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29 Juin

Commentaires fermés sur L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Frédéric Rivière sur RFI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Jean-Christophe Cambadélis (PS): « ….. par rfi
Conséquences du Brexit :

Le peuple anglais a voté et il faut le respecter.

Une situation où l’on ne sait pas où l’on va serait préjudiciable à la fois pour l’Angleterre et pour l’Europe

Si l’Angleterre ne sait pas où elle va, il y aura des tensions économiques, des tensions sur les marchés financiers, et ce n’est pas bon pour l’Angleterre qui est déjà dans une situation extrêmement difficile, après ce choc, et je crois qu’il faut aller vite
Il faut à la fois rassurer en Angleterre et au niveau de l’Europe car les gens sont inquiets

Les Anglais se sont rendus un mauvais service. Le problème posé à l’Europe c’est comment nous allons faire.

L’Europe que défendaient les anglais était handicapante. Cette dernière est morte.

Il y a une opportunité. Je ne dis pas que c’est une bonne chose, c’est une opportunité pour faire autre chose que ce qui a été fait jusqu’à présent

C’est une opportunité pour la France. Tout le monde comprend que la France, par exemple, est maintenant la représentante de l’Europe au Conseil de sécurité. (…) Tout le monde comprend que la France est attractive sur le plan financier ou sur le plan de l’industrie. Tout le monde comprend que le poids relatif de la France vis-à-vis de l’Allemagne s’est accru.

Loi Travail

Il faut entendre ce que va dire la commission, il faut entendre ce que dira le gouvernement, il faut revenir bien sûr sur le texte du Sénat, qui est passé inaperçu mais qui est une régression totale et après on va voir ce qu’il est possible de faire évoluer, mais la voie est étroite parce qu’il ne faut pas changer l’architecture de la loi.

Je ne rentre pas dans la discussion avec l’idée de passer au 49-3. Je pense que tout le monde a évolué. Particulièrement ceux qui étaient pour le retrait, que ce soit dans les organisations syndicales, que ce soit au Parlement. J’observe que le ton et les réflexions par exemple de ceux qu’on appelle les frondeurs ne sont plus du tout les mêmes. Qu’aujourd’hui il y a la volonté -est-ce que elle sera affirmée jusqu’au bout, je n’en sais rien, je le souhaite- de trouver le chemin d’un compromis

Primaires

Les primaires c’est un acte démocratique. Nous avons inventé les primaires, nous inventons qu’elles s’appliquent y compris à un président sortant. Nous avons été suivis dans le premier cas, nous le serons dans le second.

09 Juin

Commentaires fermés sur Meeting « Face aux régressions de la droite sénatoriale, défendons le progrès social  » – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mercredi 8 juin 2016

Meeting « Face aux régressions de la droite sénatoriale, défendons le progrès social  » – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mercredi 8 juin 2016

par

Meeting 08062016 Paris

Retrouvez ci-dessous le discours de Jean-Christophe Cambadélis lors du grand meeting parisien du 8 juin 2016:

 


Intervention de Jean-Christophe Cambadélis lors… par PartiSocialiste

Discours de Jean-Christophe CAMBADELIS

Meeting de Paris
« Face aux régressions de la droite sénatoriale, défendons le progrès social »
Mercredi 8 juin 2016

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Premier ministre, cher Manuel,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, cher Claude,
Monsieur le Porte-parole du Gouvernement, cher Stéphane,
Madame la Ministre, ma chère Myriam,
Mesdames et messieurs les Ministres,

Cher-es ami-es, cher-es camarades,

La France se cherche. Elle ne sait pas par quel bout prendre le réel. La France est en crise, avant tout en crise de description. La France n’a plus de grand récit pour affronter les grands défis.

La France se cherche et cela se voit au nombre de paradoxes qui l’agitent. Il y a de très nombreux paradoxes dans la situation politique française.

Le premier paradoxe pourrait être résumé ainsi : La France va mieux dans les chiffres mais elle ne va pas encore mieux dans les têtes.

La France va mieux et chaque jour un peu mieux. Et vous le savez, les faits sont têtus :
– Le chômage a baissé pour la deuxième fois consécutive, ce qui n’était pas arrivé depuis 5 ans
– La confiance des ménages s’est nettement améliorée en France pour atteindre son plus haut niveau depuis octobre 2007
– L’investissement des entreprises repart à la hausse, la plus forte depuis la fin 2011
– En 2015, le déficit commercial s’est contracté de 22 % et repasse sous la barre des 50 milliards d’euros, c’est la première fois depuis 2009
– La croissance progresse aussi et même le FMI prévoit 1,5% de croissance pour cette année alors qu’il ne prévoyait que 1,1% en mars, là aussi la plus forte progression depuis 2011.

Et à un moment, le décalage horaire entre les courbes des statistiques et le quotidien des Français va se résorber.

Le second paradoxe est le suivant: On voit la paille dans l’œil de la gauche mais pas la poutre dans l’œil de la France.

