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12 Jan

Commentaires fermés sur Vœux à la presse – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mardi 12 janvier 2016

Vœux à la presse – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mardi 12 janvier 2016

par

voeux presse JCC 12012016

 

Jean-Christophe Cambadélis présentait ce mardi 12 janvier 2016 ses vœux à la presse.

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son discours:


2016 – Voeux à la presse de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

 

Vœux à la presse de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, mardi 12 janvier 2016

Seul le prononcé fait foi

 

Commençons par le commencement : Permettez-moi de vous souhaiter une bonne année 2016, ainsi qu’à l’ensemble de votre profession. Au cours de l’année passée, certains de vos collègues sont morts en l’exerçant. Le Parti socialiste pense à eux, salue leur mémoire et n’oublie pas que la France est devenu le troisième pays le plus touché après l’Irak et la Syrie. Alors, je vous souhaite de pouvoir exercer votre beau métier dans les meilleures conditions, au service de vos lecteurs et de vos auditeurs, au service de la liberté et de la République.

L’année 2016 sera une année de transition. 2016, c’est la fin de l’insouciance et le début des années de sang. La fin des élections intermédiaires et le début de la présidentielle. La fin du débat sur le pacte de responsabilité et le début de celui sur la fléxisécurité. La fin de la COP21 et le début de sa mise en application. C’est aussi la fin du Parti socialiste à l’ancienne, à la papa et le début d’une nouvelle donne à gauche : un pôle à vocation majoritaire, renouvelant les contenus et les contenants, une gauche sociale, écologique et républicaine.

         Au cours de cette année 2016, nous serons confrontés à des crises conjointes, lourdes de potentialités dangereuses :

  • La crise du terrorisme tout d’abord. Daech recule là-bas mais frappe ici. Il faut le combattre là-bas avec la coalition internationale et ici avec notre cohésion nationale.
  • La crise du chômage ensuite. Le chômage ne recule pas encore assez, la précarité progresse trop. Les inégalités sont trop marquées, il faut persévérer et mieux cibler.
  • La crise écologique ensuite. La signature de la COP21 n’a pas mis un terme au saccage de notre planète mais à notre inconséquence coupable. Il faut désormais agir au quotidien pour éviter que notre planète se meure.
  • La crise des réfugiés. L’Europe est en première ligne et doit défendre à la fois ses frontières et ses racines humanistes. Le défi est immense.
  • La crise de l’Europe enfin, après le Grexit nous allons vivre le Brexit sur fond de tentation nationale populiste sur tout le continent.

Dans ce contexte complexe et périlleux, je demanderai au Parti socialiste de défendre la République réelle, la République jusqu’au bout, la République sociale et solidaire. Il ne s’agit pas de défendre la IIIème, la IVème République mais LA République moderne, celle de la liberté ordonnée, de l’égalité réelle et de la fraternité laïque. Il faut la défendre en assurant la sécurité de nos concitoyens en garantissant notre cohésion sociale en agissant pour la concorde nationale. Pour les socialistes, la France sans la République ce n’est plus la France. C’est ce contrat, ce contrat social qui doit être renouvelé, défendu et promu.

La réforme constitutionnelle doit s’inscrire dans cette bataille pour la République réelle. Elle constitutionnalise l’état d’urgence et va contenir une mesure sur la déchéance nationale qui doit respecter quatre critères essentiels :

  • Montrer la détermination de la nation face aux Français qui portent atteinte aux autres Français
  • Assurer la cohésion de la nation, ce qui est la meilleure mesure antiterroriste qui soit
  • Empêcher toute forme de stigmatisation, notamment vis-à-vis des binationaux
  • Empêcher que la Patrie des Droits de l’Homme crée des Hommes sans patrie, donc éviter l’apatridie

Je ne suis ni aveugle, ni sourd. Etant socialiste, je vois les hésitations des socialistes, j’entends des protestations de socialistes mais aussi ceux que cela ne choque pas et qui veulent aller vite. De fait, nous travaillons, avec des experts, pour trouver une position équilibrée qui s’appuie sur les principes évoqués à l’instant. Nous travaillons à une formulation qui respecte la parole présidentielle, qui tient compte aussi de la parole des socialistes et qui parle en outre à la droite dite républicaine afin que la réforme constitutionnelle puisse être votée par les deux Assemblées.

Le Parti socialiste a aussi travaillé sous l’égide de Laurent Azoulai à la refonte du service civique. Nous nous félicitons donc que le président de la République ait décidé de faire de cette question la pierre angulaire de l’engagement.

Nous ajoutons une nouvelle disposition politique : la création d’une garde nationale. Après les attentats du 13 novembre 2015 et l’urgence, il faudra trouver un moyen pour épauler nos forces de sécurité. Rappelons que le territoire est soumis à Vigipirate depuis vingt ans sans interruption. Les forces de sécurité ne peuvent être mobilisées sans arrêt. Il nous semble opportun de faire appel au civisme et à l’esprit patriotique de nos concitoyens. Et de renouer avec une tradition issue de la Révolution française jusqu’en 1870 : les gardes nationaux. Comment ? La garde nationale pourrait mobiliser toutes les réserves des forces armées, la gendarmerie nationale, la police nationale et les unifier dans un dispositif unique. C’est plusieurs dizaine de milliers de concitoyens mobilisables.

