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18 Nov

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L’invité d’Arlette Chabot dans « Politiquement Show » sur LCI

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Jean-Christophe Cambadélis était hier l’invité de Politiquement Show sur LCI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’émission:

Primaire de la droite
La primaire de la droite m’étonne dans la forme mais pas sur le fond.

La primaire de la droite ne réglera pas la question stratégique qui oppose ceux qui veulent rassembler la droite et le centre et ceux qui veulent chercher les voix de l’extrême droite.

Alain Juppé fait course en tête et au fur et à mesure où l’on approche du vote, c’est le retour en force du premier Ministre de Nicolas Sarkozy: Francois Fillon.

Cela tient beaucoup à la manière dont ils se sont comportés les uns et les autres. L’un était sur l’énergie, la droite de la droite, l’autre plus balladurien, se comportant comme s’il était déjà président de la Republique et le troisième comme outsider

J’ai toujours pensé qu’Alain Juppé était friable. Je pense que je ne me suis pas trompé.

J’attends les conséquences de cette primaire. Elle ne va pas clore le débat à droite.

Vote des électeurs de gauche à la primaire de la droite ?
Je ne pense pas que l’électorat de gauche fera un mouvement vers Alain Juppé qui a un programme économique extrêmement libéral.

La stratégie de Nicolas Sarkozy est de faire en sorte qu’Alain Juppé ne soit pas en tête au 1er tour.

Chaque candidat à ses forces et ses faiblesses: Alain Juppé est friable, Nicolas Sarkozy a fait une campagne très clivante et très à droite. François Fillon est très conservateur.

Sarkozy revient avec son premier Ministre !

Candidature d’Emmanuel Macron

Sa candidature disqualifie la gauche sans la qualifier. Car avec Jean-LucMélenchon d’un côté et Emmanuel Macron de l’autre, la gauche n’a aucune chance de l’emporter. S’il va jusqu’au bout, il fera une campagne du type de celle de Jean-Pierre Chevènement contre Lionel Jospin.

Cette élection est beaucoup plus ouverte qu’elle en a l’air car nous passerons du casting au projet.

Emmanuel Macron est un banquier: il fait de l’investissement. Il regarde l’échiquier politique en se disant qu’il est possible que Alain Juppé ne soit pas candidat et ainsi récupérer l’électorat centre droit ou que Francois Hollande ne soit pas candidat et récupérer l’électorat de gauche.

Emmanuel Macron attend tout en bonifiant sa candidature.

Election présidentielle de 2017

Marine Le Pen a quelques atouts à faire valoir dans la situation politique pour elle l’emporter. Ce qui m’inquiète aujourd’hui dans la situation politique française c’est que je ne vois pas comment la droite, si la gauche arrivait en tête au premier tour, pourrait appeler à voter à gauche face à Marine Le Pen quand on voit ce qui est dit et ce qui est fait et comment on créerait une dynamique pour le candidat de la droite face à Marine Le Pen lorsqu’on voit le programme ultra libéral que sont en train de sélectionner les candidats de la droite.
Je dis attention, on est figés sur les candidatures mais on ne voit pas la dynamique et le paysage se mettre en place qui est redoutable parce que la remise en cause des représentations politiques, à laquelle participe Macron avec une certaine efficacité, affaisse, décompose le paysage politique. Et à la fin qui est ce qui en profite ? C’est celui qui a le plus gros capital et c’est Marine Le Pen. Et moi je pense qu’aujourd’hui la porte est ouverte.

Candidature de François Hollande a la primaire ? J’essaie de ne pas faire parler les gens. Je lui conseille de réfléchir à la situation. La question qui lui est posée c’est un nouveau quinquennat pour quoi faire ?

Je pensais qu’Emmanuel Macron pouvait élargir l’espace politique à gauche. Cet espace aurait été compétitif, hors cet espace désormais se fragmente.

24 Avr

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« J’appelle les socialistes à se retrousser les manches et, pour commencer, à arrêter de pleurer », interview au JDD

par

JDD

 

Le JDD publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

Avez-vous encore le moral ?
Personnellement, oui. Mais le pays c’est autre chose. Nous vivons une situation bonapartiste sans Bonaparte. La France va économiquement mieux, socialement mal et politiquement très mal.
La fragmentation est partout, et le désir nulle part. Le pays est saisi par une frénésie de déconstruction. Nous avons une somme de revendications contradictoires, sans ligne de force sinon le refus de la mondialisation libérale dont l’ADN est contradictoire avec celui de la France. Ce qui donne une situation volatile.

