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13 Oct

Commentaires fermés sur « Les résultats du quinquennat Hollande sont contrastés mais pas nuls », interview à Nice Matin

« Les résultats du quinquennat Hollande sont contrastés mais pas nuls », interview à Nice Matin

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Nice Matin publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez lire en cliquant ici ou ci-dessous:

Vous n’êtes pas tendre dans votre livre avec François Hollande. Pourquoi ne pas vous être montré critique plus tôt?

Je l’ai été en petit comité, mais je ne pouvais m’exprimer publiquement car sous la Ve République, on le voit bien avec La République en marche!, c’est l’exécutif qui décide et les partis politiques n’ont pas leur mot à dire. Valls, Macron, les frondeurs, Mélenchon… Tout le monde en prend pour son grade.

Qui trouve aujourd’hui grâce à vos yeux à gauche?

Je crois que la responsabilité de l’échec est collective et que l’avenir du PS le sera. Il est trop tôt pour dire par qui il passera.

Votre part de responsabilité dans la débâcle du PS?

Je n’ai pas été capable de donner du sens et d’infléchir la politique gouvernementale. J’ai cru que la capacité à maintenir tout le monde ensemble suffirait. Cela n’a pas été le cas.

Sur quelques points précis, que changeriez-vous si c’était à refaire?

Je supprimerais l’année 2016. Car fin 2015, nous avons limité les dégâts aux régionales, malgré des déroutes en Paca et dans le Nord, nous avons aussi réussi la COP 21, et François Hollande est alors parvenu à incarner la Nation au Congrès de Versailles, après le Bataclan. Les sondages étaient frémissants pour lui…

L’année 2016 va ensuite tout mettre par terre, avec la déchéance de la nationalité, la loi Travail et enfin le départ d’Emmanuel Macron.

Macron, justement, c’est pour vous la droite au pouvoir?

Quand j’entends Jean-François Copé déclarer qu’il fait le programme que la droite n’a pas voulu faire, je crois que tout est dit. Il est ultralibéral en économie, même si sur les questions de société il est libéral également.

Comment la gauche socialiste peut-elle désormais retrouver un crédit politique et contrecarrer l’omniprésence de Mélenchon?

D’abord en ne se préoccupant ni de Mélenchon ni de Macron, et en assumant ce qu’elle est. C’est-à-dire une confédération d’élus locaux qui conduisent une décentralisation écologique et participative.

Votre avenir personnel?

J’aspire à être une voix à gauche, sans plus. Un apporteur d’idées et un analyste des situations politiques.

Vous avez conservé des contacts avec François Hollande?

Oui. Je l’avais aussi prévenu avant la publication du livre. Il sait ce que je pense. A savoir que les résultats de son quinquennat valent mieux que son récit.

Vous estimez donc, au final, que le quinquennat n’a pas été si mauvais…

Comme je le dis dans mon livre, les résultats sont contrastés mais ils ne sont pas nuls. C’est l’histoire chaotique et l’absence de sens qui les rendent peu lisibles.

Propos recueillis par Thierry Prudhon

03 Oct

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L’invité du rendez-vous politique sur TV5 Monde

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Jean-Christophe Cambadélis inaugurait ce mardi 3 octobre le rendez-vous politique du mardi sur TV5 Monde.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview:

 

27 Sep

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L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions d’Elizabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

27 Sep

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« Chronique d’une débâcle. 2012-2017 »

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Jean-Christophe Cambadélis publie ce jour son dernier ouvrage « Chronique d’une débâcle » aux éditions de l’Archipel:

« Non, le Parti socialiste n’est pas mort. C’est le parti d’Épinay qui est mort. »

Premier secrétaire du PS depuis trois ans, Jean-Christophe Cambadélis a assisté, en juin 2017, à la débâcle du groupe à l’Assemblée nationale, passé de 295 à 31 députés. Le pire revers qu’aient connu les socialistes depuis la refondation du parti, en 1971.

Aujourd’hui libéré de son devoir de réserve, il analyse les causes de la débâcle de la gauche de gouvernement sans com- plaisance ni langue de bois, en désignant les responsables.Un essai coup de poing pour mieux penser la suite et rassembler son camp face à Emmanuel Macron, « l’homme qui vient de la gauche et qui convient à la droite ».

Pour plus d’infos cliquez ici.

02 Jan

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Faisons de 2017 l’année du recul des précarités !

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Retrouvez la tribune de Jean-Christophe Cambadélis publiée dans le Huffington Post :

 

Faisons de 2017 l’année du recul des précarités !

