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15 Juin

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L’invité de Questions d’info sur LCP avec AFP, France Info et Le Monde

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QDI 15062016

 

Jean-Christophe Cambadélis était mercredi l’invité de Questions d’Info sur LCP, en partenariat avec AFP, France Info et Le Monde.

Il a répondu aux questions de Frédéric Haziza, François Fressoz, Frédéric Dumoulin et Yael Goosz.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

Magnanville / Terrorisme
Il ne faut pas instrumentaliser ce drame à des fins politiques. Le moment est gravissime.
Nous menons la bataille dans une coalition internationale pour en finir avec l’EI qui recule en Irak, en Syrie et en Libye.
La coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme porte ses fruits comme à Düsseldorf.
Ce recul sur le terrain, cette pression sur les terroristes conduit à d’autres formes d’attentats.
Ce qui est fait par le gouvernement en terme de sécurité est efficace. Mais la sécurité absolue est impossible.
Bernard Cazeneuve a les choses en main ce qui n’empêche pas des individus isolés de passer entre les mailles.
Si à chaque fois qu’il y a un attentat, il faut rajouter une mesure pour satisfaire lopinion je ne sais pas où l’on s’arrêtera.
Adapter, corriger, analyser des mesures oui. être dans le concours Lépine de mesures pour la sécurité non.
La principale qualité dans les moments que nous vivons c’est la compassion pour les victimes, le sang froid et la détermination.

Manifestation

Il y a beaucoup de violences dans notre pays. Mais je ne mets pas tout sur le même plan. Il y a la violence terroriste, la violence des hooligans et la violence à la fin des manifestations.

Je suis pour qu’il y ait une pause dans ces manifestations. Chaque manifestation s’est terminée dans la violence. Je suis pour que la CGT prenne ses responsabilités.
Je ne dis pas que la CGT est responsable de la violence. Je demande à la CGT une pause car ce n’est pas les manifestations qui changeront la loi travail.
Tout le monde a compris que la CGT était contre l’article 2 de la Loi travail et la CFDT pour.
Les militants de la CGT condamnent ces violences
La CGT s’enferme dans une position de refus.
Plus on arrive à la fin d’un mouvement, plus il y a de la violence et moins il y a de participants
Il faut que la CGT comprenne que des casseurs instrumentalisent ces manifestations.
Le projet de loi peut toujours évoluer mais ne doit pas être dénaturé. Il y a des avancées dans ce texte
La CGT est enfermée dans le retrait et ne veut pas d’un texte amélioré mais gagner sur le retrait ou dénaturer le texte
J’appelle tout le monde à comparer le texte de Mme El Khomri et le texte du Sénat.
Il faut respecter le calendrier et le compromis passé entre le Gouvernement et les syndicats réformistes.
La CGT demande à ne pas respecter ce compromis et ce n’est pas acceptable.

Ça va mieux ?
Tous les experts le reconnaissent : ça va mieux. Tous les indicateurs sont au vert. Les Français ne voient pas ou ne croient pas à ces résultats
Nous allons réussir économiquement et socialement mais la réussite ne conduit pas à l’adhésion.
Il faut continuer sur la politique économique, faire comprendre aux Français que la situation s’améliore, traiter les autres problèmes et juguler la violence

Primaire des Républicains
Nicolas Sarkozy se critique lui-même : il a été aux responsabilités (à l’Intérieur sous Jacques Chirac puis Président) pourquoi n’a t-il pas réussi?
Dans le débat face à Alain Juppé, Sarkozy emprunte les thèses du Front national: tu aimes la France où tu t’en vas.
Deux conceptions s’affrontent: celle du FN  sur l’assimilation et celle du PS et de la gauche sur l’intégration. La droite ne sait pas comment se situer.
Cette primaire est la manifestation de la crise de la droite. La droite ne sait pas au fond comment résoudre l’équation politique.
Il y a une crise durable de la droite: crise stratégique et crise d’identité.
Alain Juppé n’a pas tué le match. Il se balladurise. Il n’est pas l’expression de son camp mais de ce qu’il estime être la France
Nicolas Sarkozy se réinstalle dans le match.
J’attends avec impatience le centre de gravité du candidat: sera t-il dans la temporalité du FN ou celle du centre ?

Mauvais sondages pour François Hollande ?

Ces sondages manifestent une exaspération plurielle et contradictoire. Mais cette pluralité ne s’exprimera pas dans la présidentielle car ce sera le temps du choix.

Gauche / Primaires
Aujourd’hui la gauche se comporte comme si elle avait fait une croix sur la présidentielle. La présidentielle servirait à savoir qui de la gauche réformiste ou radicale serait majoritaire dans la gauche.
J’observe que tous les électeurs de gauche sont unitaires.
Je ne fais pas l’impasse sur l’élection présidentielle. Il y va de la nature de la France dans les années à venir.
J’appelle les communistes, les écologistes les socialistes à se rassembler, à faire en sorte de trouver un chemin ensemble.
La primaire, ce n’est pas pour départager la nature de la gauche ou pour sanctionner une loi ou pour avoir une attitude punitive par rapport à tel ou tel parti de la gauche, c’est pour faire en sorte qu’il y ait une offre politique globale à gauche, et qu’on reprenne l’espoir. Ce qui me frappe, c’est que l’éclatement du front de gauche, la scission de fait à l’intérieur des écologistes, la crise à l’intérieur du Parti socialiste, la violence d’un Jean-Luc Mélenchon, verbale, ou les cris sinistres à l’extrême gauche ont conduit le peuple de gauche à regarder sans espoir. Eh bien moi je veux faire renaître la flemme de l’espoir.

Nous discuterons des primaires samedi lors de notre conseil national.
Il y aura plusieurs possibilités: Soit une primaire de toute la gauche. Je suis pour. Je ne me résous pas à une réponse dilatoire du PCF ou des Verts.
Soit un changement de statut via un congrès extraordinaire.
Soit une primaire du seul PS. Soit aussi une désignation interne au PS. Tout est sur la table. Je ferais une proposition le 18 juin.

Ecologistes
Nicolas Hulot comme Jean-Vincent Placé, François de Rugy ou Emmanuelle Cosse sont pour moi des écologistes réalistes. Les autres sont gauchistes et sectaires. Ils sont complètement mélenchonisés

Déplacement de François Hollande à Colombey-les-Deux-Eglises

Quand on est Président, on n’est pas président de la gauche, on est président de tous les Français. Donc il faut respecter tous les Français et leurs symboles, ce qui crée d’ailleurs une contradiction, parce que le camp de gauche dit : « On n’est pas représenté » (…) Je pense que François Hollande est moins sectaire que Nicolas Sarkozy, il a été sur la tombe du Général de Gaulle, Nicolas Sarkozy n’a pas été sur la tombe de François Mitterrand.