Est-ce pour cela que 21 ministres se réunissent demain, ce qui est une première, à la Faculté de médecine de Paris ?
C’est un moment de la contre-offensive. Car on est dans une situation invraisemblable de bashing socialistes et d’un bashing Hollande qui confine à la névrose obsessionnelle. C’est totalement irrationnel. On peut critiquer mais, aujourd’hui, on s’acharne. Il y a une dimension de bouc-émissaire.
Il faut donc rétablir les faits, sinon, le pays va se tromper sur les solutions. Nous marchons donc d’un même pas avec Stéphane Le Foll qui organise la réunion de demain: d’un côté faire comprendre ce qu’a été réellement l’action du gouvernement depuis 2012 – avec, j’en conviens, des résultats contrastés – de l’autre rassembler dans la Belle Alliance Populaire tous ceux qui ne veulent ni du libéralisme qui veut tout défaire, ni du conservatisme qui ne veut rien faire.

Les Français semblent pourtant récuser les vieux partis…
Il y a aujourd’hui, j’insiste, une frénésie de déconstruction. Faut-il pour autant liquider les formations politiques ? Non. Je suis un partisan de la démocratie participative. Mais avec tout le respect que j’ai pour ce qui se passe place de la République, la France ne peut pas être dirigée par l’agora de Nuit Debout.

Jeudi, une partie de la gauche – dont Nuit debout – manifestera une fois de plus contre la loi Travail. François Hollande ne devrait-il pas retirer cette loi ?
Non. Pour une raison toute simple : le Parti socialiste veut la sécurisation des parcours professionnels. Cette loi, dans un équilibre nouveau, les sanctuarise avec le compte personnel d’activité. Il ne faut pas attendre de la droite qu’elle le fasse.

Etes-vous favorable à l’amendement destiné à taxer davantage le recours au CDD, ce qui serait pour le Medef un point de rupture ?
Je suis favorable à tout ce qui permet de lutter contre le précariat. Cela en fait partie.

La politique économique a-t-elle été depuis 2012 assez équilibrée ?
J’aurais préféré que l’on traite plus tôt de la sécurisation des parcours professionnels. J’aurais souhaité que l’on aille plus vite et plus fort dans le domaine de la lutte contre le précariat.
Je découvre avec joie que le Premier Ministre y vient puisqu’il se dit aujourd’hui favorable à un revenu universel. Par ailleurs, je vais vous le confesser: nous avons sous-estimé la crise industrielle sur laquelle la droite avait fait l’impasse. L’urgence était de reconstruire l’appareil productif, d’où le CICE puis le pacte de responsabilité. Mais cette politique n’a pas été expliquée aux Français.

Sur la réduction du chômage, cette politique n’obtient toujours pas de résultats…
Le chômage, c’est la plus grande des difficultés mais admettons quand même que les autres indicateurs sont bons ou meilleurs. Aujourd’hui, les entreprises ont retrouvé leurs marges. On recrute à l’école, dans la police, la sécurité sociale revient à l’équilibre avec de nouveaux droits etc etc. En focalisant sur l’inversion de la courbe du chômage, nous avons obscurci nos autres résultats.

Pour les législatives de 2017, la direction d’Europe-Ecologie-Les Verts ne veut ni accord programmatique avec le PS ni même accord électoral…
Il y a à travers cela l’idée que le ressourcement écologiste se construirait soit dans le gauchisme, soit dans une distance avec la gauche. Antoine Waechter avait en son temps emprunté ce chemin. Depuis, l’écologie politique avait surmonté ce « ni ni » par l’alliance avec les progressistes. Donc, tout cela me parait être une régression sectaire. Je ne m’y résous pas. Car je ne veux pas demain d’une Assemblée sans écologistes, sans communistes. Pour moi, nous sommes ensemble la gauche et nous devons ensemble agir face au libéralisme ambiant et au nationalisme xénophobe montant.