J’aimerais qu’il y ait un réveil, un sursaut, j’aimerais que nous soyons en pensée avec celles et ceux qui sont sans: sans logement, sans protections, sans projets, sans espoir.

Je sais que le moment est un peu particulier pour parler d’une question aussi sérieuse que les précarités. Nous nous remettons à peine du réveillon que nous avons passé auprès des nôtres, en famille, entre amis, à faire la fête et à refaire le monde, à repasser en revue cette odieuse année 2016 et à faire des plans sur la comète pour 2017.

Je formule d’ailleurs ici des vœux chaleureux pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. Je vous souhaite plein de réussite dans vos projets, plein de joies et plein d’espoir aussi pour 2017. Vous pouvez en avoir car vous habitez un beau pays, la France, avec une histoire magnifique et un avenir qu’il nous reste encore à écrire.

En évoquant les précarités, je ne veux pas gâcher l’esprit de fête, encore moins donner mauvaise conscience. Je veux simplement parler de nos compatriotes qui n’ont justement pas pu participer pleinement à la joie générale du réveillon alors même que nous vivons dans le même pays, que nous partageons le même destin moral et politique.

Ainsi, après le réveillon, j’aimerais qu’il y ait un réveil, un sursaut, j’aimerais que nous soyons en pensée avec celles et ceux qui sont sans: sans logement, sans protections, sans projets, sans espoir. J’aimerais que nous pensions à ces vies brisées et surtout que nous agissions pour que tous les précaires reprennent peu à peu la maîtrise de leur propre existence, ce droit humain inaliénable.

Car on peut agir, la précarité n’est ni une maladie, ni une fatalité: c’est un terrible enchaînement mais que l’on peut enrayer, c’est une mise à l’écart effroyable mais qui n’est pas irrémédiable, c’est une perte de dignité insupportable mais que l’on peut réparer. Oui, on peut agir, des associations formidables en font la démonstration au quotidien sur le terrain, en matière de logement, de santé, d’emploi et de culture. Ces associations font un travail remarquable et difficile. Elles doivent lutter contre l’indifférence et parfois contre les préjugés entretenus à l’endroit des pauvres. Les municipalités du Front national en ont fait une spécialité, démontrant qu’elles sont non seulement xénophobes mais aussi pauvrophobes.

J’ai voulu donner la parole à certaines associations dans mon dernier ouvrage consacré précisément au précariat (Brissy-sous-Bois ou les oubliés de la République ; Éditions de la Fondation Jean-Jaurès). J’ai voulu qu’elles nous parlent de leur engagement, de leurs actions, de leurs idées aussi pour faire reculer les injustices et les misères de tous ordres.

Contre les précarités on peut agir, le gouvernement l’a aussi démontré depuis 2012. Insuffisamment, c’est une évidence et je n’ai pas écrit cet ouvrage comme un fascicule de propagande électoral. Oui, il devra faire plus, beaucoup plus, mais il a fait de nombreuses choses, personne ne peut le nier: plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, Prime d’activité, Garantie jeunes, revalorisations des minima sociaux, amélioration de l’accès aux soins grâce à la généralisation progressive du tiers payant, renforcement de la couverture complémentaire santé pour les ménages les plus modestes, développement de places d’hébergement d’urgence…

Il faudra faire plus. Il faut aller plus loin et reconsidérer nos priorités. Je propose de faire de la question du précariat, la question centrale du prochain quinquennat. Certains, comme monsieur Fillon, ont d’autres plans : ils veulent mettre l’État social au régime sec, réduire drastiquement les aides, réduire considérablement le nombre de fonctionnaires, alors même que c’est le cœur de notre modèle français et que les plus faibles n’ont que les services publics comme patrimoine et que les aides sociales comme revenu.

Certes, on pourrait se dire que tout cela ce n’est que de « l’assistanat » car les précaires seraient tout de même un peu responsables de leur sort. Certes, on pourrait dire que la France ne peut pas réduire toute la pauvreté de la France. Oui, on pourrait. Mais, on peut aussi s’indigner, se révolter, se dire que la situation ne peut plus durer, que des millions de nos concitoyens – 20% pour être exact – sont touchés par au moins une forme de précarité, soit de revenu soit de conditions de vie (logement insalubre, alimentation pas équilibrée, incapacité à se soigner…). Il y a beaucoup d’autres statistiques qui témoignent de cette montée de la précarité – j’en cite dans mon ouvrage pour introduire chaque entretien avec les dirigeants des associations – des statistiques discutables par nature, mais qui dressent un très triste tableau.

