Tag spd

26 Août

Commentaires fermés sur Le Parti socialiste soutient le SPD dans la lutte contre l’extrême droite

Le Parti socialiste soutient le SPD dans la lutte contre l’extrême droite

par

logops160

Depuis quelques jours, les attaques xénophobes se multiplient en Allemagne. La chancelière Angela Merkel et son parti la CDU-CSU sont restés discrets sur ces attaques alors que le SPD, prenant ses responsabilités a dénoncé cette poussée raciste dans le pays et les violences qui se sont produites.

Sigmar Gabriel, Vice chancelier et Président du SPD a eu raison de se rendre dans la ville saxonne d’Heidenau où se sont déroulés des affrontements entre militants d’extrême droite et forces de l’ordre, indiquant que face à cette menace, la social-démocratie ne céderait pas un pouce de terrain.

Depuis, l’alerte à la bombe qui a conduit à l’évacuation du siège du SPD à Berlin indique la volonté de l’extrême droite de jouer la carte de la tension et de l’intimidation.

Ces actes typiques de l’extrême droite nous rappellent le combat sans pitié que la gauche doit mener contre le national populisme sous toutes ses formes dans toutes l’Europe.

Le Parti socialiste est totalement solidaire du Parti social-démocrate allemand dans son combat contre la xénophobie et la violence.

14 Nov

Commentaires fermés sur La fin de l’ère Schröder !

La fin de l’ère Schröder !

par

sigmardgabrielSigmar Gabriel dans son discours final au congrès de Leipzig, où il a été réélu avec plus de 82%, a déclaré qu’en 2017 l’alliance avec Die Linke devait être rendue possible.

C’est la fin de l’ère Schröder qui faisait du refus de cette alliance la ligne de partage à gauche. Sigmar Gabriel fait donc un double mouvement : la préparation de la grande coalition donnant des garanties au SPD et la préparation de la grande alliance à gauche pour mettre fin au règne de la CDU.

Paris osé que d’aller à droite pour s’allier à gauche. Mais pari séduisant pour obtenir une inflexion de la ligne d’Angela Merkel dans la grande coalition. Ceci est nécessaire pour gagner le référendum interne validant l’accord SPD/CDU. Mais pari aussi de capter la légitimité de bonne gestion qui a fait défaut au SPD, pour pouvoir, sans risquer de perdre le centre, s’allier avec Die Linke.

Tout dépendra donc de la nature de la grande coalition et de la pratique de celle-ci. Si ce n’est qu’un moyen de faire passer un accord maussade, il y a fort à parier que Sigmar Gabriel ne renouvellera pas l’exploit de Willy Brandt de sortir vainqueur de la grande coalition.

24 Oct

1 Comment

La marche à la grande coalition

par

PS_SPDL’Allemagne où j’étais avec Harlem Désir et Guillaume Bachelay à l’occasion de la rencontre SPD / PS est choquée par l’information selon laquelle Madame Merkel a été écoutée par l’Amérique d’Obama. Au point où Sigmar Gabriel s’est interrogé sur la poursuite des négociations sur le traité d’accord transatlantique dans ces conditions. Harlem Désir a répondu lors de la conférence de presse que la clarification préalable était nécessaire. Le SPD qui a perdu les élections tente de retourner la négociation en vue de la grande coalition à son avantage. C’est la raison pour laquelle le SPD a décidé d’être offensif dans les négociations. Une sorte de défi du faible au fort pour attirer Madame Merkel sur le programme du SPD, condition nécessaire pour la ratification de l’accord par la base du SPD.

Si l’orientation du SPD est une relance interne allemande (SMIC, salaires, infrastructures, logements, dépendance etc.) profitable à la croissance en Europe, donc à la France qui le réclame, la grande coalition n’est pas la fusion. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé à un groupe de travailler sur le modèle social-démocrate pour les temps modernes. Sigmar Gabriel a proposé, de son coté, un groupe de travail sur l’évolution de la grande coalition, si elle a lieu, et de l’Europe. L’Europe il en a été question. Les deux partis dans un communiqué ont réaffirmé leur soutien à Martin Schulz, candidat contre les droites européennes et les populistes. Accord a été passé pour soutenir la proposition du PSE d’un programme en 10 points de renaissance européenne.

catégorie Actualité, Ecrits, Europe

Tag , ,

23 Mai

Commentaires fermés sur Interview dans le Parisien

Interview dans le Parisien

par

logoparisien

 

Le Parisien publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis à l’occasion d’une visite en Allemagne prévue dans le cadre des 150 ans du SPD:

En quoi un succès du SPD aux législatives est-il souhaitable?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS. A chaque pays de choisir ses dirigeants. Mais les socialistes francais préfèrent les sociaux-démocrates au pouvoir en Allemagne plutôt que Mme Merkel! A titre d’exemple, Peer Steinbrück veut instaurer un smic en Allemagne alors que derrière la réussite allemande se cache une politique de bas salaires défendue par les conservateurs.

