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27 Oct

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L’invité de Questions d’info sur LCP avec AFP, Le Monde et France Info

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QDI 26102016

Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 26 octobre l’invité de Questions d’info sur LCP en partenariat avec AFP, Le Monde et France Info.

 

Il répondait aux questions de Frédéric Haziza, Frédéric Dumoulin, Françoise Fressoz et Julien Langlet.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

Sur les chiffres du chômage

Cette baisse est constante depuis plus de 6 mois avec des hauts et des bas. Oui c’est une bouffée d’air pour la France.

Il n’est jamais trop tard pour réduire le chômage.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »

Nous sommes dans un paradoxe: Le Président vit un moment sondagier et médiatique le plus difficile de son quinquennat et il a les résultats les plus probants de son quinquennat!

Candidature de François Hollande ? « François Hollande doit apprécier la situation, la balle est dans son camp. »

Les Français verront-ils les propositions autoritaires et inégalitaires de la droite et les décisions gouvernementales positives ?

Centenaire de la naissance de François Mitterrand

« Là où il a une volonté il y a un chemin », cette formule résume bien François Mitterrand. Il n’a jamais plié.

Cette élection est plus ouverte qu’on ne le dit! Le FN n’a pas été capable de réunir sa convention sur l’économie faute d’accord. C’est donc une crise. A droite, il y a deux positions: celle de Sarkozy qui veut l’emmener très à droite et celle de Juppé qui la tire au centre. Cela provoquera des craquements. Le PCF est dans une situation difficile: trouver un candidat ou soutenir Jean-Luc Mélenchon? Et Jean-Luc Mélenchon oscille entre Beppe Grillo ou une position de substitution au PS.
Cette présidentielle commencera en février quand on connaîtra l’ensemble des candidats

Le problème d’incarnation sous la Ve République est le produit d’une situation, pas d’un caractère.

Il faut dialoguer avec les Français, en indiquant les résultats obtenus, en disant où l’on va.

S’il fallait fixer la politique de la France à l’aune des sondages et des humeurs des journalistes on ne ferait rien.

J’essaie d’incarner l’intérêt général de la gauche et du PS.

C’est au Président de décider d’y aller ou pas. S’il n’y va pas il y a d’autres personnalités dont le premier ministre. Mais il ne m’a pas échappé que l’on évoque d’autres noms : Ségolène Royal, Christiane Taubira… Moi je me déterminerai le cas échéant en fonction du rassemblement.

Il faut laisser au Président le choix des armes, ne pas s’émietter, se rassembler.

Je ne suis pas dans la sur réaction. Je pense qu’il faut construire une offre politique qui batte la droite et l’extrême droite.

NDDL / Ségolène Royal
Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement se retrouve confronté à un ministre qui dit qu’il n’est pas d’accord. (…) Il n’est pas anormal que Ségolène Royal à la veille de la COP22 réagisse ainsi.

Sur les primaires EELV

Cécile Duflot a payé une erreur d’analyse sur ce qu’est l’électorat écologiste. Par l’orientation qu’elle a déployée, elle a donné une connotation « extrême gauche » à sa campagne.

Les écologistes sont plus proches d’un François de Rugy, d’un Jean-Vincent Placé ou d’une Emmanuelle Cosse qui gouvernent avec nous.

Unité de la gauche

Si le PCF et les écologistes n’ont pas d’accord avec le PS ils ne seront pas présents à l’Assemblée en 2017. La question est veulent-ils être sur l’unité ou dans leur propre couloir ? Ça sert à quoi d’être devant les socialistes dans les sondages si on se retrouve avec une poignée de parlementaires ?