Le problème de la France c’est la droite. Une droite qui n’est pas au rendez-vous des défis. Une droite trop libérale et pas assez sociale. Quant à l’extrême gauche, elle rêve d’un printemps politique, mais on ferme les yeux sur l’hiver social que prépare la droite.

D’ailleurs, à l’extrême gauche on ne dit rien sur la primaire de la droite. Alors même que ce n’est pas une primaire, c’est un véritable concours Lépine des mesures libérales et un véritable concours Le Pen des questions identitaires. Nicolas Sarkozy à Lille va en donner une nouvelle illustration : c’est le retour du discours de Grenoble. Pour lui conquérir les couches populaires, c’est les enfermer dans l’identité.
Quel mépris pour le peuple, pour les couches populaires que de penser qu’en agitant la haine de l’autre, on peut recueillir des voix. Ce ne pas ce que fait, ce que dit, ce que pense la gauche et c’est une grande différence.

Le troisième paradoxe c’est qu’on critique la loi El Khomri n°2 mais on exempte la droite de toute critique sur cette même loi. On a donc l’indignation sélective, l’opposition élective, l’indignation à la carte.

Or, il faut parler de la droite, de ce qu’elle dit, de ce qu’elle fait, notamment au Sénat, ou plutôt de ce qu’elle défait au Sénat.

Comparaison n’est pas raison, mais ce n’est pas un tort dans la période de regarder ce que veut la droite.

A la Chambre Haute, c’est bas les masques pour la droite. Fidèle à elle-même, elle fait dans la régression sociale sans retenue, sans fard. La loi Travail n°3, elle est de droite. Cela se voit à deux niveaux : Elle purge la loi Travail n°2 de ses mesures de progrès social et elle ajoute des mesures de régression sociale.

Au Sénat, la droite supprime toute mesure de progrès :
– Exit les 35 heures
– Exit aussi les 24 heures minimum de temps partiel
– Exit le compte engagement citoyen du Compte Personnel d’Activité, qui permettait aux personnes d’intervenir dans des associations
– Exit le compte pénibilité
– Exit la généralisation de la garantie jeune

Au fond, avec la droite c’est exit le progrès. La droite est pour le progrexit.

Au Sénat, la droite ajoute des mesures de régression :
– Licenciements économiques simplifiés
– Introduction de la possibilité dans les entreprises de moins de 50 salariés dépourvues de délégué syndical, de passer un accord avec le délégué du personnel ou le comité d’entreprise, non mandatés
– Suppression de la représentativité syndicale dans les réseaux de franchisés
– Plafonnement des indemnités accordées par le juge prud’homal
– Doublement des seuils sociaux en passant de 11 à 20 et de 50 à 100
Voici donc la loi Travail n°3, la loi de la droite, la loi « visant à instituer de nouvelles précarités et de nouvelles régressions pour les entreprises et les actifs ». Cette loi présentée par la droite n’est qu’un exemple, un court extrait du film d’horreur qui se déploierait si la droite venait à l’emporter. Pour l’instant, la droite dure cherche encore son champion.

Si l’on en croit les résultats des sondages, l’ancien Premier ministre Alain Juppé semble avoir de bonnes chances de jouer un rôle important lors des primaires de la droite en novembre prochain, et donc au moment de l’élection présidentielle de 2017.

Quelle alternative de politique économique propose-t-il ? On en a une idée précise grâce à la publication récente d’un livre où le candidat affiche la couleur.

Lui président, le contrat à durée indéterminée (CDI) est conservé, mais les motifs de rupture en seront prédéterminés à l’avance et, en cas de conflit, les indemnités prud’homales seront plafonnées. Le référendum d’entreprise sera généralisé et rendu possible dès que le chef d’entreprise et un seul syndicat représentatif en seront d’accord. Les obligations sociales liées aux seuils de passage à un nombre supérieur de salariés seront gelées pendant cinq ans.

Lui président, côté secteur public, les dépenses seront réduites à 50 % du produit intérieur brut (PIB), contre 57 % aujourd’hui, une énorme ponction sur la demande intérieure. Comme « l’Etat ne sait pas être un bon actionnaire », les privatisations seront à l’ordre du jour. Les effectifs de la fonction publique seront réduits de 200 000 à 250 000 personnes.

Lui président, le message est clair : il faudra travailler plus. La durée légale de 35 heures sera supprimée grâce à un passage possible pour toutes les entreprises qui le souhaitent à 39 heures. Il faudra travailler plus et plus longtemps avec un report de l’âge de la retraite. Les fonctionnaires devront aussi travailler plus longtemps. Pour le candidat aux primaires de la droite, le progrès, c’est travailler plus pour gagner moins.

Lui président, avec une réduction des impôts sur les revenus du capital et la suppression de l’impôt sur la fortune. L’impôt sur les sociétés sera ramené progressivement vers 22 %. Le quotient familial sera relevé de manière importante. Les salariés devront passer plus de temps à travailler et les riches pourront mieux profiter de leurs rentes, ce qui permettra aux plus riches de payer moins d’impôts.

