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28 Mar

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L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 

Disparition du Parti socialiste ?

Ce n’est pas une élection qui fait l’histoire d’un parti sinon nous aurions disparu en 2002

Les électeurs ne sont pas encore dans le choix mais dans le pronostic.

Déplacement de Benoît Hamon en Allemagne

Le soutien de Martin Schulz à Benoît Hamon est un renfort de poids.

Je ne pense pas qu’on lutte contre le Front national en faisant des barrages. Il faut faire une politique qui doit permettre de tarir le FN.

Campagne présidentielle

Benoît Hamon est le 2e derrière François Fillon en terme de parrainages! 172 parlementaires socialistes, 13 ministres, ce n’est pas rien!

Benoît Hamon a plus de 400 parrainages de plus qu’Emmanuel Macron et plus de 1000 de plus que Jean-Luc Mélenchon.

En Ile-de-France plus de 300 élus socialistes soutiennent Benoît Hamon.

Benoît Hamon doit être le candidat de tous les socialistes et de tous les écologistes.

Au second tour nous serons tous derrière le candidat républicain face au Front National.

Soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron ? 

Manuel Valls parle demain sur BFM TV et Emmanuel Macron précipite une conférence de presse. Demain, président de la République, il va en déclencher tous les jours ? Parce que des événements comme ça, il y en aura tous les jours! Quelle fébrilité!

C’est une faute politique. Alors qu’il n’est pas encore élu, il définit sa majorité présidentielle ? Ce sont les sondages qui font la majorité ? Les Français n’ont pas encore voté… C’est un déni de démocratie.

C’est une faute politique car il exclut d’emblée des gens dont il aurait besoin au 2e tour face à Marine Le Pen s’il y était.

11 anciens ministres de Jacques Chirac rejoignent Macron, on est pas dans le renouveau mais dans la continuité de l’ancien régime.

22 Mar

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L’invité de Mardi Politique sur France 24 et RFI

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Roselyne Febvre et Véronique Rigolet dans Mardi Politique sur France 24 avec RFI.

 

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire… par rfi

 

Décès d’Henri Emmanuelli

C’était un personnage de conviction, très chaleureux et respectueux. Il y avait une forme d’élégance chez lui, même dans les désaccords.

 

Démission de Bruno Le Roux

Je respecte sa décision. Il était difficile de se maintenir dans une situation ou d’autres ne démissionnent pas.

Je ne veux pas qu’au nom d’une transparence nécessaire, le parlementaire soit réduit dans ses capacités de contrôle vis à vis de l’exécutif.

Moi je n’embauche ni mes enfants, ni des membres de ma famille.

 

Le quinquennat a été compliqué et difficile pour des raisons économiques et sociales pas pour des changements de Ministères.

Le grand débat

J’ai été un peu surpris que personne n’ait mis l’affaire François Fillon ou Marine Le Pen a l’ordre du jour. Les journalistes auraient pu le faire. Mais pour une fois que l’on pouvait parler des programmes, personne n’a voulu entrer dans un tunnel de 20mn sur les affaires.

Campagne présidentielle

Il n’y a plus de projet, plus de programme seul compte le barrage au Front national. Nous stérilisons la campagne présidentielle. On ne peut pas dire aux Français que l’unique  bataille c’est de faire barrage au FN.

Que ce soit François Fillon, Emmanuel Macron ou Benoît Hamon il ne sera pas élu pour ce qu’il Dit mais parce qu’il faut faire barrage à Marine Le Pen.

Il n’y a pas d’hémorragie socialiste vers Emmanuel Macron, mais des inquiets face à la montée du Front National. Mais il faut être très prudents: que ce soit Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron et même Jean-Luc Mélenchon  je voterai toujours un candidat démocrate face au Front national.

Nous sommes dans une élection présidentielle rocambolesque. Il faut se battre jusqu’au bout, tout est encore possible.