La précarité touche de plus en plus de personnes et atteint de plus en plus de domaines de l’existence. Les précarités enchaînent et s’enchaînent : les individus sont rongés de l’intérieur par le stigmate social et le sentiment d’inutilité et se retrouvent entraînés en marge de la société. Ces femmes, ces hommes et ces enfants ont pourtant droit à la dignité, ils ont le droit de penser et de diriger leurs vies, de développer des projets et non pas simplement des angoisses, de penser à l’avenir et non plus simplement au prochain repas.

Je vous le dis, les précarités sont un énorme gâchis, un gâchis de vie et un gâchis pour notre pays. Dans le monde qui est le nôtre, où la créativité est le moteur de l’économie, où les idées sont le carburant de l’avenir, la France a besoin de tous les siens. Et donc tous les siens doivent pouvoir compter sur la France.

C’est pourquoi j’en appelle aussi dans ce livre à un « nouveau nous Français », à un nouveau sentiment d’appartenance collectif et inclusif. Riches ou pauvres, nous partageons le même destin. Alors, prenons conscience de ce lien qui nous unit au-delà de nos conditions. Toutes et tous, nous sommes la France. Et si nous en sommes conscients et en sommes fiers, 2017 sera à nous et les années qui suivront seront nos obligées. Alors, bonne année 2017, faite de vos beaux projets et de nos belles luttes contre les précarités !

31 Déc

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François Hollande s’est adressé à la France pour lui parler d’elle, de son identité et de son avenir

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Ce soir, le Président de la République, François Hollande s’est adressé à la France pour lui parler d’elle, de son identité et de son avenir.

Lors de ses derniers vœux du quinquennat, il a ainsi adressé un message de confiance à notre pays qui a été capable de faire face au fléau du terrorisme en restant fort, solidaire et uni. Debout face aux épreuves, la France a aussi assuré un rôle décisif dans la défense des valeurs fondamentales dans le monde, et en le faisant avancer sur des questions majeures comme cela a été le cas avec l’accord historique de Paris pour le climat.

Cette confiance en l’avenir peut s’appuyer sur les réformes qui ont été menées depuis 2012. Les comptes publics ont été redressés, de nouveaux droits ont été conquis, l’investissement repart et le nombre des demandeurs d’emploi est en baisse depuis un an.

Fort de son expérience à la tête de l’Etat, François Hollande a donc appelé les Français à ne pas douter mais au contraire à porter nos valeurs, à préserver notre modèle social et à croire en son avenir. Le Parti socialiste rejoint cet appel du Président de la République qui devra être entendu lors des prochaines échéances électorales de 2017 dans une période où, comme il l’a rappelé « ce que nous croyons acquis parfois pour toujours – la démocratie, la liberté, les droits sociaux, l’Europe et même la paix – tout cela devient vulnérable, réversible ».

Le Parti socialiste salue ces vœux présidentiels qui sont l’occasion de rappeler que, lors de son quinquennat, François Hollande a su concilier le redressement économique du pays à la restauration de la place de la France en Europe et dans le monde, tout en répondant aux attentes de nouvelles conquêtes progressistes.

13 Déc

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Discours de Jean-Christophe Cambadélis au nom du groupe SER suite à la déclaration de politique générale de Bernard Cazeneuve – Mardi 13 décembre 2016

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Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Député de Paris et Premier secrétaire du Parti socialiste

Déclaration de politique générale et vote sur cette déclaration

Assemblée nationale, Paris

Mardi 13 décembre 2016

Seul le prononcé fait foi

 

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues,

Un propos liminaire si vous le permettez avant d’aborder le débat qui nous rassemble aujourd’hui. Un propos personnel, mais partagé sans doute par beaucoup.

Monsieur le Premier ministre, vous avez la chance rare, produit de votre talent, d’être apprécié sur tous ces bancs. Cela tient tout autant à votre caractère qu’à vos compétences, à votre discours qu’à votre parcours. Dans ce quinquennat, vous avez mis votre efficacité au service de la France. Avant de devenir Premier ministre vous avez été de nombreuses fois en première ligne. En première ligne pour réorienter l’Europe, en tant que Ministre des Affaires Européennes. En première ligne pour redresser les comptes de notre pays, en tant que Ministre du budget. En première ligne face à la barbarie terroriste, en tant que Ministre de l’Intérieur.

Vous voici Premier ministre aujourd’hui. Vous n’avez rien demandé par voie de presse, vous n’avez rien fomenté par échos de buzz. Le choix s’est imposé naturellement pour succéder à Jean-Marc Ayrault et à Manuel Valls.

Servir l’intérêt général, avec écoute et discernement : voilà la formule qui résume ce que vous incarnez et qui fonde le respect que vous inspirez.

