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24 Oct

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L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 24 octobre aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs sur France Inter.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis : « Citez-moi un… par franceinter


Jean-Christophe Cambadélis : « J’entends toutes… par franceinter

 

Élection présidentielle de 2017
Candidature Hollande ? Je crois que le président de la République réfléchit à cette question, pour l’instant il n’est pas candidat et je crois qu’il faut s’en tenir là. Moi, j’appelle les socialistes au calme. Dans le moment présent nous n’avons pas de candidat à gauche, Parti socialiste compris, qui soit au second tour. Donc il faut prendre en compte cette situation. Pourtant,  le programme de la droite ne passe pas, il est rejeté par une majorité de Français ; et personne ne veut que Marine Le Pen soit présidente. Donc il y a une contradiction dans la situation qu’il faut gérer avec un peu de temps, puisque nous avons des primaires pour le faire.

Quand on sera dans la présidentielle, les Français se détermineront par rapport au programme.

Il y a un risque que nous soyons très bas à la présidentielle de 2017 si nous ne nous rassemblons pas.(…) On peut avoir en 2017 une Assemblée nationale toute particulière, avec un groupe frontiste et sans communistes ni Verts.
Il y a beaucoup de personnalités, pas énormément, mais il y a quatre ou cinq personnalités qui peuvent se présenter à la place de François Hollande. La principale vous le savez bien, c’est Manuel Valls mais on n’en est pas là. Pour l’instant on ne sait pas si le président de la République se représentera
Manuel Valls est Premier ministre et c’est l’un de nos présidentiables. C’est celui sûrement qui a aujourd’hui le plus de possibilités. Mais il y a d’autres candidats possibles. (…) Manuel Valls est controversé, mais comme tout socialiste dans la période actuelle.
Je suis pour respecter le temps que nous nous sommes donné. La balle est dans le camp du président. La décision lui appartient. Tout le monde sait, au fond, que c’est le président de la République qui décidera s’il se présente ou s’il ne se présente pas.

Nous avons un moyen de nous rassembler: à travers la Belle Alliance populaire et les primaires. (…) Les primaires permettront de trancher et de rassembler.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »
Il y a avait des préventions avant. Ce livre les a cristallisé. Ce livre est un catalyseur des interrogations que se posent les français

Manifestation des policiers
J’ai dit qu’il y avait la patte du Front national dans la récupération du malaise policier .

Situation en Espagne
La question qui se pose en Espagne c’est quelle stratégie pour les sociaux démocrates ? En Espagne, il faut affirmer la social démocratie et non pas se subordonner au libéralisme ou à l’extrême gauche.

Démantèlement du camp de Calais
La question des réfugiés et des migrations va nous occuper de nombreuses années.

Le démantèlement de la « jungle « de Calais est une décision humanitaire et salutaire.

Au Parti socialiste nous réclamons depuis plusieurs mois une conférence internationale sur les réfugiés et les migrants.

Primaires citoyennes
Je ne sanctionne pas a priori. Donc si Gérard Collomb soutenait un autre candidat que celui issu de la primaire , il faudrait se séparer.

Si Emmanuel Macron veut se situer dans le cadre de la Gauche, il peut se présenter aux primaires. (…) Un rassemblement de Hamon à Macron, ce serait intéressant dans la perspective l’élection présidentielle.

Parti socialiste
Le gouvernement a posé des conditions sur le CETA et le Bureau national du Parti socialiste continue d’être interrogatif sur le compromis qui est passé.

Nous travaillons d’arrache-pied: cahiers de la présidentielle, universités de l’engagement… Ce travail paiera le moment venu.

Changer le nom du PS ? « Aujourd’hui le Parti socialiste est une marque et il faut la garder ».

Aux électeurs de gauche tentés de voter à la primaire des Républicains je dis « Regardez le programme au lieu de regarder les têtes ! »

23 Sep

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L’invité de Brigitte Boucher sur LCP

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Capture d’écran 2016-09-23 à 11.26.18

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Brigitte Boucher dans « Politique Matin » sur LCP.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (00’30’11):

 

Primaire citoyenne

« Le Conseil national a voté à l’unanimité la tenue d’une primaire. Le prochain CN finalisera les modalités d’organisation.

Je suis impartial mais je ne suis pas neutre. J’ai depuis longtemps estimé que le président de la République est notre meilleur atout à gauche vu les drames que nous sommes en train de vivre, la montée du nationalisme xénophobe dans tout le monde occidental et les difficultés économiques que l’on connait. Je prends parti parce que je pense que c’est la solution. Maintenant, c’est aux électeurs de choisir.

S’ils veulent un responsable politique qui n’affiche pas ses idées, il faudrait en choisir un autre mais c’est trop tard. Et puis M. Patrice Prat, pour pouvoir me donner des leçons, devrait rester au Parti socialiste, ce qui n’est plus son cas.

Tout le monde sait que la primaire sera massive, transparente et loyale. Tout le monde le sait. Il y a un discours côté jardin et un discours côté cour. J’observe que dans les réunions de préparation de la primaire il y a les représentants de M. Montebourg.

Quand vous demandez au PS des moyens pour votre campagne, c’est que vous êtes déjà dans la primaire. Nous ferons en sorte que chacun puisse participer dignement à la primaire.

Le parti radical a suspendu sa participation mais n’a pas quitté la Belle Alliance populaire. Ils sont plus que bienvenus au sein de la primaire.

Emmanuel Macron

L’objectif d’Emmanuel Macron n’est pas de renforcer la gauche puisqu’il est ni de droite ni de gauche.

Europe / montée des nationalismes

Notre génération n’est pas prête à affronter le nationalisme xénophobe qui hante l’Europe et particulièrement la France

Il y a urgence, il y a nécessité à se reprendre, j’appelle la gauche et l’ensemble des progressistes à se rassembler.

Les Républicains

J’observe qu’avec Nicolas Sarkozy c’est la trumpisation des primaires.

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation! Jean-Marie Le Pen lui-même ne l’avait jamais dit.

Nous réglons les problèmes. Il suffit de voir la sécurité sociale que nous sauvons et que la droite veut détruire.

Calais

Ne serait-on pas capables de repartir 10 000 réfugiés alors que l’Allemagne en accueille des millions ?

Élections législatives

Je dis à tous les socialistes: quand un homme quitte son poste de député c’est une femme qui sera candidate. Je tiens à la stricte parité aux législatives.

Je suis confiant. Il y aura une grande et large unité aux élections législatives

20 Sep

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L’invité de l’Épreuve de vérité sur Public Sénat avec AFP, Radio Classique et Les Echos

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L'épreuve de vérité 20092016

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Michel Grossiord, Michaël Szamès, Lucile Malandain et Jean-Francis Pécresse dans L’Epreuve de vérité sur Public Sénat avec Radio Classique, AFP et Les Echos.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

Sur les propos de Nicolas Sarkozy sur « Nos ancêtres les gaulois »

Ça fait un peu l’histoire pour les nuls. On a retrouvé le Nicolas Sarkozy d’avant, il nous fait une rechute !

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation, sous-entendu il y aurait des Français qui ne seraient pas « de souche » et c’est exactement ce que prône le Front national. Et même ça, Jean-Marie Le Pen n’a jamais osé le dire, dans aucune de ses déclarations.

Nicolas Sarkozy construit un programme commun entre une droite extrême et l’extrême droite

Sarkozy est critiqué sur la formule sur les gaulois mais sur le reste, tout le monde s’aligne sur ce qu’il propose. Je n’entends aucune nuance. Sarkozy et Juppé, ce sont les frères siamois de la même politique.

La France marche au mélange et elle marche bien.

Présidentielle 2017

On n’est pas candidat, ou pas, à cause des sondages, on l’est pour un dessein pour la France. (…) Les discours de François Hollande infusent. Je pense que c’est plus ouvert qu’on ne le dit.

La fraternité laïque c’est la possibilité du vivre ensemble. (…) La société n’est pas apaisée car elle a été percutée par le terrorisme. Nous voulons une France fraternelle, nous voulons une France sans césure entre les Français.

Le bilan du quinquennat je veux le confronter au projet de la droite. On a pas réussi sur tout, mais on a réussit à redresser la France. Nous pouvons prétendre avoir réussi à avoir remis la France sur les rails.

Je serais impartial mais je crois que le Président peut se présenter et qu’il doit se présenter. Ceci est nécessaire pour la France.

Gauche irréconciliable? 

La gauche est irréconciliable depuis 1920 ce qui ne l’empêche pas de s’unir. L’histoire montre que quand la gauche est unie, elle travaille bien ensemble comme dans les collectivités locales.

Sur les primaires: « Je n’ai pas peur de la confrontation et je pense qu’elle peut être salutaire »

Dans la primaire de La Belle Alliance Populaire nous aurons toutes les positions de la gauche et nous trancherons sur qui sera le candidat.

La primaire est un moyen de rassembler.

Si Arnaud Montebourg n’y est pas, nous ne serons pas présent au 2e tour de l’élection présidentielle. Certains ont une stratégie punitive vis-à-vis du président de la République. Pour eux il ne s’agit pas d’avoir un candidat face à la droite mais de faire trébucher François Hollande.