Voilà, le programme de Monsieur Juppé, la casse sociale mais, avec le sourire, l’austérité heureuse en somme.
Le plus grave sans doute, c’est que Monsieur Juppé passe pour être un des plus « soft » dans la primaire de la droite.

Alors, s’il force sa nature en essayant d’être humble, vous allez voir, le naturel va revenir au galop. En voie de balladurisation, le champion de la casse sociale va se faire cassant contre ses adversaires de la primaire et puis contre les Français qui ne reconnaitront pas son génie.

* * *

Nous avons commencé en évoquant les paradoxes qui agitent la politique française. Ce serait peut-être le dernier paradoxe à évoquer mais à éviter : Savoir ce que la droite ferait demain mais ne pas le dénoncer aujourd’hui.

Oui, « Au secours la droite revient », mais en plus aujourd’hui, elle prévient. Au Sénat on nous en donne l’expression la plus claire.

Alors voilà ! Vous vous posez la question : Pourquoi ? Alors que la France va mieux ? Pourquoi ? Alors que l’ultra gauche est dans la violence réelle ? Pourquoi ? Alors que la droite est dans la violence symbolique d’un programme ultra libéral ? Pourquoi ? Alors que l’extrême droite xénophobe se fait discrète pour mieux surgir ? Pourquoi une telle violence quotidienne et récidivante contre le Parti socialiste, le Gouvernement et le Président ?

Tout simplement parce que l’oligarchie, l’aristocratie, le système – appelez cela comme vous voulez – ont choisi le casting des années à venir : le face-à-face entre Marine Le Pen, Alain Juppé et une gauche écologiste mélenchonisée.

Les petits marquis médiatiques, les gros bonnets de l’oligarchie ne veulent pas du juste équilibre. Une droite ultra libérale et un front national et une extrême gauche dans la rue.

Eh bien nous ne nous laisserons pas faire ! Parce que laisser la droite et l’extrême droite face-à-face c’est la certitude de les retrouver demain coude-à-coude. Laisser mélenchoniser la gauche ? C’est la condamner à la marginalité.

Il y a un chemin entre ceux qui veulent tout défaire et ceux qui ne veulent rien faire : C’est la gauche constructive !
Cette gauche qui défend un modèle équilibré pour la France.
Cette gauche qui veut l’égalité réelle.
Cette gauche qui veut la liberté ordonnée !
Cette gauche qui veut la fraternité laïque !
Une gauche social écologique qui donne sens à la République.

Il n’y a pas de République sans équilibre.

Le programme de la droite veut semer la fin de notre modèle social. Il récoltera la violence.

Le programme de l’extrême droite veut rêver la fin de l’Europe, la fin de la République ? L’extrême droite veut détruire. Nous voulons construire.

Il y a un chemin pour autre chose que celui que l’oligarchie a dessiné pour notre pays.

Nous devons nous rassembler et rassembler tous ceux qui refusent la violence des projets des uns et la violence sans projets des autres.
Nous voulons rassembler tous ceux qui refusent la société de marché mais comprennent l’économie de marché. Tous ceux voulant affronter avec des valeurs de gauche la révolution de l’immatériel, les défis climatiques, la nouvelle donne géopolitique, le terrorisme, les préjugés, les réfugiés, la crise européenne.

Devant les crises, certains ont des réflexes d’escargot : ils rentrent dans leur coquille. Nous voulons, nous, socialistes, écologistes, militants démocratiques, républicains, affronter la crise pour pouvoir la maîtriser. C’est ce qui nous distingue de tous les autres.

Nous le faisons alors dans la Belle Alliance Populaire où socialistes, radicaux, écologistes, démocrates, syndicalistes, associatifs construisent une fédération pour affronter les défis nouveaux, mais aussi le redressement de la France que nous ne voulons pas voir dilapidée par l’immobilisme des uns et l’activisme libéral des autres. Parce que ce redressement c’est aux efforts des Français qu’on le doit.

Ce meeting était nécessaire pour souligner combien le chemin de « la gauche constructive » différait de la « droite destructive ».

Ce meeting était nécessaire pour souligner combien la loi Travail n°2 différait de la loi Travail numéro n°1, et combien elle était opposée à la loi Travail n°3, issue de la droite sénatoriale.

Ce meeting était nécessaire pour dire que le temps de la contre offensive est lancée.
Dire aux Français que cela va mieux.
Dire aux Français que notre chemin, celui du juste équilibre, est le seul praticable.
Dire aux Français que nous ne baissons pas les bras devant les défis.
Dire aux Français que nous voulons rassembler tous ceux qui veulent avancer ! Qui veulent défendre un réalisme social écologique !
Qui veulent un nouveau souffle européen porté par une République nouvelle !

Parce que nous refusons que la France ait le destin des feuilles mortes, nous nous rassemblons aujourd’hui pour combattre.

