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15 Oct

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« Condamnés à nous rassembler ou à disparaître », interview à La Provence

par

ITW La Provence 15102016

La Provence publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

L’université de l’engagement qui aura lieu dimanche à Marseille est-elle faite pour le PS ou au-delà?
Nous l’avons faite avec Martine Aubry à Lille, avec des frondeurs et des proches d’Emmanuel Macron en Bretagne, avec Gérard Collomb à Lyon. On cherche à rassembler tout le monde. A Marseille, ce sera le cas.

Les députés marseillais avaient boudé Manuel Valls lors de sa venue en septembre…
Je ne pense que personne ne me boudera. Nous nous connaissons bien. Et puis il s’agit de préparer la primaire, de dialoguer avec les militants, de faire des mises au point après le débat de la droite.

Qu’en avez-vous pensé?
Très long, très techno. Chacun était dans son couloir. Ce qui surgit, c’est que la droite est très à droite. Personne ne peut le nier sur le plan économique. Ils sont tous dans des programmes thatchériens. Sur l’identité, ils ne sont pas en désaccord, mais ils formulent différemment leur proximité avec le Front National.

Vous venez dans une région où la gauche est réduite à portion congrue… L’exemple à ne pas suivre au niveau national?
Vous voulez dire le laboratoire de l’horreur? Malgré l’enthousiasme, la combativité et le dévouement à notre cause, elle est réduite à témoigner et à soutenir une droite qui se distingue de moins en moins de l’extrême-droite. Pour les militants et les cadres socialistes, c’est insupportable. C’est cette situation que je veux conjurer au niveau national.

Que peut espérer le PS à la présidentielle et aux élections législatives?
Au-delà de la présidentielle qui n’est pas jouée, la législative dessinera un paysage jamais vu en France. Il n’y aura pas de communistes dans l’Assemblée, très peu d’écologistes, un groupe frontiste. Nous allons assister à une nouvelle époque. La question à gauche est de savoir si on constate les bras ballants ou si on fait en sorte qu’on ait encore un mot à dire sur l’avenir de la France.

Comment conjurer le sort?
D’abord en se rassemblant. La primaire le permet autour d’une personnalité. Ensuite nous ferons l’unité des progressistes en comparant ce que nous avons fait avec ce que la droite veut faire. Il ne s’agit plus de ressasser ses colères. Nous sommes condamnés à nous rassembler ou à disparaître.

Les confidences de François Hollande, qui passent mal à gauche, ne vont pas vous aider…
Le président de la République voulait faire une mise au point à travers une série d’interview et des livres. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas facilité le travail. Les extraits présentés sont contradictoires à la mise au point.

Avez-vous, comme Claude Bartolone, des doutes sur sa volonté d’être candidat ?
On peut s’interroger sur sa démarche. Mais moi je n’ai aucun doute. C’était une mise au point avant le grand départ. Je partage l’interrogation sur la méthode, mais je n’en tire pas les mêmes conclusions. Cela s’inscrit dans une volonté de remonter sur son cheval. On en discutera car je suis loyal, mais aussi lucide.

Faudra-t-il remettre le curseur à gauche pour retrouver votre électorat?
Ce qui est fait n’est plus à faire. Qui dit nouveau quinquennat dit nouveaux objectifs. Ils se déclinent en cinq idées simples: reconstruction européenne, une France pour tous, une croissance verte, la sécurité collective et la lutte contre le précariat. La droite parle d’identité, mais jamais de la fracture sociale.

 

Propos recueillis par François Tonneau

24 Sep

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Cambadélis à Macron : veut-il « faire perdre le Président » ? , interview à Ouest France

par

Ouest France logo

Ouest France publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Est-on sûr à 100 % que la primaire aura lieu ?

Tout à fait. Elle a été votée à l’unanimité du Conseil national, le 18 juin dernier. Elle s’organise : nous sommes plus près de 8 000 bureaux de vote que des 7 000 annoncés en juin. Les dispositions sont en place. Les règles sont quasiment les mêmes que la dernière fois. Le 2 octobre, nous les adopterons définitivement.

Confirmez-vous que François Hollande, s’il se présente, le fera dans ce cadre de cette primaire ?

Il ne m’a pas signé un papier, mais je le pense ! Car s’il souhaitait que le Parti socialiste le soutienne, il faudrait quand même qu’il passe par la primaire !

Avec son score dans les sondages, avez-vous la certitude qu’il peut se présenter ?