 

21 Mar

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Disparition d’Henri Emmanuelli : le Parti socialiste saisi d’une infinie tristesse

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C’est une infinie tristesse qui saisit aujourd’hui la famille socialiste à l’annonce de la disparition de l’une de ses plus grandes figures, Henri Emmanuelli.

Membre de notre Parti dès sa fondation en 1971, il fut l’un des compagnons de François Mitterrand et rapidement une personnalité unique et incontournable.

Elu dès l’âge de 32 ans à l’Assemblée nationale, Henri Emmanuelli resta tout au long de sa vie, ancré à ses convictions comme aux Landes.

Pour tous les socialistes, Henri Emmanuelli était une voix. Une voix rocailleuse. Quelques fois sévère mais toujours maitrisée. Une voix au service de si nombreux combats politiques, de la conquête à l’exercice du pouvoir.

En 1981, Henri Emmanuelli participe au premier gouvernement de Pierre Mauroy. Il exercera, par la suite, de nombreuses responsabilités à la tête de l’Etat comme au Parlement.

Dans une période politique mouvementée, nous n’oublierons pas qu’il sut être un Président de l’Assemblée nationale exemplaire et respecté sur tous les bancs.  Ses présidences successives de la Commission des Finances auront marqué une étape importante du renforcement du travail parlementaire.

Aucun grand débat n’était indifférent au leader socialiste qu’il était. Henri Emmanuelli savait plus que tout autre conjuguer la conviction et la bienveillance. Il pouvait être féroce dans le débat mais d’une grande élégance dans la vie. Il avait l’âme socialiste chevillée au corps et était toujours très respectueux des autres.

Premier secrétaire du Parti socialiste de 1994 à 1995, il contribua – par son sens des responsabilités – au redressement de notre formation et – par  son engagement- à la campagne présidentielle de 1995. De ses expériences, il cherchait continuellement à convaincre et à transmettre.

Pour nous, Henri Emmanuelli restera toujours l’enfant des Landes, dont il avait l’accent mais surtout la passion. Président du conseil départemental, il sut façonner ce territoire en y développant les services publics et en contribuant à l’essor de son tissu industriel et économique.

Le Parti socialiste exprime ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Il se tient au côté de tous les camarades aujourd’hui endeuillés.

 

© Parti socialiste – Philippe Grangeaud

21 Mar

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L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique d’Elizabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


« Le Grand Débat » : Jean-Christophe Cambadélis… par rtl-fr

Affaire Bruno Le Roux

« Je n’étais pas au courant. J’ai dit lors de l’affaire Pénélope que le problème n’était pas d’embaucher des proches mais de savoir s’ils travaillaient. Toute peine mérite salaire. S’il y a du travail, le député le rémunère, s’il n’y a pas de travail, c’est un emploi fictif.

Bruno Le Roux fait très bien son travail. Ne faisons pas démissionner des gens sur l’air du soupçon. Le sujet c’est « Est-ce que les assistants des parlementaires effectuent le travail pour lequel ils ont été embauchés? »

Le Grand Débat

« J’ai été frappé par la faiblesse de Marine Le Pen, une impréparation totale, une non maîtrise des sujets.

Benoît Hamon a été solide. C’est le seul qui a éclairé l’avenir. Qui a parlé de la France de demain et du quotidien des Français ». #RTLMatin

Jean-Luc Mélenchon a été comme d’habitude un bateleur mais a t-il été convaincant? Je ne le pense pas

Emmanuel Macron a surjoué une position centrale. S’il était Président il serait d’accord avec tout le monde et réciproquement.

Faire la synthèse entre M. Hue et M. Madelin ne va pas être simple pour M. Macron. (…) Le macronisme : les ralliements sont de gauche, les électeurs sont de droite. »

Bureau national extraordinaire du Parti socialiste

« Bernard Cazeneuve a stigmatisé tous ceux qui manquaient à leur parole.

