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22 Déc

Commentaires fermés sur « La révolution, la gauche et nous », interview croisée de Jean-Christophe Cambadélis et Daniel Cohn Bendit pour L’Obs

« La révolution, la gauche et nous », interview croisée de Jean-Christophe Cambadélis et Daniel Cohn Bendit pour L’Obs

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L’Obs publie ce jour une interview croisée de Jean-Christophe Cambadélis et Daniel Cohn-Bendit que vous pouvez retrouver ci-dessous:

Pour Daniel Cohn-Bendit et Jean-Christophe Cambadélis, 1917 a changé la gauche et déterminé leurs choix politiques. L’ex-leader de Mai-68 s’est construit dans une opposition radicale au communisme. Le futur patron du PS s’est nourri des récits de la révolution russe et a fait ses armes dans une organisation trotskiste. Pour « l’Obs », ils ont accepté d’en débattre. Avec le concours d’un autre soixante-huitard, le réalisateur Romain Goupil, vieil ami de « Dany », qu’il accompagnait ce jour-là

Les révolutions russes ont eu lieu il y a cent ans. Pourquoi avoir accepté de venir en débattre avec nous aujourd’hui, au moment où la gauche française a tant d’autres problèmes ?

Daniel Cohn-Bendit Je trouve ça drôle, je n’y avais pas pensé !

Jean-Christophe Cambadélis Je voulais écrire un livre sur 1917, mais je n’aurai pas le temps. L’année 2017 va être un peu occupée pour les socialistes.

Qu’est-ce que ces événements représentent pour chacun de vous personnellement? Quelque chose de fondateur ?

J.-C. C. C’est, avec la guerre de 1914, la matrice du xxe siècle. Et la base de mon engagement politique, qui a démarré avec l’« Histoire de la révolution russe » de Trotski, que j’ai lu un été de mon adolescence. J’ai été emporté par cette histoire d’émancipation des peuples, de grande marche de l’humanité vers sa libération. A cette époque, je militais dans une toute petite organisation qui s’appelait Rouge et Noir [un groupuscule anarchisant, NDLR].

D. C.-B. Toi aussi ? Mais moi, c’était « Noir et Rouge » [une revue anarchiste]! (Rires.)

J.-C. C. A cette époque, les universités étaient très politisées. On vivait, après 68, dans l’espérance que la révolution était imminente. On vibrait à la fin des colonels, à la révolution des Œillets On prenait l’étendard de 1917, parce que c’est la révolution par excellence.

Pourquoi avoir choisi de militer à l’Organisation communiste internationaliste (OCI) ?

J.-C. C. J’ai toujours en mémoire mon arrivée à la faculté de Nanterre. Il y avait vingt ou trente tables avec les différents groupes, LCR, Alliance marxiste révolutionnaire, LO, conseillistes [conseils ouvriers] C’était le temps des groupuscules! Tous avaient une matrice commune, mais je suis allé à l’OCI parce que je pensais que pour faire la révolution, il fallait des ouvriers. Et cette organisation, qui avait des liens avec FO, était dirigée par un ouvrier de la RATP, Stéphane Just, et par un salarié de la Sécurité sociale, Pierre Lambert. Les autres organisations étaient à mes yeux celles d’intellectuels petits-bourgeois.

Et vous, Daniel Cohn-Bendit, vous n’avez pas été attiré par cette geste de 1917? Il y avait, dans vos années de jeunesse, le « communisme libertaire » dont vous étiez proche

D. C.-B. Je n’ai jamais été communiste ni trotskiste! Communisme et libertaire, c’est un oxymore qui ne fonctionne pas! Et j’ai eu la chance d’avoir un grand frère, de neuf ans mon aîné, qui avait fait toutes les conneries : il a été sartrien, trotskiste, il a été à la IVe Internationale, il a même trouvé LO sympathique Pour moi, 1917, c’est une référence négative, le début de la construction de mon opposition radicale au marxisme et au bolchevisme. Cette révolution-là a démontré que le putschisme bolchevique, qui a été dans la tête de tous les communistes depuis, avait quelque chose d’absolument terrifiant : la négation de toute possibilité de démocratie. Mes références positives de 1917, ce sont les conseils révolutionnaires, les révoltés de Kronstadt [en 1921, les marins de cette base navale russe se révoltent contre la dictature du parti bolchevique]. C’est un élément constituant de mon libertarisme et de mon identité politique.

