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16 Sep

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV

L’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV

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JCC BFM RMC 16092014

 

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 


Bourdin Direct: Jean-Christophe Cambadélis – 16/09 par BFMTV

13 Juin

Commentaires fermés sur Réforme des retraites: interview dans Le Monde

Réforme des retraites: interview dans Le Monde

par

logolemonde

Propos recueillis par Bastien Bonnefous

Faut-il selon vous une grande réforme ou une réforme plus conjoncturelle sur ce dossier ?

Le PS, qui a mis en place son propre groupe de travail sur les retraites, souhaite que le gouvernement ne cède ni aux sirènes du grand soir, ni à l’immobilisme. La méthode choisie jusqu’à présent nous semble bonne car elle respecte les partenaires sociaux, la retraite par répartition donc la solidarité, et elle respecte aussi les faits. C’est comme cela qu’il faut aborder une réforme qui a un aspect à la fois conjoncturel et structurel.

S’attaquer aux retraites est toujours très sensible politiquement, surtout dans le contexte économique et social actuel. Quelles sont les lignes à ne pas franchir ?

Il faut tout mettre sur la table et ne pas avoir de réforme cachée. Le gouvernement devra être la gare de triage de l’intérêt général, sachant qu’il y a deux principes à respecter. Le premier est qu’il y a un vrai déficit de la branche retraites et tout le monde doit s’en convaincre. Celui-ci est dû au ralentissement économique mais aussi à l’allongement de la vie. Il faut donc le traiter à court terme en trouvant 7 à 8 milliards d’euros, et à long terme. Mais il faut aussi intégrer les efforts économiques mis en place, c’est-à-dire la compétitivité. Il nous faut trouver un équilibre qui permette de passer l’obstacle et de pérenniser les retraites dans la justice. Si on veut tout faire, on peut courir le risque de ne rien faire, Juppé nous l’a montré en 1995.

Aligner le régime des retraites dans le public sur celui du privé serait-il selon vous une réforme juste ?

Cette question doit être posée. Il ne doit pas y avoir de sujet tabou, mais il ne faut pas en faire non plus le marqueur de la retraite. Il y a d’autres marqueurs : le niveau de vie des petites retraites, l’égalité hommes-femmes, la pénibilité… Il ne faut pas suivre les ayatollahs de la réduction, mais il ne faut pas non plus croire ceux qui pensent que demain sera forcément toujours meilleur. Il faut avancer dans une réforme juste et équilibrée.

Le gouvernement explique que puisque l’on vit plus longtemps, il va falloir travailler plus longtemps pour justifier l’allongement de la durée de cotisation. Lorsque la droite portait cet argument sous le précédent quinquennat, le PS la critiquait. Pourquoi a-t-il changé d’avis ?

Je crois qu’il y a eu une maturation dans l’opinion sur ce sujet. Personne aujourd’hui ne remet en cause l’aspect structurel des déficits, même si on peut penser que l’aggravation est aussi due au manque de croissance économique, donc le retour de la croissance que nous préparons devrait logiquement améliorer en partie la situation. C’est la raison pour laquelle je milite pour la réversabilité. Il ne faut pas s’enfermer dans une réforme absolue, mais traiter le problème à fond tout en se laissant des possibilités de réajuster en fonction de notre croissance future.

La CGT menace déjà d’un conflit social en septembre, plusieurs élus socialistes s’inquiètent aussi du calendrier de la réforme, craignant qu’elle ne vienne polluer la future campagne des municipales. Le gouvernement doit-il se préparer à une rentrée mouvementée ?

Il me semble que l’on crie avant d’avoir le texte. C’est de bonne guerre pour les syndicats, ça l’est moins pour les politiques. Il sera toujours temps quand les arbitrages seront faits de dire si le curseur est juste ou pas. Si on respecte la méthode, je suis persuadé que l’on peut arriver à une réforme, qui sans avoir un consensus général, peut satisfaire le plus grand nombre. Maintenant la rentrée sera difficile et pas simplement sur la question des retraites : le chômage est là, les Français font des efforts. Il y a aussi des restrictions budgétaires, les allocations familiales et le bilan que nous a laissé la droite. On va moins doter les collectivités locales et il y a la bataille que l’on mène en Europe pour la réorientation de la construction européenne. Tout cela fait un menu lourd pour l’automne.