Bernard Cazeneuve n’a pas cité Emmanuel Macron dans son propos et a demandé à la majorité de rester groupé. »

20 Mar

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L’invité d’Yves Thréard dans Le Talk du Figaro

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Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 20 mars l’invité d’Yves Thréard dans Le Talk du Figaro.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

Campagne présidentielle

La dynamique autour de notre candidat est là. Mon travail est de rassembler tout le monde autour de Benoît Hamon.

Il y a dans le courant progressiste ceux qui veulent accompagner la mondialisation pour la Maîtriser et ceux qui veulent résister.

Les primaires ne sont pas bonnes ou mauvaises, elles dépendent du contexte.

C’est très difficile, malgré une primaire réussie, de coaguler tout le monde. C’est mon travail, c’est ce que je fais, même si les uns et les autres me font des reproches.

Cet esprit de rassemblement que je défends avec acharnement peut agacer certains.

Je pense que, à un moment donné, quand vous ne respectez pas les règles, il faut vous attendre à ce que l’on ne respecte pas les règles pour vous (…) J’en veux à tous ceux qui au cours de ce quinquennat n’ont pas respecté les règles.

Le PS ne va pas éclater. Le débat a toujours existé au Parti socialiste.

La campagne officielle commence. Il était temps de rebondir et ca été fait de belle manière.

Si on perdait la présidentielle, le match ne serait pas terminé. Il y aurait le match retour des législatives !

Jean-Luc Mélenchon a pris la responsabilité de refuser l’union avec notre candidat. Benoît Hamon avait fait la démarche et Jean-Luc Mélenchon l’a refusée.

Emmanuel Macron est bayroutisé. François Bayrou est omniprésent dans la campagne de Macron au risque de le stériliser. (…) C’est le centrisme, mais c’est un centrisme qui s’émancipe de la droite classique, (…) qui n’est pas dans une alliance avec la gauche, et qui essaie de combiner tout et son contraire dans la situation actuelle

Avec les primaires le PS n’est plus dirigé par un leader mais par un animateur. Je ne pense pas que Manuel Valls ou Benoît Hamon souhaitent être animateur.

Il faut re-légitimer nos institutions et cela passe par la modification du mode de scrutin.

Le prochain Président sera élu par défaut face à Marine Le Pen. Ce sera un Président faible. Le lieu du pouvoir sera l’Assemblée nationale.

Nous sommes dans la décomposition de la Ve République.

Sur le terrain il y a beaucoup de perplexité car on ne voit pas qui va sortir de cette élection.

Il y a à droite une brisure morale. Un candidat des Républicains a fait une glissade dans les sondages ce n’est pas en surchargeant le programme de la droite de manière libérale qu’il va reconquérir le coeur de la droite.

Débat TF1

Cette introduction des primaires dans la présidentielle montre la difficulté pour les candidats de s’imposer de manière claire.

Soutiens à Emmanuel Macron

Chaque membre du PS qui a parrainé Emmanuel Macron a reçu une lettre du Premier secrétaire leur disant qu’ils n’appartenaient plus au Parti socialiste.

 

 

16 Mar

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique avec Paris Première

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première:

 


« Nous constatons pour la première fois l… par radioclassique

 

Campagne présidentielle

Il y a eu dans ce quinquennat beaucoup de manque de respect à la parole donnée, au vote du Congrès et à la solidarité avec le Gouvernement. Je ne vais pas prendre position pour l’un par rapport à l’autre. Je rappelle au passage que Benoît Hamon a ourdi une motion de censure contre son propre gouvernement. Je ne l’ai pas condamné à l’époque. Je prends tout cela comme des analyses ou des prises de position mais j’estime nécessaire de se rassembler aujourd’hui derrière le candidat socialiste.

La convention nationale du Parti socialiste a voté à l’unanimité le soutien à Benoît Hamon.