Je propose que l’on concentre les bureaux de vote dans des endroits où il y a un fort taux de vote à gauche.

Emmanuel Macron

Il n’est ni de droite ni de gauche, il ne peut donc pas participer à une primaire de la gauche.

Front national/ Les Républicains

La droite revient et en plus elle prévient sur un programme violent pour le corps social et irréalisable.

Les Républicains ne sont pas raisonnables parce qu’ils sont dans une primaire. Avec eux c’est « plus à droite que moi tu meurs »

Les quatre Dalton de la droite – et je ne vous dirais pas qui est Joe –  sont dans la surenchère. Ils finissent par dépasser dans les mots Marine Le Pen.

Marine Le Pen dit que le Front national est « et droite et de gauche » moi je dis qu’il est d’extrême droite! Ce qui fonde le FN , ce qu’elle ne peut gommer, c’est le souverainisme xénophobe

Alain Juppé est friable en campagne: On le voit, il s’énerve vite, on l’a vu récemment à Strasbourg. (…) Il est très rapidement droit dans ses bottes. Il est aussi attaquable que Nicolas Sarkozy.

Il est possible que la gauche ne soit pas au second tour de l’élection présidentielle c’est pour cela qu’il faut tout faire pour la rassembler et apaiser les tensions.

Réfugiés 

Le gouvernement cherche à régler le problème. L’accueil s’impose à tout le monde. Ce n’est pas de l’autoritarisme mais de la solidarité nationale.

08 Juil

Commentaires fermés sur Conférence « Réfugiés: notre réponse progressiste », discours de clôture de Jean-Christophe Cambadelis – 8 juillet 2016

Conférence « Réfugiés: notre réponse progressiste », discours de clôture de Jean-Christophe Cambadelis – 8 juillet 2016

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Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Vice président du PSE

Réunion des dirigeants du PSE

Paris, le 8 juillet 2016

Seul le prononcé fait foi

 

 

Cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,

Nous avons discuté d’un sujet essentiel à un moment essentiel de notre histoire. Un sujet grave se pose à nous à un moment où, pour l’Europe, pour la social-démocratie, oui, l’heure est grave.

Disons-le : La question des réfugiés est une question cruciale. La manière dont nous allons y répondre dira beaucoup sur ce que nous sommes vraiment, en tant qu’européens, en tant que sociaux-démocrates. Répondre au défi migratoire nous permettra de répondre à la question de notre propre identité, du sens de notre engagement politique, de notre rapport à l’histoire, mieux : de notre contribution à l’histoire.

Je suis fier et heureux de partager ce questionnement avec vous, ici, à Paris. Merci à vous d’avoir fait le déplacement, merci d’avoir consacré votre précieux temps à cette question, à ce défi, à notre avenir.

 

*           *           *

 

  1. Le monde est un volcan

 

Mes chers amis,

Oui, nous nous tenons à un moment essentiel. Le monde est devenu un immense volcan. On ne sait plus bien par quel bout prendre le réel. On craint de l’agripper, de peur d’ajouter du chaos à l’incertitude. Une formule résume bien cet état de fait : le monde est apolaire. Tout se conjugue et tout se brouille. C’est ainsi : L’espace se rétrécit et le temps s’accélère. De cette double équation fondamentale naissent les déséquilibres, les bouleversements et les guerres. La fin des empires marque le début de l’empire des inconnus : que penser et que faire ? Comment agir et interagir ?

Le monde subit de multiples crises : climatique, terroriste, diplomatique, géopolitique. Mais la crise la plus profonde est sans doute la crise de l’interprétation. L’oligarchie prolifère dans ce règne de l’inconnu et de l’éphémère, et si le siècle sera peut-être religieux, il est à coup sûr financiarisé. Dans ce siècle étrange, notre planète se meure et les Hommes s’entretuent. La planète menace de devenir une terre sans peuple et des peuples cherchent de nouvelles terres pour échapper à la guerre et à la misère. Dans ce monde-volcan, une question interpelle plus qu’une autre, c’est la question des réfugiés. Bien entendu que la question climatique est déterminante. Bien sûr que la question de la justice sociale est centrale.

Bien évidemment que la question des guerres est cruciale. Mais, quand nous parlons de la question des réfugiés nous parlons de l’essentiel, nous parlons des effets de ces crises multiples sur nos frères humains, nous parlons de l’humanité.

Voilà la réalité : Nous sommes entrés dans l’ère du nomadisme généralisé. Il n’y a pas que les marchandises, les devises et les mégaoctets des ordinateurs qui traversent le monde, les Hommes aussi. Les hommes, les femmes et les enfants. Il n’y a jamais eu autant de réfugiés dans le monde depuis plus de soixante ans. Et la tendance s’accélère. Il s’agit d’un phénomène mondial, nord-sud mais aussi sud-sud et ouest-est. Sur tous les continents. Je ne veux pas vous assommer de chiffre mais tout de même : en 2005, on comptait 20 millions de réfugiés dans le monde. Dix ans plus tard, en 2015, environ 65 millions de personnes ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions.

17 millions de réfugiés peuplent les camps du monde entier. La grande reporter Anne Poiret y a consacré un documentaire. Elle a fait le calcul : Les camps, en population, composent virtuellement le soixantième pays du monde. Son nom ? Le réfugistan.

90 % de la population réfugiée dans le monde se trouve dans les pays du Sud, qui font déjà face à des difficultés de développement. En 2015, 1 million de réfugiés sont arrivés en Europe, dont 800.000 en Grèce. D’après le HCR, 211.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la Méditerranée depuis le début de l’année 2016. 3000 se sont noyées ou ont été portées disparues. Oui, beaucoup ont perdu leur vie, beaucoup trop.

Les causes de ces migrations sont multiples, nous les connaissons. Au Moyen-Orient, la dérive sectaire de l’islam radical est le plus grand facteur de désordre provoquant ruines et désolation. La Syrie, l’Irak, la Libye, l’Afrique subsaharienne en paie le prix fort. Il y a bien entendu la famine, au cœur de l’Afrique. Et il y a aussi les réfugiés climatiques. On estime aujourd’hui que les inondations, les tempêtes et les sécheresses poussent chaque année 26 millions de personnes à quitter le territoire où elles vivent.

L’ampleur mondiale du phénomène et les causes profondes elles aussi mondialement réparties font que la communauté internationale est l’échelon des solutions. Le secrétaire général Ban Ki-Moon a annoncé l’organisation d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la gestion des déplacements de réfugiés et de migrants, le 19 septembre prochain. Le parti socialiste et le parti socialiste européen s’en félicitent car ils avaient demandé une telle conférence.

 

  1. Dans un monde apolaire, l’Europe ne peut pas être amorphe

Mes chers camarades, le constat est là : Le monde est apolaire. Mais, il faut compléter ce constat : dans ce monde apolaire, l’Europe semble sans repères. Les Européens le sentent bien et doutent de la capacité du politique à produire des effets et même des récits, de la capacité de la démocratie à répondre aux défis, de la capacité de l’Europe à défendre nos intérêts. Voilà le drame et voilà le défi pour nous: dans ce monde apolaire, l’Europe ne peut pas être apolitique, amorphe et amorale.

Oui, l’Europe est sans repères. Le débat public est couvert par le bruit de l’euphorie des europhobes. L’Europe se cherche, on le constate doublement, dans les actions de l’Union européenne, qui agit toujours trop tard et toujours trop peu et au sein des États membres, qui agissent beaucoup trop seul. En Grande-Bretagne, les dirigeants politiques conservateurs semblent avoir perdu pied, dépassés par leurs propres calculs, avalés par les idées nationalistes qu’ils ont tenté d’instrumentaliser. Oui, notre ennemi est redoutable : inconséquent, incompétent mais violent et dangereux. Courage mon cher Jeremy, nous pensons à Jo Cox et nous sommes avec toi ! Nous sommes avec toi ! En Espagne, il n’y a toujours pas de gouvernement. En Autriche, les élections ont été annulées, il faudra revoter. Là encore, la xénophobie rôde. En Europe du nord, les pays modèles de la social-démocratie se tournent de plus en plus vers le mouvement national-populiste. En Europe centrale, l’interrogation nationale pave le chemin aux gouvernements nationalistes, en Pologne et en Hongrie. En Hongrie, où un autre référendum se tiendra le 2 octobre. La question sera la suivante : « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ? ». Après l’Europe, après les immigrés, sur quoi portera donc le prochain référendum des conservateurs et des identitaires ? Sur l’interdiction de l’Islam ? Nous sommes vraiment entrés dans une forte zone de turbulences. En France aussi, bien évidemment, où l’extrême droite est aux portes du pouvoir. En Italie, la situation est incertaine. En Grèce, la situation reste complexe.