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

30 Mar

Commentaires fermés sur « L’union nationale contre le terrorisme est un devoir sacré », conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – 30 mars 2016

« L’union nationale contre le terrorisme est un devoir sacré », conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – 30 mars 2016

par

2016-03-30 - Conférence de presse Jean-Christophe Cambadélis-4

 

Jean-Christophe Cambadélis a tenu un point presse ce mercredi 30 mars 2016 au siège du Parti socialiste.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de son intervention ainsi que l’intégralité de sa déclaration:


« L’union nationale contre le terrorisme est un… par PartiSocialiste

 

 

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis

Point presse du 30 mars 2016

(seul le prononcé fait foi)

 

Mesdames, Messieurs,

Nous présentons nos excuses aux Français.

Nous n’avons pas convaincu la droite en général et la droite sénatoriale en particulier, de rentrer dans l’union nationale pour renforcer notre droit dans la lutte contre le terrorisme.

La réforme constitutionnelle visait à constitutionnaliser l’état d’urgence. Tout simplement pour rendre nos procédures exceptionnelles, inattaquables par les terroristes.

La droite avait fait de la déchéance de nationalité pour les binationaux une condition de son engagement pour ce texte.

Contre l’avis de nombreux socialistes, – hommes et femmes de gauche -, après avoir retiré la mention des binationaux à ma demande, nous avions maintenu une référence à cette déchéance de nationalité pour obtenir une majorité qualifiée avec la droite. Nous estimions que l’unité nationale contre le terrorisme était prioritaire à toute autre considération.

De fait l’Assemblée nationale a voté à la majorité des 3/5e. Une grande partie de la gauche et grande partie de la droite ont voté ensemble. La droite sénatoriale pouvait en rester là.

Elle a choisi un autre cheminement rendant impossible l’accord des deux assemblées.

Mieux, par la voie de deux responsables des Républicains, elle a refusé de voter simplement l’article 1, c’est-à-dire la constitutionnalisation de l’état d’urgence comme seul ordre du jour de la révision constitutionnelle.

Les Français ne peuvent qu’être consternés par ce triste spectacle d’une représentation parlementaire incapable de faire la paix, même pour combattre efficacement le terrorisme.

Cette dérobade ne met pas en cause la lutte contre le terrorisme et l’efficacité de l’Etat et de ses services. Mais elle ne renforce pas notre défense juridique contre les recours des terroristes. Ce qui est pour le moins critiquable.

Le Parti socialiste ne renonce pas pour autant à la concorde nationale dans le pays, et l’union nationale au Parlement contre le terrorisme. Nous serons toujours présents, multipliant les efforts, même quand cela nous coûte en termes de débat.

L’union nationale contre le terrorisme est un devoir sacré.

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

25 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP

L’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP

par

Parlement Hebdo 25032016

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP.

Il a répondu aux questions de Mickaël Szames et Kathia Gilder.

 

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Attentats :

« Il s’agit par des actions aveugles de créer les conditions de terreur en France et de séparation entre les Français.

Contre le terrorisme dans notre pays, il faut la concorde nationale qui est là, et l’union sacrée au Parlement qui n’est pas encore là.
François Hollande fait ce que doit faire un chef d’Etat et reconnaissons qu’il le fait bien.

La France est la seule à faire un effort de défense pour l’ensemble de l’Europe. Quand la France dit qu’il faut se préoccuper de la situation libyenne, l’Europe détourne les yeux.

Il y a une nécessité pour les Européens de se ressaisir pour faire face au terrorisme : politique diplomatique et politique de défense commune.

Nous sommes dans une guerre asymétrique avec un front qui n’est pas fixe.

Ces fauteurs de guerre ont une stratégie: la grande séparation. C’est ce que nous devons combattre. »

Propos tenus sur Molenbeek : « Il ne faut pas avoir de formules globalisantes et blessantes. «

Sur les propos tenus par Michel Sapin et Bruno Le Roux : « Les hommes politiques dans le moment présent doivent être économes de leurs mots. Ils se sont tous les deux excusés et ils ont eu raison.

Il y a des personnes qui agissent dans les foyers de pauvreté ou autour des frères musulmans. Nous devons les combattre. Ce n’est pas en stigmatisant ces quartiers que nous aurons de l’efficacité.

En guerre on fait attention à ses mots, ses phrases et ses propositions. J’appelle tout le monde à la prudence y compris dans mon parti. »

Opération de police à Argenteuil: « Cela nous inquiète et nous rassure à la fois : Il y a des cellules dormantes qui veulent passer à l’acte mais le système mis en place, les mesures prises démontrent une efficacité.

Bernard Cazeneuve est un exemple: il est économe de ses mots, il agit et a des résultats. »

Etat d’urgence : « Le débat dans la classe politique ne doit pas être celui qui vise à stigmatiser le laxisme de l’adversaire mais à débattre sur des propositions. »

Euro 2016 : « Il faut maintenir la fête et s’habituer à cette menace. Nous sommes en guerre et l’ennemi est lâche, il frappe à l’aveugle. Il faut prendre toutes les mesures de sécurité. »
Passenger Name Record (PNR) : « Manuel Valls a raison de dire qu’il faudra ajouter cet outil. Mais il en faut d’autres.

Un sommet européen spécialement dédié au terrorisme serait utile. Il faudra plus de coordination de nos services, la création d’une agence européenne de sécurité ou d’un état major européen.