Au cours de cette année, le Parti socialiste doit également travailler à l’émergence de la société décente pour tous. Il n’y a pas de République réelle sans société décente. Société décente cela veut dire une société qui respecte la dignité de chacun, qui permet de maitriser des destins individuels, une société qui ne laisse personne sous la ligne de flottaison, qui refuse le précariat, la relégation et l’exclusion. Dans cette perspective, il faut continuer le combat frontal contre le chômage et entamer la lutte centrale contre la précarité. J’ai demandé une inflexion en ce sens et le Parti Socialiste a travaillé : vous allez avoir le pré-rapport d’Emeric Bréhier, intitulé « la Justice au cœur » et qui ouvre un certain nombre de pistes. Oui, en cette année 2016, je demanderai au Parti socialiste d’être fidèle à sa source, de retrouver le chemin de la lutte contre les inégalités et les exclusions. Contre la précarité, beaucoup reste à faire. Même si beaucoup a été fait malgré une marge de manœuvre budgétaire étriquée : le compte social universel, le compte pénibilité, le compte personnel d’activité, le plan pauvreté etc.

         Pour le Parti socialiste enfin, l’année 2016 sera l’année du dépassement. Avant d’aborder ce dépassement, il faut évoquer succinctement la situation politique dans lequel il se fera. Je ne parle pas ici des sondages mais des votes aux régionales. Le Front national a viré en tête mais il n’est pas parvenu à prendre la tête d’exécutifs régionaux. Le « ni-ni » de la droite a volé en éclat et les primaires sont entrées dans la phase de l’impeachment, voire de l’éviction de Monsieur Sarkozy. Enfin les gauches qui perçoivent la nécessité de s’unir dès le premier tour, explorent des chemins. Ils ont raison parce que le tripartisme nécessite non pas le rassemblement au deuxième tour mais d’être au deuxième tour. C’est le grand changement stratégique. Le Parti socialiste fait une lente remontée électorale, 14% aux élections européennes, 22% aux élections départementales, plus de 23% aux élections régionales malgré l’élimination dans des régions entières, ce que je n’oublie pas. La gauche est trop divisée. Elle est frappée par la cacophonie. Elle est plus dans la désignation du candidat à la prochaine présidentielle que dans le nouveau projet pour celle-ci. Paradoxal, lorsqu’on se réclame pour certains de la VIe République. Certains évoquent l’idée d’une primaire. Il faudrait quand même préciser de quel type de primaire on parle. Si c’est une primaire de la contestation, si elle se limite à la gauche de la gauche, le Parti socialiste ne se sent pas concerné. Si c’est une primaire de la refondation, si elle concerne toute la gauche pour la ressouder et la renforcer, si elle est ouverte sans exclusive, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, alors, oui, pourquoi pas. Mais, cette primaire devra être sincère et unitaire jusqu’au bout, c’est-à-dire qu’elle engagerait, une fois passée, tous les candidats malheureux à soutenir l’heureux élu. Il faudrait demander aux heureux candidats potentiels s’ils sont ouverts à cette option.

Indépendamment de cette hypothèse de la primaire, le Parti socialiste préparera cette échéance présidentielle sur le fond, avec notamment les « Cahiers de la Présidentielle » qu’animera Guillaume Bachelay. Il s’agira ici de redonner du sens et non de rédiger une somme, de faire le point sur nos actions mais surtout d’ouvrir un horizon.

Je l’ai dit, 2016 sera l’année du dépassement, donc l’année de la mise en place de l’Alliance Populaire, de la Belle Alliance. Il faut sans doute ici préciser les choses et lever un malentendu : il ne s’agit pas d’une gauche plurielle bis, ou de la seule union de la gauche. La stratégie mise en place est claire : il s’agit d’abord de rassembler autour du Parti socialiste toutes celles et tous ceux qui refusent le Front national et la droitisation de la droite dans les solutions économiques et sociales, ceux qui veulent prendre à bras le corps la question écologique et qui souhaitent enfin une renouveau européen. Nous le ferons sachant que sur notre gauche, des responsables et des individus ne sont pas d’accord pour nous accompagner dans cette première phase. C’est respectable. Le Parti socialiste refuse de les traiter en surplomb, mais puisqu’il règne la division et voire la confusion, nous entrons nous dans l’action. L’alliance populaire est tout à la fois une stratégie et un but. Elle commence par la fédération des écologistes, des socialistes, des démocrates, des radicaux et surtout de citoyens pour un rassemblement social, écologique et républicain. Elle s’achèvera quand toutes les forces de gauche seront rassemblées. Le Parti socialiste doit se dépasser pour répondre à cette équation nouvelle. Puisque la voie du haut est fermée, nous rassemblerons par le bas, puisque les appareils coincent, nous en appelons directement aux citoyens, aux associations et aux personnalités. Nous le ferons pour renforcer la grande alliance entre le peuple progressiste et les valeurs progressistes, ce sera aussi la meilleure manière pour créer le mouvement dès le premier tour de la présidentielle. Rendez-vous fin février, début mars pour l’appel et à l’automne pour la Convention sur la Belle Alliance-Alliance Populaire. Entre temps nous installerons dans chaque département des collectifs unitaires qui se coordonneront à l’automne dans la convention.

