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29 Nov

Commentaires fermés sur Présentation du 7e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mardi 29 novembre 2016

Présentation du 7e cahier de la présidentielle – Conférence de presse – Mardi 29 novembre 2016

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Jean-Christophe Cambadélis et Guillaume Bachelay ont présenté à la presse ce mercredi 29 novembre 2016 le dernier cahier de la présidentielle intitulé « Les enjeux de la présidentielle« .

Retrouvez ci-dessous la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis à l’occasion de cette présentation:

Discours de Jean-Christophe Cambadélis,

Premier secrétaire du Parti socialiste

Conférence de presse de présentation du Cahier

« Un nouveau « Nous » français »

Paris, le mardi 29 novembre 2016

Seul le prononcé fait foi

 

Mesdames, Messieurs,

Françaises, Français,

 

Plusieurs destins sont possibles pour la France. Notre pays peut emprunter plusieurs chemins.

En participant à l’élection présidentielle, vous ne choisirez pas une personne, vous choisirez un destin pour la France.

Car participer à l’élection présidentielle ce n’est pas simplement répondre à la question du « qui ? ». C’est d’abord et avant tout répondre à la question du « quoi? ».

La question posée est aussi simple que cruciale : « Un quinquennat, pour quoi faire ? ». La réponse que nous proposons est claire : Après 5 ans entièrement dédiés au redressement, nous voulons un NOUVEAU « NOUS » FRANÇAIS.

Face au désarroi français qui est la marque de la situation, malgré les réussites et les potentialités de la France. Face à une France à plusieurs vitesses qui confine par la persévérance de l’exclusion à une société de castes. Nous voulons un nouveau sentiment d’appartenance, qui mette précisément l’accent sur le collectif et l’inclusif.

Oui, « NOUS ». Ce pronom personnel au pluriel est un parti-pris politique essentiel. Il résume un projet de société qui parle des Français, aux Français et pour les Français.

Il ne faut pas se tromper de diagnostic. C’est cette absence de « Nous » qui produit la crise d’identité. Dans ce monde ouvert en proie à la révolution de l’immatériel, à la disruption robotique, aux soubresauts identitaires, aux menaces terroristes, à l’interpellation écologique, la France a besoin de se construire un nouveau destin.

La droite propose la révolution conservatrice. Le Front national propose la révolution nationale, les socialistes proposent un nouveau « Nous français ». Nous proposons de construire une société neuve, permettant d’écrire un nouveau chapitre du roman français.

Il s’agit de revendiquer le progrès et de l’actualiser. La cause du progrès reste nôtre, son contenu doit être autre.

Oui, la France a besoin de tous et donc tous doivent pouvoir compter sur la France.

Dans ce nouveau monde, dans ce nouveau siècle, il faut un projet clair : des Français plus autonomes dans une France plus solidaire. Autonomie et solidarité sont les maîtres mots du nouveau « NOUS » français.

De fait, il faut à la fois renforcer l’autonomie des Français et la solidarité entre Français. Renforcer la solidarité pour rendre l’autonomie possible, renforcer l’autonomie pour rendre la solidarité acceptable : l’un ne va pas sans l’autre.

Nous pouvons réussir, si nous faisons le bon choix de société, si nous choisissons le bon projet et si nous rejetons ce qui entrave l’essor français.

Il n’y a pas de majorité politique ni sociale pour une France inégalitaire, autoritaire, centralisatrice, bridant les individus et brisant les initiatives économiques.

Un projet ultra-libéral sur le plan économique et social, ultra-conservateur sur le plan sociétal et ultra-radical sur le plan identitaire débouchera sur une France ultra-fragmentée, qui sera l’antichambre de la victoire frontiste.

Pour repartir de l’avant, nous ne pouvons plus faire comme avant, nous devons mettre l’accent sur le vrai renouveau, pas celui des personnes mais celui des idées.

Pour ce faire, je propose 5 idées fortes et 20 défis à relever :

  1. Le troisième âge de la décentralisation
  2. Casser les castes en luttant contre le précariat
  3. La République pour tous dans une France sûre
  4. La France, première puissance écologique, première puissance numérique
  5. Un nouveau patriotisme efficace : Le souverainisme européen

*          *          *

Le troisième âge de la décentralisation

Tout le monde parle de réformes. Pour y parvenir, il ne manque pas de volonté. Il manque un chemin pour aboutir. Disons le nettement : On ne réforme pas une société centralisée.

La France centralisée passe par des crises aigües pour se réformer.