 

Les pays européens doutent de l’Europe et ils doutent surtout d’eux-mêmes. Pays du bloc occidental, ils sentent bien que l’histoire avance de plus en plus vite mais de moins en moins avec eux. Ils ont le sentiment d’être marginalisés par les blocs émergents, voire même qu’ils vont être remplacés dans l’organisation de la marche du monde. Qui plus est, les 30 Glorieuses et la croissance continue sont bien loin, la révolution de l’immatériel est riche en disruptions mais pauvres en emplois. Tout cela nourrit une menace immense : le péril du repli.

 

  • Les sociaux-démocrates au rendez-vous de l’histoire

 

Mes cher-es ami-es,

Les européens de cœur et de raison que nous sommes vivent une sorte de cauchemar éveillés. Mais, au même moment, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants veulent à tout prix participer au rêve européen, parfois au prix de leur vie. Il faut être à la hauteur de cet espoir car cet espoir est une chance pour l’Europe. En répondant à ce rêve, nous rayonnerons, nous créerons des alliés pour répondre aux défis futurs, nous créerons des solidarités aux quatre coins du monde, nous attirerons des talents et des savoir-faire. Oui, en relevant ce défi migratoire nous contribuerons à faire de l’Europe un continent-puissance, un continent-pivot.

C’est ainsi, les sociaux-démocrates ont une grande responsabilité. Pour défendre un modèle économique juste et viable, performant et écologique en appliquant un keynésianisme vert. Pour donner un nouveau sens et une nouvelle force à la démocratie dans leur pays respectif. Un mot ici sur la France. Dans mon pays, il n’y a pas que l’extrême droite qui souhaite en découdre, l’ultragauche a aussi la social-démocratie dans le viseur. Ils attaquent nos permanences et nos militants, ils nous empêchent de nous réunir. Voilà la réalité. Leurs partisans disent qu’ils ne voient pas d’alternative possible dans la démocratie. Les casseurs que vous voyez à la télévision, ils cassent des abris-bus mais ils veulent aussi casser la social-démocratie, ils veulent surtout casser la démocratie. C’est un défi supplémentaire pour nous.

La démocratie est en danger sur notre continent. L’Europe aussi. Les sociaux-démocrates doivent maintenir le lien précieux qu’est l’Europe. Dans ce monde apolaire, dans ce contexte contestataire, les forces centrifuges populistes, de droite comme de gauche, vont vouloir mettre en œuvre une véritable déconstruction européenne. Pour sauver l’Europe, mes camarades, il faut une nouvelle Europe. Oui, il faut recommencer l’Europe. En favorisant la modernisation de notre industrie, avec un new deal écologique, en se concentrant sur les sujets où la coopération est indispensable comme la défense. Et puis, puisque nous parlons de défense, il faudra aussi défendre nos intérêts commerciaux et aussi nos frontières. Oui, on peut à la fois protéger et les frontières et les droits humains. Mais, disons-le, nous sauverons l’Europe si nous répondons au défi migratoire.

Hier, lors du dîner des leaders, j’ai fait des propositions pour relancer l’Europe.

D’abord une méthode : passer de l’Europe des contenants à l’Europe des contenus. Nous pouvons avancer rapidement à traités constants. C’est une question de politique et de volonté.

Ensuite mettre au cœur quatre objectifs :

  • L’harmonisation fiscale et sociale
  • Un New Deal green et des nouvelles technologies
  • La sécurité
  • Défendre l’identité culturelle

Mais surtout mettre au centre la jeunesse avec un nouveau plan pour les jeunes, particulièrement les apprentis.

Cette question, c’est évident, on ne peut y répondre seul. La réponse ne peut être qu’une « réponse commune », « une réponse forte » comme le dit notre résolution. C’est une bonne résolution car elle prône la bonne approche : intégrée, cohérente et coordonnée. Elle prône un partage équitable des responsabilités et appelle au respect de nos obligations internationales en matière de droit d’asile. Elle insiste sur la nécessaire coopération avec les pays d’origine et de transit des migrants. Cette résolution est une prise de parole forte et disons-le attendue.

Bravo, mes chers camarades, d’avoir contribué à ce que la voix des sociaux-démocrates soit entendue. Dans un monde apolaire et une Europe affolée, la social-démocratie ne pouvait pas rester aphone et amorphe.

Je crois que notre position peut se résumer en 4 points :

  • Contenir
  • Soutenir
  • Répartir
  • Accueillir

Nous avons une feuille de route pour peser sur la conférence des Nations Unies et combattre les nationalistes xénophobes.

 

*           *           *

 

Mes chers camarades, Mes chers amis,

Un dernier mot pour conclure. J’ai commencé par un constat. Un constat dur, froid, réaliste. C’est ainsi que tout acte politique doit commencer, en disant ce qui est. Mais, je dois aller au bout de ce constat.

Je vous ai écouté, j’ai noté vos idées, j’ai ressenti la force de votre engagement pour nos valeurs. Mes chers camarades, j’ai vu le vrai visage de la social-démocratie. C’est ce que l’Europe peut offrir de plus fort, de plus beau : la fraternité, la solidarité. Je vous regarde et je constate : l’Europe c’est nous ! L’espoir c’est nous !

Mes chers amis, le monde a besoin de l’Europe. L’Europe a besoin de la social-démocratie. La social-démocratie a besoin de sociaux-démocrates. Le constat est évident : Sans nous, ce monde perdrait plus que des Européens ou des sociaux-démocrates, il perdrait en humanité. Alors, debout !

 

Vive l’Europe et vive la social-démocratie !

 

 

12 Juin

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L’invité du Grand RDV d’Europe 1 / I Télé / Le Monde

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Le Grand RDV 12062016

Jean-Christophe était ce dimanche l’invité du Grand Rendez-Vous d’Europe 1/ I Télé / Le Monde. Il a répondu aux questions de Jean-Pierre Elkabbach, Arnaud Leparmentier et Michael Darmon.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations et la vidéo de l’émission:


Le Grand Rendez-Vous avec Jean-Christophe… par Europe1fr

 

Euro 2016 / Violences aux abords des stades

Arrêtons de nous sous-estimer. Je dis mon soutien à l’ensemble des forces de sécurité et au Ministre de l’Intérieur qui maîtrisent la situation.

Le plan de sécurité est efficace. Ce n’est pas parce qu’on a des violences regrettables qu’il faut paniquer. (…) On essaie de réduire les risques, mais la sécurité absolue est un fantasme.

Il y a un engouement pour le football et pour d’autres sports, on le verra dans le Tour de France, pour nos champions. Pour la très grande majorité des Français, ça ne va pas au-delà. (…) C’est une fête, il faut le prendre comme cela, et dans cette fête, il y a des crétins alcoolisés qui veulent perturber non pas le déroulement du match mais les alentours du match.

 

Brexit / Europe 

Si l’Angleterre sort de l’Europe c’est le projet européen qui sera touché.

Le Brexit accélérera la désintégration de l’Europe. Si l’Angleterre sort de l’Europe, les nationalistes en seront renforcés.

Il faut répondre à l’ensemble des demandes des européens: sécurité et accueil des réfugiés. J’ai fait une proposition lors du Congrès du Parti socialiste d’une conférence mondiale sur les réfugiés.

Il est nécessaire que l’Europe soit à la hauteur de ce défi. Il faut être capable d’accueillir mais il faut aussi être capable de retenir.

Je soutiens la position d’Anne Hidalgo sur la création d’un camp d’accueil pour les réfugiés à Paris.

Je ne veux pas plaisanter avec ça, c’est un problème extrêmement important parce que là, vous avez des situations sauvages avec des hommes et des femmes qui sont dans le plus grand dénuement et, comme ils sont dans le plus grand dénuement, ils sont obligés de trouver les moyens pour faire face à leur propre situation.

Dans quelques mois, on va nous dire « mais qu’est-ce que vous avez fait, pourquoi vous n’avez rien fait ? » et bien, je dis qu’Anne Hidalgo a raison d’anticiper. C’est une position humanitaire et réaliste.

 

Loi Travail 

Il faut être ferme sans fermeture, maintenir les acquis de cette loi. Il ne faut pas céder aux injonctions d’une centrale syndicale.

Un compromis, qui peut-être amélioré, a été trouvé, il faut le respecter.

 

Les salariés vont vers les syndicats qui obtiennent quelque chose. Qu’a obtenu la CGT? Rien.

Les grèves tournantes mettent le pays dans la tourmente.

Une organisation syndicale doit défendre des salariés, chercher et trouver des compromis.

 

Grève des éboueurs 

« La mairie de Paris a pris des dispositions pour faire face à la situation. Vous devriez vous féliciter de la réactivité de la Maire de Paris ».

 

Gauche 

Une partie de la gauche militante s’enferme dans un sectarisme politique. Ce n’est pas le cas des électeurs de gauche.

Ceux qui déposeront une motion de censure « de gauche », se mettront en dehors du Parti socialiste. Je l’ai dit au Bureau national : la logique dans laquelle ils étaient, qui n’était pas une logique d’amélioration mais une logique de retrait, conduirait aux mêmes effets. Et que s’ils déposaient une motion de censure, eh bien ils se mettraient en dehors du Parti socialiste.

On peut toujours améliorer une loi. Mais on ne peut pas décider de renverser son propre gouvernement.