Certains disent que vous n’aurez pas le temps de gouverner. C’est mal connaître les devoirs que votre fonction impose et les pouvoirs qu’elle met à la disposition de la volonté.

Vous avez cinq mois devant vous, Monsieur le Premier ministre.

L’histoire a montré qu’en peu de temps, on pouvait faire de grandes choses : il n’aura fallu que 7 mois à Pierre Mendès-France pour marquer la France et nos mémoires à jamais. Léon Blum n’en a eu que 18 pour transformer notre pays comme jamais.

Vous avez cinq mois devant vous, mais les jours comptent triple quand on a, comme vous, la passion de la chose publique et le sens de l’État. Au fond, cela doit dépendre du tempérament de celui qui gouverne – je crois avoir fait l’éloge du vôtre.

Cela dépend de la vision qui le guide dans la conduite de la politique de la nation – nous venons de l’entendre.

Cela dépend des circonstances dans lequel il est appelé à gouverner.

Or elles sont exceptionnelles aujourd’hui.

*          *          *

Nous en sommes toutes et tous ici conscients, vous le savez car vous êtes au fait des défis de la France et tout d’abord du terrorisme, qui a frappé à de nombreuses reprises notre pays et peut frapper à nouveau à tout instant.

Le terrorisme, il se combat totalement. Sans état d’âme et sans porter atteinte à l’État de droit. Encore un équilibre que vous incarnez et que vous mettez en œuvre au quotidien.

La période est d’autant plus à risque que Daech est aujourd’hui acculé. Par tous les moyens, Daech essayera de marquer les esprits, lui qui perd précisément chaque jour du terrain. Daech recule car nous le combattons. Ainsi, la bataille de Mossoul fait rage et nous y contribuons dans le cadre de l’opération Chammal. Cette opération mobilise actuellement 4 000 de nos soldats. Aux côtés de la coalition, nous frappons l’organisation terroriste avec nos moyens aériens et assurons la formation et le conseil des militaires irakiens. Il faut ici rendre un hommage à nos soldats qui, partout dans nos rues et dans le monde, sont le bouclier de nos valeurs et de nos vies.

Puisque nous évoquons les évènements du Levant, il nous faut parler d’une situation plus que dramatique, d’une situation humanitaire qui interpelle le sens même de notre commune humanité. Permettez-moi, monsieur le Premier ministre, d’appeler solennellement la France à redoubler d’effort pour sauver la population civile d’Alep. Il faut mettre non seulement un terme aux bombardements de l’aviation russe et de l’armée syrienne mais sauver ! Des milliers d’habitants sont encore présents dans les quartiers tenus par les insurgés. Nous avons vu hier sur les réseaux sociaux l’horreur des massacres à l’arme blanche. Il faut mettre un terme au carnage. Il faut mettre un terme au martyr. Le Président de la République a parlé de Guernica. Oui, après Nankin, Oradour ou Srebrenica. Oui, Alep se meure. J’ai rencontré son maire la semaine dernière et son récit est glaçant. Nous ne pouvons que manifester notre indignation au veto opposé par la Russie à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour une trêve humanitaire. C’est le sixième depuis le début du conflit, venant d’un pays dont nul n’ignore ici la responsabilité dans cette tragédie. La Russie est notre interlocuteur. Elle peut être parfois, dans certaines circonstances, notre allié. Mais nous ne saurions nous aligner sur une vision du monde qui n’est pas la nôtre. La France n’est pas pour la politique du fait accompli. En Syrie comme ailleurs, la France ne considérera jamais que « charbonnier est maître chez soi » et que tout dirigeant peut disposer de son peuple comme il l’entend. Et c’est le devoir de la France de le dire et de défendre les droits de l’Homme chaque fois que la dignité humaine est bafouée, chaque fois que des populations sont massacrées.

 

L’Europe avec l’Afrique – vous préparez le 27e sommet Afrique-France – l’Europe sera un des terrains d’action essentiels de votre gouvernement. Oui, l’Europe, dans ce monde et ce moment incertains, constitue une grande partie de la solution pour faire face aux défis. Un Conseil européen se tiendra jeudi. Des questions essentielles y seront traitées, à commencer par celle du Brexit. L’immigration sera au cœur des discussions, avec notamment la réforme du droit d’asile européen et l’accord à juste raison controversé Europe-Turquie. On parlera du renforcement de la coopération en matière de sécurité et de défense. On y évoquera enfin les relations extérieures de notre continent. A cette occasion, l’Union européenne devrait reconduire les sanctions contre la Russie pour 6 mois. Ce serait logique tant la mise en œuvre des accords de paix de Minsk piétine. La France et l’Allemagne sont sur ce point, comme sur tant d’autres, alignés. Il le faut, car la victoire de monsieur Trump aux Etats-Unis laisse présager un désengagement brouillon. Combiné avec le Brexit, il met l’Europe devant ses propres responsabilités. La France doit assumer les siennes et se placer en tête des efforts pour faire de l’Europe un acteur majeur du nouveau monde qui se dessine sous nos yeux.