La France décentralisée permet de faire ces réformes.

Il faut décentraliser le pilotage de l’économie si on veut piloter la transition du numérique et de l’écologie.

Nous proposons :

  • La régionalisation accrue de la politique industrielle
  • De régionaliser le service public de l’emploi
  • La formation professionnelle et la formation à l’apprentissage
  • Des offres d’apprentissage et d’alternance rassemblées sur une plateforme régionale unique

La décentralisation, c’est rapprocher les citoyens des lieux de décisions pour rendre la démocratie vivante, active.

Nous proposons :

  • Le non-cumul des mandats dans le temps
  • Le droit d’amendement citoyen

Casser les castes en luttant contre le précariat

Le nouveau « Nous » français ne laisse personne au bord du chemin. Le prochain quinquennat fera donc de la question du précariat la question centrale.

Nous l’avons dit, la France a besoin de tous les siens pour affronter tous ses défis. Nous voulons une société qui offre à tous les moyens de réussir leur vie, quels que soient leur origine sociale, leur niveau d’étude, leur sexe, leur lieu d’habitation et leur couleur de peau.

Une société articulée autour de compromis sociaux puissants et durables qui donnent de la sécurité aux travailleurs et de la visibilité aux investisseurs. Une société pour tous, qui mise sur l’agilité sans sacrifier l’égalité, une société qui protège mais aussi une société qui libère, qui permet aux individus de se retrouver dans ce qu’ils font.

Nous proposons :

  • Un revenu minimum décent
  • Des parcours professionnels sécurisés
  • La production de logements adaptés aux temps de la vie
  • L’offre de services publics adaptés aux rythmes de la vie
  • Un droit au voyage pour les jeunes
  • Un soutien au bénévolat et à la vie associative

 La République pour tous dans une France sûre

La République ne peut vivre et survivre sans citoyens confiants dans l’avenir, en un sens : sans vrais républicains. La République doit donc protéger tous les siens : des précarités, nous l’avons dit, mais aussi des discriminations et de l’insécurité. Voilà pourquoi nous sommes pour une charte nationale de la laïcité.

La gauche a su faire face au choc terroriste, avec sang froid, sans états d’âme, sans remettre en cause l’état de droit. Elle continuera.

Face à un monde de moins en moins sûr. Face à la nouvelle donne géopolitique : retour de la Russie, isolationnisme de l’Amérique de Donald Trump, montée du terrorisme.

Alors que la France se trouve confrontée à un défi lourd et durable, les conditions requises par la loi pour rétablir la conscription semblent pour la première fois depuis 20 ans réunies. En effet, les moyens disponibles pour assurer la protection optimale des citoyens s’avèrent notablement insuffisants, tandis que les armées peinent à dégager des effectifs pour participer aux missions de sécurité intérieure.

Nous proposons donc une véritable garde nationale par le rétablissement de la conscription.

La France, première puissance écologique, première puissance numérique

Nous continuerons de tout mettre en œuvre pour inspirer le monde, pour être en pointe dans le développement d’une croissance verte, créatrice d’emplois et préservatrice de notre bien commun.

Cela passe par le choix de l’économie circulaire, par le soutien sans failles à l’agro-écologie, par la réalisation des objectifs inscrits dans la loi de transition énergétique votée en juillet 2015 : porter à 32 % la production d’énergies renouvelables en 2030. Et puis faire en sorte d’atteindre 40% d’énergies renouvelables dans la production d’électricité en 2030.

Nous défendons une économie ouverte et verte, une approche qui ne sépare pas crises écologiques et crises sociales et qui luttent donc aussi contre les inégalités face aux pollutions de l’air et dans l’accès aux ressources naturelles. Cela veut dire s’engager pour que le succès de la Conférence de Paris soit réellement mondial donc durable.

Il n’y aura plus d’abaissement de cotisation pour les entreprises qui ne sera pas subordonnée à l’investissement dans la croissance verte ou dans le numérique.

Nous proposons :

  • Un programme d’investissement université-recherche
  • De grands travaux de rénovation thermique et de modernisation des infrastructures de réseaux (rail, énergies, eau, très haut débit)
  • La culture du numérique diffusée dans toutes les entreprises

Pour un nouveau patriotisme : Le souverainisme européen

Dans un monde apolaire, l’Europe ne peut pas être amorphe. Le nouveau « Nous » français est aussi un nouveau « Nous » européen.