Je crois que le Congrès des Verts a matérialisé la rupture avec l’écologie.

Il y a des écologistes gauchistes et des écologistes réalistes avec nous. Les écologistes gauchistes sont sur une orientation punitive envers le PS mais nos électeurs ne sont pas sur cette orientation. (…) Tous les écologistes réalistes sont venus travailler avec le Parti socialiste.

Nous sommes en train de préparer la primaire de toute la gauche. Je continue à me battre pour que l’ensemble de la gauche se retrouve.

Notre proposition était de faire des primaires en décembre. Cette plage est praticable par tout le monde.

Les congrès des Verts et des communistes passés, on va pouvoir revenir à une discussion normale.

 

Primaires des Républicains

Bruno Le Maire est le seul qui combine les 2 courants au sein de la droite.

Alain Juppé est un OVNI. Il est non déterminé. Il ne veut pas dire ce qu’il pense au risque de se couper de son électorat.

Je n’ai pas à choisir le candidat LR.On prendra celui qui vient. Mais ils doivent avant tout se définir devant les électeurs.

 

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron s’est plus exprimé ces derniers temps en tant que constructeur de son mouvement qu’en tant que ministre.

 

 

 

 

11 Mar

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L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

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JCC Itele 11032016 bis

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce vendredi 11 mars 2016 aux questions de Bruce Toussaint sur I Télé.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


L’invité de Bruce Toussaint du 11/03/2016 par ITELE

 

Politique d’accueil des réfugiés

La France a été surprise que l’Allemagne unilatéralement mais à juste raison s’émancipe des accords de Schengen et accueille tout le monde

Nous devons êtres solidaires entre la France et l’Allemagne et créer des solutions communes qui doivent tarir le problème, contenir les réfugiés et les répartir. Autour de ces 3 questions-là, nous pouvons avoir une position commune.

La grande question c’est qu’elle politique en Europe par rapport aux réfugiés? Nous ne sommes pas encore au bout du chemin.

Loi Travail

Je discute avec tout le monde. Je fais en sorte que tout converge vers une solution par le haut.

Je dis aux organisations étudiantes : Négociez! C’est une chance inouïe de pouvoir peser sur le centre de gravité de ce texte avant qu’il ne soit déposé.

En politique, on peut dire qu’il faut retirer le texte, mais quand on est un syndicat c’est pour obtenir des avancées. On n’est pas dans l’idéologie quand on est dans une organisation syndicale, on essaie de faire avancer les choses non pas pour soi et son opinion politique, mais pour les jeunes qu’on est censé représenter.

Les jeunes ne manifestent pas contre le néolibéralisme mais contre la précarité. Et la loi doit répondre à cette question

La lutte contre la précarisation des jeunes ce n’est pas qu’un problème d’embauche mais aussi d’autonomie

Manuel Valls essaie de répondre aux problème de la jeunesse. François Hollande est attentif à la jeunesse dès le premier jour, c’est son obsession. C’est son obsession la jeunesse dans tous les sens du terme, c’est-à-dire sur les terrains de la liberté, sur la situation de l’égalité et sur les problèmes aujourd’hui de la précarité.

Le Parti socialiste, au point de départ, a dit que cette loi était déséquilibrée et qu’il fallait travailler dans 3 domaines : sur la hiérarchie des normes, sur la question des Prud’hommes et sur la question du licenciement économique ; et surtout qu’il fallait rééquilibrer avec la sécurisation des parcours professionnels, c’est-à-dire ce fameux CPA. Voilà les 4 questions qui ont été discutées à la fois au Bureau national du Parti socialiste, et qui ont été discutées dans la réunion du groupe socialiste avec le Premier ministre.

Nous demandons que cette Loi Travail soit équilibrée, qu’elle soit améliorée.

La philosophie de ce texte rappelée par le Président: de la souplesse et de la sécurité.

Je crois en la capacité d’écoute du gouvernement.

Primaires à gauche / élection présidentielle de 2017

Le paradoxe du moment c’est que le Parti Socialiste est le seul parti favorable pour les primaires.

Nous faisons des propositions pour que les primaires réussissent mais nous nous sentons un peu seuls pour le moment.

Le problème n’est pas de savoir si François Hollande est candidat ou pas, c’est de savoir si les dirigeants du Parti socialiste sont pour qu’il soit candidat ou pas. La question que je vais poser à tous les dirigeants du PS: « Es-tu favorable à une candidature de François Hollande ? ». Parce que si on est favorable, on se bat pour.

Tous les dirigeants du parti socialiste c’est-à-dire les ministres, les dirigeants des collectivités locales. Maintenant il faut vous prononcer. Vous dites si vous êtes pour ou si vous êtes contre. Si vous êtes pour, vous faites un mouvement pour. Si vous êtes contre, vous vous présentez. Maintenant, il faut de la clarté. Que les socialistes disent, les uns et les autres, pour qui ils sont. Dès maintenant. Ma réponse, moi, est oui

Je place les dirigeants socialistes devant leur responsabilité car le petit jeu de certains abîme l’ensemble de la gauche.

Propos de Nicolas Sarkozy dans Le Bal des Dézingueurs : « Le style c’est l’homme »

02 Mar

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L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1

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Elkabbach 02032016

Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 2 mars l’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


Cambadélis : « La nouvelle loi Travail verra le… par Europe1fr

 

Loi Travail

« Myriam El Khomri est une femme forte confrontée à un moment difficile mais soutenue par le gouvernement.

Par rapport à la loi El Khomri, j’ai pensé tout de suite que le texte était déséquilibré et qu’il fallait remonter ce qu’on appelle la sécurité sociale professionnelle. Il faut peut-être également corriger des articles sur le licenciement mal encadré. Je l’ai dit, et il s’est avéré que je n’avais pas tort.

La nouvelle loi Travail verra le jour avant la fin du quinquennat, car ce n’est pas parce qu’on discute avec les organisations syndicales et les parlementaires que cela va bloquer. Le problème c’est que, quand le texte est apparu, il y a eu des incompréhensions, des questions et il faut donc dialoguer

Je suis partisan du juste équilibre entre la souplesse et la sécurité pour l’ensemble des salariés. Dans les périodes de crise que nous traversons, je ne suis pas pour des solutions extrémistes, radicales ou gauchisantes. Il y a un juste équilibre à trouver

J’ai vu hier Manuel Valls qui ne me semblait pas dans un esprit de découragement.

Je dis « reste à l’équilibre Manuel », il faut que cette loi ait lieu parce qu’il y a dans cette loi un certain nombre d’éléments nécessaires au pays, mais on ne peut pas être par trop radical sur un plan ou sur un autre.

La nature des manifestations du 9 mars n’est pas la Loi El Khomri mais des revendications spécifiques. »

Parti socialiste/ Gauche

Ce que nous voulons incarner au PS: un juste équilibre, une indépendance d’esprit, des propositions.

Si le PS n’est plus le creuset des différentes gauches, il n’y a plus de gauche.

Je ne pense pas que le Parti Socialiste soit un frein aux réformes. Les socialistes sont divers et ils doivent le rester. Les frondeurs sont députés ou sénateurs sous l’étiquette socialiste et je crois qu’ils auront à cœur de rester dans la famille politique

UEPS à Nantes : « On ne peut pas faire le dépassement du PS en restant dans les mêmes lieux »

Salon de l’agriculture / Propos de Marine Le Pen

« Chassez le naturel il revient au galop: Marine Le Pen a fait preuve d’agressivité, et de violence au Salon de l’agriculture.

Réfugiés
« Je dis à tout le monde qu’il faut aider la Grèce. Il faut soutenir la Grèce et donner les 500 millions que demande  Monsieur Tsipras. Il faut faire un effort.

Tarir, contenir et répartir. Il faut tarir les sujets qui conduisent au flux migratoire en Syrie, il faut contenir, c’est-à-dire qu’il faut des soutiens financiers au niveau du Liban, de la Turquie, et de la Jordanie, mais surtout de la Grèce. Il faut répartir. Chacun doit accepter sa juste part et la solidarité en Europe parce que de toute façon cette pression va continuer tant qu’on n’a pas réussi à tarir le flux

19 Fév

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Entretien avec L’Observateur du Maroc et d’Afrique

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L’Observateur du Maroc et d’Afrique publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en intégralité ci-dessous:

 

D’abord cette question d’actualité, êtes-vous satisfait de l’élargissement à gauche du nouveau gouvernement?

C’est un élargissement de l’assise gouvernementale qui permet de s’approcher de ce que fut le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault avec des socialistes, des écologistes et des radicaux. C’est un gouvernement arc-en-ciel. Ce remaniement élargit donc la base gouvernementale et nous en avions besoin.

Que répondez-vous aux critiques notamment à gauche qui estiment que ce remaniement est finalement un calcul politicien visant clairement à préparer les prochaines élections?

Dans une époque où le « jamais content » l’emporte sur tout autre chose, cela n’est pas étonnant. La sortie de la ministre de la Justice conduisit à la critique d’un gouvernement à base réduite. L’élargissement aux écologistes fut tout autant critiqué… Ainsi va la France

Plusieurs personnalités de gauche réclament une primaire pour 2017. Vous y êtes favorable ?

