Tag présidentielle

26 Avr

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Le tournant frontiste de Nicolas Sarkozy laissera des traces

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Lorsqu’on regarde les chiffres, il ne faut pas loin de 70% de report du vote Le Pen sur Nicolas Sarkozy pour que ce dernier espère avoir une toute petite chance. Nicolas Sarkozy ne se l’est pas laissé dire deux fois. Il a endossé toute la panoplie des nationaux populistes. Mieux ou pire, il a fait tomber le dernier mur entre les frontistes et la République. Que l’on s’adresse à tous les français au deuxième tour est une chose communément acceptée, que l’on endosse l’orientation frontiste l’est moins. C’est ce qui distingue l’homme d’Etat du politicien. Mais au-delà de ce naufrage, Nicolas Sarkozy a en ce deuxième tour banalisé le Front National. Valéry Giscard d’Estaing vient dans Le Parisien d’en tirer la conclusion: « Le phénomène important c’est la fin de la diabolisation des électeurs du Front National ». Et ceci va ouvrir une nouvelle période pour la droite, le long glissement vers l’alliance. Le virage désespérer de Sarkozy va laisser des traces dans la vie politique française.

23 Avr

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Débat sur France 24

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On ne va passer quinze jours sur les trois débats proposés par Nicolas Sarkozy. La réponse est non ! Ces trois débats sont un faux débat. Il y en aura trois en un et c’est suffisant. En 3h on peut évoquer tous les sujets (…) Ce n’est pas notre faute si Sarkozy s’est dérobé à son bilan et a tardé sur son projet (…) Sarkozy veut encore et toujours exciter, diviser. François Hollande veut apaiser, rassembler par la justice et l’égalité. (…) Je suis prêt à la comparaison des tempéraments. L’excitation pour ne pas dire la nervosité de Nicolas Sarkozy ou la placidité, l’écoute, le sang froid de François Hollande (…) L’expérience internationale ? Nicolas Sarkozy en avait-il avant d’être président ? Et Barack Obama ? Et Mme Merkel avant d’être chancelière ? Encore des arguments de défausses.

23 Avr

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Le quadrille bipolaire !

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Si Nicolas Sarkozy est nettement battu au premier tour, si le désir d’un changement et la colère sont majoritaires, si toute l’Europe souhaite la victoire de François Hollande pour déverrouiller le cour Européen Merkel/Sarkozy, l’autre enseignement du scrutin réside dans le fait que l’UMP et le PS dépassent chacun les 25%, mais qu’à droite comme à gauche, il y a deux forces avides de recomposition. Certes elles ne sont pas équivalentes du point de vue démocratique, certes les deux camps sont flanqués des écologistes ou du Modem mais l’accentuation bi-polaire s’accompagne d’un quadrille avec les deux « fronts ». Cela pèsera t-il sur le second tour ? Ce n’est pas certain tant la défaite de Nicolas Sarkozy au premier tour matrice le second, mais sur les cinq ans ce n’est pas impossible. Raison de plus d’amplifier le 22 avril qui restera dans l’Histoire la défaite d’un président sortant.

22 Avr

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François Hollande en tête ! Ce n’est pas la victoire mais ça y ressemble ! C’est une sanction nette pour Nicolas Sarkozy !

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Le second tour sera donc serein mais pas certain. Il sera plus politique que arithmétique. François Hollande gagne le premier tour, c’est un avantage encourageant, déterminant mais pas concluant. Il faut donc rester mobilisé car le deuxième tour est particulier, la droite est majoritaire. Marine Le Pen confirme la tendance nationale populiste en Europe. Si les écologistes n’ont pas pu convaincre coincés qu’ils étaient entre vote utile et vote protestataire. Jean-Luc Mélenchon lui, installe le Front de gauche au delà des 10% marquant une exigence à gauche. François Bayrou retrouve le score classique de l’UDF et comptera moins qu’il ne l’espérait au deuxième tour… Ce deuxième tour se jouera entre l’espoir de changement et la résignation.

20 Avr

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[la.minute.politique] 22 avril: c’est vous qui faites le changement !

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Dans deux jours, c’est le premier tour de l’élection présidentielle, c’est à vous de glisser un bulletin dans l’urne et d’exprimer votre envie de changement avec François Hollande.

19 Avr

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Mon dernier meeting au Pertuis: « Rien n’est joué ! »

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« Mes amis !

Comme c’est charmant, sur la base de sondages aussi hypothétiques que contradictoires, ce diagnostic de victoire au 1er tour pour François Hollande.

Comme c’est touchant ces pronostics répétés par des concurrents de gauche ou écologistes. Ecoutez les ! C’est fait ! C’est plié! Circulez ! Comme on aimerait ici ou là que la victoire annoncée libère les électeurs de l’impérieuse nécessité de frapper avec François Hollande un grand coup dès le 1er tour. (…) On vous dit de toute part: « Allez à la pêche à la ligne. Faites vous plaisir. Il a déjà gagné ».

Non ne vous laissez pas berner, ne vous démobilisez pas ! Pas de lâche soulagement ! Pas d’illusion démobilisatrice ! Pas de raccourci, c’est dimanche qu’il faut voter. c’est là que tout se joue ! (…) Tous ceux qui veulent d’abord en finir Avec Sarkozy pour rendre le changement possible doivent rester sourds à la victoire annoncée ! Il faut resté mobilisé ! Chaque voix compte ! Dimanche c’est l’heure du choix entre la continuité et le changement ! »

 

16 Avr

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Nicolas Sarkozy soutient François Hollande !