Recommencer l’Europe, c’est notre objectif. Nous savons qu’une monnaie commune ne sert à rien et nous dessert même s’il n’y a pas de politique macroéconomique commune, s’il n’y a pas d’homogénéisation des économies sur les plans budgétaire, fiscal et social.

L’Europe doit être en mesure de défendre ses valeurs, ses frontières et ses intérêts. Il faut commencer par un pacte pour la démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux. C’est tout l’enjeu de cette période : comment redonner de la puissance à l’Europe à l’heure des états-continents. Il faut donc réformer Schengen, un pacte de sécurité européen contre le terrorisme, promouvoir les normes de précautions sociales et écologiques dans les négociations commerciales et faire de l’Europe un acteur stratégique fort et indépendant.

Nous voulons donc une Europe différenciée pour pouvoir avancer et lancer un véritable programme d’investissement européen. Une zone euro dotée d’un gouvernement et d’un Parlement. Une Europe indépendante aussi qui défend le multilatéralisme et refuse ET l’alignement sur la politique du fait accompli en Ukraine ou ailleurs ET la subordination au nom du libre échange à des normes qui ne sont pas les nôtres.

Nous voulons donc 5 principes pour une nouvelle doctrine du commerce international :

  • Exclusion des services publics
  • Respect des préférences en matière sociale, environnementale et sanitaire
  • Le refus de la coopération réglementaire qui limite le droit à l’autodétermination des démocraties
  • L’instauration d’une Cour internationale permanente pour traiter des conflits liés à l’investissement
  • Inclusion des questions fiscales dans les accords

Nous pensons qu’il n’y a pas de juste échange sans la transparence des négociations.

*          *          *

Voilà, notre France à venir, notre France avenir sera décentralisée, inclusive, sûre, verte et européenne. Une France capable de servir et de rassembler tous les siens autour d’un nouveau sentiment d’appartenance, sur un chemin d’espérance.

Voilà les valeurs et les actions que le Parti socialiste veut défendre et incarner.

Voilà, ce que notre prochain candidat devra porter s’il veut l’emporter.

Voilà pourquoi nous voulons d’abord répondre à la demande de sens. Voilà pourquoi nous voulons nous concentrer sur le fond plutôt que sur la forme, pourquoi nous préférons le sens au sensationnel.

Car au final, si l’on veut résumer l’enjeu de l’élection Présidentielle, on doit le dire : ce qui est en jeu, c’est le sens de la France.

 

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

 

05 Avr

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Un Sarkozy sans deuxième souffle

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Les 32 mesures de Nicolas Sarkozy sont au mieux la continuité, au pire l’accompagnement dépressif du déclin. Quel manque d’enthousiasme, de souffle, de dessein pour accompagner un catalogue reprenant ce qui fut dit et parfois déjà promis. Sur le fond ces mesures sont prisonnières du bilan et donc il n’y aura pas de deuxième souffle. Rien ne peut être tranchant au risque de se voir reprocher un « pourquoi pas avant ? » Rien ne peut être social alors que tout a été bâti sur le national. Rien ne peut être original car la droite est intellectuellement à bout de souffle. Rien ne peut être nouveau sur l’Europe car Nicolas Sarkozy vient de signer le traité européen. A l’évidence c’est François Hollande qui incarne le renouveau… Nicolas Sarkozy gérant la continuité.

09 Fév

Commentaires fermés sur Hold up à la Cour des comptes

Hold up à la Cour des comptes

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La Cour des comptes juge les comptes du gouvernement, pas de l’opposition. Franchement, il faut être gonflé pour transformer un rapport qui pointe une augmentation de la dette, la nécessité de réduire les niches fiscales, etc. en une admonestation vis-à-vis du programme de François Hollande. Comme si le sortant ce n’était pas Nicolas Sarkozy. Comme si la Cour des comptes ne jugeait pas la politique gouvernementale en cours. On a compris que la Cour des comptes indique que la poursuite actuelle de la politique budgétaire minerait un peu plus notre indépendance budgétaire. L’UMP bondit, éléments de langage en bandoulière, c’est une critique du projet Hollande. C’est un peu gros !

06 Déc

Commentaires fermés sur Explications de vote

Explications de vote

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Projet de loi de finances rectificative pour 2011: un effort supplémentaire partagé mais surtout pour les plus modestes !

Le Gouvernement vient d’adopter par 303 voix, l’ensemble du projet de loi de finances rectificative pour 2011.

