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25 Jan

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Lettre de Jean-Christophe Cambadélis aux candidats à la primaire de la Belle alliance populaire

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Retrouvez ci-dessous la lettre de Jean-Christophe Cambadélis envoyée ce jour aux candidats à la primaire de la Belle alliance populaire :

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Paris, le 25 janvier 2017

 

 

 

A l’attention de Manuel Valls et Benoît Hamon

 

Mon cher Manuel, Mon cher Benoît,

Nul ne peut l’ignorer. Nous sommes confrontés à une offensive qui va au delà de l’élection présidentielle.

Ce qui est en jeu ce n’est pas seulement le Parti socialiste. C’est la gauche que l’on veut fractionner, pour mieux fracturer le modèle social. Voire pire, imposer le national populisme fort du précédent Donald Trump.

Le premier tour de la primaire fut un succès, ce qui a évidemment contrarié ceux qui s’attendaient ou attendaient une déroute en terme de participation.

Le déchaînement qui s’en est suivi, indique les difficultés qui attendent l’un d’entre vous.

Dans ce moment incertain, l’unité est notre bien. Benoît tu as déclaré que « tu ne te trompais pas d’ennemis : François Fillon et Marine Le Pen ». Manuel, tu as déclaré que « tu n’avais pas d’ennemis dans ta famille politique ».

Je n’ignore rien de ce qui se dit sur les réseaux sociaux au sujet de Manuel ou ce qui fut dit ici ou là pour Benoît. Mais je veux retenir votre double attitude qui, si elle est ferme sur les idées, n’oublie pas qu’il y aura un lendemain.

Le Parti socialiste se tiendra au côté du vainqueur qui aura la lourde charge de conduire la bataille présidentielle.

Le Parti socialiste sera facteur d’unité en toute occasion. Nous ferons tout pour rassembler. Nous ferons tout pour battre la droite et l’extrême droite.

Nous ferons tout collectivement pour que notre histoire, notre culture, nos succès gouvernementaux depuis un siècle soient source de victoires et de combats renouvelés.

Voilà pourquoi après avoir été officiellement saisi, je voulais vous présenter des mots d’apaisement. Même si je perçois un débat de fond qui est loin d’être médiocre sur l’Europe, le travail, la laïcité et bien d’autres choses.

Je n’ai jamais cru à l’impossibilité de l’unité – au regard des enjeux – dans cette élection présidentielle. La gauche est plurielle. La difficulté du redressement de la France après le bilan catastrophique de la droite a aiguisé les divergences. La dureté du monde qui vient où le national populisme a sa dynamique nécessite sang-froid et homme d’Etat. Les crises de la société où la précarité galope obligent à penser différemment. Je ne doute pas que vous serez à la hauteur de ces enjeux.

Voilà pourquoi je vous souhaite tout à la fois un bon débat et un grand rassemblement.

Amitiés socialistes,

 

Jean-Christophe Cambadélis

 

22 Jan

Commentaires fermés sur « On sonne le glas du PS trop tôt », mon interview au Parisien

« On sonne le glas du PS trop tôt », mon interview au Parisien

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Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

On a dit que la primaire de la Belle Alliance avait été calibrée sur mesure pour François Hollande. Ne regrettez-vous pas, maintenant qu’il a renoncé, de l’avoir organisée ?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADELIS : « Je regrette que Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, le Parti communiste et les écologistes aient refusé d’y participer. On a donc fait une primaire de la Belle Alliance Populaire (BAP).

Après le renoncement de François Hollande, n’aurait-il pas été préférable de retarder son calendrier?

Non. Cette primaire a été bâtie pour l’unité, pas pour François Hollande. En août dernier, Arnaud Montebourg s’interrogeait s’il passerait par la primaire. La gauche du PS faisait elle valoir que s’il n’y avait pas un tel scrutin, elle réunirait cinq cents parrainages pour présenter son candidat. Emmanuel Macron venait de prendre son envol. Jean-Luc Mélenchon était déjà parti. Des écologistes faisaient de même. En l’absence de primaire, les socialistes se seraient trouvés privés de tout levier pour rassembler et battre la droite ou l’extrême droite Finalement, ce scrutin arrive au bon moment, alors que le pays hésite. Et ceux qui sont partis tôt s’essoufflent.

Que pensez-vous du fait que François Hollande ait décidé de ne pas prendre parti dès le premier tour ?

A partir du moment où il n’est pas candidat, il est normal que le président ne se mêle pas des jeux subalternes des partis politiques.

Le fera-t-il à l’issue du second tour ?

C’est à lui de choisir son moment. Mais je serai très étonné, compte-tenu des dangers qu’il a pointés lors de ses vœux, que le président n’intervienne pas dans les débats qui vont concerner la France.

Dimanche dernier, le chef de l’Etat était au théâtre au moment où les candidats débattaient. Cela vous-a-t-il choqué ?

Le président a le droit d’aller au théâtre ! Je ne suis pas persuadé qu’il ait besoin des débats pour se faire une opinion sur des candidats qui, pour la plupart d’entre-eux, étaient ses ministres ou son Premier ministre.

A partir de quel niveau de participation cette primaire sera-t-elle réussie ?

J’estime qu’entre 1,5 et 2 millions nous aurons atteint notre objectif.

