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02 Mar

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Projet d’Emmanuel Macron : le cap de l’austérité

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La décision d’Emmanuel Macron de réduire de trois points, chaque année, le ratio dépenses publiques/PIB conduit à une politique d’austérité que les différents gouvernements de François Hollande ont toujours refusée.

La volonté de séduire un électorat de droite, aujourd’hui en déshérence suite à l’affaire Fillon, amène le leader d’En Marche à présenter des mesures classiques de la droite : suppression massive du nombre de fonctionnaires, libéralisation de tous les secteurs, remise en cause des régimes de retraite…

Enfin, la décision de supprimer la taxe d’habitation – revenant  ainsi sur l’acquis séculaire des collectivités locales de lever l’impôt – et la remise en cause totale des négociations de branche, portent atteinte à nos traditions et notre modèle.

Le contrôle drastique de la recherche d’emploi est une touche finale que n’aurait pas désavoué Nicolas Sarkozy.

Loin de redresser la France, ce programme va dresser les Français les uns contre les autres.

14 Jan

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François Fillon, l’inconstant candidat

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Dissensions et échanges peu cordiaux étaient au programme des Républicains réunis ce matin en Conseil National pour l’investiture de François Fillon. Un reflet de la campagne erratique menée par le candidat de la droite.
Cette semaine, François Fillon aura été tour à tour sarko-estrosiste sur les immigrés, vindicatif sur sa radicalité, penaud sur son programme de santé, amateur d’autoritarisme auprès des siens. Loin de la constance dont il se targuait d’être le maître.
Face à des troupes désorganisées que ses voeux guerriers n’ont pas su réunir, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy accumule les circonvolutions pour garder le cap de cette campagne incompréhensible.
Alternant reniements et inflexibilité au gré des vents, il sème en chemin confusion et défection : délaissé par les classes populaires, ce sont désormais les centristes qui menacent de faire de même.
Son équipe, perdue, promet tout et son contraire, aux fonctionnaires sur les 39h, aux Français sur l’ouverture avec le centre.
Il ne lui reste quant à lui, que l’auto-conviction pour s’assurer de la discipline de ses rangs et des vertus de l’obstination.
Des sommets atteints pendant la primaire, François Fillon redescend « à fond » et en zigzag. Sur cette route difficile qui mène à la présidentielle, le candidat de la droite procède par à-coups et freinages forcés, et inéluctablement… dérape.

28 Août

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Discours de clôture de Jean-Christophe Cambadélis – Séminaire de rentrée des socialistes – Dimanche 28 août 2016

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2016-08-28 - Séminaire de rentrée des socialistes-32

Retrouvez le discours de Jean-Christophe à l’occasion du séminaire de rentrée des socialistes.


Discours de clôture de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

Crédit photo: Mathieu Delmestre

26 Août

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« Sarkozy écrit un programme commun entre droite et extrême droite », interview au Monde

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Le Monde publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadelis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Quelle est votre position sur la polémique autour du burkini ?

Il faut raison garder. Tout le monde est d’accord pour dire que l’émancipation de la femme ne peut être remise en cause par une religion et pour refuser de mettre le religieux au dessus de la citoyenneté. Alors, où est le problème avec le burkini ? S’il y a trouble à l’ordre public, les arrêtés municipaux sont là et doivent être appliqués avec discernement, comme l’a dit le premier ministre. Mais s’il n’y a pas de trouble à l’ordre public, ce sont les arrêtés qui troublent l’ordre public. Soit le burkini est une provocation d’une minorité et il ne faut pas tomber dans le piège, soit ce n’en est pas une et il ne faut pas construire un piège pour la République. La République doit être bienveillante avec nos compatriotes de culture ou de religion musulmane, mais ceux-ci doivent être eux aussi bienveillants avec la laïcité.

A titre personnel, les photos d’une femme musulmane voilée contrôlée par la police sur une plage de Nice vous ont-elles choqué ?