Revenons tout d’abord, sur la forme. Notons tout d’abord l’ironie de ré – examiner un projet de loi de finances pour 2011 aujourd’hui. Ironie puisque, comme nous l’avions dit et redit, les prévisions de croissance de 1,75 % annoncées lors de l’examen initial sont aujourd’hui revues à la baisse (1 %)… . Et que dire de cette nouvelle prévision de croissance alors que nous en sommes au second plan de rigueur et que rien ne dit qu’un troisième n’est pas en préparation sachant que les trois – quart des réserves de précaution ont été débloquées.

Venons-en ensuite au contenu.

Que de refus de la part du gouvernement dans ce plan de finance rectificatif :

Refus de la taxation des transactions financières, refus de la taxation des revenus variables extravagants, refus de la suppression de la fameuse niche Copé, refus de la détaxation des heures supplémentaires, qui coûte plus de 3 milliards d’euros par an au budget…

Par contre, et les Français doivent le savoir, le gouvernement propose de geler le barème de l’impôt sur le revenu. Gel qui, en conséquence, induira que les concitoyens payent plus d’impôt et qu’une partie de ceux qui n’en paient pas aujourd’hui vont commencer à le faire ! Par contre, le gouvernement propose de bloquer la revalorisation des allocations, en particulier sur le logement.

De même, le gouvernement propose d’augmenter la TVA de 1,5% notamment sur les transports publics, sur les tarifs de l’eau, sur ceux de l’assainissement, sur le livre, sur les cantines d’entreprise, sur la collecte des ordures ménagères. Force est de constater qu’à elles seules, ces deux mesures représentent 3,5 milliards d’euros. C’est le double de l’allégement de l’ISF décidé par le gouvernement il y a quelques mois !

Le projet de loi de finance rectificative pour 2011 est donc, pour nous députés du groupe SRC, un budget où le gouvernement organise des efforts supplémentaires aux Français et notamment les plus modestes mais qui ne seront pas partagés.

En conséquence, avec mes collègues du groupe SRC, nous avons voté CONTRE le projet de loi de finance rectificative pour 2011.

Explication de vote sur l’ensemble de la proposition de loi constitutionnelle proposée par le groupe GDR établissant la responsabilité civile et pénale du Président de la République pour les actes commis antérieurement à sa prise de fonction ou détachables de celle-ci, et supprimant la Cour de justice de la République.

Une République irréprochable et un Président toujours irresponsable !

Le gouvernement a vote CONTRE par 280 voix la proposition de loi visant à établir une responsabilité civile et pénale du Président de la République. La proposition de loi défendue pose une question assez simple finalement : Le Président de la République n’est pas un citoyen ordinaire, en ce sens, doit-il être un justiciable ordinaire ?

Dans la plupart des régimes démocratiques, la réponse est évidente. Si les chefs d’État bénéficient d’une irresponsabilité politique, ils sont, pour les actes commis en dehors de leur fonction, soumis aux juridictions de droit commun moyennant une procédure de filtrage. C’est le cas en Allemagne, ou encore aux États-Unis, sur le plan civil, où la Cour suprême a expressément reconnu, dans une décision de 1997, la justiciabilité présidentielle.

En France, la révision constitutionnelle a édifié en 2007 une muraille totalement étanche entre le Président et l’autorité judiciaire. Que ce soit pour la plus banale des affaires de droit commun, tel le défaut de paiement des loyers, ou la plus grave, tel le crime de sang, en passant par des délits mineurs, le chef de l’État bénéficie d’une immunité judiciaire absolue : il ne s’agit pas seulement des poursuites, puisqu’il ne peut même pas être requis de témoigner devant une juridiction.

A contrario, le dépôt de plainte est possible. Et Nicolas Sarkozy ne s’en prive pas d’ailleurs. C’en est même devenu une « tradition » quasi-constante de la Ve République. Ainsi, au cours des deux premières années de son mandat, Nicolas Sarkozy a engagé des procédures privées :

– Octobre 2007, contre un fabricant de tee-shirts ;

– Janvier 2008, contre une compagnie aérienne pour atteinte au droit de l’image ; – Février 2008, contre le site internet du Nouvel Obs pour faux et usage de faux à la suite de la publication du contenu d’un SMS ;

– Octobre 2008, contre une maison d’édition pour violation du droit à l’image car elle commercialisait des poupées vaudous à son effigie ;

– Décembre 2008, contre l’ancien directeur des renseignements généraux, pour atteinte à la vie privée.

De même, le Président de la République peut se constituer partie civile, et même obtenir des condamnations. Ce fut notamment le cas en janvier 2010, quand la Cour d’appel de Versailles a condamné une personne reconnue coupable d’une escroquerie à sa carte bancaire.

