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12 Mai

Commentaires fermés sur [Parti Socialiste] L’arrivée de migrants ne doit pas être prétexte à un recul de l’Europe

[Parti Socialiste] L’arrivée de migrants ne doit pas être prétexte à un recul de l’Europe

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Communiqué commun de Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’Immigration, Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’International et Jean-Jacques Urvoas, Secrétaire nationale à la Sécurité.

Les ministres européens se réunissaient aujourd’hui pour évoquer la possibilité de rétablir des contrôles aux frontières intérieures de l’Union.

Le Parti socialiste dénonce cette remise en cause de la libre circulation des personnes, droit fondamental garanti aux citoyens de l’Union européenne depuis vingt ans.

L’attitude française a favorisé par effet domino une demande de rétablissement des frontières partout en Europe. La décision du gouvernement danois en est une parfaite illustration

Le rétablissement des contrôles intérieurs s’inscrirait à rebours de la construction européenne. Et alors que les forces de police n’ont déjà plus les moyens de lutter vraiment contre la délinquance sur le territoire, ils auront en plus à contrôler les frontières. Comment alors garantir la sécurité intérieure ?

Loin d’apporter une réponse à l’afflux ponctuel de migrants, ce repli sur soi reflète surtout une absence de vision à long terme des gouvernements en place.

Pour le Parti socialiste, l’arrivée de migrants tunisiens ne doit pas servir de prétexte à un recul de l’Europe mais doit au contraire trouver une réponse dans le travail collectif au sein de l’Union.

06 Mai

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Appel à l’initiative de France terre d’asile

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La France doit apporter une réponse digne et responsable à la question tunisienne.

Depuis janvier 2011, plus de 20 000 Tunisiens sont arrivés sur les côtes italiennes et quelques milliers, qui se sont vus délivrer par Rome une autorisation provisoire de séjour à titre humanitaire, se sont dirigés vers la France. Certains errent aujourd’hui dans les rues et les squares des grandes villes, Marseille, Nantes et surtout Paris. Ils bénéficient du soutien d’urgence que leur apportent les associations, certaines municipalités et d’une importante entraide communautaire et citoyenne. Cela ne suffit évidemment pas.

Face à cette situation chaque jour plus dramatique, le gouvernement français, guidé par des considérations de politiques internes, a déployé une série de réponses totalement inadaptées : multiplication d’interventions policières, placement en garde à vue, en centre de rétention, blocage de la frontière franco-italienne et réadmission de Tunisiens vers l’Italie. La France manque à sa réputation de patrie des droits de l’Homme et déroge aux principes qu’elle a toujours défendus. Nous sommes en droit d’attendre de notre pays une autre réponse, digne et responsable, qui porte nos valeurs.

Les personnalités et organisations signataires refusent l’instrumentalisation idéologique et politique de cette situation et en appellent au gouvernement français pour qu’il adopte des solutions à la hauteur des enjeux.

Nous demandons pour cela que le gouvernement :

Cesse les interventions policières sur les lieux de rassemblement des Tunisiens : ces interventions sont discriminatoires, agressives et inutiles.

Propose un dispositif d’accueil temporaire.

Mette en place un dispositif spécifique d’aide au retour volontaire pour les Tunisiens qui souhaitent retourner dans leur pays : cette mesure permettrait d’organiser des retours de manière digne et humaine à un coût qui ne serait pas plus élevé que le coût de la politique actuelle.

Considère la situation des Tunisiens qui pourraient entrer dans des dispositifs d’accès au séjour ou de formation professionnelle, notamment dans le cadre des accords migratoires franco-tunisiens.

Contribue, y compris dans le cadre européen, à une aide significative au développement économique et social de la nouvelle démocratie tunisienne.

Encourage la solidarité européenne en matière d’accueil des migrants.

Prendre ces mesures simples et humaines c’est bien peu quand on sait que la Tunisie a accueilli 300 000 déplacés de la crise libyenne en faisant preuve d’un élan de solidarité exceptionnel. En entendant notre appel, la France s’honorerait de renouer avec des principes qui ont inspiré les différents mouvements de ce printemps arabe tant salué et de la révolution du Jasmin en particulier.

Le lien vers le site de France terre d’asile.