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La renégociation du traité européen voulu par François Hollande est adoubé par Nicolas Sarkozy. C’est dire le désarroi du candidat sortant. Le principal enseignement de la bipolarisation par meeting interposé de ce dimanche, c’est le virage sur l’aile de Sarkozy en matière européenne. Empruntant à François Hollande et il faut bien le dire à Martine Aubry le risque de récession, Nicolas Sarkozy en a appelé de fait à la renégociation pour changer le statut de la Banque centrale. Il a indiqué par la même que le traité jugé hier indépassable est aujourd’hui à revisiter. C’est une première victoire de François Hollande.

09 Avr

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Quinze jours pour tuer le match !

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Les sondages de deuxième tour sont rassurants. Trop ? Ils reflètent une opinion encore majoritairement antisarkozyste. Mais dans le même temps ils délégitiment le vote utile, et la faiblesse relative de Marine Le Pen confirme cette apparente quiétude. Le premier tour est déterminant. Nicolas Sarkozy a contenu Marine Le Pen, puis la fait reculer en lui volant le feu de l’anti-immigration. Il est en train de répéter l’exercice vis-à-vis de l’électorat centriste en laissant suggérer que le leader Modem pourrait être son premier ministre. D’ailleurs, François Bayrou en ronronne de plaisir. Mais une partie de son électorat, comme celui de Marine Le Pen, peuvent être séduit par le vote utile qui serait un double leurre. Pas besoin d’être Alain Duhamel pour comprendre l’utilisation psychologique que le sortant Sarkozy pourrait en tirer. Il faut donc être au plus haut au premier tour. Voilà bien longtemps que je défends l’idée de battre Sarkozy au premier tour. Il faut « tuer le match ». Car un second tour avec un Sarkozy virant en tête mettrait une pression inutile sur François Hollande. La victoire est à porter de la main. Il serait invraisemblable de la compliquer par une faute d’attention.

31 Mar

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Interview dans Le Parisien: « On ne peut pas laisser Sarkozy en tête au premier tour »

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Quelle attitude le PS doit-il tenir face à Mélenchon, qui monte dans les sondages au détriment de François Hollande ?

Le problème du moment, c’est moins la progression de Jean-Luc Mélenchon que celle de Nicolas Sarkozy. Je lance donc un appel à l’ensemble de la gauche: on ne peut pas laisser Sarkozy en tête au premier tour, c’est prendre trop de risques pour le second. La remontée du président sortant, qui grappille des voix à Marine Le Pen est une donnée nouvelle que chacun doit analyser. Je pose la question aux Français: l’important dans cette élection est-ce de pousser un cri ou de pousser Sarkozy dehors ? Voter pour Jean-Luc, c’est manifester une radicalité, un enthousiasme, une combativité, mais malgré tout son talent, il n’est pas en situation ni d’être au second tour, ni de battre Sarkozy.

Pourquoi ?

Parce que tout n’est pas possible ! On ne peut pas, comme il le fait dans son programme, nier la crise et la facture que nous laisse Sarkozy. Il faut hiérarchiser les priorités. C’est ce que propose François Hollande: d’abord, redresser le pays pour pouvoir redistribuer dans la justice, ensuite.

Hollande pourrait-il reprendre une partie des propositions de Mélenchon ?

Contrairement aux écologistes, les communistes n’ont jamais voulu signer de programme commun depuis 1974. Il n’y en aura donc pas.

Pour Mélenchon, cela revient à une « capitulation sans conditions »…

Le problème n’est pas de dire, c’est à prendre ou à laisser. Si Mélenchon voulait un programme commun, il fallait le proposer comme les écologistes avant la campagne. Les communistes n’ont jamais posé de préalable, ni souhaité que les socialistes en posent pour se désister.

Le candidat du Front de gauche n’épargne pas les socialistes. Faut-il lui répondre ?

Il a des formules abruptes, inutilement blessantes. Mais à aucun moment Hollande, ne suivra Mélenchon, pas plus que Sarkozy, Fillon ou Le Pen dans la surenchère et la polémique. Avec Jean-Luc, nous avons des débats, mais nous partageons le même combat: battre Sarkozy, car aucune revendication de gauche ne pourra être satisfaite s’il reste au pouvoir.

Mélenchon fait le plein dans ses meetings, on sent moins de ferveur chez François Hollande, comment l’expliquez-vous ?

Il y a autant de monde si ce n’est plus dans les meetings de François Hollande que ceux de Jean-Luc Mélenchon. Le rassemblement de la Bastille a fait son petit effet dans la campagne, tant mieux. Mais François Hollande, lui, fait une campagne de rassemblement, pas de rupture. Il la mène avec un très grand sang froid en restant sur sa ligne. Il ne fait donc pas de tournant sécuritaire, parce qu’il y a eu des événements dramatiques dans le pays. Pas plus qu’il n’avait fait de tournant pro-Bayrou, quand celui-ci était en dynamique dans les sondages. Il ne fera donc pas de tournant parce que Mélenchon est à 13%.

Hollande est-il encore le favori ?

Evidemment. En face de nous, il y a président sortant, incohérent, vindicatif et brutal, qui se dérobe à son bilan, comme à son programme. François Hollande, lui, a fait ses propositions et veut incarner le changement tranquille. Il reste le mieux placé au second tour. Mais il n’est pas à l’abri d’une combinaison politique qui verrait Sarkozy virer en tête au premier tour et accueillir le ralliement de Bayrou ou d’autres…

Propos recueillis par Mathieu Croissandeau