*          *          *

Cette politique, vous l’avez dépeinte de manière claire et précise, mais aussi engageante. Ses piliers permettront de faire avancer notre pays encore sur le chemin du redressement et de travailler au rassemblement de nos compatriotes autour des valeurs de la république.

En vous désignant, le Président de la République considère, à juste titre, que vous permettrez de réaliser encore un peu plus, et chaque jour un peu plus, les objectifs de ce quinquennat. Permettez-moi ici de rendre hommage au chef de l’Etat.

Il faut aimer la France par dessus tout, il faut être doté d’une force morale sans commune mesure, pour prendre la décision qu’il a prise. Oui, François Hollande a sacrifié son destin personnel sur l’autel du redressement et du rassemblement de la France. Pour les socialistes, ce geste les oblige au rassemblement mais aussi à la responsabilité.

 

Vous arrivez aux responsabilités, Monsieur le Premier ministre, alors que la situation s’améliore. Dans notre pays, les inégalités diminuent : le niveau de vie de nos compatriotes les plus modestes est en progression. C’est un renversement complet par rapport à la décennie précédente : entre 2002 et 2012 leur revenu baissait, alors que celui des plus aisés augmentait.

Dans notre pays, on crée à nouveau des emplois : 178 000 de plus dans le secteur marchand. Du jamais vu depuis 2008.

Dans notre pays, on est désormais à l’abri des caprices des marchés : la dette de l’Etat est maîtrisée. En 2017, le déficit public sera stabilisé autour de 3%. Du jamais vu depuis 2001. La France a retrouvé sa souveraineté.

Dans notre pays, on n’a jamais été aussi bien protégé par l’Assurance maladie : 95% des Français peuvent désormais bénéficier d’une complémentaire santé. On le sera toujours à l’avenir : les comptes du régime général de la Sécurité sociale seront quasiment à l’équilibre l’an prochain. Du jamais vu depuis 2001.

Vous aurez, monsieur le Premier ministre, les moyens de poursuivre cette politique. Le budget pour 2017 que nous allons bientôt adopter s’y inscrit tout naturellement. C’est un budget ambitieux qui permet de soutenir le redressement. Nos priorités sont financées : plus 2 milliards sur l’éducation, plus 2 milliards sur le travail et l’emploi, plus 4,4% pour la justice et plus 3,5% pour la sécurité, plus 1,9% pour la défense, plus 6,7% pour la Culture. Une baisse d’impôts sur les sociétés pour les PME et les ETI est engagée, la fiscalité du diesel et celle de l’essence convergent.

Sur certains bancs, on considère toujours que la gauche n’est pas légitime pour gouverner. Eh bien, force est de reconnaître, une fois de plus, que non seulement la gauche est légitime mais qu’en plus elle est efficace.

Sur ces mêmes bancs, on s’empressera de dire que la gauche n’y est bien entendu pour rien dans ce redressement. On invoquera doctement le miracle du marché.

L’honnêteté commande de reconnaître que la situation économique mondiale, et notamment la baisse du prix du pétrole, ont contribué au redressement de la situation économique et sociale de la France.

Mais l’honnêteté commande aussi de reconnaître le chemin qui a été parcouru : avec le concours de la majorité, sous la conduite du Président de la République, les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls ont beaucoup agi pour protéger et progresser.

Oui l’honnêteté commande de reconnaître que nos résultats sont encore contrastés, que les chiffres ne rendent jamais compte des expériences vécues, des situations de chômage et de précarité que beaucoup de nos concitoyens ont encore à subir. Il reste du chemin à parcourir.

Mais l’honnêteté commande aussi de rappeler ce que la droite nous a légué après dix années de pouvoir : un déficit public, abyssal. Un déficit commercial, abyssal. Un déficit de modernisation de l’appareil productif, abyssal. Un déficit de la sécurité sociale, abyssal. Un déficit de justice sociale, abyssal. Au-dessus des abysses, seule la rente surnageait.

