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17 Oct

Commentaires fermés sur « Nous sommes tous responsables de la débâcle », interview au Télégramme

« Nous sommes tous responsables de la débâcle », interview au Télégramme

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Le Télégramme publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Quelle est la part de responsabilité de François Hollande dans ce que vous appelez la « débâcle » ?
Nous sommes tous responsables à des niveaux divers. Mais François Hollande, en tant que président de la République, n’a pas su donner le sens à son action.De Montebourg, Hamon, Valls ou Aubry, laquelle de ces personnalités est-elle l’assassin le plus efficace du PS ?
Je ne poserai pas la question de cette manière. Je pense que chacun a joué une partition qu’il estimait juste à un moment donné. Les raisons de l’effondrement parlementaire du PS tiennent à une raison objective, à savoir la crise des partis progressistes dans le monde. Et subjectives, à savoir l’action des hommes et des femmes que vous avez cités.Mélenchon et La France insoumise empêchent-ils la reconstruction du PS ?
Ils la compliquent, à partir du moment où ils tournent le dos à l’unité de la gauche et veulent lui substituer un clivage La France insoumise/oligarchie. Ils se privent d’une dynamique unitaire et donc de toute accession aux responsabilités.Un Premier secrétaire remplacé par une armée de 28 personnes, est-ce bien raisonnable ?
C’est une transition. Mais de toute façon, je crois être le dernier Premier secrétaire à la mode de François Mitterrand. Le futur dirigeant du PS sera un animateur, un secrétaire général, mais pas, à cette étape, le leader de la gauche.

Finalement, le PS est-il capable de se reconstruire ?
Il l’est à partir de son implantation départementale, locale et régionale, et s’il porte le projet d’une nouvelle France plus décentralisée, plus déconcentrée, plus transparente et plus efficace.

Propos recueillis par Philippe Reinhard

03 Sep

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DSK: Le temps de la reconstruction commence !

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Il sera long et âpre. Mais aujourd’hui DSK est libre de son rythme et de ses choix. L’amertume française, dû à l’impression d’avoir été abandonné, sera surmontée. La sévérité des jugements à l’emporte-pièce se relativisera. L’injustice d’une condamnation médiatique, sans appel et sans preuve, pour un acte certes inapproprié et condamné par les Français, conduisant à une vie dévastée et à un destin dérobé sera re-visitée. Le temps fera son oeuvre et les zones d’ombre de cette affaire seront de nouveau explorées. Déjà, l’extraordinaire reconnaissance française pour la dignité d’Anne Sinclair en est la manifestation. La France face à cette crise économique aura besoin de son talent et l’épreuve inouïe l’aura mûri. Le temps de la reconstruction, forcément long, commence. Ce retour en est la première étape.

 

27 Déc

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90ème anniversaire du Congrès de Tours

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S’il n’est ni de sauveur suprême, ni dieu, ni César ni tribun, la semaine de Noël 1920 a pourtant vu naître le parti de ceux qui attendirent avec foi l’avènement du communiste avec la scission du congrès de Tours au cours duquel les trois quart des délégués socialistes décidèrent de suivre Cachin et Frossard et d’adhérer à la IIIe Internationale pour fonder quelques temps plus tard le Parti communiste français.

1920, ce fut le temps de l’espoir. La faillite de la IIe Internationale devant la guerre avait été réparée par les soviets et bientôt, la révolution serait sans patrie ni frontière car elle serait mondiale et que rien ne s’opposait à ce qu’elle déferle des rives de la Moscova jusqu’aux bords de la Loire en ce mois de décembre.

Mais le phénomène stalinien plaqué sur la culture du syndicalisme révolutionnaire et anarchiste français provoqua surtout une vague de froid. 1936 c’est le Front populaire, mais ce sont aussi les procès de Moscou contre les trotskystes ou tous ceux qui s’opposaient sans oublier le goulag décrit plus tard par Soljenitsyne, ingrédients du stalinisme que le PC français s’obstina longtemps à soutenir. Mais tous les camarades n’applaudirent pas au pacte avec Hitler, ils voulaient certes défendre l’URSS, mais ils n’hésitèrent jamais à mourir pour la France comme des milliers et des milliers de soldats sont morts dans les rangs de l’Armée rouge notamment à Stalingrad. Ce fut le « Parti des fusillés », mais auréolé de cette gloire, il participa activement à la reconstruction de la France, en contribuant avec les socialistes et les gaullistes à construire ce « modèle social » que la droite aujourd’hui démantèle pierre par pierre.