 

13 Juin

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première

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JCC Radio Classique - Paris Première 13062016 (2)

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 13 juin l’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


« Je rends hommage aux forces de sécurité et au… par radioclassique

 

Euro 2016 – Violences

La polémique doit se porter sur les hooligans russes et anglais. Pas sur les forces de l’ordre.

Je rends hommages aux forces de sécurité et au Ministre de l’Intérieur qui assurent la situation dans les grandes largeurs.

Loi Travail
La Loi Travail peut être améliorée mais on va garder l’architecture et la philosophie du texte. Il ne faut pas céder.
La CGT s’est mise dans un corner et est incapable d’obtenir quelque chose.
Congrès EELV

La stratégie de Cécile Duflot de privilégier son appareil plutôt que les électeurs ou la situation politique a conduit à la situation que l’on connaît aujourd’hui chez les Verts: ils sont en voie de décomposition.
Le débat politique que porte Hulot est sûrement plus productif que celui que porte aujourd’hui Cécile Duflot. Cécile Duflot veut une écologie punitive du Parti socialiste, Nicolas Hulot veut une écologie qui soit efficace pour le pays et peut-être même pour l’humanité. C’est quand même totalement différent.

Il faut qu’il y ait une discussion, une confrontation, une réflexion avec Nicolas Hulot, ça me paraît intéressant. Nous, nous avons évolué sur la social-écologie, nous avons intégré les questions écologiques dans nos réflexions, nous sommes prêts à discuter aujourd’hui avec M. Hulot.

Primaires des Républicains
Les primaires des Républicains c’est le sérum de vérité de la droite: on saura à travers ces primaires ce fera la droite au pouvoir.
On verra à travers les primaires les projets ultra libéraux que veut déployer la droite.

Gauche

François Hollande est le meilleur candidat pour la gauche, je le pense.
Les primaires de toute la gauche sont nécessaires à la gauche : c’est la possibilité de rassemblement et de présence au second tour de l’élection présidentielle.

12 Juin

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L’invité du Grand RDV d’Europe 1 / I Télé / Le Monde

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Le Grand RDV 12062016

Jean-Christophe était ce dimanche l’invité du Grand Rendez-Vous d’Europe 1/ I Télé / Le Monde. Il a répondu aux questions de Jean-Pierre Elkabbach, Arnaud Leparmentier et Michael Darmon.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations et la vidéo de l’émission:


Le Grand Rendez-Vous avec Jean-Christophe… par Europe1fr

 

Euro 2016 / Violences aux abords des stades

Arrêtons de nous sous-estimer. Je dis mon soutien à l’ensemble des forces de sécurité et au Ministre de l’Intérieur qui maîtrisent la situation.

Le plan de sécurité est efficace. Ce n’est pas parce qu’on a des violences regrettables qu’il faut paniquer. (…) On essaie de réduire les risques, mais la sécurité absolue est un fantasme.

Il y a un engouement pour le football et pour d’autres sports, on le verra dans le Tour de France, pour nos champions. Pour la très grande majorité des Français, ça ne va pas au-delà. (…) C’est une fête, il faut le prendre comme cela, et dans cette fête, il y a des crétins alcoolisés qui veulent perturber non pas le déroulement du match mais les alentours du match.

 

Brexit / Europe 

Si l’Angleterre sort de l’Europe c’est le projet européen qui sera touché.

Le Brexit accélérera la désintégration de l’Europe. Si l’Angleterre sort de l’Europe, les nationalistes en seront renforcés.

Il faut répondre à l’ensemble des demandes des européens: sécurité et accueil des réfugiés. J’ai fait une proposition lors du Congrès du Parti socialiste d’une conférence mondiale sur les réfugiés.

Il est nécessaire que l’Europe soit à la hauteur de ce défi. Il faut être capable d’accueillir mais il faut aussi être capable de retenir.

Je soutiens la position d’Anne Hidalgo sur la création d’un camp d’accueil pour les réfugiés à Paris.

Je ne veux pas plaisanter avec ça, c’est un problème extrêmement important parce que là, vous avez des situations sauvages avec des hommes et des femmes qui sont dans le plus grand dénuement et, comme ils sont dans le plus grand dénuement, ils sont obligés de trouver les moyens pour faire face à leur propre situation.

Dans quelques mois, on va nous dire « mais qu’est-ce que vous avez fait, pourquoi vous n’avez rien fait ? » et bien, je dis qu’Anne Hidalgo a raison d’anticiper. C’est une position humanitaire et réaliste.

 

Loi Travail 

Il faut être ferme sans fermeture, maintenir les acquis de cette loi. Il ne faut pas céder aux injonctions d’une centrale syndicale.

Un compromis, qui peut-être amélioré, a été trouvé, il faut le respecter.

 

Les salariés vont vers les syndicats qui obtiennent quelque chose. Qu’a obtenu la CGT? Rien.

Les grèves tournantes mettent le pays dans la tourmente.

Une organisation syndicale doit défendre des salariés, chercher et trouver des compromis.

 

Grève des éboueurs 

« La mairie de Paris a pris des dispositions pour faire face à la situation. Vous devriez vous féliciter de la réactivité de la Maire de Paris ».

 

Gauche 

Une partie de la gauche militante s’enferme dans un sectarisme politique. Ce n’est pas le cas des électeurs de gauche.

Ceux qui déposeront une motion de censure « de gauche », se mettront en dehors du Parti socialiste. Je l’ai dit au Bureau national : la logique dans laquelle ils étaient, qui n’était pas une logique d’amélioration mais une logique de retrait, conduirait aux mêmes effets. Et que s’ils déposaient une motion de censure, eh bien ils se mettraient en dehors du Parti socialiste.

On peut toujours améliorer une loi. Mais on ne peut pas décider de renverser son propre gouvernement.

Je crois que le Congrès des Verts a matérialisé la rupture avec l’écologie.

Il y a des écologistes gauchistes et des écologistes réalistes avec nous. Les écologistes gauchistes sont sur une orientation punitive envers le PS mais nos électeurs ne sont pas sur cette orientation. (…) Tous les écologistes réalistes sont venus travailler avec le Parti socialiste.

Nous sommes en train de préparer la primaire de toute la gauche. Je continue à me battre pour que l’ensemble de la gauche se retrouve.

Notre proposition était de faire des primaires en décembre. Cette plage est praticable par tout le monde.

Les congrès des Verts et des communistes passés, on va pouvoir revenir à une discussion normale.