Sans notre politique économique, les entreprises n’auraient pas retrouvé les marges de manœuvre dont elles avaient besoin pour innover, exporter, embaucher et parfois, même si c’est très insuffisant, redistribuer : avec un taux de marge inégalé depuis les années 1980, grâce au CICE et au pacte de responsabilité, avec un accompagnement de qualité à l’international, avec une politique industrielle misant sur le futur, en particulier sur le numérique et la robotique, nous avons été aux côtés de ceux qui créent et de ceux qui produisent.

Sans notre politique sociale et fiscale, l’égalité n’aurait pas progressé. C’est la gauche qui a revalorisé les minimas sociaux de 10%, baissé l’impôt sur le revenu des classes moyennes et des classes populaires, supprimé la dernière tranche d’imposition et créé une nouvelle, à 45%, pour les plus aisés. C’est la gauche qui a fait de la lutte contre l’évasion fiscale une priorité, ce qui a permis de recouvrer plus de 12 milliards d’euros en 2015. C’est la gauche qui a rendu notre politique familiale plus juste et fait du sort des familles monoparentales un sujet de préoccupation majeure, en adoptant par exemple la garantie contre les impayés de pension alimentaire. C’est la gauche qui a mis en place les droits rechargeables à l’assurance chômage, la retraite à 60 ans pour les carrières longues, ou le compte pénibilité.

Sans notre politique éducative, les inégalités sociales auraient continué de peser sur les résultats scolaires de nos enfants, à un niveau quasiment inégalé en Europe : c’est la gauche qui a inversé la tendance en créant 60 000 postes dans l’éducation pour remettre des professeurs dans les classes et les former convenablement à leur métier. C’est la gauche qui a engagé la Refondation de l’école, donné la priorité à la maternelle et au primaire, mis en œuvre la réforme du collège, réformé la carte de l’éducation prioritaire. C’est la gauche qui a reçu un satisfecit de la part des équipes qui conduisent les enquêtes PISA. C’est la gauche qui a amélioré les conditions de vie des étudiants, leur a donné un meilleur accès au logement, les a accompagnés dans leurs premiers pas dans l’emploi. C’est la gauche qui a mis en place une politique ambitieuse de lutte contre le décrochage, passé cette année sous la barre symbolique des 100 000 jeunes. C’est la gauche qui a renforcé l’accès à la formation des chômeurs et des travailleurs, avec le plan 500 000 et le compte personnel de formation.

Sans notre politique de santé, un quart de la population française aurait continué à renoncer aux soins : c’est nous qui avons rendu obligatoire la complémentaire santé d’entreprise, élargi le nombre de bénéficiaires de la CMU-C et de l’ACS, remboursé à 100% certains actes médicaux comme l’interruption volontaire de grossesse, refusé les déremboursements.

Sans notre politique de sécurité, les Français, et notamment les plus vulnérables, seraient moins protégés : c’est la gauche qui a créé 9000 postes dans les forces de police et de gendarmerie, quand la droite en avait supprimé 13 000. La gauche encore qui a mis en place plus de 80 zones de sécurité prioritaires, adopté trois lois antiterroristes, réformé le renseignement, le tout sans jamais remettre en cause l’Etat de droit. A ce titre, votre gouvernement a décidé d’avancer sur le sujet sensible mais essentiel de la légitime défense des forces de l’ordre. Un projet de loi sera donc présenté le 21 décembre en Conseil des ministres. Le principe d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité demeurera notre boussole, comme le veut la Convention européenne des droits de l’homme.

Sans notre politique écologique et climatique, les Français n’auraient aucune raison d’espérer une vie meilleure pour eux et leurs enfants : la loi de transition énergétique, c’est la gauche. Le succès mondiale et historique de la COP 21, n’est plus à démontrer. La transition vers l’agro-écologie est un succès pour tous ceux qui se réclament de l’écologie comme la fin progressive de la subvention au diesel pour lutter contre les pollutions atmosphériques. Ces derniers jours l’ont amplement démontré : c’est un défi essentiel à relever. Comment ne pas s’indigner que certains en fassent un sujet secondaire, et veuillent laisser faire le marché, parce qu’il y aurait « trop de normes », à l’heure où la persistance du pic de pollution oblige de nombreuses familles à se rendre aux urgences pédiatriques parce que leurs enfants ont des difficultés respiratoires ?

Dans notre domaine de prédilection, la lutte contre les inégalités, nous avons créé beaucoup de dispositifs nouveaux, pour faire reculer les précarités, pour renforcer les solidarités : création d’une banque publique d’investissement, création de la Garantie jeunes, création de la Prime d’activité, création du Tiers Payant, créations de postes dans l’Éducation, la Justice et la Police, création du contrat de génération ou encore création des emplois d’avenir…

« Création », le mot revient souvent dans ce bilan, tout autant que le mot de « suppression » dans la bouche de nos opposants. La droite s’est presque toujours opposée à ces nouveaux dispositifs, s’appuyant parfois sur la rue, comme au moment de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

*          *          *

Monsieur le Premier ministre, vous arrivez aux responsabilités à un moment où tout est possible pour notre pays.