J’ai d’abord pensé que se présenter de cette façon sur la plage de Nice, quelques semaines après ce qu’il s’est passé le 14 juillet, risquait de poser des problèmes. Mais derrière cela, la décision de trente municipalités de reproduire cet arrêté d’interdiction du burkini est une récupération politique. J’observe le paradoxe : ce ne sont pas des municipalités Front national qui le font, mais des maires du parti Les Républicains.

Quelle est selon vous cette récupération politique ?

C’est celle décrite par Nicolas Sarkozy dans son livre. Ce livre est un tournant dans notre Histoire. Au-delà de la restauration sarkozyste, il s’agit d’un programme commun entre la droite décomplexée et l’extrême droite recentrée autour d’un projet de société autoritaire et inégalitaire. Nicolas Sarkozy a imposé à l’ensemble de la droite son calendrier, ses propositions, son terrain politique. Tous les autres candidats doivent se positionner par rapport à l’axe qu’il a défini, qui est de rompre les amarres pour aller le plus loin possible à droite. C’est une menace considérable pour le pays.

Sarkozy incarne le centre de gravité du bloc réactionnaire, il les a tous ficelés ! Soit il l’emporte en novembre et il appliquera son programme d’affrontements vis à vis de l’islam, des syndicats, du modèle social français, et même de la République. Soit il perd la primaire, mais Alain Juppé sera prisonnier de ce programme, il sera loin de l’identité heureuse ! Nicolas Sarkozy a prononcé son discours du Bourget avant l’heure. Il a pris une responsabilité terrible devant la France. Il avait abaissé les frontières avec son discours de Grenoble en 2010, il propose une nouvelle frontière aujourd’hui à la droite et à l’extrême droite.

Comment la gauche doit-elle répondre et éviter que la présidentielle ne tourne qu’autour des thèmes identitaires ?

Je note que Nicolas Sarkozy et ceux des leaders de droite qui ont été parmi les plus violents après l’attentat de Nice, sont aujourd’hui à la baisse dans les sondages. Je pense que les Français veulent de la fermeté, mais sans perdre leur âme. Nicolas Sarkozy propose un troc : moins de libertés pour plus de sécurité. Indépendamment du fait que cela ne fonctionnera pas, la France est un pays de libertés, mais de libertés ordonnées. Elle a tous les moyens pour les faire respecter.

C’est le discours de pré-campagne que doit tenir la majorité, notamment lundi lors du rassemblement à Colomiers ?

Je plaide pour cela depuis plusieurs semaines car je suis inquiet de voir comment l’électoralisme a envahi la droite classique et comment celle-ci ne tire pas les leçons de ses propres erreurs. Plus elle va à droite, plus le FN monte.

Un discours rationnel sur l’état de droit pourra-t-il être audible dans la tension de la campagne présidentielle ?

Je fais confiance à l’intelligence des Français et non pas à leurs réflexes. Pour l’instant, ultra majoritairement, ils sont pour le maintien de l’état de droit, malgré le discours tonitruant et médiatiquement bien portant de ses adversaires. Mais la gauche, dans la présidentielle qui vient, doit être attentive. Elle doit bien sûr porter son bilan, qui est contrasté mais positif. Au moment où la croissance redémarre et où le chômage baisse, il serait paradoxal de ne pas souligner que nous avons redressé le pays, malgré l’ardoise que nous avait laissée la droite en 2012. Mais plaider pour le redressement n’est pas suffisant. Il faut maintenant expliquer pourquoi un nouveau quinquennat à la gauche. La réponse, est qu’après avoir redressé, il faut maintenant progresser et protéger.

Cela peut-il suffire pour contrer le discours de la droite ?

Le programme de Nicolas Sarkozy et de la droite est ahurissant, en terme de dépense publique, de remise en cause des acquis sociaux. Il est même provocateur : mettre dans un texte qu’on va revenir totalement sur la hiérarchie des normes, alors qu’on sort de neuf semaines de grèves pour une exception sur ce sujet, cela veut dire que dès que le programme sera mis en application, il y aura des millions de gens dans la rue, y compris la CFDT. Et tout est comme ça : 300 000 fonctionnaires de moins, l’attaque contre les régimes spéciaux… C’est à la fois peu réaliste et ahurissant.

