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24 Jan

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[Parti Socialiste] G20

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[Communiqué du PS, signé par Jean-Christophe Cambadélis et Michel Sapin]

Début de la Présidence française du G20: où sont passées les grandes ambitions de Nicolas Sarkozy ?

« Nous allons essayer de mettre d’accord tout le monde sur les indicateurs qui permettront d’analyser les déséquilibres persistants ». Cette phrase du Président de la République illustre à elle seule le caractère hésitant et brouillon dans la forme et le recul sur le fond du discours de Nicolas Sarkozy.

Alors que nous étions habitués à des propos grandiloquents sur la refonte du système monétaire et financier mondial, sur la fin des paradis fiscaux ou des produits financiers « toxiques », suivis de décisions faibles voire inexistantes, cette fois-ci, même les déclarations de principe avaient perdu de leur force.

Les ambitions de la Présidence française ont visiblement été largement revues à la baisse. Nicolas Sarkozy s’est contenté de fournir un ordre du jour. Pourtant, nous sommes loin d’être sortis de la crise et le fonctionnement du système monétaire et financier est toujours aussi instable. Il est urgent d’agir.

Depuis plusieurs mois, le Parti socialiste européen et en son sein le Parti socialiste français ne cessent de proposer des mesures progressistes qui permettraient à la fois de refaire passer l’économie réelle avant la finance et de dégager des ressources pour financer des politiques de soutien à l’activité.

S’agissant de la stabilité du système financier international, les socialistes proposent :

– tous les produits dérivés, y compris les produits hors bourse (OTC) doivent être régulés,

– la vente à découvert sans contrepartie doit être interdite,

– une taxe sur toutes les transactions financières de 0,05 % doit être introduite,

– pour les banques, la séparation entre les activités de dépôts et d’investissement.

S’agissant de la stabilité monétaire, le Parti socialiste demande également au Président de la République d’œuvrer, dans le cadre de la présidence française du G20, à la mise en place d’une monnaie de réserve mondiale.

S’agissant de la refonte de la gouvernance mondiale, le Parti socialiste propose un renforcement du rôle du FMI dans la mise en œuvre d’une réforme du système monétaire et dans sa régulation, et réitère sa demande concernant la présence de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) au G20, ainsi que la participation de l’Afrique à ces réunions. Enfin, il est urgent de prendre des mesures qui mettront réellement fin aux paradis fiscaux, à la fraude et à

l’évasion fiscale, à l’évasion réglementaire et au blanchiment d’argent, en interdisant aux banques et aux établissements financiers de travailler avec les paradis fiscaux.

24 Jan

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Réaction après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy

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« Dans ce monde inquiétant, Nicolas Sarkozy n’a pas été rassurant. Hier, il nous disait vouloir faire de SON G20 celui d’une nouvelle régulation mondiale, construisant un ordre monétaire et là il nous dit avoir réussi à imposer un agenda. C’est à dire un accord pour discuter (…)

J’ai été surpris par la formule employée par le Président à propos de la Tunisie. Il nous dit avoir sous estimer la « désespérance » du peuple tunisien. On peut sous estimer un processus révolutionnaire, mais sous estimer la désespérance d’un peuple c’est désespérant pour notre diplomatie (…)

Ces propositions sur le FMI sont celles avancées par Gordon Brown lors du G20 de Londres, mises en route par le Directeur général du FMI et dont Nicolas Sarkozy se fait l’avocat aujourd’hui (…)

Nous soutenons bien volontiers la position de la France contre le terrorisme. Nous demandons simplement que Nicolas Sarkozy fasse comme ses prédécesseurs et reçoivent les partis d’opposition au Parlement pour l’éclairer ».

25 Oct

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Impressions Russes

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Des oligarques aux mouvements des droits de l’homme en passant par des ministres, des chercheurs ou encore des parlementaires, notre tour fut complet. Il en ressort quelques impressions.

D’abord le caractère post traumatique de la Russie après l’effondrement de l’URSS et la déroute de l’ère Eltsine et ses recettes ultra libérale. Il s’en est suivi une « inertie politique, énergie économique » remarquable. Un réinvestissement civique dans des mouvements thématiques (retraites, automobiliste, voire écologiste) ou dans la sphère du privé et un grand nationalisme. Laissant à une oligarchie éclairée le soin de défendre l’intérêt russe, la stabilité économique et l’enrichissement. Ce pouvoir n’est pas homogène, même si Poutine flirte autour des 80% d’opinion favorable? Un pouvoir fort, bonapartiste, appuyé sur des couches moyennes qui décollent et un peuple de province pour qui l’Etat central est la mère nourricière. Et de fait Moscou concentre 80% de la richesse elle-même détenue par 10% de la population. La Russie commence son retour dans l’arène internationale, grâce à un Medvedev conscient de la convergence des préoccupations communes avec le monde occidental. Régulation, développement durable, règles du commerce, islamisme intégriste, état de droit ainsi que la défense de la culture russe, la lutte contre les débordements de la corruption et le fléau de l’alcoolisme. Ce qui fait, au passage, que les femmes sont plus recherchées pour l’emploi.

Plus ouvert sur l’OTAN, à condition que l’on ne défende pas « l’OTAN global ». Favorable à un partenariat stratégique avec l’Europe. Réfléchissant à une zone financière « rouble » plutôt pour normaliser son secteur financier que pour la réaliser. Nos interlocuteurs au plus haut niveau ont concédé que le traitement du Caucase n’avait pas été performant. Très regardant sur l’Afghanistan où un retrait les laisserait en première ligne.

Un mot semble tabou: la Chine. Y penser toujours, n’en parler jamais, semble être le leitmotiv russe. Tentant de faire baisser le sentiment anti russe en Pologne, dans les pays Baltes, la Russie regarde beaucoup l’Allemagne jugée plus sûre que la France Sarkozyste, moins fiable. Reste à l’évidence, la question des droits de l’homme. Plus criticable que ne le pense le Kremlin, moins que ne le dit la presse occidentale, si on compare à la mansuétude vis-à-vis d’autres pays émergents. A l’évidence sans rien retrancher sur nos principes, la France doit agir fermement avec constance vis-à-vis de la Russie. Pour des raisons stratégiques et économiques. Nous avons poursuivi notre dialogue avec « Russie juste » dans un colloque de haut niveau sur la situation dans les deux pays. Ces derniers seront présents lors du conseil de l’International Socialiste à Paris avec M. Mironov, le Président du sénat, le principal dirigeant.

04 Avr

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Rencontre avec Howard Dean

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terranovaJ’ai rencontré aujourd’hui Howard Dean à Paris au cours d’une conférence entre l’ex-président du Parti démocrate lors de la campagne de Barack Obama et le Parti socialiste.

J’ai plaidé pour un nouveau modèle de développement, un « keynesianisme vert », une réglementation des marchés, la nécessité de stopper la déflation salariale, le combat contre la crise de la justice redistributive et la coexistence pacifique des civilisations au-delà de la crise actuelle.

Howard Dean a présenté la campagne de Barack Obama et explicité l’importance des primaires dans la sélection de Barack Obama. Il a expliqué que l’Europe ne s’est pas encore rendue compte que les Etats-Unis étaient forts, mais aussi dominant et il a plaidé pour une régulation tout en acceptant le capitalisme qui correspond à la nature humaine. Il a insisté sur le développement durable pour le Sud.