Dans les rangs même de votre parti certains doutent que des gens qui n’ont pas réussi à travailler ensemble au gouvernement puissent se ranger derrière le vainqueur…

Les enjeux de cette présidentielle vont transcender les clivages de personnalités. Pendant que la classe médiatique n’a d’yeux que pour Emmanuel Macron, le malheur arrive par Marine Le Pen. Car ce qu’on ne veut pas voir, c’est qu’elle a repris sa marche. On ne veut voir qu’un Macron meilleur troisième. Alors qu’elle est en tête, forte du précédent Trump, du Brexit et du soutien à peine voilé de Poutine.  J’ai de grandes inquiétudes quant à la suite. Si elle n’est pas éliminée au premier tour, je crains tout au second.

Des partisans de certaines écuries disent déjà qu’ils ne s’imaginent pas faire campagne pour le représentant d’une ligne très à gauche. Comment allez vous les gérer ?

J’ai entendu ce type de réaction à chaque primaire, depuis celle entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli en 1995. Il est évident que le gagnant devra faire des gestes pour rassembler et ne pas s’inspirer de ce qu’à fait Fillon qui a littéralement éliminé et les juppéistes et les sarkozystes.

Une dynamique semble pourtant porter Emmanuel Macron…

Il est coincé. Il ne veut pas des socialistes pour conserver des soutiens à droite. Or il ne peut pas accéder au second tour sans la gauche, et sans les socialistes. Pour lui, comme hier François Bayrou, il est plus difficile de passer à 25% que de 15% à 18%. Le candidat désigné par la primaire va lui engager sa dynamique, il rassemblera. Je note chez Emmanuel Macron une certaine fébrilité face à la primaire. Sa volonté de fermer la porte à tout accord avec le PS me semble être une grosse faute. Il divise les progressistes qu’il dit vouloir rassembler. Enfin, il a compris que sa déclaration de vouloir désigner lui-même les 577 candidats faisait un peu Berlusconi.  On voit bien que pour lui au delà du sucre des sondages les difficultés commencent.

Vous en avez parlé avec lui ?

Il y a très longtemps. Je lui ai toujours dit qu’il pouvait être un élément complémentaire voire décisif pour faire gagner la gauche, mais qu’il ne pouvait pas se substituer à elle. On ne se substitue pas à la gauche avec les voix de la droite.

Les socialistes qui vont le rallier seront-ils sanctionnés ?

Ceux qui veulent faire battre le PS ne peuvent se réclamer de lui. On ne peut pas être dans l’équipe du PSG et jouer pour Monaco !

Seront-ils exclus ?

Ils ne pourront plus représenter le parti dans les élections à venir s’ils donnent leur signature ou s’ils font campagne pour une autre formation.

Mais si le soutien de personnalités du parti se confirmait, comme Ségolène Royal par exemple, que ferez-vous ?

Il n’y aura pas de sanctions pour les petits et pas pour les grands ! Cela s’appliquera à tout le monde.

Vous retireriez la carte du parti de Ségolène Royal par exemple?

Je n’y crois pas. Elle votera à la primaire pourtant redoutée par Emmanuel Macron.

Est-ce que le PS et Macron sont irréconciliables ?

Si Macron est de gauche, non. S’il est de droite, assurément !

Vous avez des craintes pour l’avenir du PS ?

Le PS existera après la présidentielle. Ce n’est pas un score électoral qui fait l’avenir définitif d’un parti. Sinon nous aurions disparu en 2002. Cela peut l’handicaper. Cela peut même lui permettre de se renouveler. Et comme je crois qu’il y a une possibilité d’emporter cette présidentielle ou de bien y figurer, je ne suis pas inquiet.

Mais les adhésions sont en berne…

Dans la campagne, les adhésions au projet de la BAP seront massives. Faire adhérer comme le fait Macron, c’est-à-dire un clic égal à une adhésion, c’est à notre portée ! Je trouve qu’on sonne le glas du PS trop tôt. Un parti ne disparaît pas comme cela. Il peut se disloquer. Mais s’il reste uni, il a toujours des chances de se ressourcer.

Comment ?

Je suis pour la métamorphose du PS. Il faut qu’il soit plus inclusif : impliquer beaucoup plus les adhérents, les électeurs d’un jour. Et puis à l’époque du tripartisme, le problème n’est pas de rassembler la gauche au second tour, mais d’y être. Il faut créer les conditions d’une fédération des gauches pour le faire.

D’après vous, François Hollande a-t-il été plus gêné par Macron que par Valls ?

Nous n’en avons pas parlé ensemble. Si je juge politiquement, celui qui lui a compliqué le plus la tâche est celui qui a cherché son impeachment, c’est-à-dire Emmanuel Macron. Cette échappée, dont je ne sais pas si elle sera belle, a dû le contrarier. Mais  il a dû être très peiné de voir Arnaud Montebourg quitter le gouvernement avec Benoît Hamon, Christiane Taubira plus tard. Sans parler des députés qui l’ont attaqué avec une rare violence. Chacun a peut-être mis sa pierre dans son jardin des supplices.

Propos recueillis par Ava Djamshidi et Philippe Martinat

 

 

09 Jan

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


« J’estime entre 1,5 million et 2 millions le… par radioclassique

Primaires citoyennes

Ça fait 30 ans que l’on dit que le PS est un cadavre à la renverse, qu’il a disparu, qu’il va disparaître. La dernière fois qu’on a pronostiqué cela, on a gagné l’élection présidentielle.