Cela veut-il dire que la gauche, lors de la campagne, doit s’adresser à son seul électorat ou aller au-delà ?

Vieux débat ! Nous devons commencer par nous adresser aux nôtres. Ensuite, il faut parler à l’ensemble de la gauche, en leur disant : « ne vous trompez pas de colère ». L’enjeu de la présidentielle n’est pas de punir une gauche qui a fait ou de punir une gauche qui a refusé de faire. Ni de juger un bilan, même s’il est bon. L’objectif, c’est de ne pas laisser la droite et l’extrême droite face à face, parce que sinon elles termineront au coude à coude. Le candidat de la gauche devra donc s’adresser à l’ensemble du camp républicain.

Compte tenu de cette radicalisation imposée par M. Sarkozy, laisser la gauche se diviser lors de la primaire est-il opportun ?

Cette primaire doit être celle du débat mais aussi de l’unité. Elle est utile parce qu’elle permet de sélectionner celui ou celle qui sera le mieux à même de porter les principes républicains et d’être crédible dans le combat contre la droite. Sans elle, c’était la multiplication des candidatures, et il y en a déjà trop. Cette primaire met un garrot sur l’hémorragie de candidatures. Parce qu’à la fin, tout le monde devra se retrouver derrière le gagnant.

Arnaud Montebourg laisse planer le flou sur sa participation à la primaire, cela vous inquiète ?

Il conduira la campagne qu’il souhaite conduire. S’il reste dans le flou, c’est parce qu’il ne peut pas dire à cette étape qu’il soutiendra le gagnant. Montebourg a besoin de laisser planer le doute, pour à la fois capter un électorat réformiste, celui de François Hollande, et canaliser un électorat radical, celui de Jean-Luc Mélenchon. C’est une tactique pour l’heure mais je suis totalement persuadé qu’il participera à la primaire.

Pouvez-vous lui apporter les garanties qu’il réclame quant au nombre de bureaux de vote ?

Je pourrais lui donner jusqu’au 15 décembre toutes les garanties possibles, elles ne seront jamais suffisantes et toujours sujettes à caution pour des raisons politiques que je viens d’indiquer. Pour faire taire tout cela, il faut être au plus près des conditions de la primaire de 2011, qu’il avait lui-même adoubée. Ce sera le cas.

Si Montebourg ne participait pas à la primaire, le tiendriez-vous pour responsable de l’élimination de la gauche au premier tour ?

C’est une question qui lui est posée. Je ne le vois absolument pas partir seul. Jean-Luc Mélenchon a capté toute la radicalité, Cécile Duflot ou un autre le fera sur les écologistes. Je ne lui vois aucun espace politique dans ces conditions.

Pour autant, la primaire garantit-elle que la gauche sera présente au second tour ?

Depuis le début, nous avons milité pour une primaire de toute la gauche. Les écologistes et les communistes l’ont refusée. Ils en portent la responsabilité. Nous allons essayer de faire la primaire de l’unité autant que possible.

L’enjeu est plus grave que le 21 avril 2002 ?

Oui. Nous sortions alors d’une cohabitation où Jacques Chirac avait été poli par sa confrontation avec Lionel Jospin. Il était en situation de pouvoir rassembler. Là, il n’y a que la gauche qui peut le faire parce que Nicolas Sarkozy vient de fracturer la droite classique. C’est beaucoup plus grave car ce n’est pas qu’une question électorale. Le ver est dans le fruit, les programmes sont interchangeables entre droite et extrême droite. Quand Eric Ciotti explique que François Hollande a été élu par l’islam politique, on a l’impression d’une volonté d’instrumentalisation, d’un rejet de l’islam pour gagner la primaire qu’elle qu’en soient les conséquences pour la cohésion nationale. Il n’y a plus aucune retenue.

Le Président veut-il y aller, peut-il y aller, va-t-il y aller ?

