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26 Mar

Commentaires fermés sur S’attaquer à une femme, enceinte de 8 mois, pour un foulard est inacceptable et inadmissible !

S’attaquer à une femme, enceinte de 8 mois, pour un foulard est inacceptable et inadmissible !

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logops160

Mardi à Toulouse, une jeune femme venait de déposer ses enfants à l’école, lorsqu’elle a été violemment agressée par un individu.

Kedidja, Française de confession musulmane, 29 ans, portait un foulard traditionnel. Enceinte de huit mois, elle a été rouée de coups par un individu qui, tirant sur son foulard, lui a hurlé « pas de ça chez nous ! ».

Les policiers qui ont entendu la victime ne doutent pas du caractère raciste et islamophobe, de cette agression.

Le Parti socialiste condamne de façon très ferme cette agression raciste, inadmissible dans une grande démocratie comme la France et réaffirme qu’aucun comportement raciste et islamophobe ne doit être toléré dans notre République.

07 Déc

Commentaires fermés sur L’invité de Tous Politiques sur France Inter avec Le Parisien/Aujourd’hui en France

L’invité de Tous Politiques sur France Inter avec Le Parisien/Aujourd’hui en France

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JCC Tous Pol 07122014

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche l’invité de Tous Politiques sur France Inter en partenariat avec Le Parisien.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

Cambadélis : « se rassembler pour incarner le… par franceinter

17 Mar

Commentaires fermés sur Le fanatisme ne passera pas

Le fanatisme ne passera pas

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hollandetoulouse

Il y a un an, l’équipe sauvage de Mohamed Merah laissait derrière elle du sang et des larmes. Il s’est attaqué à la République en tuant des militaires, en assassinant des enfants devant une école juive.

Nous n’oublierons jamais. Comme vient de le dire le Président Hollande aujourd’hui à Toulouse : « c’est la République qui a été agressée ». Dans nos quartiers du 19e arrondissement les drames de Toulouse et Montauban résonnent comme s’ils s’étaient déroulé chez nous.

Un Français a tué d’autres Français car ils étaient différents de lui par leurs engagements ou par leur religion.

Un an après, alors que les familles continuent à apprendre à combler le vide que ces atrocités ont créé, on cherche encore à savoir comment cela a pu arriver et tous les républicains sont déterminés à faire en sorte que cela ne puisse plus jamais arriver.

La République n’a jamais cédé devant le fanatisme, elle ne pliera jamais.

28 Oct

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Bon congrès, beaux discours, bonne séquence.

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Nous appelions la contre offensive de nos vœux. Elle est venue. Nous demandions du sens. Il est venu sous la forme du nouveau modèle. Nous voulions l’union ce fut le cas. Harlem a prononcé un discours de bonne facture, combatif contre la droite, déterminé sur les engagements de campagne de François Hollande. Il a réaffirmé le droit de vote des étrangers et le non cumul des mandats sous les applaudissements. Je suggère maintenant qu’on se l’applique par une campagne nationale pour le droit de vote et qu’aucun membre du secrétariat national ne cumule de mandats. Voilà qui au delà de la parité réaffirmée, ferait du PS un parti exemplaire. En attendant un bon congrès.

28 Oct

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Congrès du PS: déclaration sur BFM TV

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Les français ne peuvent comprendre, accepter les efforts que si ils débouchent sur une nouvelle France plus fiable, plus juste. (…) Jean-Marc Ayrault est critiqué sur la forme mais personne ne conteste le bien fonder du redressement des finances publiques. Qu’est-ce que conteste la droite qui a mis la France dans cet état que nous fassions plus pour la France et mieux pour les fran9ais. Nous avons une stratégie de sortie de crise. La droite n’a que le retour aux années Sarkozy à la bouche.

catégorie Parti Socialiste

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27 Oct

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Congrès du PS: dépêche AFP

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Les socialistes doivent « rendre coup sur coup » et se « montrer très combatifs » face à une situation économique et sociale « difficile » et « épouvantable » sur le plan « politique et médiatique », a déclaré samedi à l’AFP Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS.

« Nous sommes entrés dans une situation difficile sur le plan économique et social, et épouvantable sur le plan politique et médiatique.

Maintenant, il faut rendre coup sur coup et se battre pour le redressement de la France », a-t-il souligné.