Avec le soutien des organisations et associations suivantes :

Bertrand Delanoë, maire de Paris ; Patricia Adam, députée du Finistère ; Pouria Amirshahi, secrétaire national du Parti socialiste ; Guy Arcizet, grand maître, président du Conseil de l’ordre du Grand Orient de France ; Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste ; Jean-Pierre Bayoumeu, membre du conseil d’administration de France terre d’asile ; Frédérik Bernard, maire de Poissy ; Francine Blanche, membre de la direction confédérale de la CGT ; Jean Blocquaux, membre du conseil d’administration de France terre d’asile ; Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris ; Stéphane Bonifassi, avocat ; Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis ; Jean-Bernard Bros, délégué général du Parti radical de gauche ; Frédérique Calandra, maire du 20e arrondissement de Paris ; Jean Christophe Cambadélis, député du 19e arrondissement de Paris ; Jean-Baptiste Cessac, membre du conseil d’administration de France terre d’asile ; François Chérèque, secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) ; Victor Colombani, président de l’Union nationale lycéenne ; Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS ; Sylvain Cuzent, directeur général du CASP ; Georges Dagher, membre du conseil d’administration de France terre d’asile ; Alain Deleu, président honoraire de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) ; Laurianne Deniaud, présidente du Mouvement des jeunes socialistes ; Emilie Dequenne, comédienne ; Harlem Désir, député européen et secrétaire national du Parti socialiste ; François-Xavier Desjardins, membre du conseil d’administration de France terre d’asile ; Olivier Favier, journaliste ; Rémi Féraud, maire du 10e arrondissement de Paris ; Olivier Ferrand, président de Terra Nova ; Patrice Finel, membre du conseil d’administration de France terre d’asile ; Pierre Fournel, directeur général de la LICRA ; Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Razzy Hammadi, secrétaire national du Parti socialiste ; Benoît Hamon, porte parole du Parti socialiste ; Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile ; Stéphane Hessel ; Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ; Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile-de-France ; Alain Jakubowicz, président de la LICRA ; Christian Laruelle, directeur de l’ASSFAM ; Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français ; Alain Le Cleac’h, membre du conseil d’administration de France terre d’asile ; Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, député européen ; Patrick Lozès, président du Cran ; Luc Mainguy, président de l’association Solidarité Bretagne Cambodge ; Jacky Mamou, président du collectif Urgence Darfour ; Nicole Maestracci, présidente de la FNARS ; Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT ; Samia Maktouf, avocat ; Sandrine Mazetier, députée de Paris, secrétaire nationale du Parti socialiste ; Didier Paillard, maire de Saint-Denis ; Michelle Pauco, présidente de l’association Accueil travail emploi (ATE) ; Etienne Pinte, député des Yvelines ; Eric Pliez, directeur général de l’association Aurore ; Jean-François Ploquin, directeur général de Forum réfugiés ; Serge Portelli, magistrat ; Marc Prévot, président de l’association Emmaüs ; Nicole Questiaux, membre du conseil d’administration de France terre d’asile ; Jacques Ribs, président de France terre d’asile ; Gilbert Roger, maire de Bondy ; Christophe Robert, directeur Fondation Abbé Pierre ; Jacques Salvator, maire d’Aubervilliers ; Bernard Schalscha, secrétaire général du collectif Urgence Darfour ; Françoise Seligmann, présidente d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Dominique Sopo, président de SOS Racisme ; Gisèle Stievenard, adjointe au maire de Paris ; Christiane Taubira, députée de Guyane ; Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT ; Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris ; Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement de Paris ; Dominique Versini, ancienne défenseure des enfants ; Philippe Waquet, magistrat honoraire ; Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS ; Richard Yung, sénateur représentant les Français établis hors de France ; Iradj Ziai, membre du bureau de France terre d’asile ; Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF ; Mohsen Zemni, président de l’Association des tunisiens de France (ATDF) ; Roger Madec, maire du 19e arrondissement de Paris

 

 

04 Mai

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Evacuation du 51 av. Simon Bolivar

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J’apprends à l’instant l’évacuation de l’immeuble situé au 51 avenue Simon Bolivar dans le 19ème arrondissement.

Occupé depuis le 1er mai par de jeunes migrants pour la plupart tunisiens mais aussi par différents collectifs, le bâtiment occupé, frappé d’alignement, parce que considéré comme dangereux est inapproprié pour y résider correctement et sans danger.

Cette situation intervient à un moment où la mairie de Paris, les associations sensibilisées et les élus d’arrondissement ont organisé depuis des jours le relogement des migrants dans des lieux provisoires certes, mais plus adaptés à la dignité.