Il peut y aller, car nous sortons des brumes de la contestation absolue de tout ce qu’ont fait les socialistes. On va s’apercevoir qu’il a fait un choix stratégique : sacrifier sa popularité pour obtenir le début d’un redressement qui arrive. En plus, il a maintenant l’expérience de la guerre, des relations internationales, de l’Europe. Et il incarne cette République bienveillante. Il peut terminer le travail. Le veut-il ? Je n’en sais rien. J’ai dit depuis longtemps que je l’espérais. Je respecte la totalité des candidats. Mais François Hollande reste la carte maîtresse de la gauche.

Pas très neutre pour le premier secrétaire du PS, non ?

Je me suis prononcé et je resterai sur cette orientation. Si on veut me transformer en béni-oui-oui du paysage politique, on s’est trompé de personne. Je n’attaquerai pas les candidats, ni ne distribuerai les bons points. Il faut respecter les personnalités, garantir l’impartialité de la primaire et agir pour le rassemblement. Mais je fixerai les enjeux.

Concernant Emmanuel Macron, son entreprise politique est-elle allée au bout ? Est-elle un bénéfice ou un coût pour François Hollande ?

La situation politique a changé depuis l’accélération et la radicalisation absolue de Nicolas Sarkozy. Chacun doit se déterminer par rapport à cela, Emmanuel Macron compris. S’il veut dialoguer avec nous, il est utile. S’il veut dialoguer avec Philippe De Villiers, il l’est moins.

Propos recueillis par Bastien Bonnefous, Cédric Pietralunga et David Revault d’Allonnes

 

09 Mar

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L’invité de Gilles Bouleau sur TF1

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JCC JT TF1 bis 09032015

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 9 mars 2015 l’invité du journal de 20H de Gilles Bouleau sur TF1.

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

05 Mar

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Discours de Jean-Christophe Cambadélis lors de la conférence de presse sur les départementales – jeudi 5 mars 2015

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Conférence de presse de J-C Cambadélis sur les… par PartiSocialiste

Discours de Jean-Christophe Cambadélis

Conférence de presse sur les élections départementales

Jeudi 5 mars 2015

(seul le prononcé fait foi)

 

 

On n’a pas le droit ! Oui, on n’a pas le droit !

 

C’est une honte de se désintéresser de 35 milliards d’euros d’investissement dans la politique sociale par an.

 

C’est une honte de mépriser 12 milliards d’euros d’équipements de proximité, collèges, routes, gymnases.

 

C’est une honte de dédaigner 12,3 % de financement du secteur associatif c’est-à-dire 1 828 000 emplois.

 

On ne peut pas ignorer que les départements – parce que ce sont des départements dont il s’agit – représentent 6% de la dépense publique et 2% de la dette publique totale.

 

Les Français sont intéressés par la lutte contre les déserts médicaux :

 

  • Avec les socialistes, ce seront des maisons de santé pluridisciplinaires.

 

Les Français veulent que l’on réponde au défi du bien vieillir :

 

  • Avec les socialistes ce seront des prix accessibles et modulés en fonction des ressources et un dispositif de santé pour les soins à domicile et l’autonomie.

 

Les Français veulent l’accès aux transports et à la mobilité :

 

  • Avec les socialistes c’est le tarif unique de transport

 

 

Les Français veulent une agriculture raisonnée et une bonne alimentation :

 

  • Avec les socialistes c’est un réseau pour une alimentation locale innovante et solidaire, un label favorisant les « circuits courts »

 

Les Français veulent renforcer les services publics et la cohésion territoriale :

 

  • Avec les socialistes c’est le maintien des services publics en milieu rural ou l’assurance d’une couverture intégrale en très haut débit

 

Les Français veulent promouvoir le développement durable :

 

  • Avec les socialistes c’est généraliser la réhabilitation énergétique des logements, l’accompagnement des activités fluviales ou les plans d’excellence du recyclage des déchets.

 

Les Français veulent favoriser l’accès à l’emploi, l’innovation et le développement économique :

 

  • Avec les socialistes c’est un pacte emploi pour les jeunes, un soutien spécifique aux entreprises innovantes.

 

Enfin les Français veulent la réussite des élèves :

 

  • Avec les socialistes c’est le rapprochement des élèves et du monde professionnel, c’est équiper chaque collégien de tablette numérique, rapprocher les collèges du monde de l’entreprise.