Si nous disons que l’Europe est en guerre il faut une coordination européenne pour lutter. »

Révision constitutionnelle :

« Le Sénat, la droite sénatoriale, a commis une faute politique. Ils ont déployé un arsenal pour organiser le blocage de la révision constitutionnelle.

Nous avions fait un compromis quasiment historique à l’Assemblée nationale entre la droite et la gauche. Ça avait couté très cher à la gauche de le faire, très cher, en termes de débat sur les valeurs. Mais nous estimions, globalement aux deux tiers de l’Assemblée nationale, que cela était nécessaire pour avoir la réforme constitutionnelle

Ce débat ne procède pas de ce qui serait nécessaire pour ce pays mais de la volonté de se distancier du vote émis à l’Assemblée qui avait le soutien de Nicolas Sarkozy. Je ne trouve pas ça raisonnable. Je trouve que le Sénat, et je le dis au président du Sénat, à la Chambre haute, qu’ils ont commis une erreur politique par ce blocage.

Le compromis que Monsieur Jacob a accepté et voté est remis en cause par la droite sénatoriale, on marche sur la tête. Comment voulez-vous que les Français puissent comprendre ?
Je crois qu’il est nécessaire que la droite sénatoriale éclaire le tapis: sont-ils pour aller au Congrès?

Si Gérard Larcher est pour aller au Congrès alors il doit peser de tout son poids et mettre son mandat en jeu pour que ses troupes votent le texte. On ne peut pas biaiser sur ces questions, on ne peut pas jouer, faire de la politique politicienne. Il faut être à la hauteur de l’événement

Il faut arrêter de jouer et dire s’ils veulent aller au Congrès ou non, s’ils ne veulent pas, l’affaire va se terminer. Le texte de l’Assemblée est déjà un compromis. »

Perpétuité Réelle :

« Ce qui est bizarre c’est que nous avons déjà voté cette mesure le 8 mars à l’Assemblée et elle est l’objet d’une polémique.

Encore une fois soyons économes de nos mots. Nos propositions ne doivent pas avoir pour but de démasquer le prétendu laxisme de l’adversaire mais de chercher l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme. »

Loi travail:

« La contestation a eu lieu avant le dépôt du texte au Conseil des ministres et le Gouvernement l’a pris en compte. Chacun a pu s’exprimer, négocier, le texte est maintenant déposé et à l’Assemblée il y aura un débat.

La pétition #loitravailnonmerci était une manifestation sur le net. Le Gouvernement a eu raison de prendre le taureau par les cornes et de présenter un nouveau départ pour ce texte.

Ce texte a profondément été rééquilibré et il y a des avancées très positives. On pourrait au moins reconnaitre cela. »

Affaire des écoutes / Nicolas Sarkozy
:

« Ces écoutes ne se sont pas faites au hasard : Il y a un pseudo… tout cela pose problème.

La procédure qui suit son cours ne facilite pas sa candidature.

Nicolas Sarkozy sait très bien que ceci va faire buzz et provoquer dans l’électorat de droite la question de sa candidature. »


Primaires à gauche :

« Le Parti socialiste a déjà dit lors de son dernier Conseil national qu’il était pour la primaire. Une commission a été constituée à cet effet.

La primaire n’est pas le seul moyen pour obtenir l’unité des forces de gauche.

Le 14 avril  nous lancerons l’alliance populaire. Nous installerons dans tous les départements des collectifs de l’alliance populaire qui convergeront le 3 décembre dans une grande convention.

L’alliance populaire c’est un regroupement qui vise à dépasser le Parti socialiste avec la volonté de se tourner vers les citoyens, les associations citoyennes, les syndicalistes

Le problème n’est pas de s’unir au second tour mais d’être au second tour.

Le PS aura à décider de sa forme de participation. »

06 Oct

Commentaires fermés sur « La vie politique a plus d’imagination que les sondages », interview dans la Tribune de Genève et 24heures

« La vie politique a plus d’imagination que les sondages », interview dans la Tribune de Genève et 24heures

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tribune de genève 2

logo-24heures

 

La Tribune de Genève  et 24heures publient ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez  lire ci-dessous:

 

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste français, Jean-Christophe Cambadélis, un retour en grâce du président n’est pas impossible.

Le mot est à la mode, mais Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas être l’homme providentiel du PS. Non, il se définit comme un militant soucieux de la rénovation du socialisme et attentif à ce que sa formation traverse au mieux «les événements terribles» qu’elle a vécus. Le premier secrétaire du PS, en baroudeur de la politique (63 ans) qui a connu bien des retournements – il a été le bras droit de Dominique Strauss-Kahn – a attendu que le bateau traverse la tempête d’une rentrée très chahutée avant de nous répondre.

 

Le retour de Nicolas Sarkozy, c’est la meilleure chose qui soit arrivée au PS ces derniers temps? Nicolas Sarkozy a tout fait pour être élu. Les Français n’en ont pas voulu. Il reste un redoutable compétiteur mais sa stratégie a un seul slogan: «Moi». Sa tactique a un seul paramètre, «moi», et son programme se réduit à un seul mot d’ordre, «moi». C’est un peu court pour séduire les Français.

