrage. Mais la présidentielle n’est plus depuis l’introduction de la primaire, la projection mécanique du Parti socialiste ou des partis de gouvernement.

En 1995, Lionel Jospin, vainqueur d’une primaire interne, n’était pas sur la ligne d’Henri Emmanuelli, premier secrétaire. Henri Emmanuelli avec élégance et sens de la famille socialiste a soutenu Lionel Jospin tout en laissant au candidat d’avoir son autonomie durant la présidentielle. En 2007, François Hollande, Premier secrétaire, a fait de même avec Ségolène Royal. En 2012, Martine Aubry, Première secrétaire, avec tact, n’a pas entravé le candidat François Hollande.

Est-ce qu’il faut renoncer à la primaire ouverte qui, au fond, a jeté les Républicains et les socialistes dans le mur ?

Je ne pense pas. Sur ce sujet, on passe rapidement de l’adoration à la détestation. Pourquoi y-a-t-il des primaires ? Parce qu’il n’y a plus de leader incontestable. Pourquoi une primaire à droite ? Parce que Nicolas Sarkozy n’allait pas de soi. Pourquoi en fallait-il une à gauche ? Parce que François Hollande ne s’imposait pas, d’autant moins que son ministre de l’Economie et ancien conseiller se préparait à le quitter. Le temps du général de Gaulle voire de François Mitterrand dominant est révolu. Ce n’est pas prendre en compte la réalité. Hier, on pouvait s’appeler Michel Rocard et s’effacer derrière François Mitterrand. Ou être Chaban-Delmas et s’effacer devant le Général. Aujourd’hui, personne ne veut s’effacer et donc la seule légitimité si on veut rassembler un tant soit peu un camp, c’est toujours la primaire. Soit elle sera organisée, soit elle sera sauvage au 1er tour de la présidentielle comme entre Chirac et Balladur en 1995. De toute façon, nous sommes dans le temps des offres multiples, du multipartisme, des réseaux sociaux et non plus dans celui de la colline inspirée regardant la France au fond des yeux avec l’ORTF. En fait les primaires ne sont pas en soi un bien ou un mal, elles dépendent du contexte.

Si la Vème République est au bout du rouleau, proposez-vous la VIème République et sous quelle forme ?

A mon avis, cette question n’est jamais prise dans le bon sens. La Vème République, c’est évidemment la prééminence de l’exécutif sur le législatif avec un Président incarnant la Nation, sorte de recours ultime. Mais c’est surtout le scrutin uninominal à deux tours qui permet au Président d’avoir une majorité captive à l’Assemblée nationale.

Encore une fois, nous n’avons plus les hommes politiques nous permettant d’incarner ce schéma. Il y a eu les primaires, il y a eu les frondes et il y a aujourd’hui un Président qui sera élu par défaut et une majorité difficilement trouvable. Donc, la proportionnelle s’impose pour retrouver une légitimité et une stabilité. Et le jour où vous avez la proportionnelle avec une prime majoritaire, le Parlement retrouve tout son pouvoir, il rééquilibre le président de la République. Ça peut toujours s’appeler la Vème République mais nous sommes dans une autre forme institutionnelle.
Propos recueillis par Emmanuel Berretta

 

14 Mar

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Mise en examen du candidat du parti Les Républicains

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La mise en examen pour détournement de fonds publics du principal candidat de la droite à moins de 40 jours de l’élection présidentielle est sans précédent.
Elle met la droite dans la plus grande difficulté alors que son électorat pensait que sa victoire était assurée. Au-delà des questions judiciaires qu’il ne me revient pas de traiter, le coût politique pour notre démocratie est majeur.
Personne ne mesure aujourd’hui les conséquences d’un tel état de choses pour la suite de la présidentielle et pour le second tour de l’élection dans le cas où Marine Le Pen serait qualifiée.
Monsieur Fillon, par son acharnement à être candidat dans des conditions dont il n’ignorait rien, porte une grande responsabilité devant l’histoire de notre pays.

22 Jan

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« On sonne le glas du PS trop tôt », mon interview au Parisien

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Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

On a dit que la primaire de la Belle Alliance avait été calibrée sur mesure pour François Hollande. Ne regrettez-vous pas, maintenant qu’il a renoncé, de l’avoir organisée ?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADELIS : « Je regrette que Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, le Parti communiste et les écologistes aient refusé d’y participer. On a donc fait une primaire de la Belle Alliance Populaire (BAP).