Vous n’étiez pas fasciné par cette révolution ?

D. C.-B. Moi aussi j’ai lu l’« Histoire de la révolution russe » de Trotski, c’est vrai que c’est fascinant. Le Trotski de 1905, celui des conseils ouvriers, est presque libertaire. Mais son ralliement au léninisme a été une catastrophe. L’idée au coeur du bolchevisme, c’est qu’il y a une science de la révolution et que le parti possède la vérité. C’est là où commence le drame de tout révolutionnaire !

J.-C. C. Ce qui motive mon romantisme initial, c’est la révolution russe, mais c’est la révolution trahie! D’emblée, je suis antistalinien. Se mêlent dans mon engagement l’espoir d’une humanité qui change – « les masses montant à l’assaut des étoiles », pour reprendre une expression de l’époque – et l’idée qu’elle a été trahie par une bureaucratie. Donc la pureté de l’engagement est préservée. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas pourquoi autant de jeunes se sont engagés dans le trotskisme.

D. C.-B. Pour l’avenir de la Russie à l’époque, l’idéal aurait été la victoire des mencheviks. Cela aurait permis une évolution positive dans un moment politique difficile pour les Russes et, par la suite, la naissance d’une démocratie, disons bourgeoise.

J.-C. C. Je ne veux pas t’embarrasser, mais j’ai eu de nombreuses discussions avec François Mitterrand sur la révolution russe, et il défendait la même thèse (sourire) : le gouvernement provisoire d’Alexandre Kerenski permettait une transition démocratique. Mais Mitterrand me disait : « La révolution, on la fait quand elle vient. Quand elle ne vient pas, vous, les trotskistes, vous construisez un petit parti qui attend qu’elle vienne, et vous perdez beaucoup de temps. Pendant ce temps-là, vous n’améliorez pas la situation. »

Les germes du totalitarisme étaient-ils déjà dans la révolution de 1917 ?

J.-C. C. A partir du moment où le but n’est plus le changement social par rapport au tsarisme mais le maintien du parti, le totalitarisme est là !

D. C.-B. La révolution était présentée comme une science dont le parti était porteur. A partir de là, il n’y a aucun espace de démocratie. En mathématiques, tu ne peux pas voter! Tu ne soumets pas « deux et deux font quatre » au référendum !

J.-C. C. Tout vient du texte de Lénine, en 1908, « Matérialisme et empiriocriticisme ». Pour lui, entre matérialisme et idéalisme, il n’y a rien. Entre le prolétariat ou la bourgeoisie, il n’y a rien. C’est la dictature soit de l’un soit de l’autre. Ce livre, que Trotski avait violemment critiqué, est la matrice de ce bolchevisme dégénéré.

D. C.-B. Certes, mais c’est Marx qui le premier a théorisé la science de la révolution. Ce qui a été catastrophique, après, ce n’est pas seulement le parti mais cette volonté de « prendre le pouvoir ». Tous ces groupes que j’ai pu côtoyer, après, me cassaient les pieds avec ce problème du pouvoir! Au début de 68, Joan Baez passe à Paris. Elle veut discuter avec des étudiants. Elle est contre la guerre du Vietnam et défend le « pacifisme ». Vous ne pouvez pas imaginer ce qu’elle a pris! « La révolution, c’est la prise du pouvoir, le pacifisme, c’est l’arme de la bourgeoisie. »

Romain Goupil On taxait sans arrêt les autres de « déviationnisme ». Il y avait une loi et l’OCI se posait en gardien de celle-ci. C’était encadré, vous imaginez mal à quel point on bossait, chacun dans les AG pouvait citer des phrases de la révolution.