Moi je trouve  qu’il y a une très grande irresponsabilité partout dans la gauche. On ne veut pas voir ce qui vient, on fait comme si le national populisme n’existait pas en Europe, on fait comme si le Front national n’était pas en train de progresser, on fait comme s’ils n’étaient pas à 30 %. Alors évidemment, on se dit : « ils ne seront pas gagnants lors de l’élection présidentielle », mais dans les élections législatives, comment ça va se passer ? La radicalisation de la droite leur a ouvert un champ politique comme jamais à l’extrême droite. Et donc on est face à ce problème-là, et les historiens seront extrêmement sévères par rapport à tous les dirigeants de gauche qui aujourd’hui ne voient pas le danger qui s’ouvre.

Voilà pourquoi je me bats du matin jusqu’au soir en disant à l’ensemble de mes camarades : « nous avons une méthode, nous avons les primaires pour trancher, nous avons la belle alliance populaire pour rassembler, nous avons les cahiers de la présidentielle pour proposer, et nous avons le 3 décembre pour nous opposer », pourquoi je leur dis : « ne vous précipitez pas, laissez le président trancher et après rassemblez-vous » ? Parce que ce qui m’importe, c’est bien sûr de gagner la présidentielle, mais qu’à la fin des fins, ce ne soit pas le Front national qui tire les marrons du feu d’une droite trop à droite sur une ligne trop libérale et d’une gauche émiettée.

Aujourd’hui il ne s’agit pas de rassembler au 2e tour mais d’ y être. Il faut se rassembler dès le 1er tour. Si vous affaiblissez le rôle central du Parti socialiste, vous affaiblissez l’ensemble de la gauche. J’appelle à la responsabilité, au rassemblement.

Sur la primaire LR

Je n’y crois pas! Les électeurs de gauche n’iront pas voter à la primaire de la droite

Si François Hollande n’est pas capable, si c’est foutu pour la gauche pourquoi on s’acharne contre lui ?

Nicolas Sarkozy je l’ai attaqué dès le mois d’août: il a commis une faute en entraînant la droite vers l’extrême droite. Il a perdu sa présidentiabilité et sa position gaulliste.

Alain Juppé est trop centriste par rapport à une droite identitaire et trop libéral face à une gauche sociale. Donc il n’est pas en capacité de rassembler le pays. Alain Juppé, l’homme qui marche sur l’eau des sondages, est totalement friable

Il y a une aveuglément collectif : On ne juge pas les candidats sur ce qu’ils ont fait ou ce qu’ils ont dit mais sur ce qu’ils pourraient faire dans une élection.

Situation des policiers

Je comprends la grogne des policiers avec la masse de travail à faire, l’exaspération face à ceux qui veulent tuer des flics , les conditions de travail. Je suis solidaire. Je vois aussi qu’il y avait Rodolphe Schwartz (présent sur la liste du FN en 2014 à Paris) qui prenait la parole dès le premier soir au Trocadéro.

Sur le Front national

Les représentations politiques, sondagières et journalistique sont tétanisées par rapport au FN. Personne ne veut dire quelque chose. On baisse les bras…Et bien pas moi !

Je dis chaque week-end dans les universités de l’engagement que nous sommes entrés dans une décennie de montée du national-populisme dans le monde occidental

Démantèlement du camp de Calais

C’est une victoire de la France. C’est tout à son honneur d’être capable de démanteler le camp de Calais de manière humanitaire.

A titre personnel je pense qu’il serait bon de revisiter les accords du Touquet

Mouvement de grève à I Télé

Il faut que le CSA intervienne et règle la situation au mieux car l’entêtement de la direction abîme la chaîne.

On a décidé stratégiquement de faire venir certaines personnes pour donner une certaine tonalité à la chaîne qui ne passe pas.

Je suis surpris de la 5e UNE de l’Express sur Emmanuel Macron! Pourquoi cet engouement pour Macron à chaque fois qu’il chute dans les sondages, c’est étonnant !

14 Oct

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Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte adopté en première lecture à l’Assemblée

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logops160

 

Engagement pris, engagement tenu. Le Parti socialiste se félicite de l’adoption en première lecture ce mardi par l’Assemblée Nationale, et par une large majorité (314 voix pour et 219 contre) du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.