Après le renoncement de François Hollande, n’aurait-il pas été préférable de retarder son calendrier?

Non. Cette primaire a été bâtie pour l’unité, pas pour François Hollande. En août dernier, Arnaud Montebourg s’interrogeait s’il passerait par la primaire. La gauche du PS faisait elle valoir que s’il n’y avait pas un tel scrutin, elle réunirait cinq cents parrainages pour présenter son candidat. Emmanuel Macron venait de prendre son envol. Jean-Luc Mélenchon était déjà parti. Des écologistes faisaient de même. En l’absence de primaire, les socialistes se seraient trouvés privés de tout levier pour rassembler et battre la droite ou l’extrême droite Finalement, ce scrutin arrive au bon moment, alors que le pays hésite. Et ceux qui sont partis tôt s’essoufflent.

Que pensez-vous du fait que François Hollande ait décidé de ne pas prendre parti dès le premier tour ?

A partir du moment où il n’est pas candidat, il est normal que le président ne se mêle pas des jeux subalternes des partis politiques.

Le fera-t-il à l’issue du second tour ?

C’est à lui de choisir son moment. Mais je serai très étonné, compte-tenu des dangers qu’il a pointés lors de ses vœux, que le président n’intervienne pas dans les débats qui vont concerner la France.

Dimanche dernier, le chef de l’Etat était au théâtre au moment où les candidats débattaient. Cela vous-a-t-il choqué ?

Le président a le droit d’aller au théâtre ! Je ne suis pas persuadé qu’il ait besoin des débats pour se faire une opinion sur des candidats qui, pour la plupart d’entre-eux, étaient ses ministres ou son Premier ministre.

A partir de quel niveau de participation cette primaire sera-t-elle réussie ?

J’estime qu’entre 1,5 et 2 millions nous aurons atteint notre objectif.

Dans les rangs même de votre parti certains doutent que des gens qui n’ont pas réussi à travailler ensemble au gouvernement puissent se ranger derrière le vainqueur…

Les enjeux de cette présidentielle vont transcender les clivages de personnalités. Pendant que la classe médiatique n’a d’yeux que pour Emmanuel Macron, le malheur arrive par Marine Le Pen. Car ce qu’on ne veut pas voir, c’est qu’elle a repris sa marche. On ne veut voir qu’un Macron meilleur troisième. Alors qu’elle est en tête, forte du précédent Trump, du Brexit et du soutien à peine voilé de Poutine.  J’ai de grandes inquiétudes quant à la suite. Si elle n’est pas éliminée au premier tour, je crains tout au second.

Des partisans de certaines écuries disent déjà qu’ils ne s’imaginent pas faire campagne pour le représentant d’une ligne très à gauche. Comment allez vous les gérer ?

J’ai entendu ce type de réaction à chaque primaire, depuis celle entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli en 1995. Il est évident que le gagnant devra faire des gestes pour rassembler et ne pas s’inspirer de ce qu’à fait Fillon qui a littéralement éliminé et les juppéistes et les sarkozystes.

Une dynamique semble pourtant porter Emmanuel Macron…

Il est coincé. Il ne veut pas des socialistes pour conserver des soutiens à droite. Or il ne peut pas accéder au second tour sans la gauche, et sans les socialistes. Pour lui, comme hier François Bayrou, il est plus difficile de passer à 25% que de 15% à 18%. Le candidat désigné par la primaire va lui engager sa dynamique, il rassemblera. Je note chez Emmanuel Macron une certaine fébrilité face à la primaire. Sa volonté de fermer la porte à tout accord avec le PS me semble être une grosse faute. Il divise les progressistes qu’il dit vouloir rassembler. Enfin, il a compris que sa déclaration de vouloir désigner lui-même les 577 candidats faisait un peu Berlusconi.  On voit bien que pour lui au delà du sucre des sondages les difficultés commencent.

Vous en avez parlé avec lui ?

Il y a très longtemps. Je lui ai toujours dit qu’il pouvait être un élément complémentaire voire décisif pour faire gagner la gauche, mais qu’il ne pouvait pas se substituer à elle. On ne se substitue pas à la gauche avec les voix de la droite.

Les socialistes qui vont le rallier seront-ils sanctionnés ?