Ce fut encore le cas en juillet 2010, quand le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Sonora Média, éditrice d’un journal satirique pastiche du Monde.

Avec mes collègues du groupe SRC et GDR, nous ne pensons pas qu’un tel déséquilibre puisse de poursuivre. Une conception aussi étendue de l’irresponsabilité présidentielle nous parait contraire au principe du droit au procès équitable posé par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Évidemment, il faut protéger le Président de la République pour les actes qui relèvent de sa fonction. Mais il est tout aussi logique que le Président de la République réponde pénalement des actes détachables de sa fonction devant les juridictions de droit commun

Or, le Président de la République est actuellement le seul Français, le seul élu qui, finalement, ne répond de rien durant toute la durée de son mandat. Ce texte propose d’en revenir à l’évidence : c’est à dire au principe fondamental du droit civil en vertu duquel TOUS les Français sont égaux devant la loi civile.

En conséquence, avec mes collègues du groupe SRC, nous avons voté POUR la proposition de loi constitutionnelle proposée par le groupe GDR établissant la responsabilité civile et pénale du Président de la République pour les actes commis antérieurement à sa prise de fonction ou détachables de celle-ci, et supprimant la Cour de justice de la République .

23 Août

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Interview pour le jdd.fr – « Tout ça pour ça… »

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Soulagement au Parti socialiste. Lundi soir, le procureur Cyrus Vance a en effet demandé l’abandon des poursuites pour agression sexuelle à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn. Si tous ses anciens soutiens espèrent que l’ancien favori à la présidentielle jouera un rôle politique à l’avenir, Jean-Christophe Cambadélis, bras droit de DSK, explique au JDD.fr que « l’heure est à l’introspection, à la reconstruction. » « Il fera ce qu’il veut, et à son rythme », assure-t-il.

Quel est votre sentiment après l’annonce de l’abandon des poursuites contre DSK?

C’est mitigé. Je suis à la fois très heureux, mais aussi furieux. Heureux car la justice américaine a reconnu l’innocence de Dominique. Furieux car sur la base d’une seule déclaration, on a piétiné l’honneur d’un homme. Malgré tout, c’est la satisfaction qui domine. Les strauss-kahniens se sont appelés hier soir oui, et ce qui revenait le plus souvent, et dans toutes les bouches c’est : « tout ça pour ça… »

DSK dorénavant libre, se pose inévitablement la question de son positionnement politique lors des échéances à venir. Que devrait-il faire selon vous?

Pour le moment, la chose importante, c’est que cet homme, à qui on promettait 75 ans de prison, a désormais un avenir. Qu’en fera-t-il ? Lui seul à la réponse ! En tant qu’ami, je n’ai qu’une chose à lui dire: l’heure est à l’introspection, à la reconstruction. J’aimerais qu’il prenne un peu de temps pour lui. Rien ne l’oblige à se jeter rapidement dans le tourbillon médiatico-politique. D’autant que ceux qui l’ont accablé il y a quelques semaines vont désormais se battre pour le faire parler…

Nombre de socialistes ont toutefois clairement laissé entendre que DSK devrait exister à nouveau politiquement. C’est votre cas également?

Je ne veux exercer aucune pression sur lui. Je ne mésestime pas ce qu’il a subi. Il fera ce qu’il veut, et à son rythme. Cela étant dit, au-delà des critiques dont il est la cible – et c’était déjà le cas avant même que l’affaire n’éclate – je crois que tout le monde est d’accord pour dire que c’est un véritable homme d’Etat, avec des compétences économiques indéniables. Alors que toute la classe politique s’interroge sur un nouvel ordre économique mondial, le nom de Dominique Strauss-Kahn revient inévitablement.

En ces temps de crise, son expertise économique pourrait être utile au PS…

Dire le contraire serait mentir. Mais, et à la nuance est d’importance, quand je lis un peu partout que Dominique serait déjà en train de réfléchir aux moyens de sauver le monde, je rigole doucement… Que l’ancien patron du Fonds monétaire international, ancien ministre de l’Economie, s’intéresse à la crise actuelle, c’est une évidence. Mais de là à imaginer qu’il a élaboré une nouvelle doctrine pour sauver le monde, c’est aller un peu vite en besogne

Et est-ce également trop rapide de l’imaginer jouer le rôle de conseiller économique de Martine Aubry?