L’élément majeur à gauche c’est le refus de Jean-Luc Mélenchon. Pourtant il est d’accord avec Benoît Hamon sur beaucoup de points. Pour la première fois depuis 1971 le Parti communiste et Jean-Luc Mélenchon ont rompu l’union de la gauche et dans le même temps, il s’est passé quelque chose de tout à fait nouveau à droite c’est que les affaires ont conduit le centre à s’autonomiser. Nous avons donc une nouvelle donne politique. Il y a au centre de la vie politique française l’émergence d’un nouveau centre autonome de la droite.

En Marche fait office d’auberge espagnole d’Alain Madelin à Robert Hue. Il n’y a pas de colonne vertébrale politique.

Si Emmanuel Macron était au 2e tour de la présidentielle il serait un président par défaut. Le barrage n’est pas un programme. Je préfère un président qui a une colonne vertébrale, une orientation – même si je peux la contester – qu’un président par défaut, voilà pourquoi le Parti socialiste est derrière Benoît Hamon.

Nous sommes dans la décomposition de la Ve République.

Nous avons avec Emmanuel Macron les ralliés qui sont à gauche et les électeurs à droite ! Est-ce que vous pensez que ceci sera solide pour affronter les problèmes auxquels les Français sont confrontés ? Je ne le crois pas ! Voilà pourquoi moi j’ai toujours été pour le rassemblement de l’ensemble de la gauche et des écologistes…

On ne parle pas des programmes. Et l’on sonde celui de Benoît Hamon avant qu’il ne soit présenté! On marche sur la tête ! On est dans une situation où l’on veut le résultat avant l’élection.

Le Front national a bousculé le bipartisme. Nous sommes dans le multipartisme aujourd’hui et personne ne peut penser qu’il a la majorité à lui tout seul, on peut crâner dans les sondages mais être cramer dans le résultat.

Elections en Allemagne

Angela Merkel est dans une situation où elle regarde à droite et à gauche qui va sortir, elle ne le sait pas. D’ailleurs elle ne sait pas elle-même si elle va être réélue parce qu’aujourd’hui elle est challengée – et plus que cela – par Martin Schulz qui a toutes les chances de l’emporter.

Elections aux Pays Bas

Je dirais deux choses : 1) ne croyez pas les sondages, Geert Wilders était en tête dans tous les sondages, ça n’a pas été le cas ; 2) on voit que les sondages conduisant à l’élection de l’extrême droite conduisent aussi au vote utile.

16 Mar

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« L’élection présidentielle ce n’est pas un pronostic mais un choix ». Interview au Point

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Le site du Point publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Le Point : Manuel Valls ne soutient pas Benoît Hamon. Il ne respecte pas l’engagement de la primaire. Vous qui êtes le garant de la charte, qu’en pensez-vous ?

Jean-Christophe Cambadélis : Il faut toujours respecter les instances, les votes démocratiques. C’est une constante de l’engagement politique. Mais, force est de constater que ce quinquennat n’a pas été avare de remises en cause tous azimut de nos décisions collectives. Je ne donne pas aux déclarations de Manuel Valls, à huis clos, un autre sens que la légitimation de son non-parrainage et le refus de rejoindre Emmanuel Macron. Allons au-delà de l’écume des choses.

De plus en plus de responsables socialistes, issus des réformateurs, comme Pierre Moscovici, vont appeler à voter Macron sans forcément le rejoindre. N’est-ce pas une anticipation de ce que sera la position du Parti socialiste in fine ?

Non, le Parti socialiste a décidé en convention nationale à l’unanimité de soutenir le vainqueur de la primaire. Le Premier secrétaire s’y tient. C’est de bonne politique car une présidentielle n’est pas un pronostic mais un choix. Une présidentielle dit toujours beaucoup de chose sur le moment politique…

Plutôt le chaos en ce moment…

Nous sommes dans une phase de décomposition de la Vème République. Les affaires en sont le symptôme. Le fait que deux candidats qui professent le « ni droite ni gauche », sans être équivalent dans leur nature, soient en tête en est le second élément. Le Front national s’installant dans la vie politique française à un haut niveau a fait exploser le bipartisme, c’est le troisième élément. Le scrutin majoritaire à deux tours n’est plus capable de contenir les offres politiques.