« Le Congrès (du PS à Toulouse) arrive au bon moment pour relancer les socialistes, les rassembler et se montrer très combatifs », a-t-il ajouté.

« Le temps de la contre-attaque est venu. Ca a un peu tardé. On est restés un peu sur nos lauriers de la victoire présidentielle et législative », a remarqué le secrétaire national du PS.

« Nous avons pensé que la victoire était suffisante et nous n’avons pas perçu, à la fois le drame des déficits publics, nous n’avons pas compris que la droite n’acceptait pas notre victoire et nous n’avions pas intégré que les médias seraient impatients », a ajouté Jean-Christophe Cambadélis.

« A la rentrée, la situation s’est détériorée et puis il y a eu une succession de difficultés gouvernementales. Donc, nous avons été mis sur la défensive », a-t-il analysé.

Interrogé sur Harlem Désir, Jean-Christophe Cambadélis, qui avait tenté lui aussi de prendre la tête du PS, a estimé que le nouveau premier secrétaire se devait notamment de « maintenir l’unité et appeler à la mobilisation des socialistes » pour soutenir le gouvernement.

« II est plus facile pour Harlem Désir de rassembler le PS que ce ne l’a été pour Martine Aubry, qui sortait du congrès de Reims. Aujourd’hui, la querelle de leadership est réglée » depuis l’élection de François Hollande à la présidence, a-t-il relevé.

Le Conseil national, le « parlement » du parti, « est morcelé dans ses personnalités mais aujourd’hui tout le monde est +hollandais+, donc ça facilite le travail », a-t-il conclu.

 

26 Oct

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Congrès de Toulouse – 26 octobre 2012 – Discours de Jean-Christophe Cambadélis

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Seul le prononcé fait foi

Chers amis, chers Camarades,

Comme le veut la tradition de nos congrès, il me revient de dire un mot d’accueil pour les délégations des partis frères et organisations progressistes présents à notre congrès.

Chers amis,

Le monde est écrasé par la crise financière et économique qui est aussi « LA » crise du modèle de développement. Nous vivons une crise conjointe, économique, écologique, géopolitique. Et le socialisme doit embrasser tous ces sujets. Il doit offrir une réponse globale comme il doit repenser son rapport au progressisme qui ne peut plus être la religion de la technique mais la moralité des hommes et la justice entre les hommes. C’est ce que le colloque international réuni hier à Toulouse a conclu.

Chers amis,

Ils sont venus de toutes les parties du monde et ils représentent toutes les facettes du mouvement ouvrier international et des courants progressistes de par le monde. Et je vous remercie de saluer nos partis frères dans l’Internationale socialiste ou du Parti socialiste européen.

Nous construisons ensemble un avenir plus fiable, plus durable, plus juste. Ce qui fait que notre succès électoral n’est pas uniquement français.

A ce congrès, nous accueillons des camarades qui représentent la gauche dans un monde qui a changé depuis notre dernier congrès. La social-démocratie européenne a engagé sa reconquête par les territoires. Nos camarades tchèques ou hongrois gagnent les élections locales. Au pays de Victor Orban, le plus réactionnaire des chefs de gouvernement d’Europe, membre du même parti que Merkel, Copé et Fillon. C’est l’amorce du renouveau des socialistes face au régime le plus antidémocratique depuis l’effondrement du Bloc de l’Est. Le populisme nationaliste de droite, autoritaire et réactionnaire est aussi à l’œuvre ailleurs de manières diverses. Mais au Danemark, aux Pays-Bas, en Flandre il est combattu par les socialistes ou la social-démocratie.

En Allemagne, la quasi totalité des Länder sont dirigés par le SPD qui est maintenant majoritaire à la chambre haute. Cela nous rappelle quelque chose ! Le PS attend beaucoup d’une victoire du parti dirigé par Sigmar Gabriel qui vient de s’exprimer. Nous savons que Peer Steinbrück, le candidat des socialistes allemands, sera un bon chancelier. Le temps est venu ! Merkel doit partir. Nous avons battu le « Merkozy » en France. Il doit être battu en Allemagne. Les peuples d’Europe ne veulent pas une Europe allemande, ils veulent une Allemagne européenne celle de Brandt, Schmitt voir de Schröder. Avec le SPD, nous avons travaillé ensemble depuis 3 ans. Nos relations se sont resserrées, nous nous comprenons mieux. Nous avons fait avancer le débat sur la taxation des mouvements de capitaux ou la gouvernance de la zone euro.