En rencontrant les responsables de cet appel, j’ai affirmé « nous avons un regard bienveillant sur les primaires ». D’ailleurs, deux responsables ont été désignés pour le comité d’organisation de cette échéance. Nous sommes en faveur d’un candidat de toute la gauche, et que l’ensemble de la gauche puisse désigner un candidat unique. C’est la raison pour laquelle nous avons accepté des participations aux débats qui vont être organisés avant les primaires.

François Hollande n’est donc plus candidat naturel du PS. Pourrait-il y avoir d’autres candidats, notamment parmi les frondeurs ?

C’est un débat que nous n’avons pas encore eu et qui n’est pas tranché. Je ne pense pas que le PS puisse se permettre de présenter plusieurs candidats à la primaire. Cela amènerait à sa destruction et à l’affaiblissement de notre candidat final. Il faudra réfléchir à la présentation maitrisée des candidats PS s’il y en a. Ceci dit, ma position, à titre personnel, c’est qu’il y ait un seul candidat PS dans ce type de primaire.

Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la Présidentielle, cela compromet de facto votre volonté d’une primaire de toute la gauche.

Jean-Luc Mélenchon fait son choix. C’est classique et en accord avec ce qu’il pense. Il estime que la présidentielle c’est la rencontre d’un Homme avec un pays. C’est une vieille vision gaulliste et c’est sa vision de la Vème République même s’il défend la VIème République. Déjà lorsqu’il était au PS, il n’aimait pas la primaire. Il n’y a pas de raison qu’il y soit favorable maintenant qu’il n’est plus membre du parti. D’autant qu’il a tiré un trait sur ce qu’il appelle « les vieilles représentations politiques ».

L’alliance populaire constitue votre nouvelle bataille. Pourtant la gauche est divisée, y compris au PS. Croyez-vous toujours à cette alliance ?

Cette Alliance est une construction originale visant à rassembler, au-delà du PS, principalement le réseau associatif et des personnalités qui partagent avec le PS l’idée de répondre au défi de notre époque. Le problème, aujourd’hui, n’est plus de rassembler la gauche au second tour, c’est d’être au second tour! Si l’Alliance populaire commence à se mettre en mouvement, si les gens encartés sont minoritaires par rapport aux citoyens dans cet appel… Bref, si l’Alliance populaire déclinée sur le territoire est un succès, nous allons peser sur nos partenaires verts et communistes afin de construire une alliance beaucoup plus grande.

Le projet de loi de la «Protection de la nation » a été approuvé par les députés. Le texte ne fera pas référence aux binationaux. Finalement c’est « la déchéance pour tous » au risque de permettre la création d’apatrides ?

Par ma voix, le Parti Socialiste (PS) a demandé à ce que le terme «binationaux» ne soit pas inscrit dans le marbre de la constitution. Nous étions en faveur d’une mesure de «flétrissure» de ceux qui avaient pris les armes contre la nation. Nous voulions aussi sauvegarder l’union nationale et cela nous a obligé à utiliser des «expressions»que la droite pouvait voter. Pour l’apatridie, nous étions contre. Au final, le PS a été satisfait des corrections apportées au final au texte…même si beaucoup y sont toujours opposés.

Le président du Sénat Gérard Larcher (Les Républicains) a annoncé sa volonté de revenir à la version initiale du projet de François Hollande, qui visait à étendre la déchéance de nationalité aux binationaux nés en France. Le projet constitutionnel risque-t-il de faire l’objet d’une réécriture au Sénat?

Pour cela il faut une majorité, or le Sénat est composite et la droite divisée. Les élus Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale ont voté le texte sans le terme «binational». Il n’y a pas de raison pour que les sénateurs du même camp votent différemment. Le Parti Socialiste ne suivra évidemment pas l’appel de monsieur Larcher, le Parti Communiste sera globalement contre et les écologistes aussi. Les centristes, eux, demandaient «la déchéance pour tous». Au final, monsieur Larcher n’a pas la majorité de sa posture.

Mais dans les faits, seuls les binationaux sont « expulsables » du territoire français en cas de déchéance. Seraient-ils les seuls visés au risque de créer deux catégories de citoyens ?

D’abord, nous parlons de terroristes ayant commis des crimes de sang. Ensuite, c’est déjà le cas parce que nous avons la déchéance et l’expulsion possibles. Enfin les expulsables non expulsés restent

Pourtant la gauche comme la droite s’accordent à dire que cette mesure est inefficace dans la lutte contre le terrorisme. Pourquoi la maintenir ? Pourquoi ne pas s’en tenir à la loi sur l’indignité nationale ?

Parce qu’il fallait l’unité nationale! J’aurais préféré des formules «plus socialistes», mais nous n’aurions pas eu les votes de la droite. Il n’y aurait donc pas eu de constitutionnalisation de la procédure d’urgence. La difficulté est de réunir les 3/5èmes et pour cela il faut satisfaire tout le monde. Nous aurions pu faire une loi simple puisque nous avons une majorité à l’Assemblée nationale. Mais nous avons décidé de constitutionnaliser certaines mesures. Et pour cela il faut les 3/5èmes.

Le quart de l’hémicycle était présent pour voter le premier article du projet de loi de révision constitutionnelle. L’abstentionnisme des électeurs additionné à l’absentéisme des députés ne créent-ils pas un vrai problème de représentation et de légitimité?

Les parlementaires ne sont pas astreints à une présence pour tous les sujets. Ce n’est pas une tradition et d’ailleurs il ne l’est dans aucun parlement. Et les amendements sont moins importants. En revanche, pour le vote sur la constitutionnalisation de l’état d’urgence, par exemple, tout le monde a voté, et quand il y a eu débat sur l’article 2, les parlementaires étaient présents.

La présence n’est pas obligatoire mais le sujet divise. Est-ce responsable de ne pas voter ?

Au moment du vote, il y avait la commission des affaires étrangères qui traitait du bombardement d’Alep. Il y avait au moins 40 parlementaires. Le travail parlementaire ne se fait pas seulement dans l’hémicycle. Il se fait en commission et sur le terrain. Le paradoxe c’est que quand je suis dans l’hémicycle, mes électeurs me reprochent de ne pas être présent en circonscription. Et quand je suis en circonscription, on me reproche de ne pas être dans l’hémicycle.

Emmanuel Macron s’est opposé à Manuel Valls sur la déchéance de la nationalité, s’attirant ainsi la sympathie des frondeurs. Christiane Taubira a même claqué la porte. Au départ, vous aviez vous-même dit que ce n’était «pas une idée de gauche», vous le pensez toujours ?

Bien sûr que ce n’est pas une idée de gauche! Le dire est une tautologie. Nous n’avions pas voté cette proposition dans nos congrès, ce n’était pas dans notre programme. Mais pour modifier la constitution, il faut les 3/5èmes du parlement. L’union nationale est indispensable. Pour la gauche, il ne faillait pas faire mention aux binationaux mais il fallait également prendre en compte la sensibilité de la droite. Ce n’est certes pas une idée de gauche, mais la déchéance de nationalité était déjà pratiquée, le Code Civil la permettait et le Conseil Constitutionnel avait indiqué qu’il n’était pas défavorable à cette pratique via une question prioritaire de constitutionnalité. Encore une fois, c’était pratiqué auparavant mais ce n’était pas constitutionnalisé. Maintenant, la déchéance sera constitutionnalisée et pratiquée. Honnêtement, même si ce n’est pas une idée de gauche dans les faits, cela ne change pas grand chose.

La lutte contre le terrorisme est aussi un sujet qui divise. Manuel Valls estime qu’«expliquer le jihadisme, c’est déjà vouloir un peu excuser» quand Emmanuel Macron parle de «terreau» favorable. Quelle est votre position ?

Il n’y a aucune justification mais il peut y avoir des explications. Évidemment que les actes terroristes sont injustifiables, mais il faut réfléchir aux causes pour pouvoir les combattre. Il est important de connaitre les raisons qui ont poussé certains jeunes français à se radicaliser et qui les ont poussés à prendre les armes contre d’autres Français. C’est une polémique qui a été médiatiquement grossie. Le Premier ministre n’est pas contre l’explication, il est contre la justification.

La France est très en retard en comparaison avec ses voisins européens sur la déradicalisation. Pourquoi ce retard alors que le problème n’est pas nouveau, et comment le rattraper?