Que reste-t-il de 1917 dans la gauche française aujourd’hui?

D. C.-B. Ce qui frappe, ce sont ses répercussions idéologiques jusqu’à aujourd’hui! La révolution russe est longtemps restée une matrice. Si tu disais un mot contre, tu étais renvoyé à la droite ou à l’extrême droite.

J.-C. C. Cet événement a pesé, a formé beaucoup de responsables politiques à la passion de l’histoire. Je me faisais cette réflexion en écoutant les intervenants, le 3 décembre, au rendez-vous de la Belle Alliance populaire. Tous les orateurs faisaient des références à l’histoire, disaient : « Il faut être au rendez-vous de l’histoire. » Mais il y a belle lurette que les uns et les autres ont rompu avec le matérialisme historique, l’avant-garde du prolétariat ou la nécessité de faire le bonheur des masses à leur place.

D. C.-B. Le peuple de gauche, celui qu’on voit descendre dans la rue, est toujours empreint de cette idée révolutionnaire. Cette idée qu’on ne changera les choses que s’il y a une rupture radicale avec le capitalisme. Cette pulsion révolutionnaire rend très difficile pour un gouvernement de gauche en France d’être réformiste et accepté.

Cette mémoire de 1917 n’explique-t-elle pas cette forme de schizophrénie d’une partie de la gauche qui caresse l’idée de révolution mais se montre, dans les faits, réformiste?

R. G. C’est vraiment le problème. Il n’y a eu en France ni Bad Godesberg [le célèbre congrès par lequel, en 1959, le parti social-démocrate allemand rompt avec le marxisme et se rallie à l’économie de marché] ni aggiornamento. Quand tu entends Nuit debout ou les frondeurs Ceux qui assument la rupture avec la révolution sont forcément des traîtres. Dans une manif sur la loi travail, ne dis surtout pas « on pourrait obtenir un compromis » ! Cent ans après, c’est encore très prégnant.

J.-C. C. Ce qui reste, c’est le vocabulaire de la traîtrise ! Quand un gouvernement de gauche est au pouvoir, il est obligatoirement traître à la cause. Regardez le discours du Bourget de François Hollande en 2012.

D. C.-B.
Un discours minable.

J.-C. C. Un discours de campagne. En germe, il y avait la traîtrise, le PS lié au patronat.

D. C.-B. 1917, c’est la radicalité. Mais dans le monde d’aujourd’hui, il ne peut pas y avoir de gouvernement qui ne soit pas dans le réformisme, dans les compromis. Regardez Angela Merkel : elle fait une coalition avec les sociaux-démocrates. On me rétorque que ce sont les Allemands, comme si le compromis était génétique !

J.-C. C. La culture du compromis en France a eu du mal à exister. Deux cultures ont dominé : soit le parti avait raison – c’est la culture du PCF -, soit le chef avait raison, c’est la culture bonapartiste.

D. C.-B. Et la gauche a gagné quand elle avait les deux à bord !

J.-C. C. Ce compromis, peu d’organisations, peu de syndicats, le portaient. A partir du moment où le parti ou le chef avait raison, pas besoin de prendre en compte le réel. Au fond du fond de tout homme politique en France, il y a la révolution, cette idée que nous avons donnée de l’universel à l’humanité.

Pensez-vous que la référence à 1917 demeurera pour les nouvelles générations politiques ?

J.-C. C. Tout cela sera englouti par la nouvelle culture du clic, du SMS. Les jeunes générations politiques sont tacticiennes et peu romantiques !

D. C.-B. Beaucoup de jeunes s’engagent aujourd’hui, pour aider les réfugiés par exemple. Mais la tradition organisationnelle des partis ne leur correspond plus. Si vous deviez ne retenir qu’un personnage secondaire de la révolution russe

D. C.-B. Alexandra Kollontaï, l’égérie des conseillistes.

J.-C. C. Je vais aggraver mon cas. Iakov Sverdlov. L’homme qui dans l’ombre a organisé réellement la révolution avec Trotski. Un idéaliste qui n’a jamais voulu se mettre en avant.