C’est un peu rapide en effet. Quand je dis que Dominique Strauss-Kahn a désormais un avenir, cela laisse la porte ouverte à nombre de possibilités. Sera-t-il un homme politique majeur ou va-t-il se retirer,? Il est le seul à connaître la réponse. Et aujourd’hui, je ne pense pas qu’il se soit encore posé la question.

On dit que son retour pourrait être embarrassant en vue de l’université d’été de la Rochelle…

A La Rochelle, les socialistes vont parler de l’avenir de la France et des Français, mais J’ai lu ça, oui, je ne comprends absolument pas cette pseudo-inquiétude! S’il parle, on l’écoutera, bien sûr, mais en quoi peut-il influer sur la tenue des débats à la Rochelle?

Les candidats n’ont en tout cas pas attendu son éventuel retour pour aiguiser leurs lames. Martine Aubry n’a pas été tendre avec François Hollande, lundi soir, soir sur TF1….

Cette question m’amène à une remarque : quand les socialistes ne s’expriment pas, on dit que la primaire ne sert à rien, et quand ils essayent de faire valoir leur différence, on dit qu’ils sont en guerre. Il faudrait savoir! Aujourd’hui, chacun avance ses pions, dans le cadre du projet qui a été unanimement adopté par le parti. Certains disent vouloir mettre l’accent sur tel sujet, d’autres ont des priorités différentes. C’est l’essence même de la primaire. Si nous étions tous d’accord, cela n’aurait aucun intérêt. François fait valoir sa normalité, quand Martine se dit ambitieuse. Nous réfléchissons à un « type de présidence », donc ces différents positionnements me semblent être de bon augure.

Que peut-on attendre des débats à la Rochelle?

Déjà, il y en aura, et c’est important de le rappeler car j’ai parfois le sentiment qu’on dit que les socialistes veulent éviter de débattre entre eux. Ce n’est absolument pas le cas. Tout ce qui éclaire l’électeur est positif. La seule chose à laquelle nous devons faire attention, c’est de ne pas donner de nous une image de division, alors que Nicolas Sarkozy montre chaque jour ses difficultés à trouver des solutions pour sortir la France de l’ornière. Le PS en a, et nous devons le prouver aux Français.

Benjamin Bonneau – leJDD.fr
mardi 23 août 2011

12 Mai

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Cambadélis sur le terrain pour le projet… et pour DSK

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Le Figaro publie un article racontant le déplacement de Jean-Christophe Cambadélis à Trappes dans les Yvelines dans le cadre des rencontres pour présenter le projet des socialistes pour 2012:

Lundi soir, Cambadélis était dans les Yvelines, là où le porte-parole du PS a décidé de s’implanter, pour présenter aux militants le projet du PS pour 2012. Il fait le job à la place de DSK, tenu au silence jusqu’en juin.

Ils l’ont envoyé chez Benoît Hamon, autant dire chez les «gauchistes». Ça fait sourire Jean-Christophe Cambadélis, qui en a vu beaucoup d’autres. «Je ne sais pas combien j’en ai fait des réunions comme celle-là!» glisse-t-il. Le bras droit de Dominique Strauss-Kahn, symbole de la gauche sociale-démocrate, si ce n’est sociale-libérale, est rodé à tous les terrains.

Lundi soir, pour présenter aux militants le projet du PS pour 2012, il était à Trappes, dans les Yvelines, là où le porte-parole du PS a décidé de s’implanter. Près de 150 réunions similaires sont prévues dans toute la France avec les dirigeants du parti. Jean-Christophe Cambadélis fait le job à la place de son champion, tenu au silence jusqu’en juin.

«Je fais confiance»

Direction la «maison des familles» dans le quartier Jean Macé, la zone la plus défavorisée de Trappes. Benoît Hamon, souffrant, est excusé. La salle se remplit plus que prévu. On rajoute des chaises. Près de 130 militants sont là: on repère quelques membres du MJS (les jeunes socialistes), «avec leurs slogans tirés du NPA», sourit-on dans la salle, où quelques élus locaux, font le tour des poignées de main.

Le projet, imprimé en version courte, est distribué en paquet. La plupart des militants l’ont déjà lu. Sauf Jean-François: «Je fais confiance», dit-il, puisque le texte a été adopté par tous les ténors. D’autres sont venus avec des questions en tête. «Ce sont celles que les gens leur posent au quotidien», explique Estelle Rodes, la première fédérale des Yvelines.