Un moment de décomposition ou de révolution politique ?

De décomposition politique car la révolution n’est pas encore là. Manifestement, le prochain président de la République va être élu par défaut puisqu’il sera élu, au second tour, dans le « tout sauf le Front national ». Un barrage ne fait pas un programme. Donc, il sera faible alors que nos institutions sont faites pour qu’il soit fort et  ordonne la vie politique. A cette étape, nul ne sait s’il aura une majorité parlementaire. Nous entrons dans une forme de IVème République dans la Vème. Le fait que le Front national ordonne toutes les réflexions politiques, en positif comme en négatif, n’est pas sain pour notre pays. La situation est enfin aggravée par la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne pas soutenir le candidat socialiste qui lui était proche sur tous les thèmes. C’est une rupture stratégique de l’union de la gauche. Et, dans le même temps, les affaires et la radicalité de François Fillon ont provoqué l’émergence d’un nouveau centre qui s’est émancipé de la droite classique et de la gauche. Si bien que la concomitance de ces trois phénomènes – crise de nos institutions, montée du FN et changement stratégique – ouvre une nouvelle histoire de la politique française.

Barré sur sa gauche par Mélenchon, Benoît Hamon aurait-il dû faire plus de concessions aux socialistes réformistes de manière à rattraper Macron ?

On aurait pu toujours souhaiter que son mouvement soit plus rapide. Mais ce qui n’était pas prévu, c’est que Jean-Luc Mélenchon ferme la porte à gauche et que François Fillon, à son corps défendant, ouvre  la sienne en libérant le centre. Depuis, on assiste à un phénomène paradoxal autour d’Emmanuel Macron : ses ralliements viennent de la gauche alors que ses électeurs viennent de la droite.

Si on vous suit bien, nous allons droit vers une chambre ingouvernable… Comment le PS peut-il espérer tirer son épingle du jeu ?

Le changement de calendrier électoral avec des législatives qui suivent la présidentielle va, cette fois-ci, pleinement jouer son effet. En dehors du cas où Marine Le Pen serait élue Présidente, nous avons trois cas de figure possibles. Si François Fillon est élu, nul ne peut exclure une cohabitation avec la gauche. Si c’est Emmnauel Macron, nul ne peut exclure qu’il n’ait pas de majorité absolue et qu’il soit contraint de ne plus être dans le « ni droite ni gauche » mais d’être dans le « et droite et gauche », soit de manière permanente avec un accord de gouvernement ou au cas par cas sur l’ensemble de ses projets. Ce qui naturellement fragilisera l’exécutif. Enfin, si c’était Benoît Hamon, il y aurait fort à parier qu’il serait contraint d’organiser une majorité parlementaire allant de Macron à Mélenchon.

Et donc d’adapter son projet… 

Disons qu’il serait dépendant de cette majorité.

Mais il n’y a pas de points communs entre Macron, Hamon et Mélenchon… C’est ingouvernable ! Autant dissoudre…

Parce que vous pensez qu’il y a des points communs entre Alain Madelin et Robert Hue? Entre Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet ? Il va falloir apprendre les compromis et les coalitions.

Que restera-t-il du PS après la présidentielle ?

Outre le fait que nous devons soutenir le candidat désigné par la primaire, il y a un intérêt politique à rester groupés. Le PS doit serrer les rangs pour que son candidat soit le plus haut possible soit pour être au second tour soit pour que le Parti socialiste soit en capacité de peser dans les législatives où nécessairement il refera son unité. Car j’imagine mal de nombreux responsables socialistes se départir du dossard PS. D’autant que le Parti socialiste sera LE facteur d’ordre, de stabilité et de protection dans l’instabilité générale, si les socialistes sont capables de s’unir, et de saisir l’histoire. Que nous gagnons ou perdons la présidentielle, le groupe parlementaire PS jouera un rôle déterminant, soit pour faire respecter le programme présidentiel, soit pour protéger de l’absence de programme présidentiel.