Je crois qu’il faut arrêter de spéculer sur le manque d’organisation. (…) Tout est prêt. Les primaires seront une réussite et je pense qu’il y aura des votants, pour une raison toute simple, c’est que la gauche a l’habitude des primaires

Les candidats ont tous pioché dans les cahiers de la présidentielle ce dont je me félicite. De nouvelles idées surgissent. Et dans cette primaire toutes les nuances de la gauche seront représentées

Celui qui sortira de cette primaire aura un coup de booster pour la présidentielle.

Cette présidentielle, rien n’est fait, on voit Marine Le Pen dans la difficulté, Fillon dans la difficulté, Mélenchon enfermé dans sa logique, Macron sans allié, le Parti socialiste en train de désigner son propre candidat. C’est une présidentielle assez particulière où on la joue à l’aveugle

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est en campagne depuis juillet : pourquoi n’est-il pas à 20% . Il fait une campagne centriste, ni gauche ni droite, de renouveau, mais n’a pas encore présenté son programme. On jugera sur pièces.

Gauche
Je ne pense pas qu’il y ait une malédiction sur la gauche mais il y a un malaise face à la Ve République. La dimension monarchique de la Ve République est difficile à assumer à gauche. Et devient difficile à assumer à droite

05 Jan

Commentaires fermés sur L’invité de Fabien Namias sur Europe 1

L’invité de Fabien Namias sur Europe 1

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité politique de Fabien Namias sur Europe 1.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Dérapage de Vincent Peillon, primaire de la… par Europe1fr

Election présidentielle / Primaires citoyennes

« Nous sommes les derniers à nous organiser pour la présidentielle et nous serons la clé de celle-ci.

Aujourd’hui tout le monde est bloqué. Monsieur Fillon ne sait pas s’il est radical ou pas radical, s’il doit aller chercher le centre ou rester à droite. Marine Le Pen est embêtée dans sa polémique avec Marion Maréchal-Le Pen, Emmanuel Macron n’a pas d’alliés, Mélenchon est dans l’hostilité totale vis-à-vis du parti socialiste », détaille-t-il. « Personne ne gagne aujourd’hui. Il n’y a pas de désir majoritaire.

Une élection présidentielle ça se construit dans la dernière ligne droite. Pas un an avant.

La primaire intéresse les Français. On va le voir de plus en plus.

On a décidé de concentrer les bureaux de vote là où il y a forts votants de gauche.

On confond la sociologie politique de l’intention électorale. Les fonctionnaires n’ont pas encore totalement perçu le projet de François Fillon, ils ne voteront pas la réduction du nombre de fonctionnaires. »

Sur les propos de Vincent Peillon : « On fait un mauvais procès à Vincent Peillon qui est revenu sur ses propos. »

Sur la non participation d’Emmanuel Macron à la primaire de la gauche

« Emmanuel Macron s’est dérobé à une procédure démocratique. Pourquoi n’est-il pas venu ? S’il pensait être le meilleur, il l’aurait emporté et on se serait retrouvé dans une situation où tout le monde se serait regroupé autour de lui. Je ne pense pas qu’il aurait gagné, mais il aurait pu le tenter. Il en a peur, il a peur du vote des citoyens. Quelle est l’explication qui l’amène a ne pas se présenter ? D’autant qu’aujourd’hui il ne plie pas le jeu politique !

Macron, PS, Mélenchon : « Nous sommes tous les trois, Jean-Luc Mélenchon, les socialistes de la Belle Alliance populaire et Emmanuel Macron, de la même famille. C’est pour cela que j’étais favorable à une primaire qui aille de Macron à Mélenchon. Je regrette cette division. Quelle est l’explication qui les amène à ne pas se présenter à la primaire ? «

Projet de François Fillon

« Le projet de Fillon fait peur car il s’attaque à notre modèle social.

C’est sur cette orientation que François Fillon a gagné sa primaire. Il est obligé d’être fidèle au vote de la primaire. Mais il sait qu’il est trop à droite et ne peut capter le centre.

Disparition du Parti socialiste ?

« Le PS ce n’est pas un chiffre électoral ou un sondage. C’est une réalité humaine. C’est 200 villes de plus de 10 000 habitant ».

Exécutions ciblées au nom de la raison d’Etat 

« Nous sommes en guerre et la guerre nécessite parfois des actions extrêmes. (…) Le PS ne présente jamais sa deuxième joue…A partir du moment où on tue, nous sommes aujourd’hui dans un anniversaire de ce qu’il s’est passé à Charlie Hebdo, à l’Hyper Cacher et de nos policiers qui ont été assassinés, je trouve que nous sommes dans la légitime défense qui est reconnue par les Nations Unies ».

 

16 Nov

Commentaires fermés sur L’invité d’Anne-Sophie Lapix dans « C à Vous » sur France 5

L’invité d’Anne-Sophie Lapix dans « C à Vous » sur France 5

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Anne-Sophie Lapix dans « C à Vous » sur France 5.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


Gauche, La guerre est déclarée ? C à vous – 15… par C-a-vous

Candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle ?

Cela fait plusieurs fois qu’Emmanuel Macron tente d’annoncer sa candidature.