 

Primaires des Républicains

Bruno Le Maire est le seul qui combine les 2 courants au sein de la droite.

Alain Juppé est un OVNI. Il est non déterminé. Il ne veut pas dire ce qu’il pense au risque de se couper de son électorat.

Je n’ai pas à choisir le candidat LR.On prendra celui qui vient. Mais ils doivent avant tout se définir devant les électeurs.

 

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron s’est plus exprimé ces derniers temps en tant que constructeur de son mouvement qu’en tant que ministre.

 

 

 

 

29 Mai

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L’invité du Grand Jury RTL / Le Figaro/ LCI

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Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 29 mai l’invité du Grand Jury RTL/ Le Figaro/ LCI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Sur la Loi Travail:

Dans le moment présent il faut de la fermeté mais pas de fermeture.

Éclairer sans dénaturer c’est-à-dire respecter l’accord obtenu avec les syndicats réformistes. Il faut respecter l’accord que nous avons conclu, respecter l’esprit de cette réforme.

On ne peut pas être pour le retrait du texte et son amélioration.

Lorsque les journaux ne peuvent pas être publiés je pense que c’est du chantage. Je le regrette.

Il y a des avancées majeures dans ce texte auxquelles je tiens, comme la sécurisation des parcours professionnels par exemple.

Une organisation syndicale ne doit pas nier mais négocier. Si M. Martinez était pour une amélioration il ne parlerait pas de « retrait »

Ce n’est pas parce que M. Martinez se frise les moustaches qu’on va courir comme des lapins !

Les Français ont encore en tête la première version de la Loi Travail.

Le premier texte a été présenté de façon abrupte et sous un angle non opportun ! Quand le 1er texte est arrivé, le Medef a dit « c’est Noël! »

Si Manuel Valls n’était pas ferme, on aurait un tollé.

La négociation a abouti à un texte plus équilibré mais qui n’a pas été expliqué à l’ensemble du pays.

Le Parti socialiste ne va pas dire aujourd’hui « Il faut défaire ce qu’on a fait avec les syndicats réformistes ». On a négocié le juste équilibre pendant 15 jours. Je respecte la CGT et FO mais je respecte aussi les autres.
Il ne s’agit pas d’être dans le face à face avec la CGT. Il s’agit de dialoguer avec les syndicats.

Bruno Le Roux et Christophe Sirugue ont fait de nombreuses propositions qui ont toutes été refusées au nom du retrait.

On peut éclairer mais on ne peut pas dénaturer le texte.

Sur les primaires, la gauche, Emmanuel Macron:

Emmanuel Macron et moi sommes complémentaires. Je cherche à rassembler la gauche et les socialistes autour de François Hollande. Emmanuel Macro. cherche à parler à ceux qui ne votent plus pour François Hollande.

Emmanuel Macron son avis, il le dit parfois. Mais c’est le Premier ministre qui fait l’arbitrage avec le Président.

Emmanuel participe, il ne dit pas qu’il se substitue.

Au Parti socialiste nous ne sommes pas dans la cacophonie mais dans la polyphonie: nous avons des positions complémentaires.

Je suis favorable à une primaire et je veux que celle-ci puisse s’organiser avec toutes les forces de gauche. J’ai fait deux votes au CN, mis en place une commission interne, je redis que je veux être pour une primaire. S’il n’y a pas de primaire, mon plan B c’est la Belle Alliance Populaire.

Saisine de la Haute autorité éthique

J’ai demandé à la HAE de nous éclairer sur le sujet: nous devons avoir une éthique de responsabilité entre nous. Je ne crains pas le scénario d’une nouvelle motion de censure. Ce serait dépasser la ligne rouge.

Violences contre les permanences PS

On ne tire pas avec un fusil d’assaut sur une permanence comme ça ! Le manque de réflexe démocratique sur cette question me navre. C’est un climat volontairement construit contre une formation reconnue. Le parti radical, le PCF et Nicolas Sarkozy ont condamné ces attaques. Le reste walou. Cela me navre.

Réforme des institutions

Il y a une crise de la représentativité en politique, la 5ème république est à bout de souffle. On ne peut plus fonctionner avec une concentration des pouvoirs. Nos institutions ne sont pas adaptées. Il faut trouver le chemin d’une démocratie plus fluide, où les citoyens puissent peser sur les évènements.

Blocages

Je ne crois, je n’espère et je ne comprendrais pas que la CGT perturbe l’Euro.

07 Avr

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L’invité du Talk du Figaro

par

Le Talk 07042016

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Yves Thréard dans Le Talk du Figaro.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

Lancement du mouvement « En Marche » par Emmanuel Macron :

Je ne suis pas surpris du lancement de « En Marche ». Je ne suis pas un supporter de premier rang de M.Macron mais il faut que les Cent fleurs de la re-politisation fleurissent.

Je suis pour le débat d’idées, les échanges. Personne à gauche n’a de monopole.

Emmanuel Macron peut élargir la majorité présidentielle, c’est une bonne chose »

Emmanuel Macron est un social libéral assumé.

Je suis résolument de gauche. Je ne rentre pas dans le champ de recrutement de ce mouvement gratuit.

Emmanuel Macron a dit que « En Marche » ce n’était pas contre le PS. Il a fait attention au Premier secrétaire que je suis et je l’en remercie.

Nous voulons une primaire sans préalable, sans préjugé. Il faut s’engager à soutenir la personne désignée.

Emmanuel Macron premier ministre d’Alain Juppé? «Ça n’est pas une position majoritaire à droite! Jean-Pierre Raffarin souligne une contradiction stratégique à droite ».

Dans ma vie politique des modernes qui n’ont pas fini comme ils l’imaginaient j’en ai vu légions.

Alliance populaire :
Nous lancerons le 13/04 l’alliance populaire. L’alliance populaire c’est une confédération de partis qui se dépassent par l’alliance avec des citoyens, les associatifs, les syndicalistes.

04 Avr

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L’invité de L’Opinion

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Opinion 04042016

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Nicolas Beytout pour le site de L’Opinion.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis : « Je suis pour… par Lopinionfr

 

 

Nuit debout

« Il y a une bonne nouvelle: c’est le printemps la re-politisation. Ce sont des formes de débats, de prises de paroles. C’est plus Hyde Park que la Puerta del Sol dans le moment présent.

C’est moins sectaire que notre débat politique, toutes les idées sont admises. Il y a de l’opposition à la loi El Khomri mais ce n’est pas aussi global que le souhaiteraient certains.