Chers amis,

Il ne faut plus laisser Elio, François, Jean-Marc, Robert Fico (Fitso), Helle Thorning Schmidt ou Werner Faymann – vous le voyez, la liste s’allonge – seuls comme chefs d’Etat ou de gouvernement de gauche en Europe. En 2013, on votera aussi en Italie, et l’Italie aurait fière allure avec notre ami Bersani. La dynamique de renouveau social-démocrate en Europe est à l’œuvre. Elle devra s’affirmer dans le Manifeste du PSE pour la réorientation de l’Europe.

L’Europe en a besoin, car le PPE, les conservateurs, ont ajouté la crise à la crise, fragilisé l’Europe et jeter les peuples dans la récession.

L’euro, une des plus belles réalisations de notre époque, a dix ans, mais la fête est gâchée par une crise sans précédent qui ébranle jusqu’à l’idée même d’Europe. Pendant quatre ans, on a cherché à résoudre la crise par une série de mesures économiques. Mais comme nous le disait récemment notre camarade du PASOK Evangelos Venizelos, il faut aussi des mesures politiques. On a vu comment, face à la crise, des pays ont été au bord de la dislocation. La droite non seulement n’y est pas pour rien. Pour elle, les marchés décident et l’Europe applique… Angela Merkel a même déclaré « la démocratie doit être conforme aux marchés ». Nous disons, « non, ce sont les marchés qui doivent être conformes à la démocratie ».

L’austérité comme idéologie a atteint ses limites. L’austérité comme pratique a atteint le point de récession. Aujourd’hui, chacun comprend, même chez les conservateurs que la sortie de crise passe par un choc de croissance…

Ne nous y trompons pas, les peuples ont atteint eux depuis longtemps la cote d’alerte. La résignation a fait place à l’humiliation, maintenant à la colère. Les manifestations à Athènes, Rome, Madrid ou Lisbonne sont de plus en plus fortes. L’extrême droite fait la loi dans certains quartiers d’Athènes, elle parade dans les rues de Budapest, elle inspire les courants séparatistes dans plusieurs pays d’Europe où dans certaines régions où on ne veut plus payer pour les autres. Sans parler d’une porosité sans précédent de la droite « classique » avec le national populisme. Comme le disait le philosophe Habermas : « la démocratie européenne est malade ».

Il est temps que la sociale démocratie soit aux commandes au Parlement Européen et à la Commission Européenne. Il faut un nouveau cours à l’Europe et les 27 partis de l’Union Européenne présents que je salue partagent ce dessein de renouveau européen.

Chers amis, chers Camarades,

Le monde arabe a connu sa révolution la plus importante depuis la fin de la 2e guerre mondiale quand les peuples tunisien, égyptien, libyen se sont soulevés et qu’ils ont chassé les despotes qui les gouvernaient depuis trop longtemps. Ce vent de liberté, dont nous savons qu’il résiste peu aux frontières, a aussi soufflé sur le Bahreïn et aujourd’hui, il ébranle la Syrie dont le régime s’accroche au pouvoir en plantant ce qui lui reste de crocs dans les entrailles de son peuple. Entre les survivances des anciens régimes, la mainmise de l’armée ou l’emprise du fondamentalisme religieux, il existe une voie progressiste, démocratique et laïque qui se développe et que nous soutenons. C’est le cas de notre parti frère Ettakatol ici présent et représenté par Mustapha Benjaafar.

Nous saluons nos amis venus clandestinement de Syrie et d’Iran où le souffle de la démocratie ne s’interrompt pas, mais où la dureté de la tâche doit nous inciter à un soutien plus grand encore. Nous saluons votre courage et vos morts pour la liberté.

Un salut à nos camarades du Fatah qui, comme ceux d’Ettakatol, ont rejoins nos camarades israéliens comme observateurs au PSE, renforçant la coordination des progressistes autour de la Méditerranée. Dans quelques jours se tiendra en Jordanie une conférence des partis sociaux démocrates du monde arabe où je vous représenterais.

Les travaillistes israéliens et le Meretz ont aussi un rendez-vous avec l’Histoire en janvier avec l’occasion de mettre un terme à la chape de plomb des droites au pouvoir en Israël. Avec un leadership renouvelé et leur capacité à incarner le débouché politique aux mouvements sociaux sans précédents qu’a connu ce pays, nous les soutenons dans leur combat.