18 Nov

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Arrêtons les conneries

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Le PS n’est pas menacé de gauchisation. C’est Pierre Moscovici, proche de DSK en dernier ressort, qui a conduit la Convention sur le modèle économique. C’est Michel Sapin, rocardien et proche de Hollande qui a élaboré le plan de relance. C’est Jérôme Cahuzac et Alain Muet, proche de DSK, qui conduisent la politique économique du PS. C’est moi-même avec Laurent Fabius qui a piloté la Convention internationale. C’est Marisol Touraine, proche de DSK, qui a élaboré le projet sur les retraites. C’est Marie-Pierre de la Gontrie, proche de DSK, et Elisabeth Guigou qui pilotent le Forum sur les libertés et la justice. C’est Jean-Jacques Urvoas, proche de DSK, avec François Rebsamen, qui ne vient pas précisément de la gauche du parti qui a conduit la Convention sur la sécurité.

Aucun président de Région n’est membre de la gauche du PS. Et franchement, Martine Aubry ne gère pas en gauchiste la communauté urbaine de Lille. Enfin, je ne voudrais pas être discourtois avec Benoît Hamon, mais le texte sur l’égalité réelle endosse une problématique qui n’était pas au point de départ la sienne. Reste le chiffrage du projet, c’est une plaisanterie alors qu’on parle d’un projet à 20 ans.

Deuxième bêtise le risque de droitisation de DSK via les « compliments de Sarkozy », je ne sais pas si DSK sera candidat mais si c’était le cas, à force de lui dresser des lauriers, il sera impossible à Sarkozy de le critiquer. Il se tire une balle dans le pied sans tromper la gauche qui est sarkophobe. Par ailleurs, méditons les résultats de Papandreou. Le mouvement social ne fait pas une élection.

Autre argument, il y aurait une gauchisation qui empêcherait, s’il le souhaitait, DSK de se présenter. Au-delà du fait que personne ne peut préjuger du choix de DSK, ceux qui agitent cette idée l’aiment tellement qu’ils se proposent de le remplacer s’il ne venait pas. « Au secours » ! Pourvu qu’il ne vienne pas ».

Enfin, dernier argument futile: Sarkozy est prêt et la gauche ne l’est pas. On « rêve » ! Sarkozy est dans les cordes et la gauche avance à son pas. Qui s’imagine qu’il va gagner les cantonales ou les sénatoriales. Dans moins de deux mois, tout sera à refaire. Sarkozy le sait, il ne peut rebondir. Il ne peut que se faire réélire car l’élection présidentielle est un temps politique en soi. Il prépare donc le moment autour de trois positions. Reprendre pied dans son camp. Faire de son handicap, il est impopulaire, un avantage. Il aurait réformé. Parier sur la fragmentation du centre et la concurrence entre les populistes pour passer le premier tour. Quant au second, il avisera.

Le PS doit être aussi froid et arrêter d’être balladé, balayer les idioties: le PS construit pas à pas un réalisme de gauche, le « social réalisme », qui est une alternative crédible et sociale à Sarkozy. Il est la seule alternative crédible à Sarkozy car il est la seule formation capable d’attirer sur sa droite et sur sa gauche. Il a écrasé Sarkozy aux régionales. Ses leaders sont populaires et il a fait émerger de nouvelles têtes. Ses élus veulent gagner sinon la réforme territoriale s’appliquera. Et surtout, le peuple est inconditionnellement pour la défaite de Sarkozy qui a échoué et déçu.

05 Nov

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Il n’y a pas de problème Hamon !