La première raison est que nous avons laissé une grande partie du travail sur le terrain aux associations qui font, je le souligne, un travail extraordinaire. Notre système qui a ses faiblesses et ses qualités, à savoir «l’intégration à la française», implique qu’il n’y ait pas d’actions spécifiques pour une population spécifique. En Angleterre, par exemple, c’est un système communautaire. C’est donc la communauté qui prend en charge sa propre communauté. En France, si nous avions engagé une action en direction d’une partie spécifique de la population, certains auraient parlé de ségrégation. Nous sommes un peu prisonnier de notre modèle d’intégration à la française, c’est pour cela que nous avons pris du retard. Nous ne pensions pas que la France pourrait être un jour frappée par des Français! A l’époque du GIA, nous avons connu des attaques sur le territoire français, mais ils étaient commis par des Algériens radicalisés. C’était donc le fait de ressortissants de pays étrangers. Concernant les actes les plus récents, il était sidérant de voir des Français s’attaquer à la France. Cela nous a ouvert les yeux sur le nombre important de départs vers la Syrie. Les lois sur les départs vers ce pays sont finalement arrivées bien tardivement même s’il y avait des alertes, il y a déjà longtemps, avec Khaled Kelkal et d’autres. Mais, nous n’avions pas conscience de l’ampleur du phénomène.

Pour lutter contre le terrorisme, au Maroc, la formation des imams a été institutionnalisée. De nombreux imams français sont d’ailleurs formés à l’Institut Mohammed VI de Rabat. Faut-il améliorer cette coopération pour lutter contre le discours radical?

Tout ce qui permet d’éviter la radicalisation et d’élever la connaissance des imams me semble positif. Au Maroc, il y a une tradition presque séculaire, il n’est pas anormal que les imams français s’en inspirent. Je ne considère pas l’islam et les musulmans comme un bloc. Comme toutes les religions et les cultures, l’islam est traversé par des courants contradictoires. Mais tout ce qui permet d’apaiser me semble bienvenu.

Toujours dans le domaine de la lutte antiterroriste, comment les services de renseignements français et marocains peuvent-ils améliorer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme?

Je les crois déjà très bons. Le président de la République a remercié publiquement le Maroc pour son concours lors de l’agression de la France.

L’une des causes de la radicalisation et donc du terrorisme est qu’il y a, dans les quartiers populaires en France, un sentiment d’abandon et parallèlement, le discours radical, notamment salafiste, gagne du terrain depuis une trentaine d’années. Qu’est-ce qu’a fait la gauche pour les banlieues qui ont massivement voté pour François Hollande en 2012?

Il y a 400 quartiers en zone prioritaire. L’Etat verse énormément d’argent dans les quartiers populaires. Ce ne sont pas des zones de non-droit, même si il y a parfois des dérapages à condamner. La percée du salafisme en France a été progressive, contrairement à l’Angleterre où des mosquées, au nom du communautarisme, ont été d’emblée dirigées par des gens en sympathie avec Al-Qaida. Il a fallu beaucoup de temps pour que ce pays expulse ces ressortissants qui avaient pignon sur rue pour défendre Al-Qaida. En France, cela s’est fait par entrisme et pas en pleine lumière pour le salafisme et jamais Al-Qaida n’a eu pignon sur rue. Un mouvement piétiste s’est radicalisé et a commencé à déployer et à développer l’idée de la séparation de la communauté musulmane de la République. Avant que ce problème ne prenne une ampleur de masse, il s’est passé du temps.

Pourquoi n’y a-t-il pas l’émergence d’un islam de France ?

L’islam est récent dans l’histoire de la France. Il y a un processus original à construire qui ne peut pas être celui de 1905, avec la séparation de l’église et de l’Etat ou celui de l’adhésion à la République des juifs avec «le serment à la France». La République française c’est le droit de croire ou de ne pas croire. Ce n’est pas vivre selon les lois de sa religion, voire de son interprétation. C’est cet espace en France qu’il faut construire dans le respect de l’islam.

Qu’en est-il du vote des étrangers, promesse de François Hollande, est-il définitivement enterré ?

Je ne comprends pas pourquoi le débat a disparu de l’Assemblée nationale. Je ne partage pas l’idée, majoritaire à gauche, qui veut qu’à cause de la montée du nationalisme en France, nous devons mettre ce sujet de côté. Ce n’est pas ma conception de la politique. Dans ce cas, nous ne parlons plus de rien pour ne fâcher personne.

De nombreux problèmes en France sont liés aux difficultés économiques. Le dernier rapport de la Cour des comptes (10 février) nous apprend que sur les 500.000 contrats de génération fixé par François Hollande d’ici à 2017, seuls 40.300 avaient été signés fin juillet 2015 (il aurait dû y en avoir 220.000). Le dispositif est jugé «complexe et peu lisible par les entreprises». Le contrat de génération est-il un échec?

C’est un revers, ce n’est pas ce que nous voulions. Le dispositif était compliqué, sur une idée intéressante qui a été portée par le Président de la République. Malheureusement, on n’a pas trouvé le moyen pour la simplifier afin qu’elle puisse prospérer.

Mais le chômage en France reste aux alentours de 10 %, alors même qu’il baisse dans le reste des pays de l’OCDE. L’inversion de la courbe du chômage, promesse de campagne de François Hollande, vous semble t-elle possible ?

Il faut faire attention aux comparaisons avec les autres pays. Par exemple, pour l’Angleterre il y a eu la création de 77.000 emplois. En France nous en avons créé 46.000. Notre problème est que nous avons besoin de créer 150.000, compte tenu de notre démographie et des départs à la retraite. Le déficit est très important c’est pour cela qu’il nous faut une politique pour le diminuer. Contrairement à d’autres pays, la France ne produit pas de mini-jobs, mais des emplois. La législation allemande et anglaise permettent, dans une mesure plus importante, la création de «travailleurs pauvres»avec des salaires épouvantables. Les mini-jobs sortent de leurs statiques chômages, mais en France nous ne faisons pas cela. Notre pays a un avantage et un inconvénient c’est qu’en période de crise, son filet social protège les citoyens, malgré ses déficits. Mais en période de reprise de la croissance, c’est un obstacle à sa compétitivité. Il faut donc trouver le bon moyen pour continuer à protéger nos concitoyens tout en permettant la compétitivité. Concernant l’inversion de la courbe du chômage, je pense que c’est possible. La croissance s’améliore. J’espère juste que cela arrivera avant la présidentielle de 2017.

Si cela n’arrivait pas, c’est la droite qui pourrait en profiter. Que pensez-vous du retour de Nicolas Sarkozy ?

Je pense que son retour est difficile. Il a été Président. Il a été battu. Et maintenant il s’inquiète.

Alain Juppé est en tête des sondages. Finalement n’est-il pas un candidat plus «redoutable »pour François Hollande que Nicolas Sarkozy puisqu’il rassemble au-delà de son parti, notamment chez les sympathisants PS ?

La droite n’a pas d’idée neuve. Elle est forte que du rejet de la gauche. Elle est tout autant frappée que d’autres par la déconstruction de l’espace public auquel nous assistons. La primaire de la droite ne réglera pas son problème stratégique. Si c’est Nicolas Sarkozy qui l’emporte, il est presque certain que François Bayrou sera candidat. Si c’est Alain Juppé qui l’emporte, je pense que nous allons voir émerger une droite dure, bonapartiste, décomplexée. Nous l’avons constaté lors des élections régionales, le positionnement de la droite est compliqué à cause de la montée du FN. Je ne suis pas certain qu’Alain Juppé soit en mesure de faire face à cette équation. La droite en France c’est des solutions du passé portées par des hommes dépassés.

Vous évoquez la montée du FN, à quel point cela vous inquiète?

Je combats le FN depuis 1983. J’ai animé différents réseaux pour dire que ce mouvement avait vocation à prospérer car il s’appuie sur une faille qui est le nationalisme et le souverainisme xénophobes. Et là, tous les ingrédients sont réunis. D’un côté, il y a la mondialisation et de l’autre, l’échec européen, le chômage, les réfugiés et bien sur l’islam. Le FN a un espace pour évoluer et présenter une explication fruste aux difficultés quotidiennes que rencontrent les Français. Front national, Les Républicains-UDI, le Parti socialiste et ses alliés, j’ai appelé cela le tripartisme du paysage politique et c’est très inquiétant. Il n’y a évidemment pas 50% de Français qui partagent les idées du FN, mais avec une droite divisée et une gauche émiettée, les 30% du FN pourraient l’emporter.

Il y a eu la première manifestation du mouvement Pegida à Calais dimanche 7 février et l’islamophobie continue de faire débat en France. Quelle est votre position ?

J’ai pris position en disant que le refus du terme «islamophobie» me faisait rire! Il n’y a peut-être pas d’islamophobie mais il y a des islamophobes. En réalité, il y a deux mouvements qui se font face : il y a un mouvement identitaire en France qui estime que l’islam va dominer dans le pays, c’est la théorie du grand remplacement .Ce mouvement veut défendre une identité française qui selon ses membres est «blanche, catholique, apostolique et romaine» et ils veulent se séparer des musulmans, voire parfois les renvoyer «chez eux». Parallèlement, de l’autre côté de l’échiquier, il y a un mouvement radical salafiste, plusieurs nuances existent, mais dans l’ensemble ses membres estiment que la République ne peut pas décider de leur vie quotidienne et qu’ils doivent vivre comme le dit, d’après eux, le coran. Un mouvement nourrit l’autre. Les premiers pensent qu’on veut imposer un certain mode de vie à la République et les seconds pensent que la République veut leur interdire de vivre leur religion. C’est très dangereux et nous sommes juste au début. Je suis très choqué de ce qui s’est passé à Ajaccio et de ce que j’ai entendu à Calais, même si la situation des calaisiens est épouvantable. Cela donne une patine, une indication de la situation en France. Et pour finir mon raisonnement, je suis aussi très inquiet de ce que je lis sur les réseaux sociaux, c’est aussi épouvantable. Il y a une espèce de guerre civile et elle peut à tout moment s’exprimer dans la rue.