Ce ne sont pas les sondages qui décident d’une candidature. C’est l’idée que l’on se fait de la France et des solutions que l’on veut apporter aux Français. Je ne suis pas certain que dans les grandes décisions historiques nos hommes ou nos femmes politiques aient attendu les sondages pour pouvoir les déployer.

Pourquoi seraient-ils différents demain ?

Le bilan sur chacune des mesures, prises séparément, les Français sont pour. Mais, globalement, il y a un sentiment diffus ou réel de mécontentement. C’est une des conséquences du tripartisme. À partir du moment où vous avez 30 % des gens qui se reconnaissent peu ou prou dans le Front national, que vous avez 30 à 35 % de gens qui se reconnaissent dans la droite classique, et que vous avez 10 ou 12 % de gens qui se reconnaissent dans l’extrême gauche ou la gauche radicale, ceux qui peuvent soutenir le gouvernement ne sont que 25 à 30 %. C’est un effet mécanique. Et le prochain président, passé les deux ou trois premiers mois, se trouvera confronté à cette arithmétique.

Vous êtes en train de dire que le prochain président sera minoritaire ? Ce n’est pas bon signe !

C’est parce que nous vivons sous la Vème République. Une fois le président élu, il faudra absolument qu’il y ait une majorité parlementaire qui se dégage. Et elle ne va pas être simple. Dans le paysage au lendemain de la présidentielle, il n’y aurait pas de groupe communiste, pas de groupe écologiste, et un Front national avec un groupe.

Vous défendez l’idée d’une coalition des réformistes ?

Moi, j’appelle ça le front des progressistes. La droite, pour des raisons électoralistes, de primaires, dérive. Elle a un programme à la limite du « programme commun » avec l’extrême droite. Elle remet en cause l’état de droit, inégalitaire sur le plan économique et social, promettant la fin de la décentralisation.

Arnaud Montebourg sera-t-il candidat dans le cadre de la primaire ?

Je crois qu’il a choisi. Et j’en suis très satisfait.

Emmanuel Macron candidat, n’est-ce pas le scénario le plus noir pour les socialistes et François Hollande ?

Ce serait l’élimination de la gauche à tous les coups. Mais je ne crois pas que ce soit la logique d’Emmanuel Macron. Il ne semble pas être dans une stratégie pour faire battre la gauche. Lui souhaite surtout empêcher le Président. Il serait ainsi délié de la relation avec celui qui l’a fait. Il se présenterait et espèrerait ramener à lui une partie du Parti socialiste.

Mais comme le président se présentera…

Le problème sera posé à Emmanuel Macron : faire perdre le Président et la gauche ou élargir la majorité du Président. Nous serons fixés le 1er février, au lendemain de la primaire. Avant, c’est spéculations, sondages, espérances, tentatives. Après, on sera dans le choix : qui on veut et, surtout, qui on ne veut pas. Aujourd’hui, on est dans un jugement du quinquennat à partir d’une appartenance partisane ; quand on sera dans l’élection réelle, on sera devant un choix et l’élimination.

La radicalisation, de droite et de gauche, vous sert-elle ?

Elle ne sert pas la France. La radicalisation à droite laissera des traces. Quel que soit le candidat de la droite, il y a fort à parier que les électeurs de droite, chauffés par des primaires radicalisées, éliraient – en cas de victoire de la droite à la présidentielle – des députés Front national pour s’assurer que la droite respectera ses engagements.

Sur les grandes questions – chômage, sécurité, immigration… – est-ce qu’il n’y a pas plus de proximités entre réformistes de tous bords qu’entre socialistes ?

Les Français, à 49 %, se disent de gauche. Il y a des clivages : le libéralisme imprègne la droite, la solidarité la gauche ; l’égalité imprègne la gauche, la droite appelle cela de l’égalitarisme ; sur la sécurité, l’Europe, la politique étrangère, il y a des divergences. Paradoxalement, on n’a jamais autant parlé du supposé consensus de la classe politique, alors que l’on n’a jamais eu autant de dissensus.

Propos recueillis par Michel Urvoy.

04 Juin

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« Cambadélis appelle au rassemblement », interview dans l’Yonne Républicaine

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ITW Cambadélis - Yonne Républicaine

 

L’Yonne Républicaine publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

 

Ces dernières semaines, vous avez parfois parlé du « désamour socialiste ». Comment susciter de nouveau l’adhésion de l’ensemble de votre famille politique ?