Là, nous parlons du PS à la mode Hollande qui n’est pas la ligne du candidat Hamon lequel était un frondeur…

Le PS est resté dans ses clous qui sont ceux du Congrès de Poitiers, c’est à dire une majorité qui allait de Manuel Valls à Martine Aubry en passant par Gérard Collomb (aujourd’hui chez Macron, NDLR). Les cahiers de la présidentielle que nous avons élaborés pour celle-ci sont son ancrage. Mais la présidentielle n’est plus depuis l’introduction de la primaire, la projection mécanique du Parti socialiste ou des partis de gouvernement.

En 1995, Lionel Jospin, vainqueur d’une primaire interne, n’était pas sur la ligne d’Henri Emmanuelli, premier secrétaire. Henri Emmanuelli avec élégance et sens de la famille socialiste a soutenu Lionel Jospin tout en laissant au candidat d’avoir son autonomie durant la présidentielle. En 2007, François Hollande, Premier secrétaire, a fait de même avec Ségolène Royal. En 2012, Martine Aubry, Première secrétaire, avec tact, n’a pas entravé le candidat François Hollande.

Est-ce qu’il faut renoncer à la primaire ouverte qui, au fond, a jeté les Républicains et les socialistes dans le mur ?

Je ne pense pas. Sur ce sujet, on passe rapidement de l’adoration à la détestation. Pourquoi y-a-t-il des primaires ? Parce qu’il n’y a plus de leader incontestable. Pourquoi une primaire à droite ? Parce que Nicolas Sarkozy n’allait pas de soi. Pourquoi en fallait-il une à gauche ? Parce que François Hollande ne s’imposait pas, d’autant moins que son ministre de l’Economie et ancien conseiller se préparait à le quitter. Le temps du général de Gaulle voire de François Mitterrand dominant est révolu. Ce n’est pas prendre en compte la réalité. Hier, on pouvait s’appeler Michel Rocard et s’effacer derrière François Mitterrand. Ou être Chaban-Delmas et s’effacer devant le Général. Aujourd’hui, personne ne veut s’effacer et donc la seule légitimité si on veut rassembler un tant soit peu un camp, c’est toujours la primaire. Soit elle sera organisée, soit elle sera sauvage au 1er tour de la présidentielle comme entre Chirac et Balladur en 1995. De toute façon, nous sommes dans le temps des offres multiples, du multipartisme, des réseaux sociaux et non plus dans celui de la colline inspirée regardant la France au fond des yeux avec l’ORTF. En fait les primaires ne sont pas en soi un bien ou un mal, elles dépendent du contexte.

Si la Vème République est au bout du rouleau, proposez-vous la VIème République et sous quelle forme ?

A mon avis, cette question n’est jamais prise dans le bon sens. La Vème République, c’est évidemment la prééminence de l’exécutif sur le législatif avec un Président incarnant la Nation, sorte de recours ultime. Mais c’est surtout le scrutin uninominal à deux tours qui permet au Président d’avoir une majorité captive à l’Assemblée nationale.

Encore une fois, nous n’avons plus les hommes politiques nous permettant d’incarner ce schéma. Il y a eu les primaires, il y a eu les frondes et il y a aujourd’hui un Président qui sera élu par défaut et une majorité difficilement trouvable. Donc, la proportionnelle s’impose pour retrouver une légitimité et une stabilité. Et le jour où vous avez la proportionnelle avec une prime majoritaire, le Parlement retrouve tout son pouvoir, il rééquilibre le président de la République. Ça peut toujours s’appeler la Vème République mais nous sommes dans une autre forme institutionnelle.
Propos recueillis par Emmanuel Berretta

 

15 Mar

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Accord PS-PRG : une étape importante du rassemblement pour faire gagner la Gauche

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Le Parti socialiste se félicite la décision du comité directeur du Parti Radical de Gauche de s’inscrire dans une démarche commune pour les élections législatives. Cette décision marque une étape importante non seulement dans la constitution d’une future majorité de gouvernement, mais également dans le nécessaire rassemblement pour mettre le Front national en échec.