Enfin, l’année 2016 sera marquée par un certain nombre de commémorations. Il y aura le centenaire de la naissance de François Mitterrand. Il y aura aussi le 1er mai qui sera l’occasion de saluer la mémoire de Léon Blum, comme je le fais chaque année depuis mon entrée en fonction, mais aussi, cette année, de commémorer le Front Populaire (1936-2016). Le Front Populaire ce n’est pas seulement la référence d’une gauche unie, c’est aussi celle d’une gauche qui agit, un esprit auquel il nous faut être fidèle aujourd’hui.

Voilà, j’en ai finis pour le tableau de cette année dont les contours exacts dépendront avant tout de nous.

Je vous souhaite à nouveau une bonne année 2016, une année qui vous donne l’occasion d’aimer la vie, une année bien évidemment pleine de questions pointues et de relances précises. Je suis donc tout ouïe.

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

14 Jan

Commentaires fermés sur Mon discours lors des voeux à la presse – Mercredi 14 janvier 2015

Mon discours lors des voeux à la presse – Mercredi 14 janvier 2015

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Jean-Christophe Cambadélis présentait ce mercredi 14 janvier 2015 ses voeux à la presse.


J-C Cambadélis présente ses voeux 2015 à la… par PartiSocialiste

Retrouvez ci-dessous le discours qu’il a prononcé à cette occasion:

 

Discours de Jean-Christophe Cambadélis
Vœux à la presse – Mercredi 14 janvier 2015
(seul le prononcé fait foi)

Mes vœux à vous et à vos proches !
Mes vœux à votre profession qui a été endeuillée !
La liberté d’expression n’est pas un vain mot.
Les milliers de crayons brandis depuis une semaine en sont l’image.

Mesdames, Messieurs,

La France, pendant trois jours durant a subi une attaque terroriste.
La France a été attaquée pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle fait.
La France fait bloc autour des valeurs de la République.
La France a défendu la liberté avec les armes de l’égalité et de la fraternité.

Pour le Parti socialiste, le message hier soir unanime du bureau national fut le suivant : « Face à une attaque sans précédent, il faut une réponse sans précédent ».

Il faut de la lucidité, du discernement et du courage. Vous comprendrez que je commence par souligner l’action de l’exécutif.

Le Président de la République a su avec une économie de mots mais pas de gestes, incarner la nation. Chaque geste était des mots justes qui renvoyaient chacun à ses devoirs.

Le Président de la République a non seulement fait un sans faute mais il a permis à chacun de se transcender dans l’épreuve.

Rien n’était écrit au début du drame, au moment de la présence du Président sur les lieux du drame.

Les terroristes voulaient nous effrayer et nous diviser. Ils ont malheureusement tué et ensanglanté la France. Mais ils ne nous ont ni effrayés, ni divisés. Et le Président de la République a montré l’exemple permettant à la France d’être exemplaire.

Le gouvernement, autour de Manuel Valls, dans ses fonctions régaliennes Police-Justice-Affaires étrangères – Défense ont été à la hauteur des défis.

Et si la politique et l’action gouvernementale est un art d’exécution, on peut dire que le gouvernement l’a, à ce moment, maîtrisé.

Le Parti socialiste a joué son rôle à sa place, et je veux remercier d’abord le Parti communiste, les Verts, les radicaux, le MRC puis tous les autres UDI, Modem, UMP, d’avoir facilité chacun à leur manière l’union nationale permettant aux Français de faire bloc.

Car dans les quatre jours qui ébranlèrent le spleen français, les Français ont fait bloc. Tout le monde fut Charlie même si la France n’est pas, loin s’en faut, Charlie.

Les manifestations furent dignes, fraternelles, silencieuses et en même temps totalement audibles.

Un immense mur de poitrines pour dire « vous ne toucherez pas à la liberté, à notre désir d’égalité, de fraternité. Vous n’ébranlerez pas notre mode de vie laïque ».

Les Français ont écrit une belle page de l’histoire. Il y a un avant un après le 11 janvier 2015.

Le fanatisme religieux ne passera pas !

Nous sommes dans l’unité nationale, et depuis la séance d’hier après-midi à l’Assemblée nationale, quasiment dans l’union sacrée.

L’unité nationale, c’est faire que la hauteur de la politique soit fidèle à la grandeur du peuple.

L’unité nationale, c’est savoir, sur l’essentiel, c’est-à-dire la République, être capables de marcher, de se parler, d’imaginer.

