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27 Juin

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L’Etat de méfiance

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Le couple de l’exécutif vit un véritable état de méfiance. La paradoxe tient au fait qu’il le nourrit. En effet, Nicolas Sarkozy s’est effondré dans l’opinion au moment de l’affaire de son fils et de l’EPAD. Les Français ont vu dans cet incident la confirmation d’une politique tournant le dos à l’intérêt général. De fait le bouclier fiscal, les contre réformes dans le domaine social, confirmaient cette intuition: la politique de Nicolas Sarkozy était injuste et de fait inefficace. Depuis, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont multiplié les revers électoraux. Les sondages sont calamiteux, le rejet persistant et le pronostic de victoire ne décolle pas, même après l’éviction de DSK. Pour tenter de faire face à cette méfiance, Nicolas Sarkozy a décidé de revenir sur toutes ses décisions. Une sorte d’opération blanchiment. Fini le ministère de l’identité nationale et de son débat, fini le bouclier fiscal, fini « j’ai les amis que je veux », fini le premier cercle, fini le Grenelle de l’environnement etc. Mais voilà cette rupture de « Sarkozy avec Sarkozy » confirme que l’on avait raison de dire « non » et ne rassure pas sur le cap suivi. D’où la méfiance vis-à-vis de l’exécutif qui légitime les critiques, sans offrir de perspectives viables

Certes Nicolas ralentit le pas mais il ne sait pas où il va. Car la preuve est faite que la vérité du jour chez lui ne rime pas avec toujours.

10 Déc

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L’union est un débat

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Aucune formation n’échappe à l’interrogation que faire avec qui ? C’est la présidentialisation de la vie politique, combinée à la désidéologisation et à la dépolitisation qui veut cela. L’impatience moutonnière médiatique fait le reste: hier on reprochait au PS son pacte unitaire stérilisant les primaires, aujourd’hui l’ouverture d’une pré-compétition est décrite comme l’histoire d’une division. On provoquerait une désignation que l’on s’interrogerait sur le programme. On travaille sur le programme, on s’interroge sur la désignation. Il faut que chacun garde son sang froid. Évitons les dérapages incontrôlés, Ségolène est parfois difficile à suivre, ne l’ostracisons pas. Ne compliquons pas non plus le travail de Martine Aubry. Passons de l’union explicite à l’union implicite autour de quatre échéances en 2011. Cantonales et sénatoriale, le projet, le nombre de votants aux primaires et l’union du camp de la rupture avec les années Sarkozy. En un an, le Parti Socialiste doit construire la dynamique de sortie de crise. Le reste n’est que bavardage pour passer le temps.

06 Juil

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Sarkozy isolé, désigné, choqué

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Le pouvoir sarkozien a cru, comme hier l’équipe de France de Domenech, pouvoir faire bloc et rempart face aux médias pariant sur le fameux « un événement médiatique chasse l’autre ».

Le résultat fut le même, la pression médiatique fut plus grande avec son cortège de fausses rumeurs/vraies révélations et dénégations indignes.

La conséquence c’est que l’accroc s’est transformé en gangrène.

Maintenant, Sarkozy est désigné, isolé et semble choqué. Il est vrai que Sarkozy doit faire face à 3 crises : éthique, économique et sociale.

Il doit, sous la contrainte, faire vite pour l’éthique et faire nommer un juge d’instruction indépendant instruisant l’affaire.

Pour l’économique, en finir avec le bouclier fiscal, assumer sa rigueur et chercher la croissance et la justice.

Enfin le politique doit résider dans le changement de gouvernement. C’est pour lui le temps de la rupture…

23 Juin

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Mon cher François Asensi,

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J’apprends que mon billet sur les Bleus t’a mis en colère car j’évoquais ta ville. Tu as pu être blessé et je te demande de bien vouloir m’en excuser.