Annoncer cela depuis un centre d’apprentissage je trouve cela un peu… étonnant. S’il l’annonce vraiment demain, je lui propose de changer de lieu.

Cette candidature d’Emmanuel Macron c’est très embêtant. Parce que la gauche est dans un rapport aujourd’hui de 60-40 si vous mettez l’extrême droite et la droite vis-à-vis de la gauche. Si on morcelle, si un jour il y a un candidat qui est Macron, un candidat désigné par la primaire de la BAP,  un candidat qui est Mélenchon, un candidat du parti communiste, un candidat des écologistes, je vous donne le résultat: aucun de ceux que je viens de nommer ne seront au deuxième tour de la présidentielle.

On peut s’en laver les mains, moi je pense que c’est très dangereux, parce que la droite dérive à droite, parce que l’extrême droite peut toujours y arriver. Maintenant on a l’exemple de Donald Trump.

Le jour où il y aura un candidat socialiste après la primaire  il faudra choisir. Il pouvait participer à la primaire. Je suis obligé de constater qu’Emmanuel Macron n’a pas envie de participer à la primaire

Primaire de la Belle Alliance Populaire

Nos statuts disent que nous nous rassemblerons derrière le candidat issu de la primaire.

La primaire permettra de faire le rassemblement de la gauche.

Élection présidentielle de 2017

Candidature de François Hollande ? « C’est au Président de dire ce qu’il veut faire. Il y réfléchit. »

Manuel Valls qui pense à la Présidentielle ? « Cela ne m’a pas échappé »

Quand vous avez le tripartisme, aucun des candidats ne peut faire 50%.

Élection américaine

L’élection de Trump est due à la crise du monde occidental, de l’efficacité des politiques publiques et de la panne récit progressiste.

Parti socialiste

Au congrès de Poitiers j’ai préconisé le dépassement du Parti socialiste.

Primaire de la droite

A ceux de gauche qui voudraient voter à la primaire de la droite je dis: regardez le programme de la droite!

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se rassemblent sur le fond. Ils divergent sur la forme.

06 Nov

Commentaires fermés sur L’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J

L’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J

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Forum Radio 6 06112016

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J.

Retrouvez ses principales déclarations ci-dessous.

Pour réécouter l’émission cliquez ici.

 

Élections américaines

J’attends que M. Trump soit battu sinon nous rentrerons dans une zone de turbulences. Une victoire de Trump est synonyme de tensions internationales, de tensions avec la France et de tension dans son propre pays car l’application de son programme populiste, renfermerait le pays sur lui-même. (…) Sa victoire est possible. Nous avons vu des mouvements de ce type dans l’Europe occidentale avec le Brexit et la montée du national populisme.

Marine Le Pen se nourrit de tout. Elle est en tenue de camouflage, elle ne dit pas grand chose et profite de la décomposition de la vie politique française.

Primaire de la droite et du centre

Il n’y a pas un sujet qui soit traité en terme de droite gaullienne. Tout est traité en terme de droite extrême. C’est un concours Lépine de l’homme le plus à droite dans cette primaire.

Vote des militants de gauche à la primaire LR? « On a tort de faire des scénarios à partir de ce que disent les sondages »

Alain Juppé est une illusion, un mirage: il a une tête de présidentiable mais un programme qui ne lui permettra pas d’être élu. Son programme est libéral avec un gouvernement autoritaire et cela ne passera pas. Cela sera repoussé soit dans les élections, soit par la rue.

On fait un calcul politique sur « Qui peut battre Nicolas Sarkozy ou Marine le Pen? » mais ça ne fait pas un destin et un dessein pour la France

Nicolas Sarkozy est allé sur le terrain du Front National et une partie de la droite a pris peur et s’est réfugiée derrière Alain Juppé

Point de vue programme, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé c’est bonnet blanc et blanc bonnet

Marine Le Pen se tait car son objectif c’est que Nicolas Sarkozy soit battu pour récupérer ses voix.

Le rempart au FN c’est la gauche.

Gauche

La gauche est fragmentée et personne ne fait l’unanimité. Il faut donc une démarche pour une candidature de rassemblement: les primaires.

Les bavardages ça suffit, rendez-vous dans les primaires !

Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont 2 candidats auto-proclamés et qui ne peuvent rassembler. Ils sont les champions du petit bain car il n’y a pas encore le candidat de la gauche de désigné !

Jean-Luc Mélenchon veut réveiller le peuple. Moi, je veux le faire gagner. Et pour cela il faut se rassembler.

Cette présidentielle  n’est jouable que si nous avons un candidat central

Conférence nationale du PCF : « Je ne commente pas les prises de positions internes du PCF.

Pierre Laurent avait une stratégie: ni Mélenchon, ni Hollande. Aujourd’hui il se retrouve au milieu du gué. »

Jean-Luc Mélenchon veut faire battre le PS aux législatives. Ce n’est pas le bon chemin pour l’ensemble de la gauche.

Accord avec le PCF aux législatives? : »J’aurai la main tendue jusqu’au bout »

Élection présidentielle 

Début décembre nous saurons qui sera candidat. Je n’ai pas entendu une parole du président disant qu’il ne sera pas candidat

Manuel Valls a parlé durement du livre « Un Président ne devrait pas dire ça », pas de l’action du président.

Le président de la République doit se déterminer par rapport à la situation de la France et rien d’autre.