Pensez-vous un retour de popularité possible pour François Hollande? La situation politique française est volatile. On disait, dix-huit mois avant la présidentielle, Edouard Balladur imbattable et quelques années plus tard, Lionel Jospin, PS, gagnant d’avance. Pourtant, dans les deux cas, ils ont été éliminés. La vie politique a beaucoup plus d’imagination que les sondages!

Etes-vous favorable à des primaires au sein du PS pour désigner le candidat de 2017? Les statuts le permettent, mais pour l’instant je n’ai ni des demandes ni des candidats.

Et quid des candidatures sauvages? Arnaud Montebourg ou Martine Aubry par exemple… Sûrement pas! Si notre candidat ne fait pas le plein des voix de gauche au premier tour de l’élection présidentielle, il sera éliminé. On aura donc une bataille au deuxième tour: droite – extrême droite. Dans ces conditions, personne ne prendra le risque soit de faire perdre la gauche, soit d’être ultramarginalisé par le vote utile.

Le gouvernement de Manuel Valls ne dispose au Parlement que d’une majorité relative. Est-ce suffisant pour tenir trois ans? Il y a au Parlement une majorité relative pour Manuel Valls. Il n’y a pas de majorité contre Manuel Valls. Les opposants du PS à la ligne économique du gouvernement ont indiqué qu’ils ne voteraient jamais contre le gouvernement car «ce serait synonyme de dissolution et d’exclusion».

Les «frondeurs» sont-ils dans le vrai quand ils disent ne pas avoir été élus sur le programme appliqué aujourd’hui? Les «opposants» ont été «élus candidats» par les militants du PS. La tradition du PS n’est pas la remise en cause des partis. Le lien direct entre les députés et les électeurs, c’est une culture bonapartiste qui n’est pas la nôtre. Leur mandat est de redresser économiquement la France dans la justice. J’observe enfin que le désaccord ne porte pas sur les 50 milliards d’économies mais sur la répartition entre les ménages et les entreprises.

En quoi le tournant social-démocrate du gouvernement français est-il comparable à ceux de Blair et Schroeder? Je pense que cette inflexion de politique n’est que conjoncturelle face à une trop faible croissance. Elle n’a rien à voir avec le blairisme qui théorise la neutralité de l’économie… J’ai dit et je vous le répète, le social libéralisme n’est ni notre culture ni notre vocabulaire.

Alors en quoi ces réformes, la Britannique et l’Allemande, sont-elles différentes de la Française? Blair avait théorisé une troisième voie entre le socialisme étatique et la social-démocratie avant d’arriver au pouvoir. Schroeder, lui, s’est attaqué à certains acquis sociaux au cours de son mandat. Tout simplement parce que l’économie allemande était à cette époque sous-compétitive vis-à-vis de la France. Il a obtenu de l’Europe et grâce à la France une autorisation pour aller au-delà de 4% de déficit et ses réformes se sont étalées sur dix ans.

Le cap économique du pacte de responsabilité semble désormais évident pour le gouvernement. L’est-il pour le Parti socialiste? Le gouvernement a un cap clair. Le PS, lui, redéfinit sa carte d’identité qui ne se veut ni sociale-libérale ni néocommuniste. Il s’agit de fonder un nouveau progressisme où nos valeurs et nos principes retrouveront leur pertinence et leur efficacité dans la «nouvelle économie» et sa révolution de l’immatériel.

Ce travail de mise à jour n’aurait-il pas dû être fait pendant les dix années d’opposition (depuis 2002)? Le PS a travaillé pendant les dix dernières années. La preuve en est que le programme du candidat Hollande n’était pas une rêverie. Il indiquait que l’on ne pouvait distribuer que ce que l’on avait produit. Et il soulignait l’urgence de la remise à flot budgétaire de la France. Ce que nous avions sous-estimé, ce sont les plans sociaux cachés ou retardés à l’après élection et l’état réel de la production industrielle française qui était en chute libre. Retrouver des marges de compétitivité pour les entreprises tout en asséchant les déficits sans pour autant tomber dans l’austérité ni casser notre modèle social fut notre problème en arrivant au pouvoir.

Social-démocrate; social-libéral, n’est-ce pas pour les politologues? Vos électeurs n’attendent-ils pas simplement des résultats – du pouvoir d’achat, de l’emploi, des perspectives d’avenir? C’est parce que les salariés s’intéressent à leur pouvoir d’achat ou à l’emploi qu’ils ne sont pas indifférents à une politique qui favorise la production, l’industrie; et une politique qui favorise la rente. Ne sous-estimez pas la capacité du peuple de faire le lien entre une «offre» théorique et ses conséquences pratiques.