Prolongement de l’occupation place de la République « Il y a un problème qu’il faut mesurer. À partir du moment où il y a des rassemblements répétitifs il peut y avoir danger. C’est la situation que nous connaissons aujourd’hui. «

Loi Travail

« Il y a deux positions à la loi El Khomri, il y a ceux qui veulent améliorer et ceux qui veulent retirer. Moi je fais parti de ceux qui veulent améliorer. J’ai été l’un des premiers à dire que la première loi El Khomri ne me satisfaisait pas, qu’elle était trop déséquilibrée. Cette nouvelle mouture est un nouveau départ.
L’article 30 bis va faire parti des discussions (…) Licencier plus facilement pour embaucher plus massivement ce n’est pas la panacée qu’il faut aujourd’hui.

On a fait les efforts qu’il fallait avec le CICE et le pacte de responsabilité…

Il faut inventer quelque chose de nouveau et je crois que cette réforme d’un certain point de vue invente quelque chose de nouveau c’est à dire un juste équilibre entre une certaine flexibilité et la protection des salariés. »


Primaire à gauche

« Ce n’est pas parce qu’on est pour François Hollande, que l’on est contre les primaires.

Je suis pour François Hollande et la primaire. Il y a des formes de re-politisation, d’interpellation, de réflexions, il ne faut pas les tuer.
Il faut prendre en compte la spontanéité qui vient de nos citoyens. Il faut l’organiser. C’est le sens de ce que nous ferons le 13/04 prochain avec l’alliance populaire qui dépassera les partis politiques et qui permettra à des citoyens de s’engager.
Nous sommes dans un moment de contestation. Nous serons demain dans un moment de constatation entre différentes offres politiques.

Les Français constateront les projets ultra libéraux du candidat de la droite à la présidentielle. »

Candidature d’Emmanuel Macron en 2017 ?
« Il a clos la séquence. Il a évoqué il y a quelques jours que si le Président de la République était candidat, il ne le serait pas.

Il doit dire ce qu’il a dire et nous dirons ce que nous pensons de ce qu’il dit.

Son équation est plutôt son ministère qu’une future candidature à la présidentielle. »

Interview de Jean-Jacques Urvoas au JDD :
« Jean-Jacques Urvoas n’a pas dit que la Justice ne fonctionnait pas mais qu’elle avait du mal à payer ses factures.

Il faut voir comment augmenter le budget et rationaliser certaines dépenses. »

02 Avr

Commentaires fermés sur Face aux lecteurs de La Provence: « Pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître ».

Face aux lecteurs de La Provence: « Pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître ».

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2016-04-01 - Echange avec les lecteurs de la Provence-21

Jean-Christophe Cambadélis était vendredi 1er avril 2016 l’invité du « Face aux lecteurs et à la rédaction » du quotidien La Provence.

Devant un chef d’entreprise, une étudiante responsable de l’Unef, un syndicaliste CGT, un étudiant de Science politique et un stagiaire de l’école de la 2ème chance de Marseille, Jean-Christophe Cambadélis a débattu pendant près de deux heures dans les locaux de La Provence.

La loi travail, la jeunesse, les élections présidentielles et la nécessaire union de la gauche ont été les thèmes forts de la matinée.

Retrouvez l’interview ci-dessous ou en cliquant ici:

 

Cambadélis : pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître.

 

Face à nos lecteurs hier, le Premier secrétaire du Parti socialiste a mis en garde les électeurs de gauche : seule une union derrière François Hollande pourrait éviter l’échec en 2017

L’art de la synthèse… Premier secrétaire du PS et dès lors héritier de cette vieille tradition socialiste, Jean-Christophe Cambadélis s’y soumet depuis quelque temps déjà dans les turbulences de Solférino. Il y ajoute désormais une dramaturgie nouvelle, point de départ de la campagne que le PS va sans doute lancer derrière François Hollande. Sur un thème choisi : sans union, sans une candidature d’équilibre, « la gauche risque de disparaître« . Rien de moins… Et une prophétie politique inlassablement répétée hier à Marseille, devant les lecteurs de La Provence, et aux côtés de Jean-David Ciot, président d’une fédération des Bouches-du-Rhône au sein de laquelle les oppositions intestines déchirent le parti et où les Régionales, pour cause de divisions, ont en effet déjà privé la gauche du second tour. CQFD…

Voilà donc Jean-Christophe Cambadélis rôdé, jongleur matois qui sautille entre la gauche protestataire, dont il fut l’une des voix, et la social-démocratie qu’il assumera désormais. Il se tient là, quelque part au milieu du gué et des débats qui traversent la gauche, imaginant des centres de gravité à bâtir et en assumant toutes les obligations durant les deux heures qu’il a passées hier en compagnie des lecteurs de La Provence. Au chevet de la loi El Khomri 2, que la rue avait réprouvé la veille, entre la gauche qui proteste, une social-démocratie qui acquiesce et des volontés de déréglementation plus fortes à droite, Jean-Christophe Cambadélis dessine la voie de passage. Une ligne de crête…

« J’étais opposé à la loi
 El Khomri 1. Il y a eu des avancées. Je suis pour les améliorations, pas pour le retrait » oppose-t-il à ceux qui réclament un 
recul. Il y voit même une clarification nécessaire pour 2017,
 qui démonterait qu’un seul che
min existe entre les « besoins de
 flexibilité » et les désirs légitimes
 de protection. En somme, entre
réformateurs et frondeurs, entre Macron et Montebourg, rien 
ni personne d’autre 
qu’Hollande ne saurait éviter la
 fragmentation de la gauche. Il 
en soutient donc l’hypothèse 
malgré les doutes profonds de 
l’opinion. Et à la condition que 
la courbe du chômage
 s’inverse… Et qu’il soit enfin possible de trouver un « compromis » avec Verts, communistes 
ou frondeurs… L’alliance populaire qu’il lance le 13 avril doit
 justement servir à occuper ce
terrain du rassemblement. L.R.

Comment convaincre les siens sur la loi El Khomri ?

Comment arriver à rester solidaire du gouvernement et ne pas désespérer totalement les forces de gauche, et notamment socialistes, en soutenant un texte largement contesté- une première manifestation le 9 mars, une deuxième ayant rassemblé de 400 000 à 1,2 million de manifestants jeudi – dans la rue ? À cette question délicate, Jean-Christophe Cambadélis a une réponse : assurer avoir été le premier à contester la loi El Khomri 1 jugée « trop déséquilibrée » et qu’il ne la voterait pas (« Une première sous la Ve République« ) pour mieux défendre la version amendée, la loi El Khomri 2. « Dans le mouvement qui existe, assure Jean-Christophe Cambadélis, il existe deux attitudes : celle des syndicats réformistes qui estiment que la loi El Khomri 2 est meilleure que la loi El Khomri 1 et qu’il faut continuer à l’améliorer, c’est aussi la position du Parti socialiste. Il y a aussi ceux qui en veulent le retrait. On ne peut pas dire que la globalité des forces de gauche est hostile. » Pour Cambadélis, cette loi doit donc être « maintenue » et encore « améliorée« .