Faites-vous partie des socialistes qui ne comprennent pas l’indulgence dont bénéficie au sommet de l’Etat Emmanuel Macron ?
Emmanuel Macron s’imaginait en Sully, il ne faudrait pas qu’il finisse en Brutus, comme certains l’y poussent. Sa campagne lui échappe. Car la placer sous l’égide de « ni droite ni gauche » ne peut pas être un avenir pour la gauche. Le problème posé à la France, c’est une triple refondation: de la République, de la droite et de la gauche, et pas la dissolution des trois dans une soupe.

Henri Guaino juge « insupportable » l’attitude d’Emmanuel Macron et estime qu’il devrait quitter le gouvernement pour éviter « la chienlit » ?
C’est le retour du refoulé de Henri Guaino par rapport à Nicolas Sarkozy qui faisait la même chose avec Jacques Chirac! Le problème, ce n’est pas la démission d’Emmanuel Macron, mais sa position. Soit il élargit la majorité présidentielle en s’adressant à des gens qui ne nous écoutent pas et, à ce moment-là, il fait sa part de travail, soit il veut se substituer à la gauche. Mais on ne peut le faire dans le « ni ni ». Cette ligne qu’il prétend porter ne permet pas de rassembler.

La primaire de gauche, dites-le franchement, ne verra jamais le jour…
J’étais favorable à la primaire de toute la gauche. Mais à partir du moment où on dit « primaire de toute la gauche sans Hollande », on est dans une contradiction. Auquel cas, qu’on ne nous amuse pas, nous les socialistes, en disant « Vous êtes les bienvenus » !

Si Jean-Luc Mélenchon devançait Hollande dans les sondages, appelleriez-vous au « vote utile » en sa faveur ?
Le ballet des sondages fait partie des figures imposées. Il y a bien un sondage qui donnera Bruno Le Maire devant Nicolas Sarkozy et, au moins une fois, Jean-Luc Mélenchon passera devant François Hollande. Cela fera le régal des journaux qui pourront faire des titres vengeurs, mais ce sera très loin de la réalité.
Il y a des temps médiatiques et des temps politiques. Ainsi, nous vivons aujourd’hui la juppémania. Alain Juppé est devenu le candidat des élites : déjà élu, toujours mutique. Ce sera le Balladur de 2017.

François Hollande peut-il encore gagner ?
Rien n’est joué. Nous n’avons pas à rougir de notre bilan quand on se rappelle de ce que Sarkozy-Fillon-Juppé nous ont laissé en 2012. Face à une droite qui s’extrémise et une ultra gauche qui ne veut pas gouverner, il y a un espace pour le candidat socialiste. Et le pays ne veut ni de libéralisme radical ni de l’extrême droite.
François Hollande est au centre du renouveau français en protégeant les Français et en modernisant la France. La seule ligne praticable, c’est la sienne: celle d’un réformisme juste. J’appelle donc les socialistes à se retrousser les manches et, pour commencer, à arrêter de pleurer.

Propos recueillis par Arthur Nazaret et Dominique de Montvalon

18 Avr

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L’invité d’Arlette Chabot sur LCI

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LCI 18042016

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi l’invité politique d’Arlette Chabot dans la matinale de LCI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

Sondages

Aujourd’hui  il n’y a de désirs pour rien et je ne pense pas qu’il y ait un désir de droite dans le pays.

Si la gauche ne se reprend pas en main, elle sera pulvérisée et marginalisée pour 20 ans.

Il y a les résultats virtuels, les sondages, et les réels: Nantes. Dans l’un la gauche est à 30%, dans l’autre à 39%.

Même avec les résultats réels, la gauche n’est pas à cette étape en capacité de l’emporter. Il faut donc l’unité.

La gauche est avertie, l’oligarchie politique et sondagière veut l’élection d’Alain Juppé. L’oligarchie ne veut ni le FN, ni le PS mais un programme libéral, radical obtenu grâce à l’union nationale. Le programme de la droite ultra libérale ne passera pas.

 

Election présidentielle de 2017

Le problème n’est pas François Hollande mais de définir ce qui est nécessaire à la France.

Il y a un espace pour une France nouvelle qui soit à la fois modernisée et protectrice.

Avec la cohérence de François Hollande on aura redressé la France: compétitivité, déficit…

Pendant le quinquennat de François Hollande on aura assaini la France, on aura redressé les comptes. Nos résultats, sauf malheureusement pour le chômage, sont bons pour la France. Nos prédécesseurs n’avaient rien réussi du tout.