 

Le vote socialiste, c’est le vote utile par rapport aux réelles préoccupations des Français.

 

Ce sont les socialistes qui agissent et protègent dans les départements.

 

La marque socialiste c’est cela : « La protection et l’action », c’est l’intérêt général.

 

  • Enfance, personnes handicapées et âgées, prestations sociales mais aussi routes, collèges… Bref, l’élection départementale est l’élection de base de la démocratie française.

 

  • C’est l’élection du quotidien des Français, la plus proche de leur vie de tous les jours. Plus proche encore que les municipales.

Si les municipales c’est le vivre ensemble, les élections départementales c’est l’agir ensemble.

 

C’est cela le premier enjeu et le Parti socialiste refuse de l’évacuer au nom du débat politique national.

 

Il s’agit d’une élection départementale où pour la première fois dans ce type d’élection, il y aura la stricte parité.

 

Quand bien même serait-il possible de noter que c’est avec le Parti socialiste et singulièrement Manuel Valls, que la parité a fait un bon en avant car l’implantation des femmes dans les départements ouvre la voie à la parité aux législatives.

 

Ce sont donc des élections départementales à forts enjeux politiques.

 

D’abord parce qu’une gestion de gauche ou de droite, ce n’est pas la même chose. Ni en terme de priorités, ni en terme de lutte contre les inégalités.

 

Il y a bien un enjeu politique local mais aussi national. Et le Parti socialiste ne souhaite pas se dérober à ce débat.

 

Ces élections ne se passent pas dans n’importe quel moment. La politique menée par Jean-Marc Ayrault et amplifié par Manuel Valls produit ses premiers résultats.

 

Oui, il y a comme un frémissement dans le pays.

 

Oui, il y a comme une éclaircie qui se précise et qu’il faut accompagner.

 

Le chômage d’abord. Ce n’est pas l’inversion de la courbe mais c’est une baisse.

La compétitivité ensuite. Elle se redresse, comme le logement.

 

La croissance enfin. Elle est déjà à 1% et la consommation repart.

 

Dans une situation où la BCE a pris à bras le corps le risque de déflation, où le prix du pétrole est extrêmement bas comme l’euro, où le loyer de l’argent l’est tout autant, où enfin, pour insuffisant qu’il soit, le plan Juncker va dans le sens du soutien à la croissance.

 

Faut-il ajouter que la France a joué son rôle pour desserrer l’étau sur la Grèce faisant par la-même avancer le débat en Europe sur les critères de convergence dans la zone euro. Il n’est pas plus impoli aujourd’hui de parler des investissements hors déficit.

 

Tout ceci ne modifie pas encore la situation mais modifie le climat.

 

Evidemment le redressement n’est pas sans poser des problèmes au regard du patronat qui traîne les pieds et refuse de s’engager. Evidemment des interrogations, voire des critiques sont toujours présentes.

 

Mais le redressement est en marche. C’est la différence avec les élections municipales, où il n’était même pas perceptible, là où la colère, elle, l’était.

 

Le débat actuel dans les élections départementales vise à cacher les vrais enjeux politiques : « Quelle politique de proximité pour les Français ? » et « Le redressement qui démarre », chacun s’acharne à détourner nos concitoyens de ces débats.

 

Mais il y a un troisième enjeu, c’est la « République ».

 

Les Français le 11 janvier en manifestant massivement, dignement face au terrorisme ont donné une feuille de route : Défendre la République contre ceux qui ont la haine de notre modèle.

 

Il y a donc une autre différence de taille avec le climat des municipales. Le Président de la République a incarné la France dans l’épreuve. Et le Gouvernement a géré celle-ci de mains de maître.

 

Les Français sans relâcher leur exigence sur les résultats voient d’un autre oeil l’exécutif. Et cette vision renouvelée, confirmée par l’élection dans le Doubs, donne de la fierté aux militants socialistes.

 

Personne ne se trompe, l’élection sera difficile parce que nous sommes sortants et au pouvoir dans la bataille du redressement.