Nos camarades haïtiens sont là. Leur tâche est immense. Ils doivent poursuivre la reconstruction d’un pays et ils doivent aussi contribuer au renforcement d’une démocratie encore fragile dans une zone, la Caraïbe et les Amériques où la gauche demeure en ébullition. Le progressisme là bas se porte bien si on regarde nos camarades du NPD devenus la deuxième force politique au Canada, nos amis du PQ arrivés au pouvoir au Québec avec Pauline Marois que nous connaissons bien ici.

Les conservateurs ont été chassé du pouvoir au Mexique et dans le cône sud, en Argentine, au Brésil, au Pérou, en Bolivie ou en Uruguay, ils mènent depuis, maintenant une politique animée par l’obsession de la quête de la justice sociale.

Le Vénézuéla n’est pas en reste. Ce pays a besoin d’un projet réformiste qui propose un modèle progressiste apaisé dans lequel le développement permet que l’eau ne coûte pas plus cher que le pétrole. Je salue les représentants de l’Amérique latine.

Chers amis, chers Camarades,

En Afrique, la nouvelle zone des tempêtes s’appelle le Sahara et le Sahel. De la Mauritanie au Soudan, de l’Atlantique à la Mer Rouge. A la crise économique, la crise alimentaire et les effets immédiats du dérèglement climatique, se sont ajoutés des crises politiques et humanitaires. La corne de l’Afrique a été durement frappée par la famine une fois encore avec une réaction tardive ce qu’on appelle « la communauté internationale ». La fin de Kadhafi a augmenté la prolifération des bandes armées qui donnent dans le trafic d’armes, de drogue et d’otages. Groupes islamistes menacent la stabilité de pays comme le Nigéria ou le Mali dont nous accueillons des dirigeants de gauche que nous saluons.

La France ne peut laisser le Mali face à ses ennemis. Car ce serait un funeste précédent.

Il s’agit non pas de se substituer aux Etats de la région, mais de les aider s’ils le souhaitent. La coopération régionale se développe dans cette partie de l’Afrique et c’est un élément fondamental pour la poursuite de l’émergence de ce continent.

Le Conseil de sécurité a voté une résolution autorisant la CDAO à utiliser la force pour repousser les groupes fondamentalistes du nord du Mali.

Permettez moi de dénoncer la petitesse de l’ancien ministre de la défense de Nicolas Sarkozy, éphémère candidat à l’élection présidentielle. Cet homme qui se prétend d’Etat, ose opposer les otages français à la libération du Mali.

Un peu de décence Monsieur Hervé Morin ! Faut-il vous rappeler que lorsque vous étiez Ministre de la défense, l’opération de libération menée sur le Tanit avait entrainé malheureusement la mort d’un français, Florent Lemaçon, et qu’aucun socialiste n’avait utilisé ce drame. Nous avions nous fait preuve de responsabilité. Mais chez vous Monsieur Morin le style c’est l’homme.

L’Afrique est un continent auquel notre pays est attaché et auquel notre parti est intimement lié.

Souvent, dans la gauche française, des générations sont entrées en politique par un combat de politique internationaliste. La décolonisation, la lutte contre l’apartheid etc.

François Hollande, le Président français, a su le rappeler dans son discours à Dakar qui a gommé l’affront fait à l’Afrique et la honte faite à la France. Nous allons continuer le combat contre les biens mal acquis en Guinée Bissau, mais surtout au Gabon où nous prendrons des initiatives.

Chers amis,

Depuis 2008, le Parti socialiste s’était préparé à la reconquête et pour cela, il devait proposer une nouvelle doctrine internationale et européenne. C’est ce que nous avons fait tout au long de la période. Nous avons contribué à l’élaboration d’une Déclaration de principes du Parti socialiste européenne pour réaffirmer ce que veut dire être socialiste en Europe. Nous avons doté le PS d’une position nette et claire sur le Proche-Orient qui rappellent comme le demandent nos camarades du Fatah de Palestine et de la gauche israélienne un Etat palestinien viable, l’arrêt de la colonisation et la levée du blocus sur Gaza.