Cependant, le Parti communiste participa activement à la décolonisation de l’Indochine et de l’Algérie après avoir soutenu les massacres de Sétif.

Le PCF fut aveugle à la déstalinisation, il approuva Budapest. Le couple Thorez pétrifia la « culture ouvrière » dans une société bloquée et une France qui finit par s’ennuyer. Le PCF prêchait la révolution mondiale, mais pratiquait la realpolitik. Religion de masse pour des générations entières, mouvement d’éducation populaire, le communisme français fut longtemps la colonne vertébrale de la gauche, mais lui-même fut tétraplégique, incapable de condamner la répression dans l’Empire soviétique.

Il entra dans sa troisième période, après l’espoir et la glaciation, ce fut le temps de la dégénérescence alors que la gauche était justement en train de se rajeunir et qu’elle se préparait à changer la vie. De Prague à Kaboul, le bilan était « globalement positif » alors que longtemps après que Blum, Luxemburg et Kautsky eurent prophétisé l’avenir de cette illusion, le grand public découvrait les dissidents et les crimes de masse.

Je veux en profiter pour saluer ici ceux du PCF avec lesquels nous avons travaillé à l’unité de la gauche, certains sont partis, d’autres sont restés. Tous restent de grands militants de gauche. Robert Hue, Pierre Blotin, Patrick Braouezec, Jean-Claude Gayssot, Marie-George Buffet…

Le parti de la faucille et du marteau est devenu une étoile morte, fauché par l’Histoire, mais l’idéal des fondateurs, l’esprit de justice sociale reste une idée qu’il faut continuer de marteler dans la mondialisation.

31 Août

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L’union est un combat, la reconstruction aussi

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PRPS.jpgManuel Valls et Vincent Peillon ont décliné ma proposition de rejoindre la direction pour travailler ensemble à la rénovation de la gauche.

Ils préfèrent faire perdurer une démarche plus individuelle. On peut regretter ce refus de travailler ensemble au renouveau de la gauche, cette recherche que je crois essentielle de l’intérêt général.

Vincent Peillon, jamais avare de compliments, a assorti ce refus d’une demande de : « Cambadélis doit laisser sa place dans la direction ».

Dans deux ans, quand j’aurai autant d’années de direction du Parti Socialiste que Vincent Peillon, Pierre Moscovici voire Manuel Valls, je passerai à autre chose.

Soit parce que nous aurons gagner les présidentielles. Et je ferais tout pour cela. Soit, parce qu’il faudra reconstruire l’alternance et que j’aurai l’âge, l’expérience et la volonté de m’y consacrer.

En attendant, je continue à penser que la place de nos talents n’est pas la critique mais le travail de reconstruction.

11 Fév

Commentaires fermés sur Sarkozy à Bagdad « abîme la voix de la France »

Sarkozy à Bagdad « abîme la voix de la France »

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communique_image.jpgPARIS, 10 fév 2009 (AFP) – Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national PS aux relations internationales, a qualifié mardi de « rodomontade (qui) abîme la voix de la France » l’offre de Nicolas Sarkozy à Bagdad d’une collaboration sans limite de la France avec l’Irak.

« Le président de la République française ne peut décidément pas réprimer l’irrésistible envie de se faire valoir, ce qui gâche les meilleures intentions. Dire que la France propose une « collaboration sans limites » avec l’Irak n’a, dans dans l’état actuel de sa présence, aucun sens », a déclaré à l’AFP le député de Paris.

« C’est une rodomontade qui sera sans lendemain et qui abîme la voix de la France », ajoute le député Paris, pour qui « Nicolas Sarkozy sait que la France ne sera pas le partenaire principal de ce pays ».

Arrivé mardi matin dans la capitale irakienne pour une visite surprise, le président français a proposé au gouvernement irakien une « collaboration sans limites » pour la reconstruction du pays, notamment dans les domaines économique et de la sécurité.