Je te sais extrêmement sensible à tout ce qui touche ta ville et ta circonscription. Deux mandats que tu administres avec la main de velours qu’on connaît. Pour tout te dire Tremblay est venue sous ma plume peut-être comme une vieille réminiscence lorsque je vivais à Sarcelles et qu’on n’aimait guère ceux de Tremblay. Plus sûrement parce que je venais de lire qu’après de nombreuses années de bons et loyaux services, tu avais quitté le PCF. D’où d’ailleurs ce style inimitable, charmant et imagé, vaguement anti-socialiste. D’ailleurs je mets sur le compte de cette rupture ton ire à mon égard. Lire la suite…

26 Fév

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La rupture gouvernementale !

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La rupture entre l’opinion et le gouvernement est là. Nicolas Sarkozy sur la foi des résultats des élections européennes se croyait beau. Il estimait son nom et son gouvernement irrésistibles. Nicolas Sarkozy cherchait le plébiscite, le K.O ouvrant la voie à une réélection triomphale.

Mais voilà moins d’un an plus tard l’antisarkozysme latent lors des élections européennes est devenu structurant aux élections régionales. Depuis Nicolas Sarkozy s’est dérobé, son gouvernement s’est avancé et le Premier ministre s’est exposé. Pas moins de huit ministres têtes de liste et une dizaine de ministres en position éligible sur les listes. Le choix de Nicolas Sarkozy va tourner à la bérézina gouvernementale. Le Président sera atteint, affaiblit, amoindrit dans son propre camp. Soit il aborde le débat sur les retraites avec un gouvernement désavoué. Soit il change le gouvernement pour relancer son quinquennat mais l’abimera dans le débat sur les retraites. Dans les deux cas, c’est la rupture gouvernementale…

21 Oct

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Nicolas Sarkozy veut pendre la décentralisation à un crochet de boucher

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Non seulement Nicolas Sarkozy tente de sauver son régime par une campagne politique populiste contre les élus. Mais il prend le tapis roulant de l’histoire démocratique à l’envers. Au moment où le net décentralise l’info, où la démocratie diffuse où la proximité sont les maîtres – mots des temps nouveaux. Nicolas Sarkozy combine une recentralisation judiciaire médiatique et politique. Une soif du contrôle, une passion pour la maîtrise, une volonté irrépressible d’imposer : Nicolas Sarkozy a un souci avec l’autre. Le Président de la République veut pendre la décentralisation à un crochet de boucher.

Cette recentralisation à contre temps supprimant les départements n’est pas chose aisée. Passer au dessus des élus de terrain, les bafouer, jouer sur l’anti élus n’avait pas porté chance au Général de Gaulle en 1969. D’autant que ce retour du pouvoir parisien se combine à la suppression des moyens décentralisés via la fin de la taxe professionnelle. Ce qui fit dire à Alain Juppé: Nicolas Sarkozy se fout de nous. Voilà qui en dit long sur l’exaspération dans son propre camp.

Nicolas Sarkozy tente un classique: Entre le peuple et moi, il n’y aura rien, ni journalistes, ni magistrats, ni même politique. Pas sûr que le seigneur du château ait les moyens de sa rêverie. Et ce n’est pas en promettant de licencier les élus locaux qu’il va retrouver une assise politique déjà fort détériorée. La rupture est maintenant totale, l’abaissement des contres pouvoirs locaux parlementaires et même du premier ministre ne rationalise pas la démocratie, elle la confisque. Nicolas Sarkozy est maintenant nu, gouvernant par lui-même pour lui-même. Avoir soi comme dessein, ne fait pas un destin mais une fin.

05 Déc

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Blog-notes n°57 – A la veille du Conseil National du PS

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bloc_note_copieV2.jpgLe Conseil National du Parti Socialiste va se réunir, et clore, la dernière phase du processus ouverte par la préparation du congrès du PS.

Il s’agira tout à la fois du discours d’investiture de Martine Aubry, d’adopter le contrat de gouvernance du PS qui résumera la philosophie de celui-ci pour les années à venir et d’élire le Secrétariat National du Parti, le Bureau National.

Nul doute que la constitution même, du Bureau National et du Secrétariat marquera une rupture.