L’unité nationale, ce n’est pas le renoncement aux différences politiques – la démocratie, c’est la pluralité des convictions et c’est le débat, nous la chérissons d’ailleurs pour cela-, c’est le refus, dans un moment exceptionnel de notre histoire, pour lutter contre le terrorisme et faire vivre les valeurs républicaines, de dépasser les habitudes pour avoir une commune attitude.

L’unité nationale, pour reprendre un mot juste du Général de Gaulle, c’est le refus par chacun de « cuire sa petite soupe, à petit feu, dans son petit coin » quand l’Histoire l’exige et que l’intérêt national le commande.

Tel est notre état d’esprit, à nous les socialistes, tel est le mien en leur nom à tous.

Lundi matin, pour faire vivre le message du 11 janvier, dans cet esprit d’unité nationale qui est notre devoir, j’ai proposé aux autres partis républicains une discussion sur les enjeux de sécurité des Français.

Tous les partis politiques ont marqué leur disponibilité pour cette démarche.

Le Premier ministre dans son discours à l’Assemblée nationale a donné les premiers éléments de réponses concrètes.

Les pistes semblent faire l’unanimité.

Nous appelons donc de nos vœux un pacte national de combat contre le terrorisme dans le respect républicain.

Républicain dans le sens français du terme, pas américain.

Nous ne voulons pas, et je crois que c’est partagé, de « Patriot Act », mais un pacte national. Il doit répondre à trois défis :
• Hausser le niveau des moyens contre le terrorisme
• Hausser le niveau de défense de la République
• Hausser le niveau de la réponse européenne

Sur ces trois sujets, le Bureau national a constitué hier des groupes de travail : le premier sera animé par Marie-Pierre de la Gontrie, le second par Laurent Dutheil et le troisième par Philip Cordery.

Il s’agit d’affronter toutes les questions en face.

Les questions autour des causes et de la réalité du terrorisme en France.

Les questions autour de l’intégration républicaine, de la situation des quartiers, du communautarisme, du rôle de l’école, de l’Etat et des familles.

Les questions autour de la montée de l’antisémitisme, pas seulement dans des quartiers, de l’Islam des lumières et l’islamisme terroriste.

Les questions autour de l’arsenal législatif et des moyens financiers pour lutter contre le terrorisme.

Ce lundi 12 janvier, plusieurs mesures – d’ordre non législatif- ont été annoncées par le Gouvernement :

– La nomination d’un préfet chargé de coordonner la sécurité des sites religieux, déjà considérablement renforcée ;
– L’envoi en renfort dans les 48 heures de 4 700 policiers et gendarmes afin de protéger les 717 écoles et lieux de culte juifs de France ;
– La mobilisation de 10 000 militaires pour « assurer la sécurité des points sensibles » ;
– Le maintien du plan Vigipirate de protection antiterroriste à son plus haut niveau.

Pour rappel, le Parlement français vient tout juste d’adopter, début novembre, une loi « lutte contre le terrorisme », qui instaure notamment une interdiction de sortie du territoire pour entraver les départs de Français candidats au djihad en Syrie et en Irak, avec la possibilité de les priver de leur carte d’identité et de leur passeport.

Cette nouvelle loi crée par ailleurs un « délit d’entreprise terroriste individuelle » pour cibler ceux qui se radicalisent individuellement et autorise un blocage des sites internet faisant l’apologie du terrorisme. Elle prévoit un renforcement des moyens pour les renseignements, dont 400 agents de plus pour la DGSI d’ici à 2017.

La « loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme » renforçait déjà l’arsenal juridique français, avec, notamment : une généralisation de la vidéosurveillance dans les lieux publics ; un renforcement du contrôle des communications ; l’autorisation pour les autorités administratives à accéder à ces informations sous le patronage d’un haut fonctionnaire de police ; l’autorisation pour les forces de l’ordre à faire feu sur un véhicule qui forcerait un barrage ; la possibilité de gardes à vue prolongées jusqu’à six jours ; des peines encourues plus lourdes.

En 2008, la loi avait été encore complétée : contrôles d’identité sur les lignes ferroviaires internationales au-delà de 20 kilomètres de la frontière, procédures de réquisition administrative des données techniques de connexion, accès par les services de lutte antiterroriste à certains fichiers administratifs…

Au-delà de ces premières pistes formulées lors du G10 le débat chez les spécialistes s’oriente autour de trois axes : les moyens et les outils à disposition des services de renseignements, le type de peine prononcée en justice et la vie en prison.

Manuel Valls fait de nouvelles propositions dans une partie de ces domaines : en donnant plus de moyens aux services de renseignement en milieu carcéral et en généralisant l’isolement en prison des détenus islamistes radicaux, en contrôlant sur Internet les réseaux sociaux pour y limiter les contenus « appelant à la haine ».

Mais il faudra dans le même temps passer de la défense passive de la République, à la défense active.

Dans notre pays, le débat autour de la République n’a pas été assez présent tant on a fait de la place à ceux qui ont la hantise du grand remplacement et ceux qui veulent la grande séparation des musulmans des valeurs républicaines. L’un nourrissant l’autre.

Le débat sur la République doit retrouver sa place première et la question économique doit lui être subordonnée.