L’UMP voit dans le déplacement de Hollande au SPD une « provocation »…

L’UMP avait moins de vapeurs lorsqu’en 2012, pendant la campagne présidentielle en France, Angela Merkel faisait la courte échelle à Nicolas Sarkozy. Ce que ne fera pas François Hollande. Ce n’est pas une visite à but électoral.

Le couple franco-allemand fonctionnerait-il mieux sans Merkel?

Oui. Peer Steinbrück et François Hollande ont une fibre sociale en commun. Ils parlent la même langue, celle du réformisme social. Le compromis serait donc plus simple. Steinbrück est moins dans l’idéologie libérale que Mme Merkel. La chancelière pense que de l’austérité jaillira la croissance, alors que les sociaux-démocrates estiment qu’il faut certes être rigoureux économiquement, mais prendre aussi des mesures en faveur de la croissance. J’ajoute que le SPD et le PS se sont beaucoup rapprochés sur la taxation des mouvements de capitaux, le gouvernement économique européen, etc. Nous préférons donc un Steinbrück qui dit « soyons de bons voisins » que les alliés de Merkel qui disent « maintenant, on parle allemand en Europe ! ».

05 Avr

Commentaires fermés sur Rencontre avec Peer Steinbrück

Rencontre avec Peer Steinbrück

par

rencontrespd

En marge de sa tournée française, le candidat du SPD à la chancellerie allemande, Peer Steinbrück a rencontré la direction du Parti socialiste hier avant d’avoir un long échange avec les militants du SPD de Paris.

Avec Harlem Désir, Jean-Louis Bianco et Philip Cordery, nous avec discuté avec Peer Steinbrück de la situation dans nos deux pays surtout écouté son sentiment sur l’Allemagne.

Il nous a assuré que le SPD était conscient de la difficulté de la tâche. Alors que les sociaux-démocrates sont majoritaires au Bundesrat du fait de leurs victoires dans la quasi totalité des élections locales qui les ont placés à la tête de la majorité des Länder – et qu’ils ont également conquis avec les Verts les principales villes du pays – ce n’est pas suffisant. Pour autant, et malgré les apparences, les Allemands sont très conscients de l’extrême impopularité d’Angela Merkel qui apparaît aux yeux des peuples européens comme une véritable « Mère la rigueur ». L’austérité a un visage, celui de la chancelière conservatrice.

Peer Steinbrück a indiqué comment la presse allemande attaquait le SPD en critiquant la politique avec François Hollande. Ce qui est le signe que l’alternative au conservatisme de « Merkeron » est le progressisme de François Hollande et des sociaux-démocrates européens.

Nous avons rappelé au SPD qu’une nouvelle génération de députés français est souvent germanophone et que le PS se mobiliserait pour aider les sociaux-démocrates dans leur campagne car si comme Martin Schulz nous préférons une Allemagne européenne à une Europe allemande, l’Europe a surtout besoin d’une Allemagne dirigée par une majorité social-démocrate.

21 Jan

Commentaires fermés sur Allemagne : une victoire importante du SPD

Allemagne : une victoire importante du SPD

par

spd-300x300

L’élection régionale du dimanche 20 janvier dans le Land de Basse-Saxe est marquée par la victoire du Parti social-démocrate contre la CDU d’ Angela Merkel et son allié le parti libéral FDP.

Je me réjouis de cette victoire et félicite chaleureusement le nouveau ministre-président de la Basse-Saxe, Stephan Weil, qui a su convaincre les électeurs de sa région. Le SPD a gagné un nombre important de régions au cours du deuxième mandat d’Angela Merkel et laisse ainsi espérer l’alternance au niveau fédéral.

Une victoire de la gauche menée par Peer Steinbrück en Allemagne en septembre prochain prolongerait l’alternance engagée en Europe avec la victoire de François Hollande en mai dernier. Cette alternance est indispensable pour sortir le continent de la crise, retrouver la croissance et l’emploi et rendre confiance aux citoyens européens.

19 Fév

Commentaires fermés sur Traité européen: Le SPD soutient la démarche de renégociation de François Hollande

Traité européen: Le SPD soutient la démarche de renégociation de François Hollande

par

Sigmar Gabriel, son président, écrit dans un communiqué: « Presque tout ce que Angela Merkel et Nicolas Sarkozy proposent dans le pacte budgétaire existe déjà dans les conclusions adoptées par l’Union européenne. Vouloir reproduire ces clauses dans des traités européens est lié au fait que Mme Merkel a besoin de rassurer son partenaire de la coalition gouvernementale, le Parti libéral, imprévisible sur les questions européennes. Personne n’est suffisamment naif pour penser que ce traité va totalement disparaitre, mais il est insuffisant pour sortir l’Europe de la crise. Des sujets comme la taxation de la spéculation financière, la régulation des marchés financiers, la lutte contre le dumping fiscal et surtout des mesures efficaces de soutien à la croissance sont totalement absents du plan Merkel/Sarkozy. C’est pourquoi Francois Hollande a raison, s’il est élu président de la République, de reprendre la discussion sur le pacte budgétaire. Il a le total soutien du SPD. »

05 Déc

1 Comment

Un tournant: un nouvel axe franco-allemand

par

Le congrès du SPD fut marqué par le discours de Helmut Schmit. Le vieux leader a soulevé le congrès, en réaffirmant le dessein européen de l’Allemagne, mais surtout en disant « la prise en charge des déficits est notre destin » fustigeant Madame Angela Merkel « (qui) par sa politique isolait l’Allemagne ».