Nous avons contribué aux travaux pour la réforme de l’Internationale socialiste, initiés par son président George Papandreou – ce travail n’est pas terminé, mais nous le conduirons à son terme. Ségolène Royal, la Vice Présidente, est aujourd’hui plus qu’une voix reconnue dans l’Internationale Socialiste. Elle cherche à unir rénovation nécessaire et union indispensable. Et je la salue. Nous dialoguons avec nos amis chinois, le courant social-démocrate russe, indien, japonais, nous poursuivons notre idée, partagée avec d’autres qu’il faut que les think-tanks progressistes soient en réseau et que les progressistes du monde entier s’unissent car face à la mondialisation, le progressisme ne doit pas se résigner aux contraintes du multilatéralisme.

Le projet international du PS été jugé crédible, surtout parce que contrairement aux conservateurs nous croyons que le temps où la France faisait la leçon au reste du monde est révolu et que cette posture n’a jamais produit de résultats positifs durables.

Aujourd’hui, une nouvelle relation au monde existe. Un nouveau chemin est ouvert par le président François Hollande. Ce n’est pas qu’une question de style. C’est une pratique.

Il ne s’agit pas de sermonner mais d’inciter. Comme le dit notre remarquable ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius « la France est une puissance d’influence », nous nous disons que le Parti socialiste doit lui aussi être un parti puissant et influent qui sache écouter et proposer des compromis acceptables grâce auxquels le mouvement socialiste international sache avancer.

En conclusion, notre feuille de route est claire. L’ennemi a plusieurs visages. La finance folle ici, les régimes autoritaires ailleurs, le nationalisme partout, tout cela porte en lui la misère et la guerre comme la nuée annonce l’orage, pour paraphraser Jean Jaurès dans sa ville de Toulouse.

Précisément mes amis, il y a cent ans, à l’instigation de Jaurès, un congrès de l’Internationale s’était tenu contre la guerre à Bâle. On sait que l’union sacrée des socialistes contre l’impérialisme et la guerre échoua, mais ce congrès avait indiqué la menace que le capitalisme faisait courir à la paix. Nous serons le 24 novembre avec nos camarades suisses à Bâle pour fêter dignement l’anniversaire de l’appel de Jaurès. La succession de crises que j’évoquais tout à l’heure montre, avec des mots différents, l’actualité de ce combat.

Cher Harlem ! Il y a 170 représentants étrangers au congrès du Parti socialiste.

Je crois que notre parti devrait être à l’initiative, en collaboration avec l’internationale Socialiste et le PSE d’un sommet des progressistes à Paris. Mais je sais que je prêche un convaincu.

Car, mes amis, il y a une solution progressiste à la crise. Elle mature dans chaque peuple. Elle ne demande qu’à s’affirmer. Ce que nous disent les partis qui viennent à notre congrès, c’est qu’il existe un autre chemin, une autre voie, un autre monde à construire et qu’il compte sur la France pour l’affirmer. Et hier je leur répondais en notre nom « nous ne vous décevrons pas ! ». La France telle que vous l’aimez est de retour !

La droite qui se refuse à tout inventaire. La droite qui a miné notre pays et miné notre économie ne nous passe rien. Nous allons rendre coup pour coup. Car ensemble nous ne nous résignons pas à l’injustice du monde ! Ensemble nous voulons toujours qu’il change de base !

05 Sep

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Tribune dans Le Monde: Le Premier secrétaire du PS doit être le premier militant

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Jean-Christophe Cambadélis publie dans le quotidien « Le Monde » une tribune que vous pouvez retrouver ci-dessous:

De grands pouvoirs appellent de grandes responsabilités.

A la tête du pays, François Hollande et Jean-Marc Ayrault agissent avec constance et courage. Les retards auxquels ils sont confrontés – et la France tout entière avec eux – n’ont jamais été aussi lourds ni aussi nombreux depuis la Libération : retard de compétitivité, de protection des salariés, de services publics dans les territoires, d’Europe pour innover et protéger face au libre-échange sans règles, retard d’imagination aussi quand tout commande de bâtir un monde d’après-crise, plus soucieux de l’humain, de son environnement, du temps long. Retard dans la formation, l’éducation et la culture. Ces retards cumulés c’est la situation laissée par les prédécesseurs, elle est accablante.

Dans ce contexte qui n’a rien d’un lit de roses, car la crise systémique du capitalisme écrase tout. Dans une situation où tout le monde a sous estimé la facture Sarkozy qui est tout autant économique et sociale que morale. Le Président de la République et le Gouvernement mesurent les impatiences populaires. Ils veulent redonner confiance à la France. Cette confiance tellement nécessaire à la croissance.