Une position toute en finesse – synthèse ? – qui ne convainc ce- pendant pas les lecteurs de La Provence invités à en débattre, hier matin, avec le premier secrétaire du Parti socialiste.

« À quel moment le PS va-t-il soutenir les salariés et les jeunes ? »

Pour Aimé Musto « 70 % des Français sont opposés à la loi El Khomri » car « ce qui nous est proposé est un recul social d’un siècle« , et « rien de ce que contient la loi travail ne figurait dans le projet socialiste de 2012« , car « ce texte casse le Code du travail« . « À quel moment le PS va-t-il sou- tenir les salariés et les jeunes et demander le retrait du texte ? Quel est l’intérêt du PS à s’attaquer de front à son électorat ?« , interroge encore ce syndicaliste CGT d’Air France. L’attaque est rude.

« Si je pensais que le texte est tel que vous le décrivez, je ne le soutiendrai pas, rétorque Jean-Christophe Cambadélis, qui assure que le texte bénéficie du soutien mesuré des syndicats réformistes CFDT, Unsa, CFTC Cadre et Fage, majoritaires aux élections professionnelles et, sur le plan politique, du PS, qui occupe « une place non négligeable » à gauche. Quant au texte, il a évolué. Ainsi, « le préambule du texte réaffirme tous les éléments du Code du travail, certes en les simplifiant« . « Je suis favorable à ce texte car je pense qu’au niveau de la jeunesse comme au niveau de l’entreprise ou des PME-PMI, il maintient un équilibre. » C’est-à-dire « le juste équilibre entre l’intérêt des salariés, qui pensent que ça va trop loin, et ce- lui des entreprises, qui pensent que ça ne va pas assez loin. C’est une loi qui permet de la flexibilité et de la protection« . Notamment en ce qui concerne les parcours professionnels : « Il faut avoir des droits portés tout au long de sa vie, ce que nous avons défendu dans ce texte« .

« Et les jeunes ?« , s’inquiète Carolina Faye, présidente de l’Unef Aix-Marseille. Une inquiétude à laquelle Jean-Christophe Cambadélis répond par un tacle : « Quand est-ce que l’Unef a soutenu ou défendu une réforme depuis les années 50-60 ? » Puis, revenant sur la question : « Je pense que la situation actuelle n’est pas satisfaisante : précarisation, diplôme sans emploi, non qualifiés dans l’impossibilité de rentrer dans l’emploi. Personne n’est pour le statu quo. La garantie jeune permettant à plus de 400 000 jeunes d’avoir des heures de formation est un acquis. C’était une revendication de l’ensemble des organisations de jeunesse. Ce n’était pas dans le texte, ça y est. On fait un pas dans le bon sens. »

Quant à l’embauche, notamment des jeunes, « les entreprises ne pourront y avoir recours, souligne Jean-Christophe Cambadélis en réponse à une question de Keryann Guillaume, élève à l’école de la deuxième chance, que quand il y aura de la croissance, car c’est elle qui crée de l’emploi. On y est presque. On a redonné de la compétitivité aux entreprises, on leur a retiré des charges, ce qui leur a permis de reconstituer leurs marges. Du coup, la croissance est à deux doigts de basculer du côté de la création d’emplois« .

Après, la question des jeunes. L’emploi dépend « très fortement de la formation. À ceux qui n’ont pas de qualification, il faut donner une deuxième, voire une troisième chance en leur offrant des heures de formations gratuites. On ne peut pas se satisfaire d’une jeunesse à deux vites- ses, celle qui aura accès à l’emploi et l’autre. »

Cette politique volontaire, inscrite dans le programme de François Hollande, se heurte à une difficulté : le recul du tissu industriel -« que nous avons sous-estimé« . « Nous sommes passés derrière les Anglais, les Espagnols, les Italiens », assure encore Jean-Christophe Cambadélis. D’où le ministère du Redressement productif. Une révolution de mentalité au PS, qui pensait jusqu’ici juste à la redistribution et non pas à la production. « Or, souligne Jean-Christophe Cambadélis, on ne peut pas redistribuer ce que l’on n’a pas. On ne pouvait pas tondre le mouton industriel puisqu’il n’y avait plus de mouton industriel. Donc, il a fallu reconstruire et ça nous a mis en retard. Les Français et les jeunes jugeront d’ici 14 mois. »

« Si le compte d’activité, ne passe pas, il y a le risque qu’on ne l’ait jamais. »

Certains des lecteurs, présents hier, semblent avoir leur opinion. Négative. « Que reste-t-il au PS de socialiste« , s’emporte Aimé Musto. À lui comme aux autres qui doutent, Jean-Christophe Cambadélis a lancé une mise en garde : « Nous allons discuter au Parlement de l’amélioration de la loi El Khomri. Il faut être capable de défendre les acquis dans une situation nouvelle et dans une économie nouvelle qu’il faut aider. Aujourd’hui, nous sommes dans la contestation ; demain nous serons dans la constatation. Si le compte d’activité – fleuron de la loi El Khomri -, ne passe pas maintenant, il y a le risque qu’on ne l’ait jamais. » Frédéric CHEUTIN

 

IL DÉFEND LA FLEXI-SÉCURITÉ

Sécurité accrue donc flexibilité accrue ? « Non, assure Jean-Christophe Cambadélis, car l’élément le plus important dans le sens de la flexibilité était ce qui avait été préfiguré sur les prud’hommes, avec cette thèse que, quand on licencie mieux, on engage plus. Cet article-là a été retiré de la réforme à la demande des organisations syndicales et du PS qui y était opposé tel qu’il était présenté. Nous sommes favorables à ce qu’il soit indicatif de façon à ce que le juge ait la possibilité, dans un panel, de pouvoir choisir l’indemnité qui correspond au préjudice subi par le salarié. L’article précédent était néfaste, il a été retiré, nous nous en félicitons. » Quant à la flexibilité, jugée pas assez prononcée par certains à droite : « Ce n’est pas elle qui fait l’emploi, assure Jean-Christophe Cambadélis. C’est le carnet de commandes. » « Mais le carnet de commandes n’est pas un acquis, tempère Gérard Canavese, chef d’entreprise à Aubagne. Ce qu’il nous faut, c’est plus de flexibilité ! » Une thèse à laquelle pourrait (presque) souscrire Jean-Christophe Cambadélis en faisant le distingo entre grandes et petites entreprises. Sauf que « le Conseil constitutionnel nous retoque quand nous voulons faire la distinction entre des PMI-PME et les grandes entreprises, car ce serait deux logiques que l’on introduirait dans notre droit. Il faudrait avoir une politique spécifique – le groupe socialiste y réfléchit- en direction des PMI-PME, qui n’ont pas les mêmes problèmes en terme de flexibilité et investissements que les grands groupes ». Donc plus de flexibilité ? « Je suis pour que l’on facilite le travail des PMI-PME, qui sont de gros pourvoyeurs d’emplois, mais avec une garantie pour l’ensemble des salariés. Du donnant-donnant. » Pour autant, et même si c’est dans les tuyaux, pas plus de précisions. « Je suis sur la thématique de l’amélioration, pas du retrait. » F.C.