Ce vote marque une étape fondamentale dans la mise en œuvre de l’engagement du Président de République, annoncé dès la campagne présidentielle, de faire de la souveraineté énergétique et de la lutte contre le réchauffement climatique des priorités du quinquennat.

Le Parti socialiste tient à souligner le travail de co-construction parlementaire mené par la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royal : 85 heures de débat et d’auditions en commission spéciale (environ 500 amendements adoptés) et 46 heures de discussion en séance publique (379 amendements adoptés).

Ce projet de loi est important pour les socialistes car il s’attache notamment à une plus grande maîtrise de la consommation d’énergie et à développer la part des énergies renouvelables, contribuant ainsi à réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité, inscrite dans le texte.

Les socialistes se félicitent des dispositions prises pour poursuivre la lutte contre la précarité énergétique qui va permettre aux ménages des gains de pouvoir d’achat. Elles donnent également les moyens d’assurer, avec la rénovation thermique des logements, la création de dizaines de milliers d’emplois, mais aussi d’avancer significativement vers des transports propres grâce aux initiatives locales. Ce texte démontre au final la volonté de la gauche de faire entrer la France dans un nouveau modèle de développement

A un an de la conférence climat qui se tiendra à Paris (COP21), la France montre la voie à suivre avec ce texte qui la dote de l‘une des législations les plus ambitieuses d’Europe en la matière. Le Parti socialiste restera actif et veillera à ce que les moyens apportés et les mesures d’accompagnement à l’application de la loi soient à la hauteur de ses ambitions.

 

05 Oct

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Interview dans Le Monde: « Martine Aubry est en dynamique »

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Proche de Dominique Strauss-Kahn et allié de Martine Aubry, le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, défend pied à pied les chances de la maire de Lille à la primaire socialiste.

Martine Aubry peut-elle encore empêcher François Hollande de l’emporter à la primaire ?

Tout est ouvert. D’autant que les Français n’aiment pas qu’on les tire par la manche pour leur dire ce qu’il faut voter ! Ils viennent d’obtenir le droit de désigner le candidat de la gauche au second tour de la présidentielle. Ce n’est pas pour se faire confisquer ce droit par des sondages pour le moins aléatoires.

En 2006, Ségolène Royal était aussi portée par les sondages, et l’avait largement emporté…

Il ne vous a pas échappé que les sondages évoquaient alors une future victoire à la présidentielle. Et qu’une fois Ségolène Royal désignée, les sondages se sont retournés. Il faut plutôt faire confiance au peuple de gauche. Celui-ci désignera celui ou celle qui peut gagner, qui portera ses valeurs et qui gouvernera avec fermeté dans un environnement pour le moins incertain.

Est-il possible de résister à l’argument du vote « utile » ?

Pour l’instant, Martine Aubry et François Hollande écrasent Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle. La primaire a permis à François Hollande de se construire en candidat raisonnable et à Martine Aubry de se positionner au cœur de la gauche. C’est le peuple qui va trancher le centre de gravité de cette gauche. Après, ce sera tous derrière. Et lui ou elle devant.

Mme Aubry s’en prend souvent au caractère présumé indécis de M.Hollande. La personnalité de la maire de Lille constitue-t-elle un avantage concurrentiel ?

Quel que soit le candidat issu de la primaire, les socialistes n’auront pas à en rougir. Le problème est moins le prétendu caractère de François Hollande – encore qu’il en faudra pour affronter les crises de toutes sortes auxquelles nous sommes confrontés. Mais j’ai juste un souci politique avec François Hollande.

A force de ne rien promettre, on donne l’impression de ne rien vouloir changer. Je rappelle que la formule de Pierre Mendès France, c’est: « Gouverner c’est choisir ». Et pas : « Refuser de choisir ». François, en préconisant le « zéro déficit » en 2017, mise tout sur la réduction des déficits, ce qui me semble économiquement peu praticable et politiquement dévastateur.