Ceux qui veulent faire battre le PS ne peuvent se réclamer de lui. On ne peut pas être dans l’équipe du PSG et jouer pour Monaco !

Seront-ils exclus ?

Ils ne pourront plus représenter le parti dans les élections à venir s’ils donnent leur signature ou s’ils font campagne pour une autre formation.

Mais si le soutien de personnalités du parti se confirmait, comme Ségolène Royal par exemple, que ferez-vous ?

Il n’y aura pas de sanctions pour les petits et pas pour les grands ! Cela s’appliquera à tout le monde.

Vous retireriez la carte du parti de Ségolène Royal par exemple?

Je n’y crois pas. Elle votera à la primaire pourtant redoutée par Emmanuel Macron.

Est-ce que le PS et Macron sont irréconciliables ?

Si Macron est de gauche, non. S’il est de droite, assurément !

Vous avez des craintes pour l’avenir du PS ?

Le PS existera après la présidentielle. Ce n’est pas un score électoral qui fait l’avenir définitif d’un parti. Sinon nous aurions disparu en 2002. Cela peut l’handicaper. Cela peut même lui permettre de se renouveler. Et comme je crois qu’il y a une possibilité d’emporter cette présidentielle ou de bien y figurer, je ne suis pas inquiet.

Mais les adhésions sont en berne…

Dans la campagne, les adhésions au projet de la BAP seront massives. Faire adhérer comme le fait Macron, c’est-à-dire un clic égal à une adhésion, c’est à notre portée ! Je trouve qu’on sonne le glas du PS trop tôt. Un parti ne disparaît pas comme cela. Il peut se disloquer. Mais s’il reste uni, il a toujours des chances de se ressourcer.

Comment ?

Je suis pour la métamorphose du PS. Il faut qu’il soit plus inclusif : impliquer beaucoup plus les adhérents, les électeurs d’un jour. Et puis à l’époque du tripartisme, le problème n’est pas de rassembler la gauche au second tour, mais d’y être. Il faut créer les conditions d’une fédération des gauches pour le faire.

D’après vous, François Hollande a-t-il été plus gêné par Macron que par Valls ?

Nous n’en avons pas parlé ensemble. Si je juge politiquement, celui qui lui a compliqué le plus la tâche est celui qui a cherché son impeachment, c’est-à-dire Emmanuel Macron. Cette échappée, dont je ne sais pas si elle sera belle, a dû le contrarier. Mais  il a dû être très peiné de voir Arnaud Montebourg quitter le gouvernement avec Benoît Hamon, Christiane Taubira plus tard. Sans parler des députés qui l’ont attaqué avec une rare violence. Chacun a peut-être mis sa pierre dans son jardin des supplices.

Propos recueillis par Ava Djamshidi et Philippe Martinat

 

 

31 Déc

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Voeux 2017 de Jean-Christophe Cambadélis

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Cette année 2017 sera une année historique, une année importante pour notre bien commun c’est-à-dire la République sociale et bien commun c’est-à-dire la République tout court. Bonne année à vous !

 


« 2017 doit être pour la gauche, l’année de son… par PartiSocialiste

28 Nov

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L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2

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les 4 verites 28112016

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité ce lundi 28 novembre de Caroline Roux dans l’émission « Les 4 Vérités » sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 

Primaire de la droite

François Fillon est le candidat de la droite des gens aisés. Son projet est ultra-libéral.
Tout le monde va comprendre ce qu’est vraiment cette Droite. On a le ‘qui’, maintenant on va voir le ‘quoi’.
Le libéralisme ne passera pas en France

Je crois que la primaire de droite rebat les cartes: la droite très à droite bloque l’extrême droite. Mais rend nécessaire la présence de la Gauche. (…) Je ne rassure pas mais je combats. Il ne faut absolument pas laisser passer le projet de la droite.

Question de Caroline Roux: « Vous voulez faire naître l’antifillonisme, après l’antisarkozysme? »: « Oui ».

Primaire de la Belle alliance populaire

Je suis pour la primaire de toute la gauche, mais pas nécessairement de tout l’exécutif.
Il faut que l’ensemble des forces de gauche arrête de se diviser. Ça suffit la rage de fragmentation !

Il n’est pas anormal que les socialistes, le président de la République comme le Premier ministre, s’interrogent sur la meilleure équation pour pouvoir gagner la présidentielle. Mais ça ne peut pas être au prix d’une crise dans l’exécutif. Discussion oui, crise non.