 

Aimé Musto : comment la gauche peut-elle éviter un vote de classe contestataire en 2017 ?

Le grand risque en 2017 est qu’une formation comme le FN accède aux responsabilités. Que l’on soit d’une gauche progressiste ou réformiste, aucune n’a réussi à reconquérir son électorat. Toutes les composantes de la gauche doivent faire leur examen critique. Le PS le fait, un peu trop à mon goût, mais les autres ne le font pas.

Marc Gielblat : mais comment reconquérir cet électorat ? Nous sommes dans la contestation de la politique gouverne- mentale. En 2017 nous serons dans la constatation. On verra que certains voudront remettre en cause la totalité du code du travail, que la droite voudra 100 milliards d’économies, alors qu’on a déjà fait un effort de 50 milliards. Je ne parle pas de l’extrême droite. On constatera les programmes et on verra que la situation n’aura rien à voir à avec celle d’aujourd’hui. Ceux qui disent qu’il y a une fausse gauche au pouvoir ont tort et risquent d’avoir une vraie droite. Le PS aura une cou- leur à défendre et une équation. On va clarifier le débat politique.

Est-ce une synthèse que vous prônez entre Macron et la gauche frondeuse ?
La loi El-Khomri, en proposant une réponse aux problèmes du pays, avant de répondre à ceux du PS, est un schéma cohérent. Le PS n’est pas un objet suspendu en l’air, mais il est dans le dia- logue social. La droite, à cause des primaires, est trop à droite. La gauche, pour des questions de résistance, est trop à gauche. Il y a un espace qui ouvre une voie social-démocrate. Une grosse majorité d’électeurs suivra cela lors de la présidentielle.

Ne faut-il pas réformer le logiciel des grands partis ? Absolument. Le PS a un logiciel pensé dans les années 60 et construit dans les années 70. On est dans une nouvelle époque, celle de la révolution numérique, du terrorisme, du défi climatique et européen. Il y a nécessité à se réformer. Le PS fonctionne comme la SFIO de 1905. Les militants aujourd’hui discutent entre eux. Même les courants ne comptent plus. Le PS est en outre trop étroit pour être seul dans le tripartisme. La question est d’être dans l’union dès le premier tour. C’est pour cela que nous lancerons le 13 avril l’Alliance populaire avec d’autres organisations, des syndicalistes, des personnalités et surtout le mouvement associatif. Je vais lancer une nouvelle génération dans le débat.

François Hollande est-il l’homme de la synthèse ?
Je le souhaite, même si je n’aime pas ce mot. Il est contes- té, toute la presse dit qu’il ne se- ra pas au second tour. Mais qui d’autre ? Un homme qui a incarné la nation dans l’épreuve a son mot à dire. Jamais un président sortant n’a été hors du jeu lors d’une présidentielle. Si Hollande n’y va pas, on en trouvera un autre, mais il est plus en situation que d’autres.

Faudra-t-il une primaire ?
Je suis prêt à étudier une primaire de toute la gauche, mais sans exclusive ni préalable. Il ne faut pas que ce soit contre le PS. Nos partenaires ne sont pas très chauds, mais ce serait une bon- ne chose pour avoir un débat tranché à gauche. Après, que chacun s’engage à soutenir le candidat désigné. Après, je n’ouvre pas encore le débat d’une primaire au PS. Mais tout est imaginable, y compris avec François Hollande. Ce n’est pas le débat qui fait peur.

Comment créer une offre politique renouvelée, notamment dans la région ?

La France veut du renouvellement et celui que les Français désignent actuellement comme le futur président est Alain Juppé. Il y a un paradoxe. L’année précédant la présidentielle est faite d’absolus. La moyenne d’âge des députés et des secrétaires nationaux du PS est plus jeune que jamais. Je veux du renouvellement et nous l’avons montré aux élections régionales. Je suis sûr que si les grands élus étaient repartis à la bataille, la configuration aurait changé. C’est le cas pour Michel Vauzelle. Lui candidat la compétition n’aurait pas été la même. Le débat non plus. Mais nous avons fait un choix. Carole Delga a été élue en Midi-Pyrénées.

Mais la gauche n’est plus présente dans les institutions. Ne risque-t-elle pas de disparaître ? Si la dérive droitière était si terrible que cela à gauche, il y aurait une alternative. Or elle n’existe pas, il suffit de regarder les chiffres. Le risque que la gauche disparaisse du paysage existe. Je l’ai dit à plusieurs reprises. On le voit dans la région Paca. Si les électeurs prennent l’habitude que les socialistes se retirent dans l’entre-deux tours, ils finiront par voter directement à droite. Il y a aura toujours une gauche contestataire, mais elle ne pèse plus dans le pouvoir décisionnel. La fragmentation est partout à gauche. Autant construire un rassemblement sur la base d’un compromis.

Quelle est la solution pour que le PS retrouve son unité dans les Bouches-du-Rhône ? Les problèmes marseillais se traitent à Marseille. Je connais bien tous les acteurs marseillais. Ils anticipent beaucoup dans leur positionnement poli- tique. Il n’y a pas d’avenir pour toute personnalité à Marseille avec un PS fragmenté. Qui que ce soit, ils faut qu’ils pensent à unir les ambitions contraires. Que les intérêts convergent, c’est la méthode à respecter. Si- non, personne ne gagnera seul. Ce n’est pas facile, je n’aimerais pas être le premier secrétaire du PS des Bouches-du-Rhône.

 


Jean-Christophe Cambadélis rencontre des… par PartiSocialiste

 

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Crédit photos: Mathieu Delmestre

25 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP

L’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP

par

Parlement Hebdo 25032016

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP.

Il a répondu aux questions de Mickaël Szames et Kathia Gilder.

 

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Attentats :

« Il s’agit par des actions aveugles de créer les conditions de terreur en France et de séparation entre les Français.