Enfin, une campagne présidentielle tout entière articulée autour du seul rejet de Nicolas Sarkozy, on l’a déjà fait face à Jacques Chirac… en 2002.

A partir de quel écart entre M. Hollande et Mme Aubry au premier tour estimerez-vous que la partie est perdue ?

Lorsque l’un des deux aura fait plus de 50 % au second tour !

Comment peut-elle rattraper son retard ?

Encore faudrait-il qu’elle soit en retard. Et le terrain ne le prouve pas, bien au contraire : les remontées montrent que Martine Aubry est en dynamique.

La « dynamique » des ralliements, justement, n’est-elle pas plutôt en faveur de M. Hollande ?

Vous auriez pu citer, pour Martine Aubry, l’ambassadeur Stéphane Hessel ou l’ancien procureur général Jean-Louis Nadal. Cela dit, malgré tout le respect que j’ai pour ces personnalités, c’est la dynamique d’en bas qui compte.

Si elle n’est pas désignée, Martine Aubry peut-elle rester première secrétaire du parti ?

Tout à fait. Je déconseille, après avoir clos un chapitre de compétition, d’en ouvrir un nouveau. Martine Aubry, si elle gagne, restera première secrétaire. Et si elle perd, elle le redeviendra. Et je ne vois pas – à moins de souhaiter la division – pourquoi il en serait autrement.

La succession de Martine Aubry commence-t-elle à s’organiser ?

Je crois malheureusement que, dans beaucoup de têtes, il y a la perspective quasi mécanique de la victoire, et donc beaucoup de rêves de portefeuilles ministériels. Mais nous sommes peu à penser à la succession de Martine Aubry.

Dominique Strauss-Kahn va-t-il intervenir d’ici au second tour ?

Je pense que DSK ne refusera sûrement pas de donner quelques conseils sur les questions économiques. Mais, à ma connaissance, il n’interviendra pas dans le débat public avant longtemps. La situation fait qu’il n’est plus tout à fait aussi audible qu’auparavant.

Propos recueillis par David Revault d’Allonnes

03 Mai

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Mise au point: devant l’avalanche d’informations sur les primaires du PS

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1 – DSK n’a pas annoncé sa candidature.

2- Il n’y a donc pas de date de candidature.

3- Martine Aubry n’a pas décidé de ne pas être candidate.

4- DSK et Martine Aubry décideront ensemble le moment venu.

5- Nul ne peut donc parler en son nom.

6- Il n’y a ni opposition ni concurrence entre les amis de Dominique Strauss-Kahn, la preuve ils se coordonnent.

7- Chacun, comme c’était le cas depuis des mois, réunit ses amis.

8- La coordination du mardi soir qui réunit Vincent Peillon, Michel Destot, Claude Bartolone, Manuel Valls, Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis et leurs amis n’est ni un nouveau courant, ni un comité politique de DSK, ni une défiance vis-à-vis de Martine Aubry, Ségolène Royal ou François Hollande. C’est simplement l’envie d’échanger entre pro-DSK.

9- Le problème de l’heure reste la popularisation du projet, parce que le Parti socialiste doit faire la démonstration qu’il n’a pas que des candidats mais aussi des idées.

21 Fév

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Interview sur nouvelobs.com

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Le nouvelobs.com publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis que nous vous proposons de retrouver ici et ci-dessous:

Après ce week-end riche en interventions médiatiques de Dominique Strauss-Kahn, peut-on encore douter de sa candidature aux primaires socialistes?

– Au cours de ce week-end, on a vu un homme d’Etat mais on n’a pas encore vu un candidat. L’heure de l’annonce de son éventuelle candidature n’est pas encore venue. Je pense que sa candidature chemine dans l’opinion, ce qui doit le faire réfléchir. Cela dit, je suis persuadé qu’il n’a pas tranché.