 

Mais les socialistes assumeront mieux les trois dernières années du quinquennat, le programme pour les départementales et le statut de parti crédible pour défendre et incarner la République.

 

Tout se jouera sur la participation. D’où la campagne contre le désintérêt de nos concitoyens pour une élection qui les touche de près.

 

D’où la campagne contre la tentative ou la tentation d’obscurcir les vrais enjeux.

 

La campagne que nous menons vise à présenter les vrais enjeux. Elle vise à ce que les Français ne soient pas dépossédés de leurs élections par toute une série de leurres.

 

Nous voulons mettre les Français au centre. Nous voulons que leurs préoccupations soient prises en compte.

 

Le Parti socialiste est le seul parti à mettre les Français au centre, même si l’élection et la situation ne se réduit pas à cela.

 

La situation mondiale est instable et pas seulement sur le plan économique. La guerre est là sur le continent européen. Mais elle a pris un cours nouveau avec le fanatisme terroriste frappant l’Europe pour provoquer une crise de civilisation, voire une guerre de civilisation.

 

Il s’agit de s’en prendre à la démocratie.

 

Il s’agit d’attaquer la République, mais aussi les juifs avec le secret espoir d’installer la rupture communautaire en provoquant une vague islamophobe.

 

Les socialistes ont fait de la défense de la République, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, du progrès humain qui passe par la défense de notre environnement, le centre de leur combat.

 

Pour les socialistes, il y a un lien entre le redressement économique de la France et la défense de la République. L’un ne va pas sans l’autre, et le tout se décline au niveau national, comme au niveau départemental.

 

Face à cette position cohérente, il y a, comme dirait Martine Aubry, le flou et le loup.

 

Le flou c’est l’UMP.

Le loup c’est le Front national.

 

L’UMP n’a ni programme départemental, ni stratégie et cette élection est seulement pour Nicolas Sarkozy, un moyen de prendre un peu d’avance dans la campagne interne de l’UMP pour l’élection présidentielle.

 

Nicolas Sarkozy vient de lancer la campagne départementale dans une interview dans Le Figaro.

 

Pas un mot, pas une proposition pour les départements. L’amnésie pour sa gestion passée, l’anémie pour l’avenir de la France, mais pour le présent rien.

 

L’UMP dans les départements appliqueront-ils les 100 milliards d’euros de réductions budgétaires ?

 

Voter pour l’UMP c’est réduire les départements à la portion congrue. Il ne s’agit pas de faire participer chacun à l’effort, il s’agit d’une véritable saignée.

 

Comment faire face avec ce programme de l’UMP qui se propose de réduire entre 600 000 à 1 million de fonctionnaires ? Ecoles, hôpitaux, police, toute la fonction publique va y passer !

 

Il faut dès maintenant faire reculer cette offensive qui minerait notre cohésion sociale, et affaiblirait la République sans moderniser l’économie.

 

Mais la stratégie est aussi en cause. Nicolas Sarkozy vient de lancer le « FN-PS ».

 

Passons sur le fait que l’ex-Président met sur le même plan un parti républicain et un parti d’extrême-droite.

 

Passons sur le fait qu’il s’agit avant tout de se démarquer d’Alain Juppé qui lui, refuse de mettre sur le même pied le Front national et le Parti socialiste.

 

Mais c’est un aveu, une panique ! La direction de l’UMP constate que son électorat file au Front national au premier tour.

 

Après avoir ouvert la porte au Front national par ses buissonneries, l’apprenti sorcier ne sait plus comment écopper si je puis dire !

 

Et c’est précisément l’absence de consignes claires qui met le Front national au coeur de la campagne.

 

Car si le Parti socialiste et l’UMP pratiquaient le désistement républicain, nul part le Front national ne pourrait l’emporter.

 

Il suffit d’observer les élections législatives partielles : Le Parti socialiste a pratiqué le désistement républicain et nul part le Front national n’est passé.

 

Mais pour cela il faut appeler un chat, un chat et refuser d’aller braconner sur les terres du FN.