Je vous fais le pari que nous finirons avec un seul candidat de la gauche.

Manuel Valls dans son interview au JDD a indiqué 2 choses: la première le respect de l’Etat. La seconde: que la gauche de gouvernement soit en capacité de concourir à la présidentielle.

Il n’y aura pas de crise de l’exécutif. Je rappelle que nous sommes en état de guerre

Candidature de François Hollande ? C’est au Président de se prononcer. Et c’est à partir du moment où il se sera prononcé que l’on pourra s’organiser, soit avec lui, soit avec un ou une autre candidate.

Je n’ai pas vu dans la majorité du Parti socialiste, ni entre le Président et le Premier Ministre de désaccord politique.

Mon choix à moi c’est l’unité. Il faut d’abord rassembler l’ensemble de la majorité puis la gauche écologiste et sociale puis toute la gauche.

Le seul moyen pour la gauche de s’en sortir c’est la primaire. C’est un appel à l’électorat de gauche: « Vous seuls pouvez qualifier la gauche au 2e tour de la Présidentielle »

J’avais rêvé que la primaire soit plus unitaire que cela. Je constate une rage de la fragmentation. Il faut donc une primaire massive pour surmonter cet état !

16 Nov

Commentaires fermés sur L’invité d’Anne-Sophie Lapix dans « C à Vous » sur France 5

L’invité d’Anne-Sophie Lapix dans « C à Vous » sur France 5

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cavous-15112016

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Anne-Sophie Lapix dans « C à Vous » sur France 5.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


Gauche, La guerre est déclarée ? C à vous – 15… par C-a-vous

Candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle ?

Cela fait plusieurs fois qu’Emmanuel Macron tente d’annoncer sa candidature.

Annoncer cela depuis un centre d’apprentissage je trouve cela un peu… étonnant. S’il l’annonce vraiment demain, je lui propose de changer de lieu.

Cette candidature d’Emmanuel Macron c’est très embêtant. Parce que la gauche est dans un rapport aujourd’hui de 60-40 si vous mettez l’extrême droite et la droite vis-à-vis de la gauche. Si on morcelle, si un jour il y a un candidat qui est Macron, un candidat désigné par la primaire de la BAP,  un candidat qui est Mélenchon, un candidat du parti communiste, un candidat des écologistes, je vous donne le résultat: aucun de ceux que je viens de nommer ne seront au deuxième tour de la présidentielle.

On peut s’en laver les mains, moi je pense que c’est très dangereux, parce que la droite dérive à droite, parce que l’extrême droite peut toujours y arriver. Maintenant on a l’exemple de Donald Trump.

Le jour où il y aura un candidat socialiste après la primaire  il faudra choisir. Il pouvait participer à la primaire. Je suis obligé de constater qu’Emmanuel Macron n’a pas envie de participer à la primaire

Primaire de la Belle Alliance Populaire

Nos statuts disent que nous nous rassemblerons derrière le candidat issu de la primaire.

La primaire permettra de faire le rassemblement de la gauche.

Élection présidentielle de 2017

Candidature de François Hollande ? « C’est au Président de dire ce qu’il veut faire. Il y réfléchit. »

Manuel Valls qui pense à la Présidentielle ? « Cela ne m’a pas échappé »

Quand vous avez le tripartisme, aucun des candidats ne peut faire 50%.

Élection américaine

L’élection de Trump est due à la crise du monde occidental, de l’efficacité des politiques publiques et de la panne récit progressiste.

Parti socialiste

Au congrès de Poitiers j’ai préconisé le dépassement du Parti socialiste.

Primaire de la droite

A ceux de gauche qui voudraient voter à la primaire de la droite je dis: regardez le programme de la droite!

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se rassemblent sur le fond. Ils divergent sur la forme.

31 Oct

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« Se battre contre le projet de la droite », interview à Le Quotidien de la Réunion

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Le Quotidien de La Réunion publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:


Venir à la Réunion, le jour de la fête des défunts… Ne craignez vous pas de conforter l’idée que le PS est mort ?

On peut avoir toutes les interprétations. Ça peut aussi être le moment de la résurrection. Ce voyage devait être fait. J’étais déjà venu avec Martine Aubry quand elle était première secrétaire et je viens aujourd’hui dans une situation qui a beaucoup changé depuis. Nous sommes au pouvoir et nous avons fait évoluer beaucoup de choses pour l’égalité réelle outre-mer.