Qu’est-ce qui dans l’avenir pourrait faire évoluer son choix?

– Je crois qu’énormément de critères rentrent en ligne de compte. D’abord réussir au FMI, puis la perception qu’a Dominique Strauss-Kahn de lui-même: où serait-il le plus utile pour la France ? Le deuxième critère est lié au premier. Il renvoie à sa perception de ce qu’il faudrait pour la France. Troisième critère non négligeable : la capacité de la gauche à se rassembler. Mais je ne suis pas son porte-parole.

Si la candidature de DSK est plébiscitée dans les sondages, certaines voix à gauche (Jean-Luc Mélenchon ou Henri Emmanuelli) s’élèvent pour lui conseiller de rester au FMI ou de prendre la direction de la BCE. DSK est-il à même de rassembler l’ensemble de la gauche?

– Au moins, ils ne contestent pas sa capacité d’homme d’Etat. C’est au moins un bon point. J’en resterai là.

Quelle est la valeur ajoutée de DSK, par rapport à Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal ?

– Dominique Strauss-Kahn et François Hollande sont globalement sur la même orientation sociale démocrate. La stature internationale en plus pour Dominique Strauss-Kahn.

Vis-à-vis de Martine Aubry, les différences sont plus marquées. Martine Aubry est certainement plus à gauche que Dominique Strauss-Kahn. L’angle d’attaque n’est pas tout à fait le même. Reste que les deux candidatures sont possibles. Elles allient toutes les deux la compétence, l’ancrage et la capacité à diriger, mais elles sont complémentaires.

Si Ségolène Royal semble peiner actuellement dans les sondages, elle continue à avoir un très bon rapport à l’opinion. Elle a une forte capacité à surprendre, à avoir des intuitions politiques. Cette force est peut-être une faiblesse par rapport à Dominique Strauss-Kahn qui apparaît comme plus rassurant.

Le pacte de Marrakech tient-il toujours?

– Je ne parlerai pas de pacte de Marrakech mais de pacte des reconstructeurs. Je n’imagine pas une seule seconde Dominique Strauss-Kahn allant contre Martine Aubry ou Marine Aubry allant contre Dominique Strauss-Kahn. Si le pacte c’est cela, il sera respecté scrupuleusement.

14 Fév

Commentaires fermés sur JC Cambadélis répond aux questions du Parisien

JC Cambadélis répond aux questions du Parisien

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Jean-Christophe Cambadélis répond aux questions d’Eric Hacquemand dans l’édition nationale du Parisien. Vous pouvez retrouver l’interview ci-dessous

La phrase d’Anne Sinclair laissant entendre que DSK ne ferait pas un deuxième mandat au FMI signifie-t-elle qu’il sera candidat aux primaires ?

Incontestablement, cette phrase élargit le champ du possible. Mais elle ne règle pas définitivement la question de la candidature de Dominique Strauss-Kahn. Si la France médiatique s’impatiente, le monde ne tourne pas autour de la présidentielle.

Certains socialistes s’étonnent de voir Anne Sinclair s’exprimer pour son mari…

Il faut avoir une bonne dose de machisme pour penser qu’une femme libre comme elle parle sur commande. C’est une réflexion sûrement menée ensemble. Mais je crois Anne Sinclair suffisamment indépendant pour dire ce qu’elle pense.

Quel rôle joue-t-elle ?

C’est un couple moderne qui parle et qui échange, même si chacun a sa totale autonomie. Elle lui apporte son expérience de la politique française et des médias. Je suppose que ses conseils sont écoutés.

Aura-t-elle un rôle dans la prise de décision ?

Vraisemblablement, parce qu’on ne s’engage pas dans une présidentielle en solitaire. Mais Dominique est un homme très indépendant. Et, au final, il prendra seul sa décision. Dans un campagne présidentielle, Anne Sinclair peut être un atout. Mais ce n’est pas le tout. La présidentielle, c’est d’abord un candidat appuyé sur un parti en ordre de marche.