Il faut le faire sans angélisme, mais sans alarmisme.

La réponse au terrorisme c’est plus de République partout et pas moins de République.

C’est une véritable bataille de reconquête républicaine qui commence.
Dans l’école, il faut qu’elle redevienne un lieu d’instruction et non d’animation.

Après la charte de la laïcité, les heures d’enseignement civique et moral prévues pour la rentrée 2015, de l’école élémentaire au lycée, devront être portées par tous.

L’esprit républicain doit retrouver son hégémonie, ses réflexes, ses lignes jaunes.

Dans les quartiers, au-delà du contrat pour réduire les trafics, il faut isoler les « haineux de la République » en réanimant le tissu associatif républicain.

Mais on aurait tort de de ne voir dans les quartiers, que la base des terroristes, 20% de ceux qui partent sont des convertis et l’un des égorgeurs de Daech vient de Normandie.

On n’échappera pas non plus à la nécessité de casser les ghettos.

Dans la société, il faut être respectueux des religions, protéger les cultes. Défendre des idées toutes simples : que l’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit, qu’il ne faut être ni islamophile, ni islamophobe mais républicain.

Il faut enfin hausser le niveau de réponse européenne.

J’ai signé avec Sigmar Gabriel, le patron du SPD, un appel européen. Je vous rappelle que le PSE était présent dans la marche de dimanche.

L’Europe doit se rendre compte qu’elle ne peut plus vivre comme une grande Suisse. En Allemagne, les manifestations contre les musulmans, qui sont maintenant reproduites en Norvège, sont l’expression des défis.

L’Europe doit ouvrir les yeux. Après le Djihad land au Sahel, Boko Haram land au Nigéria, Al-Qaïda contrôlant le nord du Yémen ou l’Etat islamique du levant en Irak et Syrie, la menace métastase…

Le terrorisme percute les sociétés occidentales et le fanatisme religieux veut porter la guerre sur le sol des démocraties.

L’Europe doit prendre des mesures de sécurité collective.

Le Ministre de l’Intérieur a réuni, dès dimanche, le G10. Ce groupe rassemble dans un cadre informel de coopération et d’échanges les ministres de l’intérieur des pays européens les plus touchés par le phénomène dit des « combattants étrangers » : l’Allemagne, le Royaume-Uni ; l’Italie, la Pologne, l’Espagne, la Belgique, la Suède, les Pays-Bas, le Danemark, l’Autriche.

Deux points ont été soulevés : les moyens destinés à contrecarrer les déplacements des « combattants étrangers » et la lutte contre les facteurs et les vecteurs de radicalisation, notamment sur Internet.

Au sujet des déplacements des combattants étrangers, une difficulté existe jusqu’à présent pour permettre une véritable coopération, dans la mesure où les pays diffèrent sur la définition même de « combattant étranger ».

De même, les règles diffèrent en matière de fichage, de collectes de preuves de l’engagement des islamistes radicaux, etc.
Il a cependant été proposé de :

– Mieux échanger les informations entre les différents pays, notamment sur les déplacements et les soutiens, y compris financiers. Solliciter plus encore les enceintes multilatérales, « de coopération policière, mais aussi judiciaire, auxquelles nos pays appartiennent » : Europol, Eurojust, Interpol.

– Renforcer, à droit européen inchangé, les contrôles des ressortissants européens lors du franchissement des frontières extérieures de l’Union : « nous devons faire aboutir très rapidement les travaux engagés sous la responsabilité de la Commission ». « Nous sommes tous d’accord, en effet, pour mettre en place les contrôles approfondis sur certains passagers, sur la base de certains critères objectifs, et naturellement dans le respect des libertés fondamentales, des exigences de sécurité, et avec la volonté de garantir la fluidité des passages frontaliers ».

– D’acter la modification des règles du Code de frontières Schengen : « pour permettre de consulter de façon plus étendue le système d’information Schengen lors du passage des frontières extérieures par les personnes jouissant du droit à la libre circulation ».

– Progresser rapidement dans l’établissement d’un PNR européen, « cet outil qui permet l’échange des données concernant les passagers aériens entre les Etats membres ». Sur cette proposition réclamée par Nicolas Sarkozy, il faut souligner que les travaux sur un PNR européen construit sur le modèle de ceux conclu avec les Etats-Unis, le Canada et l’Australie, sont bloqués depuis 2011. Le Parlement européen réclame, pour avancer sur le PNR, l’adoption d’une législation européenne sur la protection des données.

Au sujet de la lutte contre les facteurs et vecteurs de communication, il est proposé de :
– Mieux coopérer les entreprises de l’internet, « pour garantir le signalement et le retrait, quand il est possible, des contenus illicites, notamment des contenus faisant l’apologie du terrorisme, ou appelant à la violence ou à la haine. Des initiatives ont été lancées par la Commission dans cette perspective, et nous attendons qu’elles débouchent rapidement sur des engagements et des résultats concrets ».

– Développer des messages positifs, « sous forme de contre-discours facilement accessibles, destinés au public jeune, qui est particulièrement exposé à la propagande des organisations terroristes ».