Ce qui détermine une candidature aux Présidentielles, c’est de savoir si le candidat peut porter un projet et incarner l’avenir de la France.

 

Gauche / Primaires

Je constate que Jean-Luc Mélenchon qui fait une belle campagne hors primaire aujourd’hui, ne peut pas réunir l’ensemble de la gauche, Cécile Duflot encore moins. Les autres candidats PS, qui ont beaucoup de talent et qui pourront un jour ou l’autre candidater, ne peuvent pas le faire. Le seul qui peut réunir un tant soit peu la gauche, c’est François Hollande.

Je lance un appel: il faut que la gauche se reprenne sinon elle sera pulvérisée. Si la gauche ne se réunit pas, ce n’est même pas la peine d’y aller. C’est nécessaire  car je ne veux pas d’une France libérale.

Ce matin après les déclarations du PCF, la primaire de toute la gauche a du plomb dans l’aile.

On a commencé en disant c’est les primaires de toute la gauche. Puis Jean-Luc Mélenchon est parti. On nous a dit que ce n’était pas grave on va faire avec les autres. Est-ce qu’on sera tous derrière le candidat qui l’emportera ?Au PS, tout le monde était d’accord. Et à ce moment-là, le Parti communiste prend la responsabilité de la division

Je préfèrerai que le PCF et EELV soient de la primaire. De quoi ont il peur s’ils pensent avoir raison ?

La Belle Alliance Populaire est une alliance pour une alternative au libéralisme ambiant et au nationalisme montant.

Pour moi, le seul qui peut réunir la gauche c’est François Hollande.

Nuit Debout

Il y a repolitisation, il y a aussi forme de radicalisation. La repolitisation n’est pas obligatoirement social démocrate bien peignée et sage sur la place de la République. Il y a tous les sentiments et il y aussi dans ce mouvement – comme dans tous les mouvements – un sectarisme ambiant. Je trouve que le sectarisme, les prises de position expulsant l’autre sont le trait commun de tous les courants politiques aujourd’hui, moi j’appelle à la sérénité, à l’écoute, à l’échange, au rassemblement à gauche.

L’expulsion d’Alain Finkielkraut de la place de la République est condamnable mais on se demande ce qu’il est allé faire dans cette galère ?

03 Déc

Commentaires fermés sur Marine Le Pen tombe le masque ! Réaction aux propos de Marine Le Pen hier en meeting à Nîmes.

Marine Le Pen tombe le masque ! Réaction aux propos de Marine Le Pen hier en meeting à Nîmes.

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JCC Itele 03122015

Jean-Christophe Cambadélis a réagi en duplex sur I Télé sur les propos tenus par Marine Le Pen la veille en meeting à Nîmes.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi qu’un extrait de l’interview:

Pour Cambadélis, « la chasse aux musulmans est… par LeLab_E1

Front national / déclarations de Marine Le Pen

Marine Le Pen tombe le masque, elle dit ce qu’elle pense c’est-à-dire que la chasse aux musulmans est ouverte

Marine Le Pen est survoltée par les sondages et ça lui permet d’avancer sur son orientation.

Marion Maréchal Le Pen a dit la même chose: les musulmans peuvent être français à condition d’être chrétiens.

La position du FN est un danger dans une France en danger.

Le discours du FN c’est la séparation des Français, le ferment de la division nationale dans un moment où il faut se rassembler

Marine Le Pen a déployé a certainement nombre d’items : il ne s’agit pas d’une guerre contre Daesh mais contre l’islam. C’est la théorie de la guerre de civilisations qui nous affaiblit dans le combat pour isoler Daesh.

Les propos et les projets de Marine Le Pen seraient dramatiques pour l’ensemble des Français.

Elections régionales

Front républicain ?
Il faut prendre les choses dans l’ordre. D’abord le vote.
J’appelle l’ensemble des Français à transformer dimanche en une grande manifestation civique.

Il faut que les Français soient débout, qu’il n’aient pas peur.

Le soir des élections nous ferons le bilan et je crois que le total gauche sera très haut.

S’il y a des ajustements nous le ferons lors du BN de dimanche soir.