Un affrontement entre DSK et Martine Aubry est-il possible ?

En 2002, la gauche de la gauche a fait battre Lionel Jospin. En 2007, le centre gauche a fait perdre Ségolène Royal. On continue ? Il faut faire bloc. S’il y a le moindre petit caillou dans la chaussure de l’unité, c’est la défaite assurée. La première secrétaire a remis le PS en selle. Quelle que soit sa place dans la présidentielle, elle sera l’atout majeur d’une victoire possible. Mais on ne peut pas demander des signes à DSK et s’en offusquer lorsqu’ils viennent. Ce qui n’est pas le cas d’Aubry.

Pour l’UMP Christian Jacob, DSK « n’est pas l’image de la France » et pour Pierre Lellouche, c’est la gauche « ultracaviar »…

Il faut vraiment que le bilan de Nicolas Sarkozy soit à ce point calamiteux pour qu’ils s’en prennent aux personnes. La phrase de M. Jacob est indigne. Elle rappelle des formules sur l’étranger à la France de sinistre mémoire. Je lui demande de s’excuser.

Propos recueillis par E.H.

26 Jan

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Interview dans Nice-Matin

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Le quotidien régional Nice-Matin publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis.

Quand Dominique Strauss-Kahn pourrait-il annoncer son engagement dans la primaire socialiste ?

Je ne sais pas s’il est candidat et ce n’est pas à moi de parler à sa place. Il est tout à son travail au FMI qui est utile au monde et à la France. Je pense que le problème posé à la gauche n’est pas là mais de travailler sérieusement à une alternative. Les Français veulent des réponses concrètes à leurs difficultés et que l’on démontre en quoi nous sommes différents de ce que fait ou ne fait pas la droite.

Comment gérer la primaire socialiste lorsqu’on annonce déjà une dizaine de candidatures ?

Dix candidats à la primaire ! C’est trop ! Le parti socialiste compte beaucoup de talents, mais tout le monde ne peut pas devenir président. A partir du moment où tout le monde s’exprime en tout sens, en cherchant à se faire repérer par les médias, ça crée une cacophonie dommageable à l’alternative. J’appelle donc à l’unité et à la responsabilité tous ceux qui pensent ne pas avoir trop de chance de battre Sarkozy.

Pourquoi autant de candidats ? D’où vient le problème ?

Susciter des candidatures dont certaines n’ont aucune chance parasite le travail que nous faisons. Martine Aubry, depuis des mois, organise convention après convention. Nous travaillons beaucoup mais ça ne se voit pas à cause des candidatures multiples et variées. Je dis à mes petite camarades candidats : vous avez fait un tour de piste, c’est très bien, mais maintenant revenez dans le giron et travaillez à l’union.

Quel candidat voyez-vous sortir vainqueur de la primaire ?

Au moment où je vous parle, je n’ai aucune idée. Je suis dans le souhait que DSK ou Martine Aubry soit le candidat ou la candidate des socialistes parce que j’estime que ce sont nos meilleurs atouts pour diriger le pays en battant Sarkozy.

Que pensez-vous de Ségolène Royal qui est officiellement partie en campagne pour la primaire ?

Il n’est pas anormal que l’ancienne candidate des socialistes à la présidentielle cherche à tester sa popularité. Mais elle ne doit pas le faire au détriment des socialistes. Il y a trois quatre candidats qui peuvent espérer challenger le président sortant, s’il est candidat. Ce qui pose problème c’est la confusion : dix candidats à la primaire socialiste plus la multiplicité des candidatures au sein de la gauche. On a un paysage brouillon, émietté. Les électeurs s’y perdent. On ne peut plus voir les propositions du PS parce que nos porte-parole peinent à les faire entendre.

Ségolène Royal a annoncé qu’elle choisirait volontiers DSK comme Premier ministre si elle était élue en 2012. Qu’a-t-il pensé de la proposition ?