La gestion du problème migratoire ne fait pas non plus l’unanimité. L’accueil réservé par la France aux réfugiés vous semble-t-il à la hauteur de leur drame humanitaire?

La situation des réfugiés est terrible. C’est un problème européen. Je suis en faveur d’une conférence internationale sur les réfugiés. Nous avons besoin d’une position solidaire et commune de l’Europe. Je suis pour le traitement politique de la question des réfugiés qui combine une solution là-bas, militaire ou pas, le financement de l’accueil dans les pays limitrophes, la mise en place de « hot spots » dans les pays de la deuxième zone d’accueil. Et une solution solidaire – excusez ce terme épouvantable – pour le solde.

Dans leur grande majorité, les réfugiés ne veulent pas venir en France ou y rester notamment ceux de Calais. Comment l’expliquez-vous ?

C’est parce qu’ils ont des liens qui datent de la colonisation anglaise. Ils ont souvent des proches là-bas. Ils constatent aussi que la situation économique n’est pas bonne et que le FN est à 30%. Le paradoxe c’est que le Front national dit que la France attire les réfugiés pour ses minimas sociaux alors que ce n’est pas vrai. Ils ne veulent pas rester ou venir en France. Après, nous accueillons les réfugiés en fonction des quotas fixés. Il faut que l’Europe fasse plus mais il faut surtout que la guerre s’arrête.

Vous le rappelez, la situation des réfugiés est directement liée au conflit syrien. Laurent Fabius quitte son poste de ministre des Affaires Étrangères pour le Conseil Constitutionnel alors que la situation en Syrie est chaotique, notamment à Alep où le régime de Bachar al-Assad avec l’aide des Russes est entrain de reconquérir la ville. Est-ce un choix responsable ?

Premièrement, il faut lancer un cri d’alerte sur ce qui se passe à Alep. La ville est bombardée, les populations sont dans des situations épouvantables et elles fuient ici. Vladimir Poutine et Bachar al-Assad bombardent et les populations viennent chez nous. Ce n’est pas tolérable et il faut le dénoncer. Je suis étonné de voir que la seule formation politique en France à avoir protesté contre cette situation est le PS. Concernant le départ de Laurent Fabius, certes c’est un homme intelligent, précis et efficace, mais il y a un Quai d’Orsay qui mène une politique. Laurent Fabius était ministre de Jean-Marc Ayrault. Ce dernier était donc informé et en phase avec son ministre. Il n’y aura pas de rupture de continuité.

Toujours concernant le dossier syrien, l’Arabie Saoudite se dit prête à envoyer des troupes au sol si la coalition le décide. Quelle est votre position ?

Tout ce qui permet de régler le conflit le plus rapidement possible doit être étudié. Le retour du printemps m’inquiète, les gens vont recommencer à marcher, il y a urgence ! La Grèce n’est pas en situation de gérer le problème, les turcs sont ambivalents, la Bulgarie ne peut pas faire face. La situation humanitaire va être dramatique. Je suis donc d’accord pour que l’on étudie sérieusement cette possibilité. Mais il faut être prudent. La tension est maximale entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Il ne faut donc pas se précipiter sur une solution qui conduise à un conflit régional.

Autre région touchée par le terrorisme, le Sahel, dans cette zone le caractère transfrontalier de la menace terroriste a exigé une approche régionale. C’est dans cet esprit que l’opération Barkhane est lancée le 1er août 2014. Pourtant, les groupes terroristes prolifèrent et multiplient les actions. Comment la France combat-elle ce terrorisme qui devient une menace pour l’Hexagone et l’Europe?

La France a évité au Mali la constitution d’un Etat terroriste aux portes de l’Europe, même si c’est de l’autre côté du Sahel. Mais le conflit aurait pu se métastaser dans le reste de la région. Notre pays n’a jamais prétendu que son intervention militaire et que sa volonté d’aider à la reconstruction d’un état malien géré par les maliens mettait une fin définitive à la prolifération du terrorisme. Il y a des petites structures réfugiées dans le Sahel ou le sud de la Libye qui peuvent faire des incursions, mais elles ne peuvent pas prétendre gérer un Etat. La présence de la France est indispensable, mais il y a également toute une série de décisions et d’actions à entreprendre comme les élections démocratiques, la construction d’un Etat, la formation d’une armée et la mise en place d’institutions au Mali et dans l’ensemble des pays concernés.

Les groupes terroristes donc Daesh gagnent du terrain en Libye, êtes-vous en faveur d’une action en Libye ?

Je pense que pour mener une action en Libye, il faut réunir deux conditions : la première est que le Conseil de Sécurité de l’ONU prenne une positon en faveur d’une intervention. La deuxième condition, il faut un début de consensus en Libye. Il ne faut pas frapper les terroristes s’il y a un désordre dans l’ensemble du pays. La prise de conscience commence chez les Libyens. Même si la situation est chaotique, ils savent qu’ils doivent quitter l’ère Kadhafi tribale pour constituer l’embryon d’un Etat national. Si ces deux conditions sont réunies. Les Libyens pourront faire appel à la communauté internationale pour participer à une action de reconquête de leur territoire. Il ne faut pas être dans une « attitude » coloniale, il faut répondre à des gens qui veulent combattre le terrorisme.

La réponse sécuritaire est-elle suffisante en Afrique où persiste un problème de gouvernance dans certains pays et de démocratie dans d’autres ?

C’est injuste parce que la croissance africaine va finir par faire pâlir l’Europe riche. Par ailleurs, plus le temps passe, plus les générations sont démocratiques, formées, éduquées. Elles sont d’ailleurs de plus en plus critiques avec les gouvernances monopolisant le pouvoir. Cette génération est soutenue par la France et l’ensemble des pays démocratiques. Cela exerce une pression sur les États pour aller vers une transition démocratique. C’est un processus lent et long. Evidemment, la réponse sécuritaire ne suffit pas. J’ai appelé à une conférence internationale sur les réfugiés pour avoir une vision d’ensemble avec à la fois les pays qui accueillent et ceux qui «envoient». Il faudrait également la présence des pays qui peuvent aider avec des fonds pour sédentariser les populations. Si nous n’adoptons pas une politique globale et totale, nous allons en permanence avoir les mêmes problèmes.

Le roi Mohammed VI a plusieurs fois appelé les Africains à prendre leur destin en main en plaidant pour le co-développement et pour les investissements triangulaires. Que pensez-vous de cette stratégie et comment l’Afrique peut-elle s’émanciper des pays riches?

Toute une série de leaders des années 1960 ont professé cette idée, de voir l’Afrique s’émanciper des gouvernements coloniaux et puis face à la manière coloniale dont la décolonisation s’était faite. Je pense que c’est nécessaire, vu la situation économique des pays européens. Nous investissons beaucoup d’argent dans la présence militaire dans des pays africains alors que nous sommes nous-mêmes en difficulté. De plus, nous avons besoin du développement africain car plus ce continent gigantesque se développe, plus une classe moyenne va consommer. Comme cela s’est passé avec la Chine. Par conséquent, c’est là un facteur de développement pour l’Europe. Le bassin méditerranéen, qui est aujourd’hui à feu et à sang, peut redevenir le poumon de l’humanité et cela grâce aux civilisations qui le traversent et de l’inventivité qui s’y exerce. Les cultures peuvent être beaucoup plus proches que nous voulons le reconnaître. Et l’effet paradoxal de la colonisation réside dans une détestation latente mais dans une reconnaissance constante.

Le Roi du Maroc rencontre François Hollande mercredi, au menu des discussions figure la Cop 22. Comment la France et le Maroc peuvent-ils collaborer dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préparation de la prochaine COP de Marrakech?

D’abord par la réussite de la COP22. La France préside, le Maroc organise. La collaboration est nécessaire. Ensuite, en réalisant les objectifs maitrisables de la COP21. Enfin, en explorant la question de la solidarité mondiale avec les pays émergents dans la transition écologique.


Propos recueillis par Noufissa Charaï

 

12 Nov

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L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

par

JCC RFI 12112015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Frédéric Rivière sur RFI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


J.-C. Cambadélis: «J’appelle tous les… par rfi

 

Sommet de Malte

« Ce sommet avec l’Afrique c’est le bon sens. On ne peut pas régler le problème à coups de barbelés ou de murs. Il faut aider au développement et à la sédentarisation. (…) Le Parti socialiste avait proposé une conférence mondiale sur le sujet.

Droit de vote des étrangers 

Les socialistes et l’ensemble de la gauche doivent se battre pour cette mesure

Amendement Ayrault-Muet 

Jean-Marc Ayrault propose un pas de plus vers la grande réforme. (…) S’il s’agit d’engager le débat sur la réforme fiscale nécessaire, on ne peut être que pour.