Propos recueillis par Pascal Riché et Maël Thierry

Crédit photos: Mathieu Delmestre

25 Avr

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L’hommage de la rose à l’Oeillet

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Il y a quarante ans, la Révolution des Œillets chassait la dictature et ramenait la démocratie au Portugal.

C’est la fleur au fusil – en l’occurrence un œillet rouge – que les capitaines d’avril renversèrent le régime déjà chancelant installé un demi siècle plus tôt par Salazar. Comme une partie de la jeunesse française en Algérie ou américaine au Vietnam, la jeunesse portugaise n’avait pour avenir que de perdre son âme dans des guerres coloniales perdues d’avance où la barbarie achevait de corrompre une dictature déjà pourrie sur ses bases.

Au vent de liberté qui soufflait de la bouge d’Amilcar Cabral répondit sur l’air de Grandola Vila Morena, le peuple portugais qui fit sa révolution, sans violence, sans guerre civile.

Alvaro Cunhal pour le Parti communiste et Mário Soares pour le Parti socialiste furent les deux figures d’une gauche qui accompagna la transition démocratique, réussissant à enraciner profondément celle-ci dans un Portugal qui pouvait enfin travailler à son intégration dans la communauté européenne.

Pour nous les socialistes, la Révolution des Œillets fut un baume au cœur après la tragédie chilienne. Elle annonçait cependant un sale temps pour les dictatures fascisantes en Europe car bientôt, après la chute des Colonels grecs, ce fut la fin du franquisme en Espagne.

Je vous parle d’un temps que les jeunes doivent connaître. Nous avons vécu cette révolution avec une proximité aussi grande – il n’y avait alors pas de réseaux sociaux ni de chaînes d’info continue – que la révolution tunisienne. Le Parti socialiste et le SPD avaient travaillé très activement depuis le début des années 70 à la refondation des partis socialistes portugais et espagnol et en exil, la coopération entre Mario Soares, Willy Brandt et François Mitterrand procédait d’une amitié qui allait au-delà de la solidarité.

Quel est le sens de cet anniversaire aujourd’hui ?

D’abord, ne jamais oublier qu’en Europe, la démocratie ne va pas de soi. Qu’il a fallu se battre pour l’établir, la défendre ou la restaurer et qu’à côté d’une France prospère durant les Trente glorieuses, persistaient des dictatures.

Ensuite, c’est la solidarité européenne qui a tiré vers le haut le développement économique et les infrastructures de ces pays. La crise aujourd’hui pousse certains à le regretter, ce qui est une insulte à ce que ces nations ont subies.

Enfin, alors qu’aux marches de l’Europe – la rive sud de la Méditerranée et l’Ukraine, on meurt encore pour défendre la démocratie, nous devons continuer de préserver ce bien précieux mis à mal par la crise.

Si le Portugal frappé de plein fouet par cette crise, ne voit revenir aucune résurgence réactionnaire de droite, on a vu que ce n’était pas le cas en Grèce.

L’Europe que nous voulons était présente dans cette foule à Lisbonne en 1974. En 2014, il faut toujours puiser dans cette mémoire, saluer le courage du peuple portugais et lutter pour la démocratie, c’est-à-dire aussi pour la justice sociale et l’égalité des droits. C’est l’œuvre de Mário Soares, le projet d’ António José Seguro et de tous nos camarades. Nous continuerons main dans la main à défendre ce bel héritage et ce beau projet pour un monde meilleur.