Le Parti socialiste salue par ailleurs l’engagement du PRG à respecter la parole donnée par sa présidente, Sylvia Pinel, lors des primaires de la Belle Alliance Populaire et le soutien ainsi renouvelé à Benoît Hamon, le candidat qui les a remportées.

09 Mar

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« Socialistes, gardez votre sang-froid! », interview au Parisien

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Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire en intégralité ci-dessous:

 

Craignez-vous une hémorragie socialiste vers Emmanuel Macron ?

Certes il y a des critiques, mais Benoît Hamon est issu d’une primaire de la gauche qui a recueilli 2 millions de voix et il n’est jamais bon de s’asseoir sur un vote.

Quelles sont ces critiques ?

La première vient de ceux qui veulent enrichir ou infléchir le programme par rapport à celui présenté à la primaire. Et j’en suis. Il y a ceux, ensuite, qui sont pour le vote utile. Voter Macron pour faire battre le Front national. La question n’est pas illégitime. Mais nous serons tous pour le candidat républicain au deuxième tour. Le vote utile, c’est à ce moment là. Mais est-on bien sûr qu’un homme, si brillant soit-il, peut défaire à lui seul Marine Le Pen ? D’autant que la droite est chauffée à blanc. Elle ne veut pas se faire voler la victoire. Se reportera-t-elle ? Aux Etats-Unis, la coupure entre Hillary Clinton et Bernie Sanders a été désastreuse face à Donald Trump. Veut-on la reproduire ici ? Et est-on certain que l’alliage autour de Macron, qui va d’Alain Madelin à Robert Hue, soit assez solide pour contrer le vote FN ? Que gommer le clivage gauche/droite au profit du clivage ouvert/fermé face à la mondialisation soit gagnant ? Alors pourquoi se précipiter et charger la barque Macron au risque de la faire chavirer ? A tout prendre si le danger est là, pour sauver la République, il vaudrait mieux alors plaider pour l’union nationale sans défaire le PS.

Certains socialistes se rallient aussi par conviction. Que leur dites-vous ?

Peut-on soutenir sans conditions, comme Bertrand Delanoë le propose, Emmanuel Macron? En sachant qu’il remet en cause l’autonomie de gestion des collectivités locales en supprimant la taxe d’habitation, s’attaque au paritarisme des syndicats à l’Unedic ou propose que les directeurs des écoles embauchent eux-mêmes les enseignants ? Sans parler de la fin programmée du compte pénibilité. Je dis à tous les socialistes tentés par Macron de garder leur sang-froid.

Que doit faire Benoît Hamon pour tenter de décoller ?

Je rappelle qu’il est passé de 6% à 16% en un mois mais il doit maintenant se tourner vers le Français. Ce qu’il a fait pendant les primaires et qui a séduit. Dans le programme qu’il va présenter dans quelques jours, on doit retrouver les repères de toutes les gauches et de tous les écologistes.

Y compris le revenu universel ?

Il va devoir y apporter quelques éclaircissements, préciser quelles en seront les étapes.

Etes-vous d’accord avec le positionnement plus radical de Benoît Hamon ?

Mais ce positionnement n’a pas de sens. Lorsque vous êtes le candidat de la « Belle alliance populaire » élargie aux écologistes, vous êtes le candidat de toutes les gauches et de tous les écologistes. Dans un rassemblement, il faut que tout le monde trouve sa place.