 

Et aujourd’hui, Nicolas Sarkozy d’une part dit : Toute alliance avec le FN vaudra l’exclusion ce qui sous-entend que toute alliance avec le PS ne le produira pas. Et Nicolas Sarkozy d’autre part, maintien le « ni-ni », ni PS, ni FN, alors la fin du « ni-ni » ou sa continuité.

 

Ce flou désarme la droite républicaine qui court après le Front national.

 

Comment comprendre autrement les attaques de Monsieur Darmanin contre Madame Taubira ? Appelons là aussi un chat, un chat. Dire que Madame Taubira est « un tract ambulant pour le FN » ce n’est pas critiquer sa politique, c’est critiquer son être. Elle est noire, donc un tract ambulant pour le Front national qui est raciste.

 

L’UMP est déjà à la traîne dans les candidatures. Elle doit son « score » en terme de candidats, à l’UDI qui est, élection après élection, le flanc-garde de Nicolas Sarkozy.

 

Depuis le retour de François Bayrou dans l’alliance avec l’UMP, le centre n’est pas le centre, c’est la droite. Nous le disons à tous les électeurs et à ceux qui refusent la dérive droitière de l’UMP.

 

Cette politique condamnant les conseils départementaux et leur action par une restriction budgétaire à venir sans précédent, ce refus d’assumer la défense de la République face au Front national doivent être sanctionnés. Et le vote sanction de la droitisation de l’UMP c’est le vote PS.

 

Un autre constat, le Front national n’est pas le centre de la vie politique, c’est le danger.

 

Pas un jour sans que la presse ne révèle les pensées profonde des candidats frontistes à jamais gravées sur leur compte Twitter ou Facebook.

 

Pour pouvoir présenter autant de candidats que les partis républicains aux élections départementales, Marine Le Pen a du faire les fonds de poubelles de l’extrême-droite, de l’antisémitisme, de la xénophobie et l’islamophobie.

 

Car Marine Le Pen joue tout sur le premier tour : Le nombre de candidats pour être en tête en nombre de voix. Elle joue aussi le nombre de duels entre le Front national et les partis républicains.

 

Ce n’est pas négligeable, mais ce n’est pas l’enjeu de l’élection.

 

Au final, vous le savez, le résultat sera non pas le niveau du Front national au premier tour, mais le nombre de conseillers départementaux et de conseils départementaux remportés.

 

Et cela se jouera entre le Parti socialiste et l’UMP.

 

Une partie des Français font corps avec le Front national, mais une majorité font barrage. Il y a à cela une raison.

 

 

 

Il y a une question à laquelle le Front national doit répondre : Pourquoi est-ce systématiquement au Front national que l’on retrouve des candidats racistes ? Est-ce parce que qui se ressemble s’assemble ?

 

Le Front national est un danger pour la République parce que Marine Le Pen est obsédée par les immigrés alors que nous, socialistes, nous sommes obsédés par les Français.

 

Elle vient encore de récidiver en voulant séparer les « Français de souche » des « Français de papiers ».

 

Mais là aussi le FN n’est pas dans l’élection départementale, mais dans l’agitation anti-nationale, c’est-à-dire anti-républicaine alors que nous sommes dans la réponse concrète aux Français.

 

Les départements, faut-il le rappeler au FN, ne s’occupent ni de l’euro, ni des frontières, ni de la sortie de l’Europe, ni de l’immigration. Mais c’est pourtant le seul programme du Front national.

 

Marine Le Pen, comme Nicolas Sarkozy, ne pensent qu’à l’élection présidentielle.

 

Alors, faute de programme, nous sommes bien obligés de nous intéresser à la pratique et là les masques tombent.

 

Le Front national a déclaré la guerre aux pauvres, aux précaires, aux oubliés.

 

Le Front national c’est par exemple :

  • La fin programmée des centres sociaux : A Fréjus, diminution drastique des subventions, – 65% pour La Gabelle, -57% pour l’Agachon, -46% pour Villeneuve.

 

  • Au Luc : Fermeture de l’épicerie sociale et solidaire qui s’adressait à des travailleurs pauvres.