03 Juil

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Egypte: un coup de velours populaire

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egyptemanifSamedi à la veille de la manifestation du 30 juin, nous indiquions que la précision des revendications de transition post-morsi pour la manifestation indiquait que l’opposition avait pris langue avec l’armée. Il semblait clair que l’on se dirigeait vers l’affrontement qui pouvait déboucher sur l’éviction de Morsi. C’est aujourd’hui fait. Un coup d’état populaire de velours avec l’armée a eu lieu. Mohamed Morsi est tombé. L’armée évoque une transition. La Constitution va être modifiée. Les élections vont être organisées. C’est la révolution dans la révolution et ceci aura des conséquences dans tout le Maghreb et le Machrek. Pour autant la révolution n’a pas atteint son point d’équilibre. La révolution continue…

25 Avr

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Capes noires et œillets rouges

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oeilletsLe Parti socialiste portugais a décidé d’accueillir la réunion de la Présidence du Parti socialiste européen à Lisbonne à l’occasion du 40e anniversaire du Parti et surtout, le jour de l’anniversaire de la Révolution des Œillets. Harlem Désir participe à cette réunion de la Présidence.

Avec Serguei Stanichev, l’ancien premier ministre bulgare et président du PSE et Boris Tadic, l’ancien président serbe et dirigeant du Parti démocrate, nous assistons au Parlement aux cérémonies officielles de cette belle révolution qui mis fin à la dictature.

Si en France, tout finit en chanson, au Portugal, tout a commencé par des chansons. Lorsque sur les ondes on a entendu « Capes negras » ou « Grândola Vila Morena », les militaires ont pris le pouvoir pour le donner au peuple.

Tsipras, le leader de Syriza devait participer aux manifestations prévues dans l’après-midi à l’appel du Bloco de Esquerda et des syndicats UGT et CGTP. Il y aura aussi des militants du PS.

A l’évidence, la crise qui frappe le Portugal éclaire d’un jour nouveau cette Révolution démocratique car ce qui est à l’ordre du jour pour la gauche c’est la nécessité d’une révolution contre l’austérité.

L’ancien leader étudiant Alberto Costa, devenu ministre socialiste a salué les capitaines du MFA et notamment Marques Junior qui fut député socialiste et qui est décédé en 2012. Dans son discours il a estimé qu’il était temps d’en finir avec ces gouvernements esclaves d’économistes morts.

Au Portugal, comme en Grèce, le taux de suicide a doublé. Les coupes dans les budgets de l’éducation, la santé ou les services publics sont sabrés. La cure d’austérité est si rude que le pays s’est fortement rapproché des exigences de la troïka. Mais… le ministre allemand des finances, le conservateur Schaüble estime que ce n’est pas assez.

L’unité contre le gouvernement est totale. Même le patronat a rejoint le front syndical et des partis de gauche. La Cour constitutionnelle a défendu l’intérêt général en invalidant plusieurs des mesures du plan d’austérité.

Il était notable de constater que le président Cavaco Silva, déjà critiqué pour avoir « trop soutenu » les réformes du Premier ministre, s’en est pris à la Troïka, et donc à Merkel. C’est dire !

La Révolution des Œillets a ramené la démocratie au Portugal. Avec Mario Soares, le pays est devenu un exemple de ce que l’Europe peut faire quand elle est solidaire et forte.

L’impopularité peut conduire à des élections anticipées alors que des élections municipales sont prévues le 29 septembre prochain.

Pour lever ce voile noir de l’austérité, le rouge des œillets d’avril est la bonne couleur. Donner un carton rouge à Merkel ? C’est déjà dans les têtes. Il faut le faire dans la construction d’une alternative déterminée et résolue que seuls les socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes européens peuvent porter.

Alors que le PPE est en réalité aux abois – les scandales du financement du Bayern de Munich, très lié à la CDU-CSU, le financement occulte du PP espagnol, les mises sur écoute et les intimidations organisées par le GERB de Borissov en Bulgarie, s’ajoutent à la honte que représente Orban pour la droite européenne, le PSE doit construire un autre chemin.

Il y a une alternative.