Historique, le défi l’est aussi pour le Parti socialiste. Depuis 1981, il a gouverné régulièrement, mais pas continument.

Lorsque le Parti socialiste fut au pouvoir, il fut parfois un parti contraint, comme si une fois l’alternance advenue, il rentrait les épaules et perdait de vue, peu à peu, ce qui l’avait rendue possible, à l’exception de sa formidable puissance de feu électorale. C’est ce danger que Martine Aubry, dans son discours de la Rochelle le 26 août, a voulu anticiper pour le conjurer : « Ma conviction, nous dit-elle, est que les ressorts qui ont permis au changement d’advenir en 2012 sont les mêmes qui le feront réussir dans la durée ». Je partage cette conviction et c’est pourquoi je m’engage devant les socialistes.

A la mi-octobre, nous tiendrons notre congrès à Toulouse. Les militants socialistes auront voté et donc tranché. Il doit être utile à la gauche dans la durée, utile à la France et à l’Europe.

Utile, notre Congrès le sera s’il est celui de l’unité. Sans elle, rien n’est possible, à commencer par les victoires : ne l’oublions jamais. L’unité n’est pas l’unanimisme. Il n’est pas souhaitable d’être tous d’accord tout de suite, pas plus qu’il n’est vivable de vouloir tout réinventer tous les jours.

Le débat est indispensable, la cacophonie ne l’est pas. La décision se construit et pas sur la discipline exclusivement, la responsabilité et la solidarité doivent prévaloir une fois les choix délibérés. Faute de quoi, la gauche est desservie et la droite ravie.

Utile, Toulouse le sera surtout si s’ouvre une nouvelle page du Parti socialiste. Celle-ci doit moderniser la France, révivifier la République. Pour ce faire, il faudra réaliser deux quinquennats de progrès après deux présidences UMP de régressions. Pour y parvenir, au-delà du soutien à l’action menée par le Président et le Premier ministre, notre famille politique doit se fixer cinq exigences.

La réflexion est l’exigence primordiale. Dans notre confrontation avec la droite, en France et sur le continent, nous devons nous fixer pour objectif d’imposer l’hégémonie culturelle, de faire partager nos idées, de diffuser nos analyses, nos solutions, voire nos mots comme la « social-écologie » ou le juste échange.

2013 sera une année sans élection. Elle devra permettre de nouvelles rénovations. D’abord moderniser notre rapport à l’entreprise et à la démocratie sociale, ensuite notre vision de la République face à la montée du consumérisme, du libéralisme et du religieux. Les nouvelles questions, sanitaire, alimentaire, le vieillissement, devront être étudiées ainsi que notre projet européen. Et ceci dans quatre conventions permettant aux socialistes de trancher et de préparer les échéances électorales.

Autre exigence : la rénovation de la vie publique. Le PS en est, depuis de nombreuses années, le fer de lance : parité, limitation du cumul des mandats, organisation des primaires citoyennes, puis une fois au pouvoir, formation du premier gouvernement de la République où siègent autant de femmes que d’hommes, baisse de la rémunération du président et des ministres, réduction du nombre de conseillers au sein des cabinets ministériels. C’est beaucoup, mais il reste du chemin à accomplir. Dans le parti comme à l’extérieur. En donnant sa chance, dans la direction nationale comme dans les collectivités locales, à une nouvelle génération de responsables, diverse, compétente, le plus souvent issue du militantisme de terrain, qu’il soit politique, syndical, associatif ou humanitaire. En limitant le cumul des mandats et des fonctions – en nombre et dans le temps – et, c’est indissociable, en instaurant un véritable statut de l’élu. Dans le même temps la parité s’installera partout jusqu’aux instances nationales.

Troisième exigence : associer les territoires au changement. C’est indispensable et c’est d’abord à l’Etat qu’il incombe de nouer un contrat de confiance, de croissance et de solidarité avec les collectivités territoriales. Mais le Parti socialiste est le premier de France par le nombre de ses élus, et d’abord dans les Régions et les Départements, les métropoles, agglomérations, villes et villages. Qui mieux qu’un élu de terrain pour expliquer, relayer, évaluer, concrétiser ? Le socialisme français s’est forgé à partir de la carte administrative de la République. C’est notre histoire, c’est notre identité. Nous sommes – c’est une exception en Europe – une social-démocratie d’élus et de militants qui aspirent souvent à exercer des fonctions électives afin d’agir pour leurs concitoyens : ne nous en excusons surtout pas !