Tout d’abord, j’ai une pensée pour les personnes en grande difficulté en raison des intempéries. Il faut relativiser nos problèmes politiques. Mais oui, nous sommes devant un étrange paradoxe. Tous les indicateurs sont passés au vert, le redressement du chômage, les capacités des entreprises, la consommation des ménages… Il y a là des faits qui marquent un mieux pour la France. Mais de l’autre côté, nous ressentons une amertume, une colère, une incompréhension. Nous sommes dans cette situation entre réussite et contestation.

D’ici à la présidentielle, il vous reste un an pour souligner la réussite et apaiser la contestation, qui émane aussi de votre propre camp…

Oui, il faut le dire et l’indiquer. Il faut démontrer que le pays se redresse tout en écoutant ce que les Français nous disent.

La difficulté de ce quinquennat ne tient-elle pas dans un manque d’explications, de pédagogie ? Le gouvernement a-t-il vraiment su construire son propre récit ?

Effectivement. Le problème n’est pas le déficit d’explications mais le déficit de récit. Nous n’avons pas expliqué où nous en étions en arrivant et nous n’avons pas suffisamment souligné nos priorités. Cela a pu donner l’image d’un coup par coup. S’il y a un taux de satisfaction sur les actions du gouvernement, c’est le sens de l’ensemble qui pêche.

Mais comment mettre ce sens en lumière ?

En se déployant, y compris dans des territoires où les socialistes ne sont pas en situation dominante. La bonne parole doit être portée partout.

François Hollande est-il le candidat naturel de la gauche pour 2017 ?

Chacun sait que si François Hollande n’était pas candidat, la gauche se heurterait au trop­plein de candidatures. Et dans ce moment difficile, cela risquerait d’achever la gauche pour la présidentielle. Je travaille au rassemblement de l’ensemble de la gauche par une primaire de toute la gauche ou par une belle alliance pour essayer de faire le meilleur score possible au premier tour. Hier, il fallait se ras­ sembler au deuxième tour, aujourd’hui, il faut y être.

L’idée d’une primaire PS n’est pas abandonnée ?

Non. Nous en discutons. Les congrès Verts et PCF passés, on se rendra peut­ être compte de la nécessaire unité.

Que dites-vous aux députés frondeurs, qui considèrent précisément que l’esprit de la gauche a été bafoué ?

Je n’ai jamais considéré que le désaccord économique était un désaccord essentiel. Oui, il y a des désaccords, mais il y en a eu d’autres.

L’un des points de tension du moment est la loi Travail. Faut-il négocier sur l’article2?

Si on regarde ce que propose la droite sénatoriale, on mesure que la loi Travail numéro deux, c’est du pur socialisme. Il faut écouter les préventions. Il y aura le débat à l’Assemblée nationale mais la philosophie et l’architecture de la loi n’ont pas vocation à être modifiées.

 

Propos recueillis par Stéphane Vergeade

 

26 Avr

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Présentation du premier cahier de la présidentielle – Conférence de presse du 26 avril 2016

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2016-04-26 - Conférence de presse présentation du 1er des cahiers de la présidentielle

Jean-Christophe Cambadélis, Guillaume Bachelay, Gabrielle Siry et Fabien Verdier ont présenté le premier Cahier de la présidentielle intitulé « Entreprendre, Travailler, S’accomplir » lors d’une conférence de presse que vous pouvez retrouver en vidéo ci-dessous:

 


Présentation du premier Cahier de la… par PartiSocialiste

 

Retrouvez la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis:

La présidentielle c’est un candidat, une stratégie, un projet.

Le candidat : François Hollande : Une majorité y seront favorables s’il le décide.

La stratégie : c’est le rassemblement dès le 1er tour. Le Gouvernement s’occupe du bilan, le Parti socialiste s’occupe du dépassement.

Le projet c’est le renouveau français, c’est le sens des cahiers de la présidentielle.

Cinq arêtes majeures dans le texte :

  • Entreprendre est une valeur de gauche
  • L’innovation est la nouvelle frontière de la France
  • L’économie subventionnée n’est pas la solution, l’investissement dans la recherche doit l’être
  • Les salariés ont leur place dans la décision
  • Le revenu d’existence va avoir sa lecture socialiste

 

2016-04-26 - Conférence de presse présentation du 1er des cahiers de la présidentielle-32016-04-26 - Conférence de presse présentation du 1er des cahiers de la présidentielle-192016-04-26 - Conférence de presse présentation du 1er des cahiers de la présidentielle-12

 

Crédits photo: Mathieu Delmestre

15 Avr

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L’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

Intervention de François Hollande dans Dialogues Citoyens: 

La France va mieux. Les résultats économiques en termes statistiques sont meilleurs que ce que nous avons trouvé en 2012. Mais les Français ne vont pas mieux, ils sont en colère, interrogatifs et en difficulté.