Je n’en sais strictement rien mais je ne vois pas très bien où elle veut en venir. Soit elle estime que DSK est la personnalité idoine pour gouverner la France, dans ce cas, on ne voit pas pourquoi elle se présente à la présidentielle. Soit elle pense que c’est elle et dans ce cas elle n’a pas besoin de DSK.

Pensez-vous, comme Cohn-Bendit, que la gauche a mis en marche la machine à perdre ?

J’ai l’impression de revivre le délitement de la gauche plurielle, plus les primaires de la dernière présidentielle. Ça fait beaucoup pour un seul homme. Je pense que Nicolas Sarkozy est dans les cordes, que l’UMP n’a plus de proposition ou d’imagination pour un deuxième quinquennat si ce n’est de nous proposer de continuer la même politique. La gauche peut donc l’emporter. Mais le principal atout de Nicolas Sarkozy, c’est que la gauche se batte entre elle.

Mélenchon, très critique à l’ égard de DSK, est-il le bon candidat pour représenter la gauche de la gauche ?

Mélenchon est pour la révolution citoyenne. Il peut plaider pour la révolution sans obligatoirement vouloir faire du PS son ennemi. C’est aux électeurs communistes de dire s’ils veulent, comme le propose Mélenchon, recomposer la gauche ou battre Sarkozy. Ce choix leur appartient.

Sarkozy taquine plus qu’il ne critique DSK. N’est-ce pas un handicap pour celui qui, s’il se présente, sera le candidat de la gauche ?

Ne pas le critiquer c’est reconnaître ses qualités et s’interdire de pouvoir le critiquer, s’il entre en compétition. Je ne sais pas si c’est un bon calcul. Par ailleurs, le président de la République reprenant les propositions du parti socialiste et de la gauche européenne en terme de gouvernance mondiale ou de taxation des mouvements de capitaux, il lui serait quand même difficile de critiquer la gauche.

Comment la gauche peut-elle récupérer les voix du courant centriste que Sarkozy courtise allègrement ?

Je crois que Nicolas Sarkozy travaille beaucoup à effacer tout ce qu’il a fait dans la première partie de son quinquennat, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan des inimitiés qu’il a créées avec tout le monde. Il a donc beaucoup de travail. Pour le reste, je ne suis pas dans une démarche de politique sociologique prévoyant de dire telle ou telle chose pour essayer de séduire tel ou tel électorat. C’est d’ailleurs ce qui conduit la droite à aller sur le terrain du Front national. Je crois plutôt que c’est l’offre politique globale qui permet à un pays de se déterminer.

Ségolène Royal se présente comme la candidate du peuple. Sur quels thèmes DSK construirait-il sa campagne s’il était candidat ?

Je crois que le candidat socialiste, quel qu’il soit, doit être à l’aise dans les principes et valeurs de gauche. Mais il doit rassembler la France. Il ne s’agit pas d’opposer une catégorie à une autre, des Français à d’autres Français. La présidentielle, sous la Ve République, ce n’est pas être le candidat ou le président de la gauche, mais c’est être le président de la France. On peut le regretter, mais c’est ainsi.

Est-ce que l’absence et le silence de DSK sont une stratégie ?

Non ce n’est jamais une stratégie mais, franchement, les Français ne sont pas dans la présidentielle. Ils sont confrontés à des problèmes extrêmement concrets et ils attendent les réponses. Les prochaines échéances sont les cantonales et il sera toujours temps, lorsqu’ils se tourneront vers la présidentielle, de leur présenter nos projets d’avenir.

24 Jan

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A gauche, la machine à perdre est de retour !

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Non seulement Jean-Luc Mélenchon fait de la défaite du PS un choix stratégique.

Non seulement les écologistes avec Nicolas Hulot s’éloignent d’un pacte à gauche.

Non seulement nous sommes à dix candidats aux primaires socialistes, avec comme conséquence un brouhaha bavard.