29 Juil

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Alep: la bataille de Syrie

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C’est là en ces jours ensanglantés que se joue l’avenir de la Syrie. La dictature a concentré son arsenal meurtrier pour réduire puis défaire la révolution. Bachar el Assad sait que c’est l’ultime combat. Le maintien du soutien de la Russie et de la Chine sont maintenant subordonné à la victoire. Le dictateur et ses conseillers iraniens vont tenter d’écraser dans une épouvantable boucherie la « commune d’Alep ». Les insurgés viennent de repousser le 1er assaut. Ils ont besoin du soutien des Nations Unies et d’armes. Mais aussi du soutien de l’opinion publique internationale. En ces temps de jeux olympiques ne nous laissons pas endormir par les jeux. Le Président François Hollande a eu raison d’en appeler à la communauté internationale au conseil de sécurité. Ne laissons pas mourir ALEP… Partout manifestons notre solidarité avec le peuple syrien.

29 Déc

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Bouazizi personnalité de l’année selon le Times

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Tahar Ben Jelloun dans son récit « par le feu » détache la personne de l’événement, tout en donnant à son geste radical le signal déclencheur de la révolution de jasmin en Tunisie. L’homme et son destin contrarié: jeune diplômé mais humilié, contraint de reprendre la charrette à fruits et légumes pour faire survivre la famille après la mort du père. Ce drame intime digne du « voleur de bicyclette » de Vittorio De Sica, par sa noirceur et son humanité ou son inhumanité concentre l’injustice faite à un peuple. Cette vie mutilée avec son cortège de corruption, de vexations, de frustrations de toutes sortes, illustrait le destin d’une génération. Son suicide comme manifestation ultime rappelant les bonzes Vietnamien protestant contre la guerre de l’empire Américain envers le peuple vietnamien. Ce sacrifice ultime comme un cri annonciateur, dénonciateur. Tout militait pour cette reconnaissance. J’avais lors de la conférence de Tunis entre le PSE et les acteurs des révolutions arabes, proposé Bouazizi comme prix Nobel de la paix. L’idée ne fut pas reprise au prétexte qu’un homme et son sacrifice ne pouvait à lui seul résumer l’héroïsme des peuples. Et pourtant si ! Et ceci d’autant plus, en ces temps incertains où le 2ème souffle des révolutions hésite sur son destin.

19 Sep

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Répression au Yemen

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La répression contre le mouvement pour le changement et la démocratie au Yémen se poursuit. Depuis hier plus de 30 manifestants ont été tués et des centaines autres ont été blessés sous les tirs des forces de sécurité loyales au régime du Président Ali Abdallah Saleh.

Le Parti socialiste exprime son indignation face à la répression contre ce mouvement populaire qui a fait depuis le début de l’année plusieurs centaines de morts. Il réaffirme son soutien total aux opposants au régime dictatorial de M. Saleh.

Il demande conformément à l’accord de sortie de crise élaboré par le Conseil de coopération du Golfe, la démission immédiate du Président et l’organisation d’élections libres et transparentes. Il soutient également la demande des « Jeunes de la révolution » pour que la justice prévale contre les auteurs de la répression.

03 Fév

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J-C Cambadélis était l’invité du journal de 17h sur LCI

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Jean-Christophe Cambadélis était cet après-midi l’invité du journal de Michel Field sur LCI. Retrouvez ci-dessous le verbatim:

« En Egypte c’est une révolution et comme dans toute révolution, rien n’est linéaire (…) Là Hosni Moubarak veut casser la prochaine manifestation. Le succès de cette dernière sonnerait le glas de son pouvoir. (…) Rien n’est homogène face à un mouvement social, ni l’armée, ni les frères musulmans, ni l’occident, ni même la rue. Il faut percevoir la ligne de force et pas réduire son analyse aux anecdotes. Ici c’est la demande de départ de Hosni Moubarak. (…) Arrêtons d’opposer nos valeurs à nos intérêts stratégiques. Notre intérêt stratégique c’est nos valeurs au Caire. (…) Et nos valeurs prennent le pouvoir au Caire. Notre diplomatie est en retard alors que les Etats-Unis accompagnent le mouvement vers une transition. Donnant l’impression d’avoir compris que le soutien à des dictatures créait les conditions de la montée de l’Islam radical. (…) Il faut obtenir et dire que Hosni Moubarak doit partir et l’Egypte a droit à la démocratie réelle »