Ni le candidat de la droite, ni de la gauche,  ni le candidat écologiste, ni le candidat communiste… on ne connaît rien des programmes et on nous dit déjà le résultat.

L’élection présidentielle commencera début février. Avant on ne sait rien.

François Hollande dès le premier jour de son arrivée a été matraqué, attaqué, vilipendé. A droite on voulait se débarrasser de Sarkozy et on ne voulait ni de du programme, ni des propositions, ni de l’action de la gauche.

L’objectif d’Emmanuel Macron est que le Président ne se représente pas. Il n’a pas construit tout cela pour à la fin ne rien faire.

Face aux enjeux du pays, nous avons la gauche la plus irresponsable du monde: elle est dans les chamailleries, elle ne veut pas voir les problèmes. Elle veut juste être devant le petit voisin.

Aucun candidat de gauche n’est en capacité de l’emporter. C’est pour cela qu’il faut échanger et rassembler. Il faut battre une droite qui s’est extrémisée et une extrême droite qui s’est camouflée

Nous sommes en pleine illusion: le programme de la droite ne passera pas.

Manifestation des policiers

Les revendications des policiers sont légitimes. Le Président et le Ministre de l’intérieur ont donné des réponses.

J’observe que la police ne manifeste pas contre le gouvernement. Mais ils ont l’impression qu’ils attrapent des « racailles » et que le lendemain ces derniers les narguent. Je comprends cette revendication principale. Il faudrait peut être revoir nos procédures. C’est un grand débat de société.

Salafisme 

On ne combat pas le salafisme si on n’est pas intraitable sur l’antisémitisme et l’arabophobie.

Laïcité

La laïcité est une question essentielle. Nous devons la défendre et combattre pour l’émancipation car cela permet le vivre-ensemble.

Résolution de l’UNESCO sur Jérusalem

Il n’est pas normal qu’une institution regroupant les diplomates du monde s’érigent en donneur de leçons d’histoire.

 

24 Oct

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L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 24 octobre aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs sur France Inter.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis : « Citez-moi un… par franceinter


Jean-Christophe Cambadélis : « J’entends toutes… par franceinter

 

Élection présidentielle de 2017
Candidature Hollande ? Je crois que le président de la République réfléchit à cette question, pour l’instant il n’est pas candidat et je crois qu’il faut s’en tenir là. Moi, j’appelle les socialistes au calme. Dans le moment présent nous n’avons pas de candidat à gauche, Parti socialiste compris, qui soit au second tour. Donc il faut prendre en compte cette situation. Pourtant,  le programme de la droite ne passe pas, il est rejeté par une majorité de Français ; et personne ne veut que Marine Le Pen soit présidente. Donc il y a une contradiction dans la situation qu’il faut gérer avec un peu de temps, puisque nous avons des primaires pour le faire.

Quand on sera dans la présidentielle, les Français se détermineront par rapport au programme.

Il y a un risque que nous soyons très bas à la présidentielle de 2017 si nous ne nous rassemblons pas.(…) On peut avoir en 2017 une Assemblée nationale toute particulière, avec un groupe frontiste et sans communistes ni Verts.
Il y a beaucoup de personnalités, pas énormément, mais il y a quatre ou cinq personnalités qui peuvent se présenter à la place de François Hollande. La principale vous le savez bien, c’est Manuel Valls mais on n’en est pas là. Pour l’instant on ne sait pas si le président de la République se représentera
Manuel Valls est Premier ministre et c’est l’un de nos présidentiables. C’est celui sûrement qui a aujourd’hui le plus de possibilités. Mais il y a d’autres candidats possibles. (…) Manuel Valls est controversé, mais comme tout socialiste dans la période actuelle.
Je suis pour respecter le temps que nous nous sommes donné. La balle est dans le camp du président. La décision lui appartient. Tout le monde sait, au fond, que c’est le président de la République qui décidera s’il se présente ou s’il ne se présente pas.

Nous avons un moyen de nous rassembler: à travers la Belle Alliance populaire et les primaires. (…) Les primaires permettront de trancher et de rassembler.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »
Il y a avait des préventions avant. Ce livre les a cristallisé. Ce livre est un catalyseur des interrogations que se posent les français

Manifestation des policiers
J’ai dit qu’il y avait la patte du Front national dans la récupération du malaise policier .

Situation en Espagne
La question qui se pose en Espagne c’est quelle stratégie pour les sociaux démocrates ? En Espagne, il faut affirmer la social démocratie et non pas se subordonner au libéralisme ou à l’extrême gauche.

Démantèlement du camp de Calais
La question des réfugiés et des migrations va nous occuper de nombreuses années.

Le démantèlement de la « jungle « de Calais est une décision humanitaire et salutaire.

Au Parti socialiste nous réclamons depuis plusieurs mois une conférence internationale sur les réfugiés et les migrants.

Primaires citoyennes
Je ne sanctionne pas a priori. Donc si Gérard Collomb soutenait un autre candidat que celui issu de la primaire , il faudrait se séparer.

Si Emmanuel Macron veut se situer dans le cadre de la Gauche, il peut se présenter aux primaires. (…) Un rassemblement de Hamon à Macron, ce serait intéressant dans la perspective l’élection présidentielle.