 

  • A Béziers : Suppression de l’accueil à l’école le matin pour les enfants de chômeurs.

 

  • Au Pontet : Fin de la cantine gratuite pour les enfants de chômeurs, soit 600 euros en plus par an et par famille.

 

Voilà la vraie nature de Marine Le Pen : La xénophobie au compte d’une politique antisociale, anti-pauvre. C’est une autre façon de porter atteinte à la République, là où le gouvernement, avec son plan pauvreté, protège les plus faibles.

 

Le Front national a une apparence : La dédiabolisation.

Il a une réalité : La haine de l’autre.

 

Les candidats du Front national ne sont pas Monsieur et Madame tout le monde, ce sont des Monsieur et Madame contre tout le monde.

 

C’est cette pratique que le Front national, au-delà de l’agitation sur le grand remplacement de la culture française par l’Islam, c’est cette réalité concrète que le Front national s’apprête, s’il était élu, à mettre en oeuvre dans les départements.

 

Il faut sanctionner cette politique maintenant, tout de suite !

Il faut faire barrage à cette mise en cause de la République. Et pour cela il y a un vote : Le vote pour la gauche.

 

L’enjeu est de réduire les ennemis de la République au premier tour pour battre la droite au second et imposer ainsi la gauche comme solution aux problèmes réels des Français.

 

  • Oui, dans cette élection, il faut mettre la gauche au deuxième tour sur un programme de protection et d’action pour les Français dans les départements.

 

  • Oui, mettre la gauche au deuxième tour, c’est mettre les Français au centre.

 

  • Oui, dans cette élection, il faut se rassembler pour défendre la République. Nous regrettons, alors que le total gauche nous mettrait collectivement devant le FN, que malgré nos appels, la gauche soit divisée alors que nous n’avons pas de divergence départementales.

 

  • Oui, dans cette élection, il faut mettre la gauche au deuxième tour pour que la solidarité soit représentée et que nos électeurs, les Français les plus faibles soient défendus.

 

  • Oui, il faut mettre la gauche au deuxième tour. C’est le combat des socialistes, c’est le sens de leur candidature car nous voulons battre l’UMP dont le programme électoral plongerait les conseils départementaux dans l’impuissance sociale, car nous voulons battre le FN dont l’absence de programme laisserait la place à une attaque sans précédent contre la cohésion et les valeurs de la République.

05 Avr

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Un Sarkozy sans deuxième souffle

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Les 32 mesures de Nicolas Sarkozy sont au mieux la continuité, au pire l’accompagnement dépressif du déclin. Quel manque d’enthousiasme, de souffle, de dessein pour accompagner un catalogue reprenant ce qui fut dit et parfois déjà promis. Sur le fond ces mesures sont prisonnières du bilan et donc il n’y aura pas de deuxième souffle. Rien ne peut être tranchant au risque de se voir reprocher un « pourquoi pas avant ? » Rien ne peut être social alors que tout a été bâti sur le national. Rien ne peut être original car la droite est intellectuellement à bout de souffle. Rien ne peut être nouveau sur l’Europe car Nicolas Sarkozy vient de signer le traité européen. A l’évidence c’est François Hollande qui incarne le renouveau… Nicolas Sarkozy gérant la continuité.

04 Avr

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Dans le 20h de France 2 à propos du programme socialiste

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Jean-Christophe Cambadélis a réagit dans le journal de 20h de France 2 du dimanche 3 avril à l’annonce du programme socialiste pour les élections présidentielles de 2012. Voici le verbatim:

« Un bon programme pour une bonne gauche (…) Chaque programme correspond à une situation donnée. Il n’a donc rien a voir avec celui de 1981 ou de Lionel Jospin ».(…) « C’est un programme tourné vers les français qui répond concrètement à des problèmes concrets (…) Plus économique et social à cette étape que sociétal, ce programme vise au redressement de la France (…) C’est un programme sérieux mais surtout efficace (…) Nous avons là une alternative à la droite, qui est de gauche et crédible  (…)Ce programme n’est fait ni contre quelqu’un, ni pour quelqu’un mais pour répondre aux français et redresser la France ».