Vous pouvez convoquer toutes les misères de la France, nous ne sommes pas restés les bras ballants

Nous avons pris toutes les mesures pour pouvoir y remédier. Nous ne sommes pas dans le commentaire mais dans l’action.

Le Président a été bienveillant, il a montré qu’il était à l’écoute. Il a montré qu’il était le seul à moderniser et protéger.

Rallumer l’espoir c’est une nécessité aujourd’hui.

Nous avons fait une erreur, nous avons indexé la réussite du quinquennat à la seule formule sur inversion de la courbe du chômage. Cette formule a rendu peu visible les autres résultats que nous avons eu dans d’autres domaines.

Il y a ceux qui veulent liquider, et ceux qui ne veulent rien faire.

Le Président  a donné de la cohérence à son quinquennat et a posé un axe pour la prochaine présidentielle.

Pour améliorer et faire rêver, il faut avoir un cap. Ce qui a été fixé : modernisation et protection

Je ne suis pas dans l’autosatisfaction mais dans le combat pour améliorer le quotidien des Français.

Le juste équilibre ça ne se décrète pas, ça se négocie. On ne peut pas faire de loi tout pour l’entreprise ou tout pour les salariés

Si nous voulons faire une France nouvelle, il faut qu’elle soit équilibrée. Sinon c’est le déséquilibre du libéralisme portée par la droite ou le déséquilibre du conservatisme porté par d’autres.

Le Président n’est pas obsédé par la présidentielle mais concentré par sa mission du moment présent : reconstruire l’équilibre qui avait été détruit.

Nous n’avons pas réglé les problèmes permettant d’assécher le Front national mais on a assainit le pays.

Je pense que le Président de la République dira s’il est candidat fin novembre, début décembre.

Sur Emmanuel Macron: 

Emmanuel Macron n’est pas en situation de rassembler l’ensemble de la gauche. Il a dit qu’il ne se présenterait pas si le Président était candidat.

Emmanuel Macron est un excellent joueur mais il ne joue pas collectif.

Élection présidentielle de 2017:

Le président  doit rassembler son camp puis les Français.

Je n’imagine pas que la gauche soit éliminée. C’est l’avenir du pays mais aussi de la gauche en jeu.

Nomination de Thierry Lepaon:

Je vais regarder cela de près mais Je trouve qu’il n’est pas anormal que nos responsables syndicaux trouvent un débouché

 

18 Jan

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L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

par

JCC Itele 18012016

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 18 janvier 2016 l’invité de Bruce Toussaint sur I Télé.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


L’invité de Bruce Toussaint du 18/01/2016 par ITELE

 

Primaires à gauche

Oui à une primaire de toute la gauche pour un candidat unique de toute la gauche.

Il me semble que l’initiative qui a été prise a été prise pour rassembler l’ensemble de la gauche, je suppose, pas pour faire en sorte que François Hollande ne soit pas candidat. Donc si c’est pour rassembler l’ensemble de la gauche, eh bien rassemblons-nous, et puis faisons une primaire en fixant un certain nombre de cadres ».

D’abord il ne faut pas que ce soit une primaire de contestation entre nous mais de clarification. Ensuite il faut que l’ensemble des forces de gauche et des écologistes soient bien d’accord : que celui qui l’emporte, on se met tous derrière lui. Sinon ce n’est pas une primaire, c’est une manœuvre

Si on veut gagner les élections présidentielles, il faut que la gauche soit rassemblée. La gauche de gouvernement, seule, elle perd.

Le problème aujourd’hui dans le tripartisme, ce n’est pas de rassembler la gauche au 2e tour, c’est d’y être (…) donc si nous sommes émiettés au premier tour de l’élection présidentielle, nous ne serons pas présent au second !