Enfin, la question de la lutte contre le trafic et la détention d’armes a aussi été évoquée lors de cette rencontre. Toutes ces mesures seront discutées par les ministres de l’Intérieur et de la Justice de l’UE lors de leur réunion informelle les 29 et 30 janvier à Riga, en Lettonie. L’urgence leur impose toutefois de se réunir plus tôt et une rencontre extraordinaire pourrait avoir lieu dès vendredi à Bruxelles.

Voilà les réponses que le Parti socialiste souhaite travailler dans les jours qui viennent.

Le 1er février, le Parti socialiste réunira les secrétaires de section. Nous sommes contraints de modifier l’ordre du jour. Nous nous réunirons pour l’unité et la défense de la République sous le titre « Faire vivre la République ».
Les trois groupes de travail rapporteront devant les secrétaires de sections.
Nous rendrons compte parallèlement des rencontres avec les formations politiques.

Des experts et personnalités seront invités et le Premier ministre prendra la parole.

Permettez-moi, en guise de conclusion, de lancer un appel aux forces de gauche et aux écologistes.

Nous sommes entrés dans une autre époque, qui doit être lue avec d’autres lunettes. Nous avons été le fer de lance de l’union nationale. Les problèmes qui existaient hier n’ont pas disparu mais nous pouvons les aborder d’une autre façon car il y a eu le 11 janvier 2015.

Je lance un appel pressant aux gauches et aux écologistes. Trouvons les moyens de l’unité pour affronter la situation comme nous avons trouvé les moyens de répondre à l’agression.

Nous sommes sur une ligne de crête. La volonté d’exclure, de stigmatiser, de discriminer, n’a pas disparu parce que trois millions de Français ont manifesté. Ils attendent leur heure, espérant capitaliser sur la peur et la xénophobie. Là aussi, il va falloir faire face même si c’est un autre débat

Madame, Monsieur,

Vous avez compris que l’ordonnancement de notre année a été percuté par les événements dramatiques que nous avons traversés.

Le Parti socialiste veut, dans cette année, continuer à être un acteur majeur : solidaire au gouvernement mais spécifique.
Il veut être utile à la France.

24 Jan

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Réaction après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy

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« Dans ce monde inquiétant, Nicolas Sarkozy n’a pas été rassurant. Hier, il nous disait vouloir faire de SON G20 celui d’une nouvelle régulation mondiale, construisant un ordre monétaire et là il nous dit avoir réussi à imposer un agenda. C’est à dire un accord pour discuter (…)

J’ai été surpris par la formule employée par le Président à propos de la Tunisie. Il nous dit avoir sous estimer la « désespérance » du peuple tunisien. On peut sous estimer un processus révolutionnaire, mais sous estimer la désespérance d’un peuple c’est désespérant pour notre diplomatie (…)

Ces propositions sur le FMI sont celles avancées par Gordon Brown lors du G20 de Londres, mises en route par le Directeur général du FMI et dont Nicolas Sarkozy se fait l’avocat aujourd’hui (…)

Nous soutenons bien volontiers la position de la France contre le terrorisme. Nous demandons simplement que Nicolas Sarkozy fasse comme ses prédécesseurs et reçoivent les partis d’opposition au Parlement pour l’éclairer ».

13 Nov

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Pluriel, le club de la presse de Radio Orient

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de l’émission « Pluriel, le club de la presse » de Radio Orient, animé par Loïc Barrière, ils ont évoqué ensemble les grands thèmes de l’actualité de la semaine.

19 Oct

Commentaires fermés sur EN DIRECT: la mobilisation contre la réforme des retraites

EN DIRECT: la mobilisation contre la réforme des retraites

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(AFP) – PARIS — 15H55 – Querelle de chiffres – La manifestation contre la réforme des retraites a réuni mardi 330.000 personnes à Paris, comme lors de la précédente journée d’action du 12 octobre, a annoncé la CGT, la police ayant décompté pour sa part 60.000 personnes contre 65.000 le 12.

15H45 – Carburant – Un « peu moins de 4.000 stations-service » sont « en attente d’approvisionnement » sur 12.500 en France, annonce le ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Jean-Louis Borloo, sans préciser si ces stations sont déjà en pénurie ou menacées de l’être.

15H41 – Défilé parisien – 60.000 personnes manifestaient vers 15H00 à Paris, selon une première estimation de la préfecture de police, un chiffre en légère baisse par rapport aux 65.000 manifestants estimés le 12 octobre à la même heure.

15H20 – Fillon s’insurge – Intimidation, blocage et violence sont la « négation de la démocratie et du pacte républicain » déclare le premier ministre à l’assemblée nationale, ajoutant que « personne » n’avait « le droit de prendre en otage un pays tout entier ».

15H04 – Slogans parisiens – « Ce qu’un Parlement fait, la rue peut le défaire », lit-on sur une banderole de FO. Mais aussi « 62 selon la police, 60 selon les manifestants » ou sur un ballon du SNES-FSU: « + 30 millions pour Bettencourt, -3% pour les salaires des fonctionnaires ». Plus intello, le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine brandit une citation de Romain Rolland: « Quand l’ordre est injuste, le désordre est déjà un commencement de justice ».