Pendant près d’une heure, Jean-Christophe Cambadélis présente les points forts du texte, sans jamais citer le nom d’aucun prétendant à l’Élysée. Seule Martine Aubry est évoquée, en tant que première secrétaire. «Les candidats, on n’en parlera pas», prévient-il d’emblée. La salle n’y reviendra pas.

«On a déjà donné»

Mais Cambadélis pose des jalons. Dans l’analyse de la conjoncture, il fait la part belle aux enjeux internationaux. Avantage DSK. Ensuite, il insiste sur les sujets lourds: logement, quartiers difficiles, santé, politique industrielle. Il teste des formules: «Il faut affirmer un nouveau chemin», «il faut changer de logique». Ça peut servir. Il ajoute une mise en garde: «Nous ne pourrons pas faire tout ce que nous disons en un jour.» Les militants demandent des précisions: montée du FN, politique de la jeunesse, enjeu européen, place de la culture… Sur ce point, il reconnaît que le texte «n’est pas à la hauteur»: «C’est dommage, parce que c’est le péché mignon de Martine.»

Sans hostilité, certains sont quand même méfiants dans la salle: «Quelle assurance a-t-on que le candidat appliquera notre projet?» interroge Jean-Claude. «On a déjà donné dans le passé.» Et sur le droit à partir en retraite à 60 ans: «Est-ce qu’on est certain que tous les camarades retiendront cette ligne?» Les socialistes sont sortis traumatisés des expériences de 2002 et 2007.

«Est-ce qu’il faut passer nos candidats au détecteur d’orthodoxie?» interroge Jean-Christophe Cambadélis, qui a sa réponse toute prête: «Je conseillerai au candidat désigné de défendre le programme du PS.» Mais il ajoute: «Mais nous ne sommes pas seuls. Le PS ne fait pas 51%. Ce programme est un socle qui devra s’ouvrir à d’autres.» Les militants écoutent. Il est «subtil», juge l’un d’eux.

Par Nicolas Barotte

12 Mai

Commentaires fermés sur Projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité.

Projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité.

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L’Assemblée Nationale a adopté, par 297 voix « pour » le texte de la commission mixte paritaire sur le projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité.

Ce texte, le 7eme proposé sous l’ère Sarkozy, intervient à l’issue de la CMP (Commission Mixe paritaire Assemblée – Sénat) après plusieurs mois de navettes et la succession de trois ministres en charge de l’immigration.

Le projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité tel qu’il a été proposé au vote durcit considérablement des règles d’éloignement des étrangers sans-papiers dans un contexte international et national extrêmement tendu où certains membres du gouvernement n’hésitent à brandir le spectre migratoire et flirter avec les plus bas instincts.

Même si le gouvernement a renoncé à étendre la déchéance de nationalité, il n’en reste pas moins certaines dispositions qui sont intolérables telles que le droit de séjour pour les sans papiers atteints de pathologies graves qui, sous couvert d’un encadrement plus strict, verra plusieurs personnes reconduites à la frontière faute de pouvoir obtenir le titre de séjour « étranger-malade » du fait même de l’existence de traitement approprié dans le pays d’origine.

Que penser d’une société, d’un pays qui, parce que des soins pourraient être proposés dans le pays d’origine, préfère renvoyer les personnes au risque de le leur santé, de leur vie même et en niant totalement les circonstances et conditions pour lesquelles elles sont venues en France ?

Que penser d’une société, d’un pays qui dénie toute une partie de sa population qui participe depuis plusieurs années de l’économie ?

Avec mes collègues du groupe SRC, nous avons voté CONTRE le projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité et nous déposerons dans les jours qui viennent un recours auprès du Conseil Constitutionnel.

08 Mai

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Interview dans le Journal du Dimanche

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Le JDD publie aujourd’hui une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ici:

L’affaire de la porsche était-elle une « bêtise » comme le dit Benoit Hamon ?

C’est moins grave de monter dans la Porsche d’un ami que d’utiliser des fonds publics pour vanter le bilan calamiteux de Nicolas Sarkozy comme le fait l’UMP. Reste que c’est une faute d’attention quand on sait que Nicolas Sarkozy et l’UMP ont des puissants relais pour dénigrer leurs adversaires.

Cela renvoie Dominique Strauss-Kahn à l’image du candidat des riches ?

Dominique Strauss-Kahn est un fonctionnaire international. Avec sa femme, ils ont un rapport laic à l’argent contrairement à Nicolas Sarkozy qui en rêve même la nuit. Ils sont tout terrain, ils sont bien avec des décideurs comme avec des gens du peuple à Sarcelles. On a besoin d’hommes d’Etat qui parlent à tout le monde.