Non seulement les candidatures se multiplient à gauche, bonjour le deuxième tour s’il y en a un !

Non seulement Ségolène Royal mine le respect du calendrier pour mieux sous-entendre que Martine Aubry ou DSK n’ont pas d’appétit, démontrant s’il en était besoin qu’elle ira jusqu’au bout.

Mais les sondages hors normes préparent des baisses déstabilisatrices, et instillent les affres de la division.

La cote d’alerte est atteinte !

La gauche, sûre d’elle, mine consciencieusement la victoire, enivrée par des sondages irréels.

12 Jan

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C’est quand même un monde !

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On a le droit de penser comme le fait notre quotidien du soir qu’il y avait des perdants et des gagnants dans l’adoption du calendrier pour l’année 2011. Mais on ne peut pas faire monter à la barre des faux et des approximations.

Passons sur le fait que Le monde m’appelle Jean-François… Peut-être un inconscient pour François Hollande ? Passons aussi sur le fait que je sois sortis par une porte dérobée… Alors que le même papier cite 3 lignes plus bas mes propos tenus à Solférino et repris en boucle sur les chaînes d’infos directes et sur France 2. Passons enfin sur l’idée que les perdants sont ceux qui défendaient le calendrier en octobre, ce qui est maintenant le calendrier officiel et les gagnants ceux qui voulaient le ramener au mois de juin.

Mais il est inexact de dire que Manuel Valls et Arnaud Montebourg aient soutenu François Hollande et Ségolène Royal sur un calendrier plus court. Il est aussi inexact de dire que Laurent Fabius m’a soutenu sur la date de clôture des candidatures. Enfin il est inexact de dire que Martine Aubry a prononcé les mots évoqués à propos de DSK. Et je n’ai donc pas eu à répondre ce que l’on me prête.

Au final, soit ces informations sont de « 2ème main » et eut été judicieux de les vérifier. Soit on doit s’expliquer sur le sens politique du porteur du message. Et donc je répète ici les propos qui furent les miens devant le Bureau national : « l’année 2011 sera décisive et je me félicite ici de l’esprit qui a présidé à cette journée (…) Je suis en total accord politique avec le plan global de la Première secrétaire même si j’ai un souci technique. (…) Contrairement à François (Hollande ndlr) et à d’autres, je crois que nous avons raison de trancher pour un calendrier à l’automne. Nous avons raison de trancher sur une convention-projet dans la foulée des élections cantonales. Le projet, quelque soit le candidat, sera indispensable car il ou elle aura besoin d’un parti identifié, ayant surmonté ses débats et proposant sa vision du monde, ses priorités aux Français. (…) Mon souci est donc technique, il porte sur la date de clôture des candidatures, sorte de résurgence du calendrier court placé au début des vacances, ce qui ne facilite pas la rencontre avec les Français (…) Je résume mon propos : satisfaction globale mais date de clôture des candidatures un peu baroque.

17 Déc

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L’invité de Politiquement show sur LCI

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité le politiquement show, l’émission politique de LCI, présentée par Michel Field. A propos de la candidature de Ségolène Royal aux primaires socialistes, JC Cambadélis a déclaré « qu’elle ne s’affranchit de rien puisqu’il n’y avait pas d’alliance » entre elle, DSK et la première secrétaire Martine Aubry. « Ségolène Royal a beaucoup oscillé depuis la présidentielle. Elle a d’abord voulu être première secrétaire, elle n’a pas réussi. Elle a voulu co-diriger le Parti en organisant ses fédérations puis elle s’est mis en retrait du PS, puis elle est re-rentrée, puisque c’est la première à avoir annoncé qu’il y avait un accord à trois (…). Aujourd’hui, elle a encore une nouvelle figure, qui est celle de participer de plein droit aux primaires », a-t-il estimé. « Elle fait comme à son habitude son chemin, seule ou moins seule, suivant les moments ».(Source AFP)