14H42 – File d’attente – Sur le périphérique intérieur au nord de Nantes, une file de voitures de plus de 500 mètres, espérant pouvoir faire le plein d’essence, déborde sur la voie d’accés à la station donnant sur le périphérique, génant la circulation.

14h40 – Blocus – Quelque 600 étudiants de Nantes, réunis en assemblée générale, ont décidé le blocus de leur université les jours de manifestation nationale pour que les étudiants puissent aller manifester.

14H32 – Participation à Marseille – Entre 23.000 personnes, selon la police, et 240.000 selon les syndicats un record de participation depuis le début du mouvement, ont manifesté à Marseille .

14H26 – « Une autre réforme » – « On a un pouvoir sourd, aveugle, qui ne veut rien entendre, et qui joue le rapport de force. Si on veut que le calme revienne dans le pays, il faut tout simplement une autre réforme » déclare Ségolène Royal au début de la manifestation parisienne aux côtés de Martine Aubry et de Harlem Désir.

14H18 – « Il faut tout reprendre » – La première secrétaire du PS Martine Aubry participe à la manifestion parisienne. « Monsieur le président, maintenant il faut tout reprendre et tout remettre sur la table (…) Il suffit d’un mot, d’un acte pour que le mouvement s’arrête ». Elle condamne les « provocations » et les « casseurs ». « 99 % des gens manifestent calmement », dit-elle, entourée notamment de Ségolène Royal, Benoît Hamon, Harlem Désir, Jean-Marc Ayrault et Jean-Paul Huchon.

13H59 – PARIS: PLUSIEURS DIZAINES DE MILLIERS DE MANIFESTANTS PARTENT DE LA PLACE D’ITALIE EN DIRECTION DES INVALIDES.

13H40 – Vote définitif le 26 ou 27? – Le patron des députés UMP, Jean-François Copé espère un vote définitif de la réforme des retraites par le Parlement « mardi (26) ou mercredi (27) ou en tout cas en milieu de semaine prochaine », après le vote du Sénat cette semaine et la réunion de la commission mixte paritaire Assemblée-Sénat « en début de semaine prochaine ».

13H36 – Le mouvement « plafonne » et se « radicalise » – François Fillon estime que le mouvement « plafonne, commence à s’essouffler », avec « jamais plus d’un million de personnes dans les rues ». Mais parallèlement, « il se radicalise », explique-t-il aux députés UMP.

13H35 – BERNARD THIBAULT (CGT) DEMANDE DES NEGOCIATIONS. Avant le départ de la manifestation parisienne, le leader syndical a appelé le gouvernement à « entendre l’ampleur de cette protestation » à accepter « des négociations avec les syndicats ».

13H22 – « L’antisarkozysme dans la rue »- « Le président ébranlé par tant de mécontentement sait que son rebond a échoué », déclare le député PS Jean-Christophe Cambadélis pour qui « l’antisarkozysme est descendu dans la rue ».

13H22 – FRANCOIS CHEREQUE (CFDT) LANCE UN APPEL AU CALME.

13H21 – « Chaos » en France pour la presse britannique – « Situation explosive », annonce en une le Financial Times au dessus de la photo d’une voiture incendiée. Le tabloïde The Daily Mail titre: « les rues françaises en feu ». « La France dans le chaos », pour le Daily Telegraph. Le reste de la presse européenne évoque aussi largement les manifestations. Les « émeutes en France » sont en une du quotidien Berliner Zeitung. « La France bloquée, Sarkozy ne fait pas marche arrière », écrit le Corriere della Sera, principal tirage d’Italie.

17 Sep

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Les allemands consternés par Sarkozy

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Je vous propose ci-dessous une revue de presse des journaux allemands au lendemain du conseil européen:

Der Spiegel ( gauche libérale) : « La chancelière n’a ni durant les débats du Conseil ni lors d’entretiens à la marge du Conseil avec Nicolas Sarkozy mentionné des camps de Roms en Allemagne et encore moins sa supposée intention de les démanteler », explique le porte-parole Steffen Seibert le jeudi soir à Berlin….. Selon le ministre des Affaires Etrangères, Guido Westerwelle, il s’agit là d’un malentendu….. Il y a des renvois de Roms dans leurs pays en Allemagne, mais notamment vers le Kosovo (pays ne faisant pas partie de l’UE), avec lequel un accord a été conclu en avril.

Frankfurter Rundschau (gauche) : Le député européen vert Reinhold Bütikofer a demandé à Merkel de prendre parti de façon claire pour la position de la Commission. La chancelière ne peut pas éviter de s’exprimer clairement sur la question de sa position vis-à-vis des droits citoyens. Merkel devrait faire comprendre à son bon ami Sarkozy que la commissaire Reding a totalement raison sur le fond de la question. Elle doit ensuite assumer cette position.