La France s’interroge. Sur le monde qui l’entoure. Sur son modèle social. Sur sa cohésion sociale. Sur son avenir. Ces dernières décennies, la France a dû affronter les chocs du chômage de masse et de la désindustrialisation rampante, nourrissant une profonde crise de confiance dans la puissance même de la France. Ces dernières années, la France a dû faire face aux effets disruptifs des révolutions numériques, de l’immatériel et de la robotique, exacerbant la crise des repères dans le monde de l’industrie, des services mais aussi de notre vie démocratique. Ces dernières années, la France a dû affronter les soubresauts d’un monde géopolitique nouveau, fait de péril écologique, de guerres et de migrations, venant intensifier cette profonde crise de l’agir politique. Ces dernières années, la France a dû faire face au choc terrible du terrorisme, mettant encore plus à l’épreuve notre cohésion nationale. Les Françaises et les Français s’interrogent légitimement sur la capacité de l’État à faire face non seulement à ces crises, mais aussi à leur durée et à leur combinaison. Les Françaises et les Français regardent avec crainte ces lendemains qui chantent faux et qui dessinent un avenir bien incertain.

Face à ces crises, la droite pense que son moment est venu. Elle pense que cette crise de sens va dans son sens. La droite, désormais décomplexée, propose un programme décomplexé : pour être efficace, il faut que l’État s’efface. Disons les choses là aussi : Jamais, depuis 1945, la droite n’a autant pris pour cible et remis en cause les piliers de notre république sociale. Au point que certains gaullistes s’en émeuvent. Le programme de son nouveau champion laisse sans voix. Il a dit qu’il ne changerait pas un iota à ce programme qui changerait la France du tout au tout. J’ai compris que dans son propre camp on lui demande d’y réfléchir à deux fois. J’ai compris qu’il amendait une petite partie de son projet. Mais qui croire ? Le François Fillon de la primaire ou celui de la présidentielle ? Mais, après tout qu’ils assument. Sa désignation, il ne l’a pas volé, loin de là. Il l’a remporté haut la main. Cette victoire ne vient pas de nulle part. Ce programme ne vient pas de nulle part. Cette droite dure c’est la droite chimiquement pure.

Face à cette France qui s’interroge, face à cette crise généralisée de sens, l’extrême-droite pense elle aussi que son heure a sonné. Elle campe sur les frontières de la République et toise nos fortifications du haut de ses 30%. Le Front national peut s’appuyer sur une vague mondiale, une vague qui vient de loin. Partout, le national-populisme plus ou moins xénophobe s’est hissé au pouvoir ou s’en approche. Ils sont légions sur les réseaux sociaux et leur emprise sur les esprits n’est plus à démontrer. Ces hérauts de l’anti-système ont développé un système de prise de pouvoir redoutable. Les victoires de Trump et du Brexit sont autant de coups de massue sur le plafond de verre qui bloque encore timidement leur progression électorale.

La vraie nature de ce parti ne doit pas être mise sous silence. Oui, le national-populisme est plus ou moins xénophobe et en France il l’est plus que moins. C’est aussi un parti contre les pauvres. Il est pauvrophobe. Il suffit là encore de regarder ce qui se passe dans les municipalités frontistes. Oui, les faits sont têtus. Moins bruyant que les frontistes mais plus têtus.

Le Front national parle d’un monde qui n’existe plus et rêve d’une France qui n’a jamais existé. Les problèmes qui sont les nôtres sont des problèmes que la France seule ne peut régler. Le terrorisme, le péril terroriste, les innovations, les migrations, tout cela se joue au niveau des États-continents ou de la planète. Ce rejet des instances supranationales est absurde et inefficace, dangereux surtout pour notre pays. Leur programme anti-euro et anti-européen c’est prendre le tapis roulant de l’Histoire à l’envers. Bien sûr qu’il faut résoudre les problèmes actuels de l’Europe mais il ne faut pas la dissoudre. Cette remise en cause de l’Europe, c’est la remise en cause de la France.

*          *          *

Monsieur le Premier ministre,

Nous croyons dans la force du débat, nous prenons les idées au sérieux. Nous croyons en l’avenir. Nous regardons de près les critiques et les programmes. Nous allons réengager le débat sur le fond car il oppose une certaine idée de la France à une certaine idée de la droite.