La parenthèse du sénat à gauche n’aura duré que trois ans. La gauche n’est-elle pas en train de rater une occasion historique de changer la France? Était-elle suffisamment préparée à prendre le pouvoir? Le Parti socialiste a perdu les élections municipales. Et comme le Sénat dépend de ces élections, il était certain que nous allions perdre le Sénat. Constatons quand même que tous les analystes disent que le PS a mieux résisté que prévu. Ce qui indiquerait que le PS, deuxième parti de la haute assemblée avec 112 élus, n’est pas sans ressource. Non seulement nous étions préparés à prendre le pouvoir, mais rien ne dit que nous allons dans deux ans et demi le perdre.

Toujours à propos du pacte de responsabilité, n’avez-vous pas le sentiment de faire le sale boulot de la réforme? Vous tirez les marrons du feu pour la droite? On peut, au nom de l’électoralisme, différer ou refuser des réformes. C’est tourner le dos à l’intérêt général et pousser des réformes devant soi qui deviennent ingérables et se retournent contre ceux qui professent l’immobilisme.

Le MEDEF a fait, en matière de réglementation du travail, des propositions radicales mais peut-être nécessaire. Provocation ou nécessité de faire bouger les lignes politiques? Je trouve que le MEDEF manque d’imagination. Depuis près de trente ans, il avance les mêmes revendications. Revendications elles-mêmes assorties des mêmes promesses d’emplois. Il n’y a rien de nouveau.

Vous avez lancé les Etats généraux du socialisme en France. L’ADN du socialisme à la française semble en péril?
Notre carte d’identité est périmée. Elle a été éditée dans les années 1970 sur la base de réflexion des années 1960. Depuis le monde a changé, le modèle de production a changé, la manière de faire de la politique a changé.

Sur le site du PS, dans votre message, vous parlez du besoin d’une carte d’identité socialiste pertinente à l’époque. Elle ne l’est plus donc? Oui. Un exemple: dans les années 1970, la gauche avait mis au centre des débats la question de l’égalité. Aujourd’hui cette notion est supplantée par l’identité. Voir le monde à travers la nécessaire égalité et l’obligation de l’identité ne provoque pas la même chose dans le combat social ou l’opinion.

Le mot rassemblement revient souvent: le PS est-il à ce point divisé, en proie aux doutes? Le rassemblement est nécessaire. D’abord parce que l’individualisme contemporain fait des ravages dans la gauche. Ensuite parce que les formes nouvelles de communication – chaînes d’infos, l’Internet, Twitter etc. – poussent au chacun pour soi. Enfin parce que la multiplication des propos en tous sens brouille le message.

En fait, comment va la base du PS? Que vous disent les élus sur le terrain qui vous interpellent? La base va bien merci. C’est surtout l’encadrement qui s’interroge, qui doute ou qui conteste. Ce n’est pas anormal. Les militants, eux, ne sont pas dans ce registre. Ils veulent tout à la fois des marqueurs de gauche et de l’unité.


Propos recueillis par Xavier Alonso

 

30 Juin

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Le patronat se comporte en « enfant gâté » : interview à TF1News

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mytf1news

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Renaud Pila pour TF1 News:

 

Après l’appel des organisations patronales à François Hollande, le Premier secrétaire du PS s’en prend au Medef « qui délaisse l’intérêt général ». Il reconnaît toutefois qu’il va falloir « discuter des lenteurs de la Ve République ».

MYTF1News :  D’abord un mot de football, l’Algérie joue ce soir contre l’Allemagne au Mondial. Suite aux derniers incidents, Marine Le Pen demande la suppression de la double nationalité. Quelle est votre réaction ?

Jean-Christophe Cambadélis : D’abord, les casseurs doivent être cassés. Ensuite, constatons. Rappelée à l’ordre par son père, Marine Le Pen s’exécute en revenant au grand classique, le racisme anti-maghrébin.

Le FN se camoufle. Il y a la tenue de camouflage, et de temps en temps, les querelles familiales permettent de voir ce qui est la nature de cette formation politique sous cette tenue de camouflage.

MYTF1News :  François Fillon estime que pour réformer le pays, « la méthode molle c’est fini ». Qu’en pensez-vous ?

La situation qui s’ouvre va être entre l’évolution ou la réaction. La réaction sauce Marine Le Pen : il faut sortir de l’Europe.  Ou  la réaction sauce Fillon : il faut sortir de notre modèle social. Avec des mesures comme la suppression de la durée légale du travail, l’élargissement des motifs de licenciement, la réduction des allocations chômage ou la suppression de l’ISF…

Le projet de M. Fillon est un projet, au sens propre du terme, réactionnaire. Il veut liquider le modèle social. Alors il appelle ça la rupture mais je crains qu’il n’ait pas l’équation politique pour ce manifeste réactionnaire.

Le problème n’est pas d’être dur ou mou.  En 1995 sur les retraites,  Alain Juppé a été dur. Il a dû reculer. Le problème est de faire évoluer notre modèle vers un nouveau modèle qui préserve les qualités de l’ancien et qui l’adaptent à la compétition mondiale actuelle

MYTF1News L’UMP est en proie aux affaires. Son état est-il un sujet de préoccupation pour vous ?