Peut-on incarner un pays en ayant vécu si loin ces dernières années ?

C’est comme si on disait que le général de Gaulle n’avait pas pu incarner la France parce qu’il était à Londres ! Comprendre un pays c’est nécessaire et DSK le comprend mieux qu’un autre. Il est éloigné mais c’est le premier à avoir parlé dans un vingt heures des 6 millions de Français qui vivent avec moins de 700 euros par mois.

DSK, c’est un Français comme les autres pour vous ?

C’est un Français comme les autres, qui a l’immense avantage de connaître le monde.

Martine Aubry s’est elle retiré de la course à la présidentielle ?

Pas du tout. Martine Aubry veut gagner comme beaucoup d’hommes et de femmes de gauche. Elle veut mettre les atouts de notre côté et elle est un atout. Elle réfléchit s’il n’y a pas meilleur ou mieux.

Et pour vous, il y a meilleur qu’elle ?

Au moins l’équivalent. Il y a quelqu’un qui semble dans l’opinion avoir une résonnance un peu plus forte, ça ne fait pas tout.

Ce sont donc les sondages qui cette fois encore désigneront le candidat du PS ?

C’est une donnée mais pas la seule. La capacité à rassembler le PS, son camp, la France, sa capacité à l’incarner, à être de plein pied dans les affaires du monde et à résister de manière sévère à une droite dure compteront.

François Hollande peut-il rassembler le PS ?

DSK c’est François Hollande en mieux, et je pourrais dire la même chose pour Martine Aubry. François a bien sûr le droit de se présenter. Il est sur la même ligne que DSK, il porte le même projet. DSK et Martine Aubry ont une expérience gouvernementale et l’un une expérience internationale nécessaire car notre pays veut bien changer mais veut aussi être rassuré.

Jean-Pierre Chevènement a dit cette semaine qu’il pourrait être candidat à la présidentielle, inquiet des positions de DSK sur l’euro et l’Europe ?

Personne ne peut préjuger des pensées de DSK, puisqu’il ne s’est pas exprimé. Jean-Pierre Chevènement veut surtout peser sur la gauche et le PS, plutôt que s’imposer.

S’il est candidat, c’est une mauvaise nouvelle pour le PS ?

S’il est candidat, ce n’est pas la meilleure nouvelle car, à tord ou à raison, on nous reparlera de 2002.

Nicolas Sarkozy fête ses 4 ans à l’Elysée, y a-t-il quelque chose que vous lui reconnaissez ?

L’autonomie des universités et le changement de pied sur l’investissement dans la recherche peut-être. Mais sinon, ce bilan est contesté par tous les Français. L’échec de Sarkozy est économique, social, sécuritaire, international. Et je suis très étonné que le Premier ministre, les ministres utilisent les fonds publics pour vanter le bilan de Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé dit que cela prépare sa réélection. Je suppose que les frais afférant à cette propagande seront donc affectés au compte de campagne de Nicolas Sarkozy.

Quelles leçons tirez-vous du 10 mai 1981 ?

François Mitterrand avait compris que sous la Véme République, on n’élisait pas le président de la gauche, mais le président de la France. Il a su tenir sa gauche et tirer à lui des Français qui ne l’étaient pas.

03 Mai

2 Comments

Mise au point: devant l’avalanche d’informations sur les primaires du PS

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1 – DSK n’a pas annoncé sa candidature.

2- Il n’y a donc pas de date de candidature.

3- Martine Aubry n’a pas décidé de ne pas être candidate.

4- DSK et Martine Aubry décideront ensemble le moment venu.

5- Nul ne peut donc parler en son nom.

6- Il n’y a ni opposition ni concurrence entre les amis de Dominique Strauss-Kahn, la preuve ils se coordonnent.

7- Chacun, comme c’était le cas depuis des mois, réunit ses amis.

8- La coordination du mardi soir qui réunit Vincent Peillon, Michel Destot, Claude Bartolone, Manuel Valls, Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis et leurs amis n’est ni un nouveau courant, ni un comité politique de DSK, ni une défiance vis-à-vis de Martine Aubry, Ségolène Royal ou François Hollande. C’est simplement l’envie d’échanger entre pro-DSK.

9- Le problème de l’heure reste la popularisation du projet, parce que le Parti socialiste doit faire la démonstration qu’il n’a pas que des candidats mais aussi des idées.