Il peut y avoir d’autres candidats, mais naturellement le président sortant c’est le candidat. S’il y a une primaire de toute la gauche, nous, nous soutiendrons notre président s’il est candidat. On n’en sait rien pour l’instant. Tout cela est un peu virtuel

Plan d’urgence pour l’emploi

J’attends que ce plan pour l’emploi éclaire l’avenir et réponde au présent. Eclaire l’avenir, parce que je crois qu’il faut maintenant dire quel type de développement économique on veut, quelles perspectives on fixe à la France ; et puis répondre au présent, nous avons là la nécessité dans une croissance qui est chaotique mais qui commence à revenir avec un mois baisse du chômage, un mois hausse du chômage, etc., nous avons intérêt à créer le temps II, le deuxième temps, de l’action gouvernementale et essayer de bonifier, de faire en sorte que ça démarre

Il faut arrêter de faire de la politique politicienne, il faut peut-être penser aux gens qui sont au chômage. Donc avant de penser qu’il y a un calcul pour pouvoir se présenter pour le président de la République ou autre chose, il faut penser qu’on prend des mesures pour réduire le chômage, pour relancer notre économie, pour faire en sorte que des gens qui sont dans la difficulté en sorte, moi je pense d’abord à eux avant de penser à la Présidentielle

Lassitude des Français / rapport aux partis politiques

Le climat est terrible dans le pays car on ne voit pas l’espoir et que les Français ont l’impression que demain sera pareil qu’hier. Il faut reconstruire de l’espoir.

Nous prenons en compte ce rejet et nous savons parfaitement qu’il est différencié. La question est d’ordre général: la manière dont la politique se fait. Les gens veulent de l’efficacité pas de l’idéologie.

Remaniement ?

Je souhaite que le remaniement, s’il doit venir, débouche sur un gouvernement de large rassemblement autour du président de la République et du Premier ministre.

Claude Posternak

S’il y a des idées moi je suis preneur, s’il y a des propositions c‘est très intéressant, mais on ne peut pas être contre les partis pour être contre les partis, il faut faire des propositions.

Réforme constitutionnelle

Ma préconisation, tous les socialistes la connaissent. Je crois qu’il faut l’union nationale pour combattre le terrorisme et dans ce sujet qui est l’article 2 sur la déchéance, il faut ni discrimination, ni apatridie. Donc il faut trouver une formule qui permette de répondre à ces trois problèmes. Voilà, c’est tout, c’est assez simple.

Propos de Jean-Guy Talamoni

Ne travestissons pas le vote des corses. Certains sont nationalistes mais l’immense majorité ne l’est pas

 

16 Jan

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« Je n’ai jamais fermé la porte aux primaires », interview à La Montagne

par

Lamontagne

 

La Montagne publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire dans son intégralité ci-dessous:

 

Divisée au premier tour, la gauche a perdu la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cela vous conforte dans la nécessité de l’union des forces de gauche?

Dans le tripartisme actuel, face à la réelle dynamique du FN et le mécontentement, non moins réel, sur lequel surfe la droite, il ne s’agit pas de rassembler au second tour, il faut déjà y être. Et pour y être, oui, la gauche doit être unie au premier tour. Unie, la gauche est devant la droite et le FN. Quand elle est divisée entre gauche critique et gauche gouvernementale, elle ne l’est pas.

C’est que vous appelez « l’alliance populaire » à gauche?

C’est plus que ça. L’alliance populaire, c’est dépasser le Parti socialiste. Pour réaliser l’union, il faut impliquer les associations, les syndicats, les citoyens surtout.

Les responsables politiques de gauche ont besoin des citoyens car ils ne sont pas capables de s’entendre entre eux?

Tout à fait. La gestion des boutiques est plus forte que l’unité. C’est pour cela que nous avons besoin d’une démarche citoyenne d’union de la gauche.

Si la gauche s’unit, c’est autour de valeurs. Or le projet de déchéance de nationalité la divise profondément…

L’unité nationale est nécessaire contre le terrorisme et il faut réussir à faire converger les points de vue. C’est-à-dire faire rentrer l’édredon dans la valise : respecter les engagements du Président de la République devant le Parlement, les exigences de la droite et les inquiétudes de la gauche. On y travaille. La formule qui fait débat, c’est l’inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux.

La porte de sortie ne serait-elle pas de déplacer le curseur de la nationalité à une peine de déchéance des droits civiques?

Je ne veux pas donner ici qu’elle serait ma formule, car le débat médiatique actuel est si tendu sur ce sujet que toute proposition est immédiatement démontée. Sur le fond, il est normal que l’on ne souhaite pas voir dans la communauté nationale ceux qui l’attaque ainsi. Mais il ne faut ni discrimination entre Français, ni apatridie.