Contre le terrorisme dans notre pays, il faut la concorde nationale qui est là, et l’union sacrée au Parlement qui n’est pas encore là.
François Hollande fait ce que doit faire un chef d’Etat et reconnaissons qu’il le fait bien.

La France est la seule à faire un effort de défense pour l’ensemble de l’Europe. Quand la France dit qu’il faut se préoccuper de la situation libyenne, l’Europe détourne les yeux.

Il y a une nécessité pour les Européens de se ressaisir pour faire face au terrorisme : politique diplomatique et politique de défense commune.

Nous sommes dans une guerre asymétrique avec un front qui n’est pas fixe.

Ces fauteurs de guerre ont une stratégie: la grande séparation. C’est ce que nous devons combattre. »

Propos tenus sur Molenbeek : « Il ne faut pas avoir de formules globalisantes et blessantes. «

Sur les propos tenus par Michel Sapin et Bruno Le Roux : « Les hommes politiques dans le moment présent doivent être économes de leurs mots. Ils se sont tous les deux excusés et ils ont eu raison.

Il y a des personnes qui agissent dans les foyers de pauvreté ou autour des frères musulmans. Nous devons les combattre. Ce n’est pas en stigmatisant ces quartiers que nous aurons de l’efficacité.

En guerre on fait attention à ses mots, ses phrases et ses propositions. J’appelle tout le monde à la prudence y compris dans mon parti. »

Opération de police à Argenteuil: « Cela nous inquiète et nous rassure à la fois : Il y a des cellules dormantes qui veulent passer à l’acte mais le système mis en place, les mesures prises démontrent une efficacité.

Bernard Cazeneuve est un exemple: il est économe de ses mots, il agit et a des résultats. »

Etat d’urgence : « Le débat dans la classe politique ne doit pas être celui qui vise à stigmatiser le laxisme de l’adversaire mais à débattre sur des propositions. »

Euro 2016 : « Il faut maintenir la fête et s’habituer à cette menace. Nous sommes en guerre et l’ennemi est lâche, il frappe à l’aveugle. Il faut prendre toutes les mesures de sécurité. »
Passenger Name Record (PNR) : « Manuel Valls a raison de dire qu’il faudra ajouter cet outil. Mais il en faut d’autres.

Un sommet européen spécialement dédié au terrorisme serait utile. Il faudra plus de coordination de nos services, la création d’une agence européenne de sécurité ou d’un état major européen.

Si nous disons que l’Europe est en guerre il faut une coordination européenne pour lutter. »

Révision constitutionnelle :

« Le Sénat, la droite sénatoriale, a commis une faute politique. Ils ont déployé un arsenal pour organiser le blocage de la révision constitutionnelle.

Nous avions fait un compromis quasiment historique à l’Assemblée nationale entre la droite et la gauche. Ça avait couté très cher à la gauche de le faire, très cher, en termes de débat sur les valeurs. Mais nous estimions, globalement aux deux tiers de l’Assemblée nationale, que cela était nécessaire pour avoir la réforme constitutionnelle

Ce débat ne procède pas de ce qui serait nécessaire pour ce pays mais de la volonté de se distancier du vote émis à l’Assemblée qui avait le soutien de Nicolas Sarkozy. Je ne trouve pas ça raisonnable. Je trouve que le Sénat, et je le dis au président du Sénat, à la Chambre haute, qu’ils ont commis une erreur politique par ce blocage.

Le compromis que Monsieur Jacob a accepté et voté est remis en cause par la droite sénatoriale, on marche sur la tête. Comment voulez-vous que les Français puissent comprendre ?
Je crois qu’il est nécessaire que la droite sénatoriale éclaire le tapis: sont-ils pour aller au Congrès?

Si Gérard Larcher est pour aller au Congrès alors il doit peser de tout son poids et mettre son mandat en jeu pour que ses troupes votent le texte. On ne peut pas biaiser sur ces questions, on ne peut pas jouer, faire de la politique politicienne. Il faut être à la hauteur de l’événement

Il faut arrêter de jouer et dire s’ils veulent aller au Congrès ou non, s’ils ne veulent pas, l’affaire va se terminer. Le texte de l’Assemblée est déjà un compromis. »

Perpétuité Réelle :

« Ce qui est bizarre c’est que nous avons déjà voté cette mesure le 8 mars à l’Assemblée et elle est l’objet d’une polémique.

Encore une fois soyons économes de nos mots. Nos propositions ne doivent pas avoir pour but de démasquer le prétendu laxisme de l’adversaire mais de chercher l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme. »

Loi travail:

« La contestation a eu lieu avant le dépôt du texte au Conseil des ministres et le Gouvernement l’a pris en compte. Chacun a pu s’exprimer, négocier, le texte est maintenant déposé et à l’Assemblée il y aura un débat.

La pétition #loitravailnonmerci était une manifestation sur le net. Le Gouvernement a eu raison de prendre le taureau par les cornes et de présenter un nouveau départ pour ce texte.

Ce texte a profondément été rééquilibré et il y a des avancées très positives. On pourrait au moins reconnaitre cela. »

Affaire des écoutes / Nicolas Sarkozy
:

« Ces écoutes ne se sont pas faites au hasard : Il y a un pseudo… tout cela pose problème.

La procédure qui suit son cours ne facilite pas sa candidature.

Nicolas Sarkozy sait très bien que ceci va faire buzz et provoquer dans l’électorat de droite la question de sa candidature. »


Primaires à gauche :

« Le Parti socialiste a déjà dit lors de son dernier Conseil national qu’il était pour la primaire. Une commission a été constituée à cet effet.

La primaire n’est pas le seul moyen pour obtenir l’unité des forces de gauche.

Le 14 avril  nous lancerons l’alliance populaire. Nous installerons dans tous les départements des collectifs de l’alliance populaire qui convergeront le 3 décembre dans une grande convention.

L’alliance populaire c’est un regroupement qui vise à dépasser le Parti socialiste avec la volonté de se tourner vers les citoyens, les associations citoyennes, les syndicalistes

Le problème n’est pas de s’unir au second tour mais d’être au second tour.

Le PS aura à décider de sa forme de participation. »

21 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première

L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première

par

JCC RAdio Classique bis 21032016

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin au micro de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


« Il faut tout faire pour essayer de… par radioclassique

 

Primaires à droite

« J’apostrophe tous les dirigeants de la droite. Nous n’avons pas de candidat préféré. Nous avons une droite qui au fond est très unie sur ce qu’elle doit faire. Alors il y en a qui se cachent comme M. Juppé, il y en a qui affirment comme M. Fillon, il y en a qui louvoient comme Bruno Le Maire. Mais à chaque fois il y a le même projet ultralibéral.