Vous faîtes actuellement la tournée des fédérations. Quel message allez vous faire passer aux dirigeants et militants socialistes réunionnais ?

Il faut se battre, il faut cesser de spéculer sur les chances de tel ou untel, mais se battre contre un projet réel : celui de la droite et de l’extrême droite qui veulent remettre en cause ce que nous avons fait et revenir à ce qu’ils faisaient hier.

La fédération réunionnaise s’est montrée très loyale pendant ce quinquennat, s’illustrant par une absence de frondeurs et même de reproches. C’est la fédé idéal pour un premier secrétaire national ?

Toutes les fédérations sont idéales parce que les socialistes adorent à la fois discuter, polémiquer, donner leur avis, mais en même temps, ils sont très légitimistes. La fédération a été au rendez-vous parce que nous l’avons été nous-mêmes en travaillant dans ce domaine avec d’abord Victorin Lurel, puis George Pau-Langevin et aujourd’hui avec Ericka Bareigts que vous connaissez bien.

François Hollande a réalisé un score record à la Réunion en 2012 (72%). Dans ce département, le plus peuplé d’outre-mer, que répondez-vous à tous les déçus du quinquennat ?
Je crois qu’à la Réunion moins qu’ailleurs il y a des raisons d’être déçu. Nous avons lancé ce plan d’égalité réelle outre-mer, nous avons des plans de convergence Etat-Région comme jamais, nous avons mis en place des dispositions nationales d’évaluation des politiques de l’Etat outre-mer, nous avons aussi le fait que les chambres régionales des comptes examineront ces stratégies de convergence. Bref, il y a un plan pour l’égalité tant sur le plan social que sur le plan économique et le rattrapage que nous avions promis est en cours.

Le projet de loi égalité réelle, n’aurait-il pas du être lancé en début de quinquennat pour ne pas donner l’impression qu’on s’intéresse à l’outre-mer juste avant l’échéance électorale ?

Sûrement, il aurait fallu faire au plus vite. Mais il fallait quand même qu’il y ait un certain nombre de concertations, de discussions. Si on l’avait fait tout de suite, on nous aurait dit que nous ne prenions pas en compte les demandes réelles de l’outre-mer. Tout le monde comprendra que ce qui compte, ce n’est pas le moment où ça intervient, mais que ça intervienne.

Des indicateurs s’améliorent mais la situation sociale et économique reste désastreuse. En quoi ce quinquennat a-t-il changé les choses en profondeur, comme promis en 2012 ?

Nous avons commencé ce travail qui est un travail de longue haleine. Il ne fallait pas sacrifier le court-terme, c’est-à-dire le filet social qui a évidemment progressé, du long terme, c’est-à-dire faire en sorte qu’il y ait un décollage sur le plan économique. Je crois que nous avons engagé une politique qui, dans ce domaine, va dans le bon sens.

Pour la première fois, s’il est bien candidat à un second mandat, un président de la République sortant devra se soumettre à une primaire en janvier. Cette primaire de la Belle alliance populaire n’est-elle pas à hauts risques pour François Hollande ?

Gouverner est toujours à hauts risques. Parce que vous prenez des décisions, que celles-ci ne font pas toujours l’unanimité. Je trouve plutôt sain qu’à la fin d’un parcours, le président ait la possibilité sous la forme d’une primaire de faire un compte-rendu de mandat et de laisser aux citoyens de gauche le droit de choisir s’il peut être à nouveau ou pas le futur candidat de la gauche à la présidentielle.

Considérez-vous effectivement, comme vous l’avez déclaré, Manuel Valls comme le meilleur candidat de la gauche à la présidentielle si François Hollande décidait de ne pas se représenter ?

C’est en tout cas le premier, enfin celui qui a le grade le plus élevé. Mais je ne doute pas qu’il y aura d’autres candidats, j’entends évoquer : Ségolène Royal, Christiane Taubira, voire d’autres. C’est une situation qui découlerait de la non-présence du Président. Il faut être capable de la maîtriser et je crois que les primaires permettront de le faire.