Parti socialiste
Le gouvernement a posé des conditions sur le CETA et le Bureau national du Parti socialiste continue d’être interrogatif sur le compromis qui est passé.

Nous travaillons d’arrache-pied: cahiers de la présidentielle, universités de l’engagement… Ce travail paiera le moment venu.

Changer le nom du PS ? « Aujourd’hui le Parti socialiste est une marque et il faut la garder ».

Aux électeurs de gauche tentés de voter à la primaire des Républicains je dis « Regardez le programme au lieu de regarder les têtes ! »

08 Oct

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«Pour une nouveau quinquennat rose», interview au Figaro

par

logofigaro

Le Figaro publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Emmanuel Macron est de plus en plus candidat. Diriez-vous comme Nicolas Sarkozy qu’il est un «donneur de leçon» ?

Pourquoi voudriez-vous que je soutienne, ou que je m’intéresse à un candidat qui ne veut, ni du soutien de la gauche en général, ni de celui du PS en particulier et qui refuse la primaire… Emmanuel Macron a fait sa carrière à gauche et il se veut un avenir à droite. Un jour, il sera rattrapé par cette absence de choix. Mais je ne veux pas faire de caractérisation personnelle comme le fait Nicolas Sarkozy, car j’aurai dû le faire quand Emmanuel Macron était à gauche.

Pourquoi ne l’avez-vous pas fait à ce moment-là ?

Le problème avec Emmanuel Macron, n’est pas un problème personnel, il est éminemment politique. Qu’est ce qu’il
cherche à part lui? Nul ne le sait ? Au fond, il veut faire échouer la gauche, empêcher le président de la République, se substituer à Alain Juppé et à François Bayrou, battre Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, tout en renouvelant de fond en comble l’espace public. On doit appeler cela l’ambition, en tout cas le manque d’inhibition.

Son succès dans les sondages, n’est-il pas le signe d’un éclatement du PS, du rejet des appareils ?

Je ne le crois pas. Pour l’instant, Emmanuel Macron a plus de soutien dans l’électorat de droite qu’à gauche, même s’il y est soutenu par quelques parlementaires. Il profite d’un moment particulier où la gauche ne sait pas si François Hollande sera candidat et où la droite ne sait pas qui sera son candidat. Dans ce moment incertain, ambigu et flottant , il crée l’illusion d’être le substitut aux deux solutions. Quant au rejet des partis, il a toujours existé avant une présidentielle. François Bayrou a utilisé ce créneau jusqu’à la corde. C’est un grand classique de la vie politique française… Lecanuet, Servan-Schreiber, Tapie, Bayrou, ils ont tous joué de ce registre.

Vous êtes samedi à Lyon avec Gérard Collomb pour l’une de vos universités de l’engagement. Emmanuel Macron ne vous oppose-t-il pas désormais ?

Nous sommes assez amis et nous avons assez cheminé ensemble pour pouvoir nous retrouver dans un meeting contre la droite, et particulièrement contre Laurent Wauquiez. Le maire de Lyon estime que les sondages vont faire le travail : selon lui si Emmanuel Macron s’impose dans les sondages, les socialistes suivront. Mais il ne dit pas que si François Hollande s’imposait, il ne le suivrait pas…

Les cadres du PS viennent de lancer un appel à soutenir la candidature de François Hollande. Peut-il seulement se présenter au vu des sondages ? «Vous risquez pire que moi», n’est-ce pas déprimant ?

François Hollande, dans ce quinquennat, je l’ai vu tomber amoureux de la France et des Français. Un malentendu s’est installé. Il a compris que les Français sont intraitables mais qu’ils voulaient être traités, il a cherché à les rassembler, parfois au détriment de son propre camp. Ce sont les institutions de la Ve République qui veulent cela. On a voulu voir dans cette volonté de trouver un chemin de rassemblement, une indécision, alors qu’il faut beaucoup de sang-froid, une grande volonté, une capacité d’écoute.

Le problème posé à François Hollande s’il était candidat serait le suivant : un deuxième quinquennat, pour quoi faire ? Il ne s’agit pas de choisir le meilleur défenseur de la gauche, mais le meilleur à gauche pour défendre la France. Car je crois que les Français choisiront un président de temps de guerre. Cela présuppose une capacité à l’assumer. Pour le reste, je souhaite que le prochain quinquennat soit un quinquennat rose. Après avoir redressé la France, il doit reposer sur un socle de cinq idées simples : la reconstruction européenne, une France pour tous, une croissance verte, une sécurité collective et surtout, la lutte contre le précariat. Cela fait 20 ans que tous les politiques de gauche et de droite ont mis au cœur du débat la question nécessaire mais non suffisante de l’économie et de l’entreprise. Il est temps de revenir au débat sur la société, de s’attaquer à cette plaie française qui est une France à plusieurs vitesses. Cette fracture non traitée par le discours politique, est un impensé, elle mine la cohésion nationale et sociale. Elle est la source de la colère française.

Cette plaie est-elle vraiment impensée au FN ou chez Jean-Luc Mélenchon ?

Le Front national tente de substituer à cette question éminemment sociale une question identitaire, censée expliquer les raisons sociales de cette précarité. S’il y a fracture sociale, elle serait due à l’immigration voire aux français de culture musulmane. Or les exclure, les reléguer ou les raccompagner aggraverait la crise nationale sans régler la crise sociale. Jean-Luc Mélenchon a saisi cette faille dans notre société mais il en a tiré d’autres conclusions: il faut opposer la France d’en bas à celle d’en haut pour qu’enfin ce problème soit résolu. Ce faisant, il ouvre une nouvelle fracture dans notre cohésion nationale, qui n’est pas de même nature que celle du FN.