Elections régionales / Front républicain

Je n’ai pas l’habitude de mettre mon caleçon après mon pantalon. Il faut faire les choses dans l’ordre. Il y a un premier tour et un deuxième tour. J’appelle l’ensemble des socialistes à se concentrer sur le premier tour. Je dis à tous les socialistes « Trop de confidences nuit à la cohérence ». La cohérence, c’est de battre la droite et l’extrême-droite dès le premier tour.

Je pense que dans le Nord – Pas-de-Calais – Picardie, Pierre de Saintignon sera devant Xavier Bertrand au 1er tour et que la question sera posée à la droite et pas à la gauche. En tous les cas je me bats pour ça, je ne me mets pas dans la situation où Marine Le Pen aurait gagné les élections régionales. Je ne suis pas un défaitiste, je suis un combattant
Il faut gagner et sortir le plus haut possible au 1er tour.

Il y a treize régions et nous sommes plus souvent en combat avec la droite qu’avec l’extrême droite. Donc d’abord le premier tour, il faut sortir en tête et sortir le plus haut possible pour après rassembler l’ensemble des forces de gauche.
On met le Front national trop au centre. La bataille centrale est avec la droite. Et il faut tout faire pour battre l’extrême droite.

Propos de Jean-Christophe Lagarde

Jean-Christophe Lagarde est inféodé à Nicolas Sarkozy. (…) Je suis très étonné des propos de Jean-Christophe Lagarde. Il n’a rien dit de tel quand Nicolas Sarkozy mettait sur le même plan le Parti socialiste et le Front national. Comme d’habitude avec Jean-Christophe Lagarde, il y a des vérités à géométrie variable. »

19 Sep

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Contribution de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste Conseil national du samedi 19 septembre 2015

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Contribution de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste

Conseil national du samedi 19 septembre 2015

 

Une confusion politique extrême règne en France. Elle est causée par l’opposition de droite et d’extrême droite qui ont de plus en plus de mal à dissimuler leur rapprochement de fait et qui, lentement mais sûrement, remettent en cause les repères républicains de notre démocratie. Il y a un grand danger que la crise des réfugiés va accentuer.

 

Cette confusion est également entretenue par l’esprit et les comportements de fragmentation qui prévalent à gauche. Le mauvais calcul fait par certains d’un nouveau front, gauche contre gauche, ajoute au brouillage général des clivages.

 

Cette confusion généralisée appelle une extrême clarté de la part du Parti socialiste, dans la défense de ses valeurs comme dans l’expression de ses positions. Face au danger réactionnaire et ultra-droitier à l’oeuvre dans notre pays et sur le continent, il en va de l’intérêt de la République, de l’Europe et des forces de progrès. Le Parti socialiste doit donc se prononcer de manière forte et claire sur des questions essentielles dont le traitement et l’issue détermineront en grande partie le destin collectif pour les années à venir.

 

I

 

Il y a – c’est l’urgence – la crise des réfugiés. Le Parti socialiste est pour un traitement républicain de l’immigration et des réfugiés. Républicain, c’est-à-dire dire humain avec les réfugiés et sans concessions sur les causes géopolitiques qui jettent les réfugiés sur les routes et dans nos bras. Les municipalités socialistes sont solidaires et disent oui à l’accueil, faisant honneur à notre histoire nationale et notre tradition républicaine. Les droites prétendent régler la question des réfugiés avec des préjugés et des nouvelles lignes Maginot qui sont toujours des lignes imaginaires, nous voulons la solidarité maîtrisée pour la rendre durable. Maitrisée, c’est-à-dire organisée, européanisée, en conjuguant humanité et responsabilité, en accueillant les migrants qui relèvent du statut de réfugiés et en raccompagnant dans le respect des personnes et du droit, les migrants économiques dans leurs pays d’origine, et ce afin de préserver le principe même du droit d’asile. Le Parti socialiste prône un traitement républicain et aussi un traitement international de la question des réfugiés et de l’immigration. Nous défendons ainsi l’organisation d’une conférence internationale, à Paris : cette idée que nous avons proposée lors de notre dernier congrès a été reprise par le Président de la République lors de sa conférence de presse de rentrée.

 

 

II

 

Les réfugiés fuient la guerre. Ils fuiront demain le climat. C’est pourquoi le Parti socialiste est pleinement engagé pour la réussite de la conférence Paris climat 2015, la COP 21. Il est plus que temps de stopper l’appétit de richesses naturelles du profit, incompatible avec notre monde fini d’espèces et de ressources. Nous réunirons les leaders sociaux-démocrates et les progressistes les 21 et 22 octobre prochains dans le cadre de notre campagne de sensibilisation et de mobilisation. Les droites ne s’intéressent à la question du climat que dans le cas des réfugiés climatiques, nous en avons fait le socle de notre nouvelle identité, la social-écologie. L’enjeu traverse tous les autres : il s’agit d’empêcher que la Terre devienne une planète sans vie et donc d’éviter que l’humanité devienne un peuple sans terre.

 

III

 

Le Parti socialiste a besoin de clarté dans l’expression de ses convictions mais aussi d’innover. Le Parti socialiste doit se dépasser. Cette bataille pour le dépassement doit se mener dès à présent, à tous ses échelons de notre formation et en dehors, aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui veulent faire face au bloc réactionnaire et qui souhaitent bâtir une alliance populaire. Ce dépassement ne sera pas aisé pour les partis progressistes, car il faudra sortir de nos zones de confort, dépasser nos habitudes, nos appréhensions et nos réflexes. La limpidité de l’alternative devrait nous y aider, c’est soit le dépassement, soit le dépérissement.

 

La division provoque déjà ses effets dans la préparation des élections régionales. Rien n’aura milité pour que la gauche et les écologistes, unis au quotidien dans les exécutifs régionaux, travaillant à des régions humaines, solidaires et écologiques, se divisent lors de ce scrutin. Encore moins lorsqu’il s’agit de faire barrage au Front national. L’alliance entre Europe Ecologie – Les Verts et le Parti de gauche dans les régions ne vise pas à vise pas à gagner pour gérer la région, promouvoir l’écologie, voire assurer la défaite du Front national, mais à ériger sur la défaite de la gauche un nouveau pôle de radicalité. Jusqu’au bout nous nous battrons pour l’unité. Car décider la division, c’est manquer de clairvoyance mais surtout perdre de vue l’essentiel, l’impact de notre défaite commune sur la vie quotidienne de nos concitoyens au moment même où ils ont besoin de solidarité et d’efficacité, d’innovation et de protections. Il ne faut pas se leurrer, l’échec de la gauche provoquerait la transformation nos régions solidaires en laboratoires de l’austérité ou de la haine.

 

Sans relâche, dans le respect réciproque et jusqu’au bout, le Parti socialiste mènera la bataille de l’unité avec les forces de gauche et les Écologistes. Nous appelons d’ores et déjà nos partenaires historiques à faire sans ambiguïté le choix de l’union au second tour. En décembre, la gauche peut créer la surprise et aussi un véritable élan. Ne gâchons pas l’une et n’empêchons pas l’autre.

 

IV

 

Le Parti socialiste fait preuve de clarté pour défendre ses valeurs réaffirmées, son identité renouvelée, penser son dépassement programmé et mener son combat pour l’unité. Le Parti socialiste fait aussi preuve de clarté dans l’expression de ses exigences vis-à-vis du Gouvernement dans le combat commun pour l’emploi et le redressement productif de notre pays. Le débat sur le budget ne peut être une énième querelle chez les socialistes. La situation politique et le moment électoral le proscrivent. Pour autant il faut faire l’inventaire du débat avec le gouvernement. Nous nous félicitons de la baisse massive de l’impôt et de l’instauration de l’impôt à la source, propositions du Parti socialiste qui continue de militer pour une une réforme fiscale. Le Parti socialiste enregistre avec satisfaction l’effort du Gouvernement vis à vis des collectivités locales pour l’investissement dans les territoires général et les communes rurales en particulier. L’effort en ce domaine doit être soutenu et constant.

 

Enfin, les décisions du gouvernement de lisser les abattements de cotisations répondent en partie à notre demande d’un pacte de responsabilité mieux ciblé et restructuré. Le Parti socialiste poursuit la discussion avec le gouvernement pour être utile à la France et aux Français.

 

Devant nous, il y a aussi l’enjeu crucial de la réforme du code du travail. Les lignes rouges du Parti socialiste concernant le respect des droits des travailleurs et de la négociation salariale sont les mêmes que celles du Président de la République et du Premier ministre. Afin de pouvoir arrêter ses positions et formuler des propositions précises dans le débat public, le Parti socialiste attend disposer du détail de réforme du droit du travail. En tout état de cause, fidèle à l’orientation de son congrès de Poitiers, le Parti socialiste considère la mise en oeuvre du compte personnel d’activité comme une préalable. C’est une garantie nécessaire à toute évolution et une contribution majeure à des parcours professionnels sécurisés. Une grande conquête sociale de la gauche pour l’intérêt général et l’avenir.