L’Europe – quatrième exigence – doit être une priorité d’action de la prochaine direction du PS. Pas pour se déchirer, mais pour la faire avancer. Ni eurobéats, ni eurosceptiques, il nous faut faire fructifier l’influence nouvelle du Parti socialiste français dans le Parti socialiste européen. Affirmons nos positions : une BCE qui intervient pour stopper la spéculation et apaiser le fardeau des dettes souveraines ; une monnaie unique qui se soucie d’emploi et pas exclusivement d’inflation, et qui se fasse respecter face au dollar et au yuan chinois ; la convergence fiscale et sociale contre les dumpings ; la réciprocité commerciale dans les échanges pour défendre nos intérêts et nos produits, notre industrie et notre agriculture, face à la concurrence de tous contre tous ; l’Europe à géométrie variable, celle des coopérations renforcées, dont les objectifs, le fonctionnement et les frontières soient clairement établis. Telles sont les conquêtes que se fixe la France au sein de l’Union et que le PS français doit porter plus fortement que jamais au sein du PSE. Le débat que j’ai mené avec le SPD a porté ses fruits, rapproché les points de vue. Il devra être amplifié. Comme le sera le combat des rénovateurs de l’Internationale socialiste en organisant à Paris un Sommet des progressistes ouvert aux syndicats, au mouvement social, aux ONG, car il ne faut pas simplement dialoguer avec le mouvement social, mais se fixer ensemble des objectifs communs de transformation sociale.

La dernière exigence, c’est la gauche et le besoin de dialogue permanent en son sein. Le Parti socialiste, parce qu’il est le plus puissant des acteurs de la majorité, doit écouter ses partenaires sans esprit hégémonique. En retour, il attend cohérence et solidarité : c’est bien le moins entre alliés d’une coalition pour changer durablement la société française. C’est pourquoi je propose de mettre en œuvre, sitôt achevé notre Congrès, un comité de liaison des partenaires qui participent au changement. Il permettrait aux partis qui constituent la majorité présidentielle d’échanger, d’anticiper, d’éclairer. La gauche gagnera à être diverse, elle perdrait à devenir adverse.

Encore un mot, la bataille va être rude pour remettre la France sur le chemin du renouveau. La France dos au mur, saignée par les licenciements, entravée par les déficits, bousculée par les défis, devra se rassembler. Le Parti socialiste ne doit pas perturber ce rassemblement. Il doit en être l’âme pour que la sortie de crise ne soit plus jamais ce que nous vivons aujourd’hui.

Chacun l’aura compris : cette feuille de route s’inscrit pleinement dans l’action engagée par Martine Aubry depuis bientôt quatre ans à la tête du Parti socialiste. Celui qui lui succédera en sera le premier secrétaire. Il devra surtout en être le premier militant.

23 Mar

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Mauvaises polémiques !

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Mauvaise polémique que celle de Jean-François Copé contre François Hollande alors que les armes étaient encore chaudes. Mauvaise polémique que celle du Président sortant proposant des mesures qu’ils auraient dû déjà prendre. Mauvaise polémique que celle du GIGN contre le RAID. Mauvaise polémique que pointer des défauts de sécurité tout en protestant contre les atteintes aux libertés. Mauvaise polémique que celle du Premier ministre cherchant a débusquer l’opposition pour prouver son prétendu laxisme. Mauvaise polémique que vouloir stigmatiser les musulmans.

La France vit au rythme de polémiques sans fondement qui ne durent que l’espace d’un instant. Qui serait laxiste vis-à-vis du terrorisme ? Cela n’a pas de sens. Par contre le vivre ensemble, le laxisme vis-à-vis des banlieues, le combat contre le chômage, la défense des valeurs de la République, etc… voilà les justes polémiques et là, Il y a du grain a moudre ! Sarkozy et l’UMP ont intérêt aux mauvaises polémiques. Elles tirent le débat vers le bas. Elles attisent les peurs. Elles dressent les gens les uns contre les autres. Et c’est en troublant l’eau qu’ils peuvent pêcher en eau trouble.