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Franchement, neuf fois sur dix notre porte-parole fait honneur à tous. Et il vaut mieux Benoit Hamon dans le Parti socialiste que Jean-Luc Mélenchon dehors. Ce dernier n’étant qu’au tout début de son évolution. L’objectif du leader du Parti de gauche n’est pas l’extrême gauche mais l’ensemble de la France protestataire. Mais nous y reviendrons.

Quant à Benoit Hamon, je n’ai pas entendu de protestations de sa part aux déclarations de Martine Aubry sur France 2, à propos des retraites ou sur le respect du calendrier pour les primaires. Que peut-on lui reprocher ? La cacophonie ? Est-il vraiment le seul responsable de déclarations ne reflétant pas les positions du PS ? Quelques formules d’un autre temps ? Mais font-elles au PS la pluie et le beau temps ? D’avoir reçu Besançenot ? Bof ! Je lui reprocherais plutôt de n’avoir pas dans le même temps invité Marisol Touraine ou Harlem Désir. DSK n’est pas son premier choix ? la belle affaire ! Ce n’est pas le seul. DSK n’est pas candidat. Mais je n’ai pas entendu de sa part la volonté de quitter le PS s’il l’était. Mais si il veut voir un désaccord signifiant entre Martine Aubry et les Strauss-Khaniens, c’est son droit.

Reste Pascal Cherki, le plus à gauche des socialistes du monde. Il en faut. Il n’y a aucune raison d’obtempérer à ses sentences. Elles sont nombreuses, parfois pertinentes, mais elles sont souvent tellement radicales qu’elles handicapent ses amis. Mais le maire du 14ème sait être réaliste. Il sait par exemple parfaitement se lover dans la gestion municipale de Bertrand Delanoé.

Sur la ligne maintenant, tout le monde la veut de gauche (ceux qui la veulent de droite levez le doigt !), crédible (personne n’évoque la rupture avec le capitalisme), réformiste (évidemment ! Ce serait quoi l’alternative ?). Alors, dans le serpent programatique qu’élabore le PS, il y a des bornes à ne pas dépasser, mais il n’est pas interdit d’en jouer. Est-ce-que la présence de la gauche du PS complique le centre de gravité du PS ? Les sondages n’ont pas l’air de le dire. Évidemment on peut rêver d’un PS répétant comme l’UMP des éléments de langage prémâchés, mais ce ne serait plus un parti vivant. Et la presse qui sur-joue la clarification, elle espère surtout pouvoir parler de division. C’est le problème de la 5ème République. Il ne s’agit pas d’élire le Président de la gauche mais celui de la France ! Il faut donc rassembler le Parti Socialiste de Manuel Valls à Benoît Hamon, de Pierre Moscovici à Pascal Cherki. Le tout sur un projet qui soit de sortie de crise. Il est peu probable – tout le monde en convient – que le programme, si ce mot a un sens, de Jean-Luc Mélenchon ou du NPA le permette et il est encore moins que sûr que la France soit majoritairement mûre pour celui-ci, personne n’en doute au PS. Il reste aussi que l’on ne peut pas dire non plus qu’on fera ce que fit Sarkozy, Ce qui donne de la place à l’imagination de gauche pour être capable de résister à la concurrence des Verts et de la gauche protestataire et enfin attirer au delà de la gauche. Il y a donc beaucoup de travail et pas de temps à perdre avec des querelles subalternes.

20 Oct

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Moscou: Du fiasco de Sarko à l’entente continentale

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Je quitte Paris alors que les dernières manifestations marquent le « fiasco de Sarko ». La réforme est morte née. Il faudra la changer et pas seulement parce qu’elle est injuste mais parce qu’elle n’est pas financée. Il est peu probable, au vu du tollé, que Sarko se drape dedans lors de la présidentielle.

Je pars donc à Moscou réfléchir à l’entente continentale entre l’Europe et la Russie. Notons au passage que le sommet de Deauville de Sarkozy est une faute. Réunir l’Allemagne et la Russie sans l’Europe et sans avoir au préalable pris au moins langue avec la Pologne est une erreur. Je serai en Pologne au début du mois de décembre.