Mais les réformateurs partent pourtant?

N’exagérons rien, ils sont encore tous là. Le PS ne doit être ni le partenaire junior d’Emmanuel Macron ni le partenaire sénior de Jean-Luc Mélenchon.

Vous ne craignez pas une implosion du PS tiraillé entre ces deux pôles ?

Je vois bien qu’on souhaite l’éclatement du Parti socialiste. Mais je pense que notre formation y résistera. Dans la victoire ou la défaite le PS pèsera, croyez-moi.

Il peut avoir un dégonflement du PS au profit de En Marche !

Nous sommes passés du bipartisme au tripartisme et désormais au multipartisme. Il est quasiment impossible qu’un président élu sur la base de «Tout sauf Marine Le Pen » puisse avoir une majorité absolue. Si le PS est victorieux, il devra constituer une coalition autour de Hamon et s’il est minoritaire, il devra s’interroger sur une participation à une coalition.

Emmanuel Macron, à l’instar de François Mitterrand en 1971, ne peut-il pas devenir le pivot de cette coalition ?

Emmanuel Macron ne cherche pas à construire un parti politique se substituant au PS, mais à gagner l’élection présidentielle en rassemblant les centres et siphonnant la droite.

Benoît Hamon peut encore gagner, selon vous ?

Tout est possible y compris une victoire du Front National.

 

Propos recueillis par Jannick Alimi

 

05 Mar

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L’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J

par

 

Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 5 mars l’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’émission: radioj.fr/node/11

 

Sur l’affaire Fillon

Cette situation ne peut plus durer. On ne peut pas à 49 jours du 1er tour de l’élection présidentielle continuer à commenter l’affaire Fillon. Des débats extrêmement importants pour la France ne peuvent pas être posés car nous sommes dans la chronique judiciaire. Retournons à la chronique présidentielle. Ce climat malsain, délétère, d’affaires renforce la situation de Marine Le Pen.

Il est temps de parler du fond et non pas des affaires.
La position de Fillon est intenable: celle de la guerre des pouvoirs: pouvoir politique contre pouvoir judiciaire. Il serait souhaitable pour la démocratie et la lutte contre le FN qu’il renonce. Il pourrait faire don de sa personne à la démocratie
Il faut maintenant la clarification pour retourner au débat présidentiel.
Sur le rassemblement au Trocadéro
L’idée de faire un rassemblement dans la rue pour défendre un homme politique qui s’est mis lui-même dans un piège, est dangereuse. La stratégie de défense de M.Fillon abîme la France. Il prend en otage l’élection présidentielle. Plus Francois Fillon radicalise, plus il crée les conditions de la montée du FN.
Affaires Fillon et Le Pen
Ces deux affaires obscurcissent le débat présidentiel.
Marine Le Pen peut gagner et c’est un risque que nous ne pouvons pas exclure. On ne peut pas combattre Marine Le Pen par la pipolisation ni par le libéralisme.
Seule la gauche avec une politique de protection et de progrès peut être en capacité de l’emporter face à Marine Le Pen.
Benoît Hamon a un projet de progrès nécessaire à notre pays contrairement à Marine Le Pen et sa révolution nationale
Le PS et son candidat qui doit rassembler toutes les gauches et tous les écologistes doit être indépendant et autonome. Il ne doit pas se comporter comme un partenaire junior d’Emmanuel Macron un partenaire senior de Jean-Luc Mélenchon.
Benoît Hamon rassemble autour de lui le PS dans toutes ses sensibilités, les radicaux,
l’UDE, EELV. C’est suffisamment large pour gagner la présidentielle. Le vote utile contre Le FN c’est un vote efficace contre le FN, et donc un vote pour benoît hamon.
Le conflit a l’air très sévère entre Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste. Je ne sais pas si tout le monde fait un effort pour qu’il soit candidat.
C’est la présidentielle introuvable. On ne sait pas qui sortira du chapeau.