Allez-vous rencontrer Patrick Lebreton, qui est en marge de la fédération, a quitté le groupe PS à l’Assemblée, a durement critiqué la loi Travail et qui se rapproche d’Arnaud Montebourg, dans la perspective de la primaire ?
Nous nous étions rencontrés la dernière fois que je suis venu à La Réunion. J’ai été le voir dans sa mairie et nous avions sympathisé. Moi je l’aime bien, c’est une forte personnalité, tout le monde le sait. Ne pas soutenir le président de la République mais un autre candidat à la primaire, c’est une manière de ne pas se détacher des socialistes.

Propos recueillis par Stéphane Fontaine

24 Oct

Commentaires fermés sur L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 24 octobre aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs sur France Inter.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis : « Citez-moi un… par franceinter


Jean-Christophe Cambadélis : « J’entends toutes… par franceinter

 

Élection présidentielle de 2017
Candidature Hollande ? Je crois que le président de la République réfléchit à cette question, pour l’instant il n’est pas candidat et je crois qu’il faut s’en tenir là. Moi, j’appelle les socialistes au calme. Dans le moment présent nous n’avons pas de candidat à gauche, Parti socialiste compris, qui soit au second tour. Donc il faut prendre en compte cette situation. Pourtant,  le programme de la droite ne passe pas, il est rejeté par une majorité de Français ; et personne ne veut que Marine Le Pen soit présidente. Donc il y a une contradiction dans la situation qu’il faut gérer avec un peu de temps, puisque nous avons des primaires pour le faire.

Quand on sera dans la présidentielle, les Français se détermineront par rapport au programme.

Il y a un risque que nous soyons très bas à la présidentielle de 2017 si nous ne nous rassemblons pas.(…) On peut avoir en 2017 une Assemblée nationale toute particulière, avec un groupe frontiste et sans communistes ni Verts.
Il y a beaucoup de personnalités, pas énormément, mais il y a quatre ou cinq personnalités qui peuvent se présenter à la place de François Hollande. La principale vous le savez bien, c’est Manuel Valls mais on n’en est pas là. Pour l’instant on ne sait pas si le président de la République se représentera
Manuel Valls est Premier ministre et c’est l’un de nos présidentiables. C’est celui sûrement qui a aujourd’hui le plus de possibilités. Mais il y a d’autres candidats possibles. (…) Manuel Valls est controversé, mais comme tout socialiste dans la période actuelle.
Je suis pour respecter le temps que nous nous sommes donné. La balle est dans le camp du président. La décision lui appartient. Tout le monde sait, au fond, que c’est le président de la République qui décidera s’il se présente ou s’il ne se présente pas.

Nous avons un moyen de nous rassembler: à travers la Belle Alliance populaire et les primaires. (…) Les primaires permettront de trancher et de rassembler.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »
Il y a avait des préventions avant. Ce livre les a cristallisé. Ce livre est un catalyseur des interrogations que se posent les français

Manifestation des policiers
J’ai dit qu’il y avait la patte du Front national dans la récupération du malaise policier .

Situation en Espagne
La question qui se pose en Espagne c’est quelle stratégie pour les sociaux démocrates ? En Espagne, il faut affirmer la social démocratie et non pas se subordonner au libéralisme ou à l’extrême gauche.

Démantèlement du camp de Calais
La question des réfugiés et des migrations va nous occuper de nombreuses années.

Le démantèlement de la « jungle « de Calais est une décision humanitaire et salutaire.

Au Parti socialiste nous réclamons depuis plusieurs mois une conférence internationale sur les réfugiés et les migrants.

Primaires citoyennes
Je ne sanctionne pas a priori. Donc si Gérard Collomb soutenait un autre candidat que celui issu de la primaire , il faudrait se séparer.

Si Emmanuel Macron veut se situer dans le cadre de la Gauche, il peut se présenter aux primaires. (…) Un rassemblement de Hamon à Macron, ce serait intéressant dans la perspective l’élection présidentielle.

Parti socialiste
Le gouvernement a posé des conditions sur le CETA et le Bureau national du Parti socialiste continue d’être interrogatif sur le compromis qui est passé.

Nous travaillons d’arrache-pied: cahiers de la présidentielle, universités de l’engagement… Ce travail paiera le moment venu.

Changer le nom du PS ? « Aujourd’hui le Parti socialiste est une marque et il faut la garder ».

Aux électeurs de gauche tentés de voter à la primaire des Républicains je dis « Regardez le programme au lieu de regarder les têtes ! »