FAZ, Frankfurter Allgemeine Zeitung (droite) : Titre « La perte de contrôle de Sarkozy » : La mauvaise devise du « diktat de Bruxelles » est réapparue. La révolte de la France contre la Commission européenne (« on ne parle pas ainsi avec un grand pays souverain ») n’est pas une bonne prémisse pour les efforts du gouvernement allemand de soumettre sa politique budgétaire à un examen européen préalable…. Sarkozy est un homme de l’instantané médiatique, un opportuniste des feux de projecteurs. Mais cette méthode s’est usée. Elle a fait que Sarkozy a perdu de vue la perspective qui va au-delà de la politique au jour le jour, et elle a fait tomber le gouvernement dans une absence totale d’orientation.

Handelsblatt (business) : Titre « Ca va aller, Monsieur le président ? » Nicolas Sarkozy est devenu président de la République parce qu’il a promis des réformes à ses électeurs. Maintenant il a du mal à les fournir. Il se comporte de plus en plus de façon irrationnelle.

Stuttgarter Zeitung (régional, libéral) : Il semble avoir perdu la tête. Attaqué comme jamais depuis son arrivée à l’Elysée en 2007, le président Nicolas Sarkozy frappe dans tous les sens…. « Nous avons un problème d’image » se plaint un diplomate français. « Désormais, quand nous évoquerons les droits de l’homme dans un pays quelconque, on nous dira de balayer devant notre porte. » Il serait pourtant tellement facile de couper les herbes sous les pieds de ses adversaires. Sur le fond, le président n’est pas si attaquable que cela. D’autres pays expulsent les Roms. Ce qui gêne dans la pratique des expulsions françaises est le brouhaha médiatique créé par le président et son intonation xénophobe.

10 Déc

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Conférence de presse sur la politique internationale de la France

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J’ai fait ce matin une conférence de presse pour faire le bilan de la politique internationale du Président de la République, Nicolas Sarkozy, depuis deux ans et demi.
Je vous propose de retrouver ci-dessous cette conférence de presse autour de la vision stratégique de la France de Nicolas Sarkozy, de la relation franco-américaine, de la situation iranienne et de la prolifération nucléaire, de la Chine, du moyen-orient, de la relation franco-russe, de l’Afrique, du sommet de Copenhague, du rapport de la France à l’Europe et de son travail avec l’Allemagne.

J’ai animé ce matin une conférence de presse pour faire le bilan de la politique internationale du Président de la République, Nicolas Sarkozy, depuis deux ans et demi.

Je vous propose de retrouver ci-dessous cette conférence de presse autour de la vision stratégique de la France de Nicolas Sarkozy, de la relation franco-américaine, de la situation iranienne et de la prolifération nucléaire, de la Chine, du moyen-orient, de la relation franco-russe, de l’Afrique, du sommet de Copenhague, du rapport de la France à l’Europe et de son travail avec l’Allemagne.

08 Déc

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En direct du congrès du PSE: Interview sur Radio Prague

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logo_PSE K  copieActuellement à Prague pour le congrès du Parti Socialiste Européen (PSE), j’ai répondu aux questions de Radio Prague. Je vous propose d’écouter cette émission:

[Audio: 071209radiopsejcc.mp3]

14 Oct

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Quelque chose d’impalpable a changé

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Entre dimanche le premier tour de la législative à Poissy, la sortie de Pierre Cardo devant le groupe UMP stigmatisant les gros couacs Mitterrand, Jean Sarkozy, sous les applaudissements de ses collègues et les questions d’actualité où les socialistes ont mis l’UMP dans la difficulté, quelque chose d’impalpable a changé. Et Jean Sarkozy en fait les frais.

Benoit Hamon n’avait pas tort de dire que l’affaire Mitterrand laisserait des traces. D’ailleurs Nicolas Sarkozy avait pris soin de ne piper mot. C’est le retour du refoulé. Et tout le monde, la presse en particulier se défoule.

A propos de presse, l’excellent Schneidermann indique sur son site que je m’en prends à Jean-Michel Normand. Je m’en prends pas, je conteste. Le préjugé d’un journaliste très drôle dans le privé mais qui systématise sur le papier son pessimisme militant à propos de la fin Parti Socialiste.

08 Sep

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Le normand c’est dur

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Décidément, j’ai du mal avec Jean-Michel Normand du Monde.

Ce dernier n’est pas tout à fait un ami des socialistes et il a une sélection de mes propos qui me laisse souvent pantois.

A propos de Bayrou, il me dépeint ce jour en affreux anti-Bayrou. Alors que je parle de mirage parce que, plus le PS avance, plus François Bayrou se dérobe.

Je constate dans mon billet que Bayrou veut être l’anti-Sarkozy de l’autre rive. Qu’il s’oppose à Sarkozy,ce qui est bien, mais veut rester à droite, ce qui l’est moins. J’ajoute que Bayrou aurait pu faire un geste fou. Proposer une rencontre à Martine Aubry etc… Les échos de la presse régionale ou 20 minutes reprennent, mais, pas Le Monde.

Décidément parler le Normand n’est pas simple.