13 Sep

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« Une conjoncture qui n’est pas si simple », interview au Télégramme

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Le Télégramme publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous:

 

Député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis a succédé à Harlem Désir au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Grâce à son savoir faire et son sens politique salué au-delà même des rangs du PS, il crédibilise aujourd’hui la parole du PS, même si la majorité traverse une crise sans précédent.

 

L’affaire Thévenoud n’est-elle pas l’affaire de trop ?
C’est une affaire grave. Le fait de ne pas déclarer ses revenus au fisc, quand on est un responsable politique renvoie à l’éthique et à la façon dont les parlementaires doivent se conduire. Cette affaire choque l’opinion à juste raison.

 

Combien de temps un pouvoir aussi fragilisé que celui de François Hollande et Manuel Valls peut-il tenir ?
Il peut tenir jusqu’à la fin du quinquennat. Personne ne devrait souhaiter provoquer une nouvelle élection dans le temps présent, alors que la gauche est diminuée et que Marine Le Pen est aux portes de l’Elysée, voire de Matignon. Et cela, personne ne peut le souhaiter.

 

Manuel Valls affirme que Marine Le Pen est « aux portes du pouvoir », mais tous les présidentiables de l’UMP l’emporteraient contre la présidente du Front national, contrairement à François Hollande. Comment pensez-vous éviter un nouveau 21 avril ?
Il faut tordre le cou à cette idée que la droite ferait mieux que nous face à Marine Le Pen. Les options très thatchériennes préconisées par l’UMP sur le plan économique et social (100 milliards d’économie, la réduction du nombre de fonctionnaires) tout cela ne fait pas un programme susceptible de faire face au Front national. Nicolas Sarkozy n’est pas dans une forme qui lui permette de combattre efficacement Marine Le Pen. La gauche reste la formation politique la plus efficace pour mener ce combat.

 

Les sondages n’en sont pas moins désastreux pour votre camp…
Je me souvient que les sondages donnaient Edouard Balladur élu en 1995. Il faut relativiser les choses. Quand on est à deux ans d’une échéance électorale, il y a des phénomènes de contestation qu’on ne retrouve pas dans les urnes, le moment venu. Je rappelle que Nicolas Sarkozy était très bas au début de la campagne de 2012. Il a terminé à quelques longueurs de François Hollande.

 

Vous serez dimanche en Bretagne. Trois départements de notre région sont renouvelables au Sénat. Quelles sont vos espérances à la veille de ce scrutin sénatorial ?
J’espère que nous ferons le maximum dans une conjoncture qui n’est pas simple pour les socialistes. Mais les grands élus savent qu’ils peuvent compter sur nous pour être défendus. La droite, elle, sera très divisée, notamment sur la question de la présidence du Sénat. La droite sénatoriale est affaiblie alors que la gauche sénatoriale est plutôt bien portante.

 

Propos recueillis par Philippe Reinhard

30 Sep

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Attention à la bulle sondagière

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Laissons de coté les sondages personne n’y croit plus. A part quelques journalistes par facilité de langage, ce qui créé un halo virtuel préjudiciable à la compétition. La grande force de François ne réside que dans l’autoréférentialité médiatique qui, comme pour Ségolène hier, lui promet le succès (ses efforts pour ne pas choquer la doxa médiatique l’aident en cela).

Mais comme pour la pauvre Ségolène, aussitôt désigné, le flux médiatique s’inversera. En faisant un candidat moins fort qu’on ne le croit. Il y a même un autre piège à cette position virtuelle de leader. C’est que pour s’y maintenir, François raille les propositions-promesses de Martine et campe sur une posture on ne pourra pas tout changer ! Indépendamment du fait que l’on a rarement vu un candidat gagner en proposant sur l’essentiel de ne pas changer. Cela nous rappelle furieusement notre ami Lionel Jospin qui avait fait -sur la base des mêmes sondages- de la nécessité de chasser Chirac la clé de voûte de sa campagne. Et au premier tour, si on est pas identifié constant et cohérent on est grignoté par tous les bouts. On ne gagne pas sur un rejet, mais un projet, un espoir d’autre chose autrement.

Alors attention danger !

15 Sep

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Les primaires commencent ce soir !