2016 est une année sans élection mais la Présidentielle est dans toutes les têtes. La primaire est inscrite dans les statuts du PS mais vous la jugez « peu probable ». Pourquoi?

Ce qui est dans les statuts c’est de discuter de la primaire, un an avant l’élection présidentielle. C’est ce que nous ferons, en mai. Ce qui est peu probable, à l’heure actuelle, c’est une primaire de toute la gauche, pour désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes. Et ce en raison des divergences et des ambitions des uns et des autres. Si c’est une primaire pour critiquer l’action du gouvernement que nous soutenons, il n’est pas évident que nous socialistes souhaitions y participer. Si l’objectif est le rassemblement, nous sommes prêts à l’étudier.

François Hollande est-il pour vous le « candidat naturel » de la gauche, comme le dit le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian?

Je n’ai jamais fermé la porte aux primaires, mais il est clair qu’un Président de la République sortant est en position de force, car si François Hollande décide de se représenter, il est peu probable que Manuel Valls, Martine Aubry ou encore Emmanuel Macron lui fassent obstacle. Qui s’y opposerait alors ? La minorité du PS ? Le résultat ne ferait pas de doute. Par contre, discuter de l’orientation du prochain quinquennat, organiser le dialogue avec les Français, analyser succès, échecs, oui. Mais si François Hollande n’est pas candidat, la primaire s’impose.

Une victoire de la gauche est-elle conditionnée à une baisse du chômage en 2016?

Les Français ne jugeront pas la politique gouvernementale sur un aspect mais dans sa globalité : chômage, réduction des inégalités, refondation de l’école, sécurité et lutte contre le terrorisme. Je n’ai personnellement jamais conditionné une réélection aux résultats sur le chômage car on ne peut oublier le contexte : une croissance “molle” même si elle est de retour, l’automatisation de la production industrielle, et une démographie inégale par rapport à d’autres pays, c’est-à-dire une France qui voit plus de jeunes arriver sur le marché du travail. Le pari du Président n’est pas facile, mais je souhaite bien sûr qu’il réussisse.

Vous êtes aujourd’hui dans l’Allier, quel message allez-vous adresser aux militants socialistes du département?

Je leur rappellerai d’abord que l’Allier est une terre de gauche, et d’union. Je sais que les socialistes de l’Allier ont traversé récemment des moments de division interne et je les invite à se rassembler, à dépasser ces divergences.

 

Propos recueillis par Julien Bigay

 

 

26 Août

Commentaires fermés sur L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

par

I tele 26082015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Bruce Toussaint sur I Télé.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

16 Juin

Commentaires fermés sur Élection présidentielle en Iran

Élection présidentielle en Iran

par

hassan-rohani

Les électeurs iraniens, notamment les jeunes et les femmes, se sont rendus massivement aux urnes pour élire, dès le premier tour, un nouveau président réputé modéré.

Le Parti socialiste salue l’aspiration profonde du peuple iranien à la démocratie, à la liberté et à la paix. Il espère que les conditions dans lesquelles l’élection a été organisée, et qui tranchent avec celle de l’élection présidentielle de 2009, reflètent la prise en compte, par le régime, de la volonté pacifique du peuple pour un changement démocratique.

Cette situation crée une grande attente. Tout changement dans le comportement des autorités iraniennes en ce qui concerne le respect des droits de l’homme à l’intérieur et vers une politique de détente et de collaboration avec la communauté internationale est bienvenu.

Le Parti socialiste reste vigilant et soutiendra toujours ceux qui militent, à l’intérieur de l’Iran, pacifiquement pour la démocratie, la justice et la paix.

 

06 Mai

4 Comments

Ce soir la gauche renoue avec l’Histoire de la France !

par

Elle donne un successeur à François Mitterrand: François Hollande. La victoire des forces du changement est une bonne nouvelle pour l’Europe qui ploie sous l’austérité. Comment ne pas penser en cet instant à toutes ces femmes et tous ces hommes qui espèrent un redressement de la France dans la justice.

Il y a en France un état d’exigence de changement. Il devra se confirmer aux élections législatives.  J’appelle tous les socialistes, au delà de la joie et du bonheur à ne pas relâcher les efforts.

Il faut maintenant la majorité à l’Assemblée Nationale pour réussir le changement  !