Vous souhaitez des primaires apaisées mais la haute autorité est déjà saisie pour absence d’impartialité de la direction du PS.

Je ne dirais pas cela. La gauche est fragmentée, divisée, émiettée et elle ne se rend pas compte du danger. Ce danger n’est pas spécifique à la France. Il parcourt toutes les démocraties occidentales. Elles s’interrogent sur la fin de l’hégémonie de leur civilisation, elles ont peur du «grand remplacement», ce qui provoque un courant de plus en plus massif souverainiste, nationaliste, xénophobe. Quand on voit les États-Unis, l’Angleterre, l’Autriche, la France, l’Allemagne, la Hongrie, on voit bien que c’est le sujet du jour. C’est face à cela qu’il faut se rassembler. Pour ce qui est du cas du PS, il ne faut pas confondre le rassemblement nécessaire et la liberté de chacun d’appeler au soutien de son candidat préféré. Que l’on n’utilise pas l’appareil du PS pour tel ou tel candidat, je l’accepte. Mais que l’on interdise à des dirigeants de souhaiter un candidat, c’est de l’intolérance.

François Hollande ne va-t-il pas avoir besoin de toutes les voix dès le premier tour ?

Les candidatures sont libres et doivent permettre d’animer le débat. Avec un candidat venant du MoDem comme Jean-Luc Bennahmias ou des écologistes comme François de Rugy, c’est une manière de montrer que cette primaire va au-delà du PS. Et honnêtement, je n’ai pas l’impression que le président de la République, s’il est candidat, soit menacé par qui que ce soit. Dans les sondages sur les primaires, de droite ou de Gauche, on fait intervenir soit un vote de gauche dans la droite, soit un vote de droite dans la gauche.

Certains appellent pourtant à voter aux deux primaires pour empêcher un nouveau duel Hollande-Sarkozy. Vous n’y croyez pas ?

Alain Juppé n’est pas à ce point menacé qu’il déclenche une avalanche de parjures abjurant les valeurs de la gauche pour le sauver. Et puis Alain Juppé aux primaires, c’est Marine Le Pen aux législatives… Car si Nicolas Sarkozy est trop à droite pour la France, Alain Juppé est nulle part. Trop centriste sur l’identité pour la droite, trop ultra-libéral sur le social pour la gauche. Et je comprends que Marine Le Pen, dans ces conditions, l’épargne. Quant aux électeurs de droite et d’extrême droite, je ne les vois pas venir arbitrer un débat dans une gauche dont on dit dans les sondages qu’elle ne sera même pas au second tour. Pas plus que je ne vois les mélenchonistes ou les duflotistes soutenir un candidat qui serait obstacle au leur. Donc tout cela est construction.

 

Propos recueillis par Sophie de Ravinel

23 Sep

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L’invité de Brigitte Boucher sur LCP

par

Capture d’écran 2016-09-23 à 11.26.18

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Brigitte Boucher dans « Politique Matin » sur LCP.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (00’30’11):

 

Primaire citoyenne

« Le Conseil national a voté à l’unanimité la tenue d’une primaire. Le prochain CN finalisera les modalités d’organisation.

Je suis impartial mais je ne suis pas neutre. J’ai depuis longtemps estimé que le président de la République est notre meilleur atout à gauche vu les drames que nous sommes en train de vivre, la montée du nationalisme xénophobe dans tout le monde occidental et les difficultés économiques que l’on connait. Je prends parti parce que je pense que c’est la solution. Maintenant, c’est aux électeurs de choisir.

S’ils veulent un responsable politique qui n’affiche pas ses idées, il faudrait en choisir un autre mais c’est trop tard. Et puis M. Patrice Prat, pour pouvoir me donner des leçons, devrait rester au Parti socialiste, ce qui n’est plus son cas.

Tout le monde sait que la primaire sera massive, transparente et loyale. Tout le monde le sait. Il y a un discours côté jardin et un discours côté cour. J’observe que dans les réunions de préparation de la primaire il y a les représentants de M. Montebourg.

Quand vous demandez au PS des moyens pour votre campagne, c’est que vous êtes déjà dans la primaire. Nous ferons en sorte que chacun puisse participer dignement à la primaire.

Le parti radical a suspendu sa participation mais n’a pas quitté la Belle Alliance populaire. Ils sont plus que bienvenus au sein de la primaire.

Emmanuel Macron

L’objectif d’Emmanuel Macron n’est pas de renforcer la gauche puisqu’il est ni de droite ni de gauche.

Europe / montée des nationalismes

Notre génération n’est pas prête à affronter le nationalisme xénophobe qui hante l’Europe et particulièrement la France

Il y a urgence, il y a nécessité à se reprendre, j’appelle la gauche et l’ensemble des progressistes à se rassembler.

Les Républicains

J’observe qu’avec Nicolas Sarkozy c’est la trumpisation des primaires.

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation! Jean-Marie Le Pen lui-même ne l’avait jamais dit.

Nous réglons les problèmes. Il suffit de voir la sécurité sociale que nous sauvons et que la droite veut détruire.