C’est un sujet de préoccupation parce qu’on ne peut pas se réjouir de voir un parti républicain d’opposition dans un tel état. Mr Fillon parle de banqueroute sur le plan financier et de banqueroute sur le plan moral, on se demande si l’UMP passera l’hiver.

MYTF1News :  Sur l’emploi, les organisations patronales affirment que derrière les paroles du gouvernement, les actes ne suivent pas. Quelle est votre réaction ?

41 milliards d’économies sur trois ans, ça mérite que le parlement discute non ?  Le Medef est impatient pour ses aides, nous le sommes pour l’emploi. Le Medef réclame à l’Etat de la visibilité, on aimerait en avoir du Medef. A force de souffler le chaud et le froid, le Medef va récolter un vrai coup de chaud.

La mise au pied du mur du gouvernement et du parlement dans une situation de tension sociale et politique ne devrait pas échapper à une organisation syndicale. Cela peut provoquer en retour des interrogations voire des énervements.  La France n’a pas besoin de ça.

MYTF1News –  La France a battu un nouveau record de chômage. Le Medef parle d’urgence…

Il semble que cela n’a pas échappé au président de la République, au Premier ministre et à la majorité. Le 14 janvier dernier, le président a annoncé clairement l’accélération de la politique que nous menons depuis 2 ans car la croissance n’est pas au niveau que nous souhaitons.  Le Medef ne s’en est point saisi. Depuis, il s’est comporté comme un enfant gâté, exigeant toujours plus, manifestant encore et encore, réclamant des coupes sombres dans le code du travail, comme s’il cherchait à pousser son avantage avant la conférence sociale. Il cherche tout à la fois à légitimer sa participation à la conférence sociale et à faire plaisir à quelques-uns de ses mandants, délaissant l’intérêt général.

MYTF1News :  François Hollande  a montré vendredi pour la première fois de l’impatience face à la lenteur du parlement dans la mise en œuvre du pacte de responsabilité. Partagez-vous ce diagnostic ?

Oui c’est long, c’est très long. Quand on pense que les premières mesures du CICE arrivent maintenant.  Mais ceci n’est pas seulement dû au parlement mais aux lenteurs administratives de l’Etat.  Il faudra, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, discuter des lenteurs de la Vème République.

MYTF1News : La question institutionnelle semble monter ces dernières semaines dans les débats entre socialistes. Est-ce à dire que la lenteur de l’action politique va être un chantier du PS ?

Tout à fait. Tous les aspects de la Vème République doivent être revisités, et ceci n’est pas le dernier. Il n’a échappé à personne que la Vème République est percutée par un certain nombre de difficultés. Il faudra bien, dans le calme évidemment, se poser le problème de la mise en adéquation de nos institutions avec les nécessités du moment, comme aurait dit le général de Gaulle. A cette étape, je ne veux pas préjuger des débats. Mais la rapidité de l’exécution, la transparence des débats, tout ceci nécessite réflexion.

MYTF1News : Les députés PS frondeurs compliquent-t-ils la tâche du gouvernement ?

Ils ne la facilitent pas, mais ce n’est pas eux le problème.

MYTF1News :  Etes-vous inquiet pour le vote de la loi de finances rectificatives de mardi à l’Assemblée ?

Non.  Je fais confiance au sens de la responsabilité des députés socialistes. Ils connaissent parfaitement les données de la situation politique.

MYTF1News : Au Sénat, une coalition de sénateurs de gauche comme de droite souhaite retarder la discussion de la réforme des collectivités  locales.  Quelle est votre réaction ?

Voir des responsables communistes pactiser avec l’UMP tout en nous faisant des leçons de gauche a de quoi laisser perplexe.

Sur le fond, personne, je dis bien personne, ne remet en cause la nécessité de changer notre dispositif administratif local. Mais dès que l’on commence à avancer dans cette voie, chacun défend son pré-carré.  Il y a de l’immobilisme dans l’air, il faudra le surmonter.  Ces sénateurs ont tort. Il faut aujourd’hui avancer. Cette réforme ne remet pas en cause leur travail ; elle veut rendre leur travail plus juste, plus efficace et plus proche des Français. Il n’y a aucun doute à avoir sur le caractère nécessaire de la dite réforme.

MYTF1News : Craignez-vous une France bloquée à la rentrée de septembre ?

Nous sommes confrontés à de nombreuses difficultés. Derrière cette constatation, c’est la France qui risque d’être bloquée et de reculer. A un moment donné, il faut savoir ce que l’on choisit : éviter les problèmes ou l’intérêt général. Et bien la gauche dans son histoire a toujours choisi l’intérêt général. Continuons à le faire.

 

25 Sep

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Elections sénatoriales: Un symbole, un présage, une nouvelle donne

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Un symbole historique, car ce dernier bastion, réputé imprenable grâce à son mode de scrutin est tombé. Un présage, car ce scrutin marque l’affaiblissement de Nicolas Sarkozy et le mouvement rampant à gauche en France. Une nouvelle donne, car la droite est maintenant entravée et la gauche pourrait demain gouverner sans l’être.