Cette intervention pavait le chemin d’une intervention de François Hollande. Par un clin d’oeil du destin Nicolas Sarkozy en insistant pour que Angela Merkel vienne à Paris ce jour, le candidat sortant a offert au SPD et à François Hollande une tribune, une visibilité pour leur alternative au couple, au directoire Sarkozy/Merkel. Ce moment est un tournant dans la campagne. Il y a un choix entre le déclin et le renouveau.

Dans un discours maintes fois applaudit, François Hollande a dessiné une alternative, en Europe avec son pacte, eurobond et politique coordonnée et complémentaire, taxation des mouvements de capitaux etc, mais ouvrant aussi sur un nouveau traité de l’Elysée franco-allemand accentuant la collaboration entre les deux pays sans renoncer aux cultures et à la souveraineté. François Hollande a pris date sur le futur traité de Merkel et Sarkozy un accommodement ne réglant pas l’urgence. Il a refusé des budgets sous le coup d’une décision de justice. Il a dressé le visage d’une Europe de progrès, d’un volontarisme européen porté par les sociaux démocrates allemands et les socialistes français.

19 Sep

1 Comment

La nouvelle claque de Mme Merkel

par

Jour après jour, la chancelière est un peu plus dans les cordes. Elle vient de perdre, avec d’autres, l’élection de Berlin. Et là on s’interroge : comment nos libéraux médiatiques expliquent-ils que Mme Angela Merkel qui devait être notre modèle n’a pas l’assentiment de son peuple ? C’est bizarre ! non ?

Elle n’augmente pas les impôts, bride les salaires, ne s’autorise pas de déficit, elle a la règle d’or dans sa constitution, rechigne à aider les Grecs au nom de « l’Allemagne ne paiera pas », les entreprises croulent sous les dividendes, elle glorifie mezzo voce l’identité allemande, réduit le nucléaire. Mais voilà, elle perd les élections et à ce rythme là, en 2013 le chancelier allemande sera SPD.

Et si le peuple allemand en avait marre de l’austérité renforcée ? Voilà ce que d’aucuns devraient méditer…

18 Août

Commentaires fermés sur La nouvelle frontière présidentielle: austérité/sécurité contre croissance/solidarité

La nouvelle frontière présidentielle: austérité/sécurité contre croissance/solidarité

par

Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu sur sa ligne d’automne: l’austérité ! Et bien sûr la sécurité !

Il est tout à fait étonnant de voir le président sortant vouloir inscrire dans la constitution française et de tous les pays d’Europe: la règle de l’austérité. Voilà un homme qui interdisait l’emploi du mot « austérité » hier et qui aujourd’hui veut le constitutionnaliser. Cette volte face, une de plus, tient aux figures plus imposées que libres. S’accrochant à l’Allemagne, il tente d’amadouer les agences de notation. Il doit faire face à un front uni du PSE qui a élaboré une réponse globale. Enfin il lui faut faire oublier son bilan calamiteux en agitant l’idée qu’avec les socialistes ce serait pire, voire que ces derniers ne défendent pas les intérêts français.

Cela préjuge que les dits français aient zappé quatre ans d’atteintes à l’intérêt général avec Fouquet’s, EPAD et bouclier fiscal, etc… Cela voudrait dire que ces derniers se satisfassent d’une politique économique totalement défensive. Et cela induit une inertie des socialistes qui est loin d’être réalisée.

Sous l’impulsion de Martine Aubry, mais s’inspirant des recommandations de DSK lorsqu’il était directeur du FMI, ils ont décidé de ne pas sacrifier la croissance sur l’autel de l’austérité. De plus, si les socialistes ont de robustes propositions en terme de réforme fiscale, ils articulent ceci avec une politique économique européenne coordonnée. Et l’axe construit depuis trois ans Poul Rasmussen / Martine Aubry / Sigmar Gabriel (PSE / PS / SPD) donne une base solide à cette ligne.

Enfin, la solidarité générationelle des territoires comme moyen pour assécher l’insécurité sans la nier, alors que le tout sécuritaire du président sortant à échouer, donne du grain à moudre à l’alternative socialiste. L’offensive d’automne de Nicolas Sarkozy n’a que l’apparence d’une martingale.