Dernièrement j’ai indiqué que personne ne savait ce qu’Alain Juppé faisait, pensait. Il n’a pas de mots, pas de phrases, pas d’avis. On ne désigne pas quelqu’un sans avis. Ne pas avoir d’avis c’est une part de mépris.

Alain Juppé ne veut pas dire ce qu’il pense par peur d’une polémique. Comment peut-on alors être candidat à une présidentielle?

Chez les candidats LR il y a à chaque fois le même projet ultra-libéral.

Il n’y a pas de cap ni de capitaine chez Les Républicains. Ou alors 11 capitaines !

La primaire à droite vient de perdre le soutien de l’UDI. Ce n’est plus une primaire du centre et de la droite mais de la droite.

S’il y a aujourd’hui une formation désorganisée, sans cadre et sans objet, c’est Les Républicains. »

Propos de Marion Maréchal Le Pen sur BFM TV :

« Marion Marechal le Pen instrumentalisé la mort et le malheur des gens pour faire route Qu’avec elle il n’y aurait pas de terrorisme. C’est indigne. »

Législatives partielles :
« Il faut tout faire pour essayer de reconstruire l’ensemble de la gauche.

Dans les moments difficiles il y a ceux qui sautent par dessus bord et ceux qui restent sur le bateau pour le conduire à bon port.

Le Parti socialiste est encore une force majeure dans le paysage politique Français.

Ce n’est pas parce que nous perdons des législatives partielles que le PS est rayé de la carte. »

Terrorisme :

« Ce n’est pas en fermant la frontière avec la Belgique que l’on va arrêter le mouvement.

On mène une bataille frontale avec le terrorisme et on marque des points mais cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus d’attentats. »

Arrestation de Salah Abdeslam / débat sur la déchéance de nationalité:

« Ça le présente sous un autre aspect. Cela met dans la difficulté la droite sénatoriale qui ne veut pas reprendre la formule qui avait été décidée aux 3/5e à l’Assemblée nationale.

La réunion du Congrès est-elle encore possible? « Je crois que c’est possible. Pour cela il faudrait que la droite sénatoriale sorte de son jeu politicien ».

Loi Travail :
Manuel Valls a reconnu qu’il y avait eu des ratés. C’est assez rare en politique. Ce n’est pas une impuissance, c’est une constatation de ce que l’on peut faire.

Candidature de François Hollande en 2017 : 

« Il ne s’agit pas d’une pétition pour François Hollande mais d’une aimable pression. Et petit à petit chacun le dit ».

Situation du pays : 

« Les Français commencent à être récompensés de leur effort: croissance en hausse, déficit en baisse marges des entreprises retrouvées, la situation s’améliore lentement »

11 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

par

JCC Itele 11032016 bis

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce vendredi 11 mars 2016 aux questions de Bruce Toussaint sur I Télé.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


L’invité de Bruce Toussaint du 11/03/2016 par ITELE

 

Politique d’accueil des réfugiés

La France a été surprise que l’Allemagne unilatéralement mais à juste raison s’émancipe des accords de Schengen et accueille tout le monde

Nous devons êtres solidaires entre la France et l’Allemagne et créer des solutions communes qui doivent tarir le problème, contenir les réfugiés et les répartir. Autour de ces 3 questions-là, nous pouvons avoir une position commune.

La grande question c’est qu’elle politique en Europe par rapport aux réfugiés? Nous ne sommes pas encore au bout du chemin.

Loi Travail

Je discute avec tout le monde. Je fais en sorte que tout converge vers une solution par le haut.

Je dis aux organisations étudiantes : Négociez! C’est une chance inouïe de pouvoir peser sur le centre de gravité de ce texte avant qu’il ne soit déposé.

En politique, on peut dire qu’il faut retirer le texte, mais quand on est un syndicat c’est pour obtenir des avancées. On n’est pas dans l’idéologie quand on est dans une organisation syndicale, on essaie de faire avancer les choses non pas pour soi et son opinion politique, mais pour les jeunes qu’on est censé représenter.

Les jeunes ne manifestent pas contre le néolibéralisme mais contre la précarité. Et la loi doit répondre à cette question

La lutte contre la précarisation des jeunes ce n’est pas qu’un problème d’embauche mais aussi d’autonomie

Manuel Valls essaie de répondre aux problème de la jeunesse. François Hollande est attentif à la jeunesse dès le premier jour, c’est son obsession. C’est son obsession la jeunesse dans tous les sens du terme, c’est-à-dire sur les terrains de la liberté, sur la situation de l’égalité et sur les problèmes aujourd’hui de la précarité.

Le Parti socialiste, au point de départ, a dit que cette loi était déséquilibrée et qu’il fallait travailler dans 3 domaines : sur la hiérarchie des normes, sur la question des Prud’hommes et sur la question du licenciement économique ; et surtout qu’il fallait rééquilibrer avec la sécurisation des parcours professionnels, c’est-à-dire ce fameux CPA. Voilà les 4 questions qui ont été discutées à la fois au Bureau national du Parti socialiste, et qui ont été discutées dans la réunion du groupe socialiste avec le Premier ministre.

Nous demandons que cette Loi Travail soit équilibrée, qu’elle soit améliorée.

La philosophie de ce texte rappelée par le Président: de la souplesse et de la sécurité.

Je crois en la capacité d’écoute du gouvernement.

Primaires à gauche / élection présidentielle de 2017

Le paradoxe du moment c’est que le Parti Socialiste est le seul parti favorable pour les primaires.

Nous faisons des propositions pour que les primaires réussissent mais nous nous sentons un peu seuls pour le moment.

Le problème n’est pas de savoir si François Hollande est candidat ou pas, c’est de savoir si les dirigeants du Parti socialiste sont pour qu’il soit candidat ou pas. La question que je vais poser à tous les dirigeants du PS: « Es-tu favorable à une candidature de François Hollande ? ». Parce que si on est favorable, on se bat pour.

Tous les dirigeants du parti socialiste c’est-à-dire les ministres, les dirigeants des collectivités locales. Maintenant il faut vous prononcer. Vous dites si vous êtes pour ou si vous êtes contre. Si vous êtes pour, vous faites un mouvement pour. Si vous êtes contre, vous vous présentez. Maintenant, il faut de la clarté. Que les socialistes disent, les uns et les autres, pour qui ils sont. Dès maintenant. Ma réponse, moi, est oui

Je place les dirigeants socialistes devant leur responsabilité car le petit jeu de certains abîme l’ensemble de la gauche.

Propos de Nicolas Sarkozy dans Le Bal des Dézingueurs : « Le style c’est l’homme »