Une génération a passé la main, et les nouveaux venus seront les acteurs du nouveau cycle. Cette nouvelle donne de la direction matérialise en partie, le vote des militants qui ont voulu un renouveau à gauche.

Dans la fin du « Marché Providence », nous avons vécu la fin du Parti d’Epinay.

La stratégie de la continuité fut battue en brèche. Il restait en lice, outre une proposition de refondation radicalement à gauche, deux conceptions de la rénovation. Celle de Martine Aubry l’a emportée.

Ce congrès libérait ressentiments, illusions et frustrations enfouies dans un parti sans repère ni boussole depuis le tournant de la rigueur de 1983, si on excepte le pragmatisme vertébré de Lionel Jospin au pouvoir de 1997 à 2002. Lire la suite…

06 Nov

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Le blog-notes de Jean-Christophe Cambadélis

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Obama : Arrêtons les délires !

Ce qui est étonnant avec les mass médias c’est qu’ils s’emballent, il n’y a aucune place au raisonnement, tout est dans la surenchère. Et avec Barack Obama l’emballement est mondial. En moins de 24h, le futur Président des Etats-Unis est le plus grand, le plus beau… celui qui marche sur l’eau. Certes il a l’élégance d’un Fred Astaire, l’éloquence d’un Martin Luther King, l’image d’un Kennedy et le sens politique d’un Clinton. Mais son programme est flou, son expérience réduite et sa marge de manœuvre étroite. Il est à la fois vecteur, symptôme de la rupture des années Bush. Il a gauchit sa campagne pour créer l’emballement final. Il cristallise l’espoir d’un changement de cap pour l’Amérique qui, il faut le dire, a sombré dans le manichéisme néo conservateur et la spéculation financière libérale.

Quant à l’attitude de la droite… elle est pitrale ! Jean-François Copé qui, sur France info, loue cette démocratie Américaine faisant le pari sur un homme de 47 ans. Cet accaparement implicite démontre s’il en était besoin son infantilisme narcissique en politique. Mais il n’est pas le seul. Et quand en boucle les membres du gouvernement nous disent que Barack c’est « Sarko en noir », même énergie, même rupture, même jeunesse… Là on est pas loin du délire. Lire la suite…

24 Sep

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Aux camarades de Socialisme & Démocratie

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« On se sort de l’ambiguïté qu’à son détriment » – François Mitterrand

Michèle Sabban l’a annoncée au Figaro. Elle se félicite, avec l’entrain que nous lui connaissons, de la naissance « d’un nouveau courant autour de Pierre Moscovici ». Pierre vient de le confirmer dans un écrit parvenu en fin de matinée avec comme épitaphe à notre histoire : « cette aventure est finie ». Faute d’avoir eu les moyens de le faire devant les militants. Un nouveau courant veut donc se constituer. Son apparence est la continuité de la contribution, sa réalité est une double rupture avec Dominique Strauss-Kahn de nos engagements collectifs et de Socialisme & Démocratie. Il s’intitulerait Besoin de gauche.

Je le regrette, cela m’attriste, ne m’étonne pas totalement et éclaire évidemment l’année écoulée…

Chacun le comprend ce dévoilement tardif, vise à donner un sens à un ralliement, de dernière minute, à Bertrand Delanoë. D’autres avaient fait ce choix, dès le départ, avec élégance et sans renier leur attachement à notre projet collectif.

Je comprends que l’affection ou le rejet de tel ou tel courant est dans ce moment, pour le moins confus, conduis à des choix divergents dans la signature des motions. Je respecte les engagements de chacun et surtout je n’ai jamais pris cela comme  une rupture définitive.

Avec une grande majorité des militants et responsables de Socialisme & Démocratie, mais aussi avec les amis de Arnaud Montebourg, nous continuerons à défendre, avec discernement, notre contrat de rénovation du socialisme français, et une certaine idée de ce que devra être la présidentielle.

– Paris, 12h20 –

Amicalement à tous,
Jean-Christophe Cambadélis