Calais

Ne serait-on pas capables de repartir 10 000 réfugiés alors que l’Allemagne en accueille des millions ?

Élections législatives

Je dis à tous les socialistes: quand un homme quitte son poste de député c’est une femme qui sera candidate. Je tiens à la stricte parité aux législatives.

Je suis confiant. Il y aura une grande et large unité aux élections législatives

21 Août

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« La présidentielle, ce n’est pas la chasse aux Pokémon! », interview au JDD

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JDD JC Cambadelis 22082016

Le JDD publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Benoît Hamon, Arnaud Montebourg… Est-ce que le premier secrétaire du PS s’attendait à ces candidatures?
Il faut dire à tout un chacun que la présidentielle, ce n’est pas la chasse aux Pokémon. L’élection qui vient est sûrement l’une des plus complexes et difficiles depuis 50 ans. En France, jamais les conditions n’ont été aussi réunies pour que Marine Le Pen soit au centre de la présidentielle. Ceci dans un contexte économique meilleur, mais pas pour autant reçu comme tel par l’ensemble des Français, et une offensive de la droite où Nicolas Sarkozy fait à droite toute et Alain Juppé tout à droite.

Après Jean-Luc Mélenchon, maintenant Cécile Duflot et cinq candidats au PS, ce n’est pas une gauche en miettes ? 

Les primaires poussent à la fragmentation. Mais elles obligent aussi, poussent au final à l’union. Devant la division c’est un risque qu’il faut assumer.

Cela induit davantage de devoirs pour la gauche?
Plus de devoirs et plus de réflexion : qui peut faire face à cette situation et comment? Alors que l’on sait que la droite plus l’extrême droite font 60% à chacune des élections. La candidature d’Arnaud Montebourg n’est pas inattendue, elle est bienvenue. Je l’attends avec impatience pour répondre à toutes mes interrogations : pourquoi a-t-il choisi François Hollande plutôt que Martine Aubry [à la primaire de 2011, NDLR]? Pourquoi lui le démondialisateur, le keynésien, a-t-il avalé tout cru le traité européen, le pacte de responsabilité? Pourquoi a-t-il choisi Manuel Valls?… On peut dire que, depuis la primaire [de 2011], l’ambiguïté est là.

La multiplicité des candidatures à gauche ne souligne-t-elle pas le fait que la candidature de François Hollande n’est pas considérée comme légitime par beaucoup de socialistes?
J’observe la multiplication des candidatures chez les frondeurs qui n’ont pas réussi à s’accorder sur une candidature unique. Marie-Noëlle Lienemann, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Gérard Filoche, ça fait beaucoup. Le seul qui ne soit pas candidat c’est Christian Paul. Ils représentent les 30% du dernier congrès. Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux qu’ils sont majoritaires chez les électeurs de gauche.

Quelles seront les modalités pour être candidat à la primaire?
Les critères seront fixés définitivement le 2 octobre. Mais pour que la primaire soit transparente et loyale, je souhaite qu’ils soient le plus proche possible de ceux de 2011. Au niveau des parrainages, de l’organisation, de la contribution d’un euro minimum, du nombre de bureaux de votes… Sachant que, sur ce dernier point, nous partons très tard, puisque nous avons été informés du refus de la primaire de toute la gauche en juin. Mais nous ferons tout pour que tous les Français qui le souhaitent puissent voter.

La charte ne fera pas non plus référence à la ligne gouvernementale?
Non.

Craignez-vous que certains décident de ne pas passer par la case primaire?
Je ne crois absolument pas à la possibilité d’être candidat contre le candidat du Parti socialiste, pour des raisons à la fois politiques et statutaires. Toute personne qui est candidat contre le candidat du Parti socialiste est en dehors du PS. Or je ne vois personne suivre ce chemin.

Dans le livre Conversations privées avec le président, François Hollande dit : « S’il ne lui arrive rien, c’est Sarkozy que j’affronterai. » La candidature de Hollande est une évidence?
Pour beaucoup de responsables de gauche et de socialistes, sa candidature est une nécessité. Je crois qu’il se prépare à toutes les éventualités, mais que la balance penche vers sa candidature. Il doit penser qu’on l’a un peu trop rapidement enterré.

Manuel Valls a dit « comprendre les maires » qui prennent des arrêtés anti-burkini et apporté son soutien à Jean-Pierre Chevènement qui a invité les musulmans à la « discrétion ». Partagez-vous ces propos?
Dans cette affaire, il ne faut être ni naïf ni punitif. La République doit être bienveillante avec nos compatriotes musulmans, mais ils doivent être bienveillants avec la République laïque. Bain de mer tout habillés, ça devait être en 1900 à Etretat [référence à un tableau d’Eugène Le Poittevin de 1866, NDLR]. Depuis les femmes se sont émancipées, tout le monde doit le comprendre. A partir de là, soit il y a trouble à l’ordre public et les maires ont tout à fait le droit d’agir ; soit il n’y a pas de trouble et on cherche à faire de mauvaises querelles à nos compatriotes musulmans.

Estimez-vous que se baigner en burkini est un trouble à l’ordre public?
J’estime que tout le monde se baigne comme il le souhaite à moins que ce soit une provocation.

 

Propos recueillis par Anne-Charlotte Dusseaulx