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Contraints à changer de braquet suite à la mise hors jeux de DSK, les candidats à l’investiture socialiste ont mis quelque temps à trouver leur tempo. L’opinion sollicitée par des événements de toutes sortes, interloquée voir fascinée par le « sofitel gate », inquiète de la crise économique et financière et préoccupée par la rentrée.

L’opinion française se tourne donc doucement vers la primaire socialiste. On confond toujours l’hyper-information des « happy few » et le mouvement lent de l’opinion. Le narcissisme du monde mediatico-politique est tel que l’on a déjà consommé une information alors que les français n’en n’ont pas encore pris connaissance. La fracture informative est une des donnes de la démocratie moderne. Les sondages reflétant des pronostics plutôt que des choix qui restent évolutifs et ne se cristalisent définitivement que dans la dernière ligne droite.

Voilà pourquoi le prime time de France 2 va commencer à fixer les esprits. Qui ? pour quoi faire ? Les français habitués aux candidats octroyés vont maintenant comparer. Pas sur que le truisme vaguement condescendant pour le peuple soit juste: il se préoccupera seulement de qui peut battre le champion. Personne n’a oublié la précédente présidentielle. Les trois débats vont être un véritable « crash test » pour les candidats. Je crois que les français évolueront autour d’une potentialité, d’une esquisse de sortie de crise et d’un caractère pour le faire !

13 Sep

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Sondages, le grand n’importe quoi !

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Les sondages nous disent que pour les Français les primaires citoyennes sont confuses, artificielles, compliquées à près de 60%. Mais que c’est sûr François Hollande va gagner. La palme revenant au Figaro qui va finir par nous faire croire qu’il a choisit François Hollande. Au fait pourquoi ? Donc le Figaro titre sur le doute chez Aubry ? On tremble ! Tout en se disant que Etienne Mougeotte n’allait pas titré sur Robert Bourgi… On va lire le papier qui mérite ce titre. Rien ! Si ce n’est le fameux sondage de Libération. On tourne en rond sur des spéculations.
Bon, concentrons nous sur la crise grecque. Là le doute s’installe vraiment…

01 Sep

Commentaires fermés sur Opinion Way/Le Figaro a encore frappé.

Opinion Way/Le Figaro a encore frappé.

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On se souvient des sondages du Figaro lors de la précédente élection présidentielle. Ségolène Royal battait tout le temps Nicolas Sarkozy. Et puis, le jour où elle a été désignée, c’était terminé. On a jamais su si c’était vrai avant ou après. Là, c’est encore mieux ! Sur un échantillon de 222 personnes, on nous dit que François Hollande serait sûrement devant. Qu’il aurait pris un peu plus d’avance ! Pourquoi pas… Bien que les chiffres ne l’indiquent pas.

Mais bon, au 2ème tour, Martine Aubry fait un bond de 9 points et François Hollande baisse d’autant. Mais vous ne le saurez pas !

Des personnes mal attentionnées auraient titré : « François Hollande dévisse ». Ce n’est pas le cas. Mais soit, cela n’a pas de sens, soit, cela en a un ! Et c’est plus contrasté qu’on le dit. Alors pourquoi ?

22 Juil

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Sarkozy peut-il être battu ?

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Il le sera. Le président sortant a repris quatre points dans les sondages et déjà on pavoise. A moins de 35% on imagine le socle du rejet… DSK out ! on s’est repris a espérer à l’élysée. Alors quand le come back fut annoncé on s’est déchainé. L’affaire Banon, ce feu nucléaire promis à DSK, fut évidemment réactivé. L’avocat fila dard dard (sic) à New York pour tenter de sauver un procès très mal engagé. On menaça même François Hollande de l’impliquer par médias interposés, après avoir tenté de salir Martine Aubry.

Car voilà le problème de l’exécutif, c’est le rejet de fer de l’opinion. Et Nicolas Sarkozy, mis sous tente à oxygène par la diplomatie d’Alain Juppé, a bien du mal a respirer. Les faits sont têtus. C’est le bilan calamiteux qui est jugé. Les erreurs et faux pas qui sont sans appel. Sarkozy a beau gommé comme un mauvais écolier les fautes sur son cahier rien n’y fait. Il a été vu et sera sanctionné. Soixante pour cent des français en sont persuadés, si le Parti Socialiste est au 2ème tour et pour cela aujourd’hui il vaut mieux incarner la gauche, Sarkozy sera éliminé.