L’avenir ne se construit pas avec des peurs ou en commettant les mêmes erreurs. L’avenir se construit sur l’espoir et sur les effets d’une politique juste et efficace. Nous croyons à l’État et aux fonctionnaires sur lesquels repose cet État. La gauche ne veut pas plus d’État en soi, elle veut plus de protections et plus de régulations. Nous ne sommes pas allergiques au marché, nous ne voulons simplement pas qu’il contamine tous les pores de notre société.

La gauche n’entretient aucune mystique du pouvoir. Le pouvoir, elle l’exerce, c’est tout. Elle l’exerce modérément mais complètement. Le pouvoir, elle en prend soin car il est donné par le peuple. Il est d’abord cet honneur de servir les intérêts supérieurs de la nation. Il est aussi cette occasion d’orienter le réel dans le sens de nos valeurs de Justice et de Progrès.

En cinq ans, avec la gauche, la France a progressivement relevé la tête. Elle a assuré l’avenir de son modèle social – celui dont elle est si fière, celui qui fait sa force, son histoire, j’allais dire sa nature. Elle a retrouvé la dignité qu’elle avait perdue, parce qu’elle a renoué avec l’égalité.

Nous discuterons en janvier d’un très beau texte qui fait sens de notre action : l’égalité réelle pour les ultramarins. Réduire les inégalités entre la métropole et ces régions, et à l’intérieur de ces régions : n’est-ce pas résumer le sens de notre action ?

Pour les cinq mois qui viennent, Monsieur le Premier ministre, vous pourrez vous appuyer sur les avancées qui ont été faites. Pour les cinq mois qui viennent, Monsieur le Premier ministre, nous comptons sur vous, et vous pouvez compter sur nous, pour combler les retards et pour continuer d’avancer.

Ces cinq mois, nous le savons, vous les exploiterez au maximum de leur potentialité. Vous vous investirez sans relâche, avec votre sens de l’éthique, votre sens de l’État. Pour cela, et au nom du Groupe Socialiste, écologiste et républicain, vous avez tout notre respect, tout notre soutien et donc toute notre confiance.

 

Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Député de Paris

Premier secrétaire du Parti socialiste.

Lien vers la vidéo de l’intervention: http://bit.ly/2hiR1dJ (1’59’00)

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Crédit photos: Mathieu Delmestre

14 Oct

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L’invité de Benjamin Sportouch sur RTL

par

Jean-Christophe Cambadélis était ce vendredi 14 octobre 2016 l’invité politique de la matinale de RTL. Il répondait aux questions de Benjamin Sportouch.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Primaire de la droite / débat
« Il n’y avait pas de gagnants hier soir: c’était très barbant sur la forme et sur le fond ils sont tous d’accord. Ils ont un programme commun, qui est une régression sociale sans précédent, un programme libéral qu’on n’a pas vu depuis 30 ans, et les propositions sont datées et à contre cycle économique. Franchement ça fait beaucoup pour des candidats à l’élection présidentielle.

Avec un condamné, un mis en examen et un délateur, la droite n’a pas de leçon à donner à François Hollande »

Sur la sortie du livre  Un président ne devrait pas dire ça

« On est excessif avec le président de la République, ça devient maladif mais il ne se protège pas de cet excès.

Il y a un devoir de silence mais aussi un devoir de transparence. Il aurait été plus juste d’écrire son propre livre.

Je suis étonné mais pas déboussolé par les confidences de François Hollande. Se confier à ce point, il y a de quoi s’étonner mais je pense que François Hollande voulait clarifier les choses.

Il y a une volonté de François Hollande de mettre au clair, de faire une mise au point de son quinquennat.
François Hollande a toujours la volonté d’être candidat mais il ne se facilite pas la tâche.

Aujourd’hui le président de la République est encore en situation de rassembler l’ensemble de son camp ce qui n’est pas le cas d’autres. »

Primaire de la la Belle alliance populaire

« Je suis un acteur engagé, je suis impartial mais pas neutre ».

14 Sep

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Conférence de presse sur le bilan du quinquennat – Oui ça va mieux ! La preuve en chiffres dans nos départements – Mercredi 14 septembre 2016

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2016-09-14 - Conférence de presse bilan du quinquennat département par département-11

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste, écologistes et républicain (SER) à l’Assemblée nationale et Didier Guillaume, président du groupe socialiste et républicain au Sénat ont tenu une conférence de presse commune sur le bilan du quinquennat département par département.

2016-09-14 - Conférence de presse bilan du quinquennat département par département-15

 

Retrouvez la vidéo de la conférence de presse ci-dessous:


Conférence de presse : le bilan départemental… par PartiSocialiste

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre