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22 Déc

Commentaires fermés sur « La révolution, la gauche et nous », interview croisée de Jean-Christophe Cambadélis et Daniel Cohn Bendit pour L’Obs

« La révolution, la gauche et nous », interview croisée de Jean-Christophe Cambadélis et Daniel Cohn Bendit pour L’Obs

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L’Obs publie ce jour une interview croisée de Jean-Christophe Cambadélis et Daniel Cohn-Bendit que vous pouvez retrouver ci-dessous:

Pour Daniel Cohn-Bendit et Jean-Christophe Cambadélis, 1917 a changé la gauche et déterminé leurs choix politiques. L’ex-leader de Mai-68 s’est construit dans une opposition radicale au communisme. Le futur patron du PS s’est nourri des récits de la révolution russe et a fait ses armes dans une organisation trotskiste. Pour « l’Obs », ils ont accepté d’en débattre. Avec le concours d’un autre soixante-huitard, le réalisateur Romain Goupil, vieil ami de « Dany », qu’il accompagnait ce jour-là

Les révolutions russes ont eu lieu il y a cent ans. Pourquoi avoir accepté de venir en débattre avec nous aujourd’hui, au moment où la gauche française a tant d’autres problèmes ?

Daniel Cohn-Bendit Je trouve ça drôle, je n’y avais pas pensé !

Jean-Christophe Cambadélis Je voulais écrire un livre sur 1917, mais je n’aurai pas le temps. L’année 2017 va être un peu occupée pour les socialistes.

Qu’est-ce que ces événements représentent pour chacun de vous personnellement? Quelque chose de fondateur ?

J.-C. C. C’est, avec la guerre de 1914, la matrice du xxe siècle. Et la base de mon engagement politique, qui a démarré avec l’« Histoire de la révolution russe » de Trotski, que j’ai lu un été de mon adolescence. J’ai été emporté par cette histoire d’émancipation des peuples, de grande marche de l’humanité vers sa libération. A cette époque, je militais dans une toute petite organisation qui s’appelait Rouge et Noir [un groupuscule anarchisant, NDLR].

D. C.-B. Toi aussi ? Mais moi, c’était « Noir et Rouge » [une revue anarchiste]! (Rires.)

J.-C. C. A cette époque, les universités étaient très politisées. On vivait, après 68, dans l’espérance que la révolution était imminente. On vibrait à la fin des colonels, à la révolution des Œillets On prenait l’étendard de 1917, parce que c’est la révolution par excellence.

Pourquoi avoir choisi de militer à l’Organisation communiste internationaliste (OCI) ?

J.-C. C. J’ai toujours en mémoire mon arrivée à la faculté de Nanterre. Il y avait vingt ou trente tables avec les différents groupes, LCR, Alliance marxiste révolutionnaire, LO, conseillistes [conseils ouvriers] C’était le temps des groupuscules! Tous avaient une matrice commune, mais je suis allé à l’OCI parce que je pensais que pour faire la révolution, il fallait des ouvriers. Et cette organisation, qui avait des liens avec FO, était dirigée par un ouvrier de la RATP, Stéphane Just, et par un salarié de la Sécurité sociale, Pierre Lambert. Les autres organisations étaient à mes yeux celles d’intellectuels petits-bourgeois.

Et vous, Daniel Cohn-Bendit, vous n’avez pas été attiré par cette geste de 1917? Il y avait, dans vos années de jeunesse, le « communisme libertaire » dont vous étiez proche

D. C.-B. Je n’ai jamais été communiste ni trotskiste! Communisme et libertaire, c’est un oxymore qui ne fonctionne pas! Et j’ai eu la chance d’avoir un grand frère, de neuf ans mon aîné, qui avait fait toutes les conneries : il a été sartrien, trotskiste, il a été à la IVe Internationale, il a même trouvé LO sympathique Pour moi, 1917, c’est une référence négative, le début de la construction de mon opposition radicale au marxisme et au bolchevisme. Cette révolution-là a démontré que le putschisme bolchevique, qui a été dans la tête de tous les communistes depuis, avait quelque chose d’absolument terrifiant : la négation de toute possibilité de démocratie. Mes références positives de 1917, ce sont les conseils révolutionnaires, les révoltés de Kronstadt [en 1921, les marins de cette base navale russe se révoltent contre la dictature du parti bolchevique]. C’est un élément constituant de mon libertarisme et de mon identité politique.

Vous n’étiez pas fasciné par cette révolution ?

D. C.-B. Moi aussi j’ai lu l’« Histoire de la révolution russe » de Trotski, c’est vrai que c’est fascinant. Le Trotski de 1905, celui des conseils ouvriers, est presque libertaire. Mais son ralliement au léninisme a été une catastrophe. L’idée au coeur du bolchevisme, c’est qu’il y a une science de la révolution et que le parti possède la vérité. C’est là où commence le drame de tout révolutionnaire !

J.-C. C. Ce qui motive mon romantisme initial, c’est la révolution russe, mais c’est la révolution trahie! D’emblée, je suis antistalinien. Se mêlent dans mon engagement l’espoir d’une humanité qui change – « les masses montant à l’assaut des étoiles », pour reprendre une expression de l’époque – et l’idée qu’elle a été trahie par une bureaucratie. Donc la pureté de l’engagement est préservée. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas pourquoi autant de jeunes se sont engagés dans le trotskisme.

D. C.-B. Pour l’avenir de la Russie à l’époque, l’idéal aurait été la victoire des mencheviks. Cela aurait permis une évolution positive dans un moment politique difficile pour les Russes et, par la suite, la naissance d’une démocratie, disons bourgeoise.

J.-C. C. Je ne veux pas t’embarrasser, mais j’ai eu de nombreuses discussions avec François Mitterrand sur la révolution russe, et il défendait la même thèse (sourire) : le gouvernement provisoire d’Alexandre Kerenski permettait une transition démocratique. Mais Mitterrand me disait : « La révolution, on la fait quand elle vient. Quand elle ne vient pas, vous, les trotskistes, vous construisez un petit parti qui attend qu’elle vienne, et vous perdez beaucoup de temps. Pendant ce temps-là, vous n’améliorez pas la situation. »

Les germes du totalitarisme étaient-ils déjà dans la révolution de 1917 ?

J.-C. C. A partir du moment où le but n’est plus le changement social par rapport au tsarisme mais le maintien du parti, le totalitarisme est là !

D. C.-B. La révolution était présentée comme une science dont le parti était porteur. A partir de là, il n’y a aucun espace de démocratie. En mathématiques, tu ne peux pas voter! Tu ne soumets pas « deux et deux font quatre » au référendum !

J.-C. C. Tout vient du texte de Lénine, en 1908, « Matérialisme et empiriocriticisme ». Pour lui, entre matérialisme et idéalisme, il n’y a rien. Entre le prolétariat ou la bourgeoisie, il n’y a rien. C’est la dictature soit de l’un soit de l’autre. Ce livre, que Trotski avait violemment critiqué, est la matrice de ce bolchevisme dégénéré.

D. C.-B. Certes, mais c’est Marx qui le premier a théorisé la science de la révolution. Ce qui a été catastrophique, après, ce n’est pas seulement le parti mais cette volonté de « prendre le pouvoir ». Tous ces groupes que j’ai pu côtoyer, après, me cassaient les pieds avec ce problème du pouvoir! Au début de 68, Joan Baez passe à Paris. Elle veut discuter avec des étudiants. Elle est contre la guerre du Vietnam et défend le « pacifisme ». Vous ne pouvez pas imaginer ce qu’elle a pris! « La révolution, c’est la prise du pouvoir, le pacifisme, c’est l’arme de la bourgeoisie. »

Romain Goupil On taxait sans arrêt les autres de « déviationnisme ». Il y avait une loi et l’OCI se posait en gardien de celle-ci. C’était encadré, vous imaginez mal à quel point on bossait, chacun dans les AG pouvait citer des phrases de la révolution.

Que reste-t-il de 1917 dans la gauche française aujourd’hui?

D. C.-B. Ce qui frappe, ce sont ses répercussions idéologiques jusqu’à aujourd’hui! La révolution russe est longtemps restée une matrice. Si tu disais un mot contre, tu étais renvoyé à la droite ou à l’extrême droite.

J.-C. C. Cet événement a pesé, a formé beaucoup de responsables politiques à la passion de l’histoire. Je me faisais cette réflexion en écoutant les intervenants, le 3 décembre, au rendez-vous de la Belle Alliance populaire. Tous les orateurs faisaient des références à l’histoire, disaient : « Il faut être au rendez-vous de l’histoire. » Mais il y a belle lurette que les uns et les autres ont rompu avec le matérialisme historique, l’avant-garde du prolétariat ou la nécessité de faire le bonheur des masses à leur place.

D. C.-B. Le peuple de gauche, celui qu’on voit descendre dans la rue, est toujours empreint de cette idée révolutionnaire. Cette idée qu’on ne changera les choses que s’il y a une rupture radicale avec le capitalisme. Cette pulsion révolutionnaire rend très difficile pour un gouvernement de gauche en France d’être réformiste et accepté.

Cette mémoire de 1917 n’explique-t-elle pas cette forme de schizophrénie d’une partie de la gauche qui caresse l’idée de révolution mais se montre, dans les faits, réformiste?

R. G. C’est vraiment le problème. Il n’y a eu en France ni Bad Godesberg [le célèbre congrès par lequel, en 1959, le parti social-démocrate allemand rompt avec le marxisme et se rallie à l’économie de marché] ni aggiornamento. Quand tu entends Nuit debout ou les frondeurs Ceux qui assument la rupture avec la révolution sont forcément des traîtres. Dans une manif sur la loi travail, ne dis surtout pas « on pourrait obtenir un compromis » ! Cent ans après, c’est encore très prégnant.

J.-C. C. Ce qui reste, c’est le vocabulaire de la traîtrise ! Quand un gouvernement de gauche est au pouvoir, il est obligatoirement traître à la cause. Regardez le discours du Bourget de François Hollande en 2012.

D. C.-B.
Un discours minable.

J.-C. C. Un discours de campagne. En germe, il y avait la traîtrise, le PS lié au patronat.

D. C.-B. 1917, c’est la radicalité. Mais dans le monde d’aujourd’hui, il ne peut pas y avoir de gouvernement qui ne soit pas dans le réformisme, dans les compromis. Regardez Angela Merkel : elle fait une coalition avec les sociaux-démocrates. On me rétorque que ce sont les Allemands, comme si le compromis était génétique !

J.-C. C. La culture du compromis en France a eu du mal à exister. Deux cultures ont dominé : soit le parti avait raison – c’est la culture du PCF -, soit le chef avait raison, c’est la culture bonapartiste.

D. C.-B. Et la gauche a gagné quand elle avait les deux à bord !

J.-C. C. Ce compromis, peu d’organisations, peu de syndicats, le portaient. A partir du moment où le parti ou le chef avait raison, pas besoin de prendre en compte le réel. Au fond du fond de tout homme politique en France, il y a la révolution, cette idée que nous avons donnée de l’universel à l’humanité.

Pensez-vous que la référence à 1917 demeurera pour les nouvelles générations politiques ?

J.-C. C. Tout cela sera englouti par la nouvelle culture du clic, du SMS. Les jeunes générations politiques sont tacticiennes et peu romantiques !

D. C.-B. Beaucoup de jeunes s’engagent aujourd’hui, pour aider les réfugiés par exemple. Mais la tradition organisationnelle des partis ne leur correspond plus. Si vous deviez ne retenir qu’un personnage secondaire de la révolution russe

D. C.-B. Alexandra Kollontaï, l’égérie des conseillistes.

J.-C. C. Je vais aggraver mon cas. Iakov Sverdlov. L’homme qui dans l’ombre a organisé réellement la révolution avec Trotski. Un idéaliste qui n’a jamais voulu se mettre en avant.

Propos recueillis par Pascal Riché et Maël Thierry

Crédit photos: Mathieu Delmestre

24 Nov

Commentaires fermés sur L’invité de « Face aux chrétiens » sur KTO en partenariat avec La Croix, RCF et Radio Notre Dame

L’invité de « Face aux chrétiens » sur KTO en partenariat avec La Croix, RCF et Radio Notre Dame

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Face aux Chrétiens sur KTO en partenariat avec La Croix, RCF et Radio Notre Dame.

 

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

Primaire de la droite

François Fillon est un candidat très identifié et très identifiant.
François Fillon c’est « la révolution conservatrice » pour reprendre les propos de Patrick Buisson
C’est un candidat ultra: ultra conservateur, ultra libéral on ne peut pas dire que l’offre soit flou!
La position de François Fillon c’est le libéralisme à la hache.
L’intuition d’Emmanuel Macron de se placer entre les 2 blocs droite/gauche va se retrouver réduite.

François Fillon ne réduit pas le FN mais sa posture extrême droitière bloque son déploiement.
François Fillon est très à droite et bloque d’une certaine manière la dynamique du FN. Mais au 2e tour il rend compliqué le mouvement de la gauche vers la droite.

Primaire de la Belle Alliance Populaire
Sur une éventuelle candidature de François Hollande : le Président doit réfléchir à la possibilité de se représenter et de répondre à la question « un nouveau quinquennat pourquoi faire » ?
Avant de dire « je suis candidat », il faut avoir quelque chose à dire au pays, un enjeu à présenter au pays.

On aura ce qu’il faut pour faire campagne.

Je voudrai lancer un appel à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon pour qu’ils participent à la primaire. C’est nécessaire au regard des enjeux : la révolution conservatrice portée par Fillon et la montée du FN.
J’observe qu’Emmanuel Macron se veut un peu de gauche sans être tout à fait à droite. Par contre, tous ceux qui soutiennent Macron sont socialistes. Alors pourquoi refuser la primaire ?
Je dis la même chose à Jean-Luc Mélenchon : son seul objectif est de passer devant le PS. La belle affaire quand la révolution conservatrice est là.
Si nous continuons comme cela nous serons éliminés. Fixons le périmètre. Il n’est pas trop tard! Je lance donc un appel solennel à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. C’est le destin de la France et de la République qui est en jeu. Participez à une compétition loyale!

Je suis très inquiet car avec un FN qui tutoie les 30%, même si sa dynamique peut être bloquée, s’il y avait un candidat de gauche qualifié je ne vois pas la droite appeler à voter pour. Et vu le programme de la droite, la gauche aurait du mal à soutenir le candidat de droite. La bonne solution c’est qu’il y ait un candidat de gauche et un candidat de droite qui s’affronte. C’est pour cela que j’appelle au rassemblement.
Le moteur du FN c’est la xénophobie.

Prochain quinquennat
Nous avons traité dans les cahiers de la présidentielle toutes les sujets pour répondre à la question « un nouveau quinquennat pourquoi faire ? » et pour ouvrir le chemin vers une France nouvelle.

Le bilan économique et social est meilleur qu’on ne le Dit. Mais cela n’est toujours pas perçu comme positif car il y a beaucoup d’inégalités. Beaucoup d’exclusions. Le prochain quinquennat devra répondre à la question « qu’est ce qui va mieux pour moi? »

Il n’est pas question pour nous de baisser ou de recomposer les minima sociaux contrairement à nos adversaires. C’est un choix de société. Société inclusive ou relégation ?

Sur la situation des migrants
Nous avons lancé des le départ un mouvement avec des maires socialistes pour décréter l’accueil.
On a fait notre part de travail pour accueillir les réfugiés et les migrants ce qui n’est pas le cas de tout le monde

Situation internationale

François Fillon est plutôt russophile dans son analyse géopolitique. Il partage avec M. Poutine une certaine analyse du monde.
La Russie est un grand pays et M. Poutine pense que la Russie est une civilisation. Et en fonction de cela il avance ses pièces.
L’Europe aujourd’hui est dans un état politique économique et diplomatique désastreux. Poutine dans cette situation avance ses pions.
Le monde est apolaire et dans ce monde la France a une place considérable mais n’a pas de rapport de force pour maintenir seule les équilibres. Nous avons besoin de l’Europe.
Le Front national nous placerait dans une situation de quitter l’Europe et donc de nous affaiblir. François Fillon nous placerait dans l’espace de Poutine.

Il faut être ni atlantiste, ni poutinien pour rassembler l’Europe. Alain Juppé considère que François Fillon est trop dans l’espace poutinien.

La France a un rôle à jouer. Elle ne peut pas être dans l’espace politique de Poutine ou de Trump. La seule manière de parler à tous, c’est d’être indépendant.

Ce qui se passe en Turquie est inadmissible. Ce régime s’éloigne de la démocratie. C’est un Régime autoritaire, qui s’en prend aux libertés et aux individus.

Chrétiens d’orient « La coalition internationale participe dans sa lutte contre l’EI a leur protection.
C’est une bataille majeure dont personne ne parle. On pourrait plus efficacement défendre les Chrétiens d’orient si on en finissait avec l’EI. »

Changement du nom du PS?
Lors du congrès de Poitiers j’ai défendu une motion dans laquelle il y avait la thèse du dépassement du PS. Ce que nous avons fait avec la Belle Alliance populaire.

 

 

11 Oct

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L’invité de Mardi politique sur RFI et France 24

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 10 octobre 2016 l’invité de Roselyne Febvre et Frédéric Rivière dans Mardi Politique sur RFI et France 24.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 

 

Attaque de policiers à Viry-Châtillon

Sur les propos de Bernard Cazeneuve : « On cherche querelle sur des mots qui n’ont pas vocation à absoudre les faits. Tout le monde est d’accord sur le fait que c’est un acte inqualifiable et qu’il y avait une intention du tuer ».

« La police est présente partout où il y a nécessité. Les policiers faisaient leur travail et cela visiblement gênait.

Je ne crois pas que la légalisation du cannabis soit la clé magique à l’arrêt des problèmes dans les quartiers.

Notre société est devenue de plus en plus violente. Le passage à l’acte est de plus en plus clair.

Cette violence dans notre société est verbale, symbolique et réelle ».

Report de la visite de Vladimir Poutine / Syrie

« François Hollande a dit que si le président Poutine venait en France, il le recevrait mais pas lors de l’inauguration initialement prévue.

Pour François Fillon la question de la Russie est réglée : il faut être dans le camp de la Russie. (…) Quand on discute avec Poutine faut-il être de son avis ou dire qu’il faut cesser les bombardements d’Alep? Je suis de ceux qui veulent faire cesser les bombardements. »

Montée des nationalismes

« Le niveau de popularité de Trump est inquiétant. Malgré toutes ses déclarations, une partie des américains partage sa vision. (…) C’est une des manifestations de la montée du nationalisme xénophobe dans le monde occidental et de la peur du « Grand remplacement » ».

Primaire de la Belle alliance populaire

« Je ne fais que rappeler les statuts du Parti socialiste: les socialistes ne peuvent soutenir que le candidat issu des primaires de la Belle alliance populaire. Sinon ils seront exclus du PS.

Aujourd’hui la stratégie de Monsieur Macron est que François Hollande ne se représente pas.

Primaire de la droite

« Je suis dans le « ni-ni »: ni Sarkozy, ni Juppé! J’ai attaqué Nicolas Sarkozy en août à la sortie de son livre et maintenant Alain Juppé. On ne choisit pas son adversaire. On les cogne tous les deux.

Je constate que Marine Le Pen n’attaque jamais Alain Juppé, elle le pense trop centriste. Mais elle attaque Nicolas Sarkozy car ils sont sur les mêmes thèses.

On ne peut pas combattre le Front national en étant sur ses thèses sur l’identité et en étant très libéral sur le social.

En pavant le chemin à Marine Le Pen en la dédiabolisant, en étant plus à droite quelle sur certains sujets, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy lui ramènent des électeurs.

Election présidentielle de 2017

Candidature de François Hollande « Le bilan ne peut à lui seul fonder une candidature pour un nouveau quinquennat. C’est par rapport à la France et aux Français qu’il doit se déterminer. »

Arnaud Montebourg a reconnu qu’il avait commis une erreur.

En février nous aurons le paysage réel de la présidentielle. Aujourd’hui les sondages sont hors-sol. Car il n’y a que des inconnues.

Les gens ne seront plus dans la supputation mais dans le choix.

31 Mai

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Liste des 89 interdits en Russie: Le parti socialiste défend la liberté d’expression

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logops160

La publication par la Russie d’une liste de personnalités politiques et militaires européennes qui seraient interdites de territoire pour avoir critiqué la politique russe n’est pas de nature à aider à un partenariat russo européen.

Le président du groupe socialiste à l’assemblée nationale, Bruno Le Roux figure sur cette liste noire qui n’honore pas la diplomatie russe. Monsieur Poutine ne peut laisser des banquiers financer l’extrême droite en France et tenter d’intimider des démocrates.

Le parti socialiste, solidaire de Bruno Le Roux, est désireux qu’un grand pays comme la Russie soit un partenaire respecté qui nous respecte. C’est pourquoi nous demandons à messieurs Poutine et Lavrov de revenir sur cette décision qui ternit l’image de leur pays en Europe.

09 Avr

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L’invité de « Politique » sur France 24 en partenariat avec Slate

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France 24 09042015

Jean-Christophe Cambadélis était ce jeudi 9 avril 2015 l’invité de l’émission Politique sur France 24  en partenariat avec Slate.

Il a répondu aux questions de Roselyne Febvre et Jean-Marie Colombani.

Retrouvez les vidéos de l’émission en cliquant sur les liens ci-dessous:

Première partie.

Deuxième partie.

 

 

22 Juil

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L’invité de Christophe Barbier sur I>Télé

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Face à Face CBarbier 22072014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de Christophe Barbier.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

14 Avr

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La situation en Ukraine

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logops160

Le Parti socialiste est vivement préoccupé par l’aggravation de la situation dans l’est de l’Ukraine. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni la nuit dernière sans la moindre avancée.

Les violences qui touchent actuellement plusieurs villes, avec l’occupation de bâtiments publics par des éléments incontrôlés ne peuvent en aucun cas être qualifiés de spontanées. L’accumulation de troupes russes sur les frontières orientales de l’Ukraine sous couvert de manœuvres est un signe inquiétant.

Face à cette situation, le Parti socialiste soutient la position du gouvernement français, exprimée par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et à la tribune de l’ONU par le représentant permanent de la France appelant à la tenue en Ukraine d’élections transparentes sous le contrôle d’observateurs internationaux.

Il espère que la réunion quadripartite sur l’Ukraine prévue le 17 avril à Genève entre l’Ukraine, l’Union européenne, les États-Unis et la Russie permettra de débloquer la situation.

L’avenir de l’Ukraine doit appartenir aux Ukrainiens eux-mêmes, et l’intérêt de la Russie dans la durée est de contribuer à la stabilité dans la région.

 

 

20 Mar

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Les leçons d’un monde apolaire

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Vladimir PoutineAvec l’annexion de la Crimée par Vladimir Poutine nous vivons un anti Yalta.

Un monde apolaire où la puissance est relative, et l’enjeu est l’Asie et non plus le vieux monde de l’Atlantique à l’Oural, de la Norvège à la péninsule arabique.

Poutine instruit par les hésitations et le renoncement du monde occidental en Syrie, a décidé sans crainte d’annexer la Crimée.

Voilà le nouveau monde, les Etats-Unis ne seront plus les mercenaires du monde occidental. L’Europe va devoir agir sous son drapeau. La Russie est de retour en Europe mais aussi au Moyen-Orient. Région du désengagement américain après une paix armée avec l’Iran.

Ce soir Madame Ashton annonce l’évolution dans le dossier du nucléaire iranien. Dans le même temps les négociations entre Israéliens et Palestiniens avancent, même à pas de tortue. L’Arabie Saoudite est au plus mal avec les monarchies du golf, et la Syrie voit la Russie de retour, pendant que le régime Bachar-Al-Assad se stabilise militairement par le Hezbollah pro iranien.

Bref, les Etats-Unis tournant le dos aux années Bush, ne souhaitent pas être en première ligne. Mieux, le retour de la Russie n’est pas un revers pour les USA, mais un élément stratégique non négligeable de substitution.

Les russes sont eux-mêmes confrontés d’un coté à un islamisme terroriste, et de l’autre (puissance asiatique) à la concurrence de la Chine. Pour l’instant cette dernière ménage la Russie qui lui rend bien. Mais demain ? Les USA ne souhaitent pas un front entre ces deux-là. D’où une colère contenue face à Vladimir Poutine.

Pendant ce temps l’Europe se transforme petit à petit en grande Suisse. Seuls les clapotis d’un débat dépassé entre américanophobes et russophiles viennent perturber. C’est d’un « ni-ni » dont nous avons besoin, jouant clairement la carte de l’euro-méditerranée. Indiquant à la Russie qu’un pas de plus en Ukraine et nous bloquons le passage de la Mer noire à la Méditerranée. Mais pour cela il faudrait arrêter de tergiverser en Turquie, s’entendre en Syrie, faire la paix avec l’Iran, pousser la paix au Moyen-Orient et définir plus clairement son partenariat oriental.

Dans le monde apolaire, le monde appartient aux idées claires et à la volonté sans faille. Ne serait-ce pas la leçon de l’épisode Poutinien ?

 

16 Mar

Commentaires fermés sur Poutine fort du précédent syrien

Poutine fort du précédent syrien

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Vladimir PoutineVladimir Poutine qui a été joué en Libye, joue aujourd’hui en Ukraine.

Les puissances occidentales en particulier Obama-Cameron-Sarkozy avaient obtenu le soutien de la Russie et de la Chine lors de l’offensive de Kadhafi sur Bengazi. De là, la France et l’Angleterre ont débouché sur la chute du régime et l’assassinat du tyran, son arsenal fut pillé par les al-qaida que l’on retrouvera au Mali, ainsi que dans tout le Sahel.

Lors du Printemps syrien fort de ce précédent, les russes prirent fait et cause pour le dictateur Bachar-al-Assad. Les hésitations du monde occidental, et surtout la décision stratégique des Etats-Unis de se tourner vers l’Asie, se pensant moins dépendant du pétrole du Moyen-Orient, ainsi que les négociations secrètes avec l’Iran ont conduit au refus de bombarder le régime syrien. Vladimir Poutine a reçu le message cinq sur cinq.

A part la France qui veut jouer un rôle en méditerranée, ni l’Allemagne dépendante de la Russie en matière de gaz, ni l’Angleterre pour des raisons boursières, ni les pays d’Europe centrale pour les deux raisons, ni donc les Etats-Unis pour ce que nous venons d’écrire n’iront au-delà de sanctions symboliques. La route est donc ouverte pour Vladimir Poutine.

D’abord la main mise sur la Crimée, ensuite l’agitation dans l’est de l’Ukraine pour enfin peser sur l’élection présidentielle ukrainienne. Poutine prend acte du changement stratégique américain et de la division européenne. Il veut reconstituer une confédération autour de la Russie, faire du rouble une des monnaies équivalente du Dollar, de l’Euro, et du Yuan.

Dans la partie qui s’ouvre avec la Chine, pas sûr que les États-Unis soient contre. Quant à l’Europe, si Madame Merkel a souvent Poutine au téléphone, elle n’en obtient rien. Poutine fort du précédent syrien, sait qu’il ne risque rien. Encore que l’humiliation et la séquestration des populations tatars musulmans est lourde de menaces. Il ne peut se permettre une guerre civile à ses portes. Il ne ruinera pas son retour de puissance. Il va maintenant négocier en position de force.

L’Europe devra être claire sur les objectifs. Ce qui passe par une vision stratégique du nouveau monde et de l’urgence, l’Ukraine ou la Syrie et demain le Liban. Ceci au moment où la guerre chaude fait rage entre l’Arabie Saoudite, le Qatar et les chiites.

 

11 Mar

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Ukraine : le Parti socialiste dénonce la déclaration d’indépendance proclamée par le parlement de Crimée

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logops160Le parlement autonome de Crimée a déclaré aujourd’hui indépendante la péninsule de Crimée. C’est un nouveau pas vers l’escalade des tensions entre Kiev, l’Union européenne et les Etats-Unis vis-à-vis de la Russie. Cette décision est illégale au regard de la Constitution ukrainienne comme à celui du droit international.

Le Parti socialiste considère tout aussi illégale la tenue éventuelle d’un referendum visant le rattachement de la Crimée à la Russie et annoncé pour le 16 mars.

Le Parti socialiste considère comme totalement fallacieux le rapprochement fait avec le cas du Kosovo, dont l’indépendance est une des conséquences de la désagrégation de la République fédérale de la Yougoslavie. Le cas de la Crimée s’apparente davantage au vol de territoires opéré en 2008 par la Russie au détriment de la Géorgie qu’à l’indépendance d’un territoire revendiquée par une large majorité de la population concernée. La prise de la Crimée par Moscou semble donc constituer un plan vers la partition de l’Ukraine, qui met gravement en danger la stabilité de l’Europe.