J’engage chacun et chacune à orienter et accompagner ces jeunes migrants en grande souffrance depuis de nombreux jours à se rapprocher des organisations et associations mobilisées telles « Aurore », Emmaüs et/ou France Terre d’Asile pour accéder aux accueils proposés dans le respect de leurs droits et de la dignité.

29 Avr

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Aux rencontres du PSE et des leaders des révolutions arabes

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Discours de Jean-Christophe Cambadélis

Je vous propose de nous rassembler pour faire de Mohamed Bouazizi le prochain prix Nobel de la paix.

Chers amis,

On ne peut pas dire que l’Europe et les partis progressistes doivent accompagner les révolutions arabo- musulmanes sans crever un abcès. L’Europe, après le 11 septembre 2001, a privilégié la stabilité sur la démocratie. Funeste erreur, ce sont les dictatures qui créent la radicalité, l’intégrisme, les mouvements migratoires (…). Nous vous devons de reconnaître que le camp progressiste a trop tardé à rompre totalement avec des partis au pouvoir qui ne partageaient pas nos valeurs (…). Dans ce mouvement qui ressemble comme un frère à la révolution de 1848 en Europe et qui a commencé en Iran contre Mahmoud Ahmadinejad volant l’élection au peuple iranien. Dans ce formidable mouvement, une figure se détache, résumant la liberté, le respect, la démocratie. C’est celle de Mohamed Bouazizi.

Je voudrais vous proposer que nous défendions ensemble sa candidature piour le prix Nobel de la paix, saluant ainsi à travers lui, la jeunesse qui a gagné la démocratie (…). Je crois nécessaire que l’Europe comprenne que son intérêt, au delà de ses valeurs, passe par la défense de la démocratie et que celle-ci ne peut s’épanouir dans la précarité, la pauvreté, le chômage. Voilà, il faut un plan du type Marchal avec comme but une monnaie commune, un marché commun, la libre circulation des hommes et des marchandises. On ne peut pas plaider pour l’Europe au nord et dire vouloir rester dans vos états nations dans la mondialisation (…). Il ne faudrait oublier aussi que l’argent des dictateurs retourne au peuple (…) Nous devons aussi tordre le cou à la nouvelle peur européenne : l’invasion du Magreb.(…) Surfant sur l’islamophobie. (…)

Allons, pour l’instant, le fantasme est au nord, la réalité est ici. C’est en Tunisie et en Egypte que sont les flux. Ils sont des centaines de milliers. Alors battons nous au nord pour accueillir transitoirement, avec dignité, et aidons ceux qui le font déjà (…). Il faut ensemble protester contre l’assassinat du peuple syrien (…). Il faut mobiliser nos parlementaires pour agir en direction des ambassades (…). Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures. On ne peut pas bombarder tout le monde. Mais on peut isoler les dictateurs pour les faire plier. (…) Nous devons être attentifs à ce que les acteurs de la révolution n’en soient pas les exclus. (…) Toutes les révolutions ont leur Thermidor. Le premier moyen pour l’éviter, c’est de donner les moyens à celles-ci de se développer. (…)

Encore un mot. Notre ami, Nabil Shâath, négociateur pour le peuple palestinien nous disait : « On ne vous reproche pas votre soutien à Israël. Mais le fait qu’au nom de cela vous ne défendiez pas vos valeurs. (…) Reconnaissez nous aussi. (…)

Nous leur répondons : « Faites votre union ». C’est aujourd’hui chose faite.

28 Avr

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Urgence pour la solidarité

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J’ai signé l’appel « Urgence pour la solidarité » rédigé par les associations, organisations et mouvements dénonçant le traitement infligé aux migrants tunisiens.

Urgence pour la solidarité

Nous dénonçons le traitement indigne infligé aux centaines de tunisiens arrivés en France via l’Italie et laissés en errance dans les rues de Paris, de Marseille et d’autres villes. La plupart ont des permis de séjour temporaire délivrés par l’Italie, leur assurant des droits.

Nous demandons l’arrêt immédiat des rafles policières, la libération des personnes arrêtées et l’ouverture de négociations pour trouver des solutions adaptées.

Il y a urgence à trouver des solutions d’accueil (centres d’hébergement, structures d’accueil,…) et à nourrir les personnes concernées.

Nous demandons également au Gouvernement français :

Pour ceux qui souhaitent bénéficier d’une formation professionnelle pour contribuer à leur retour au développement de la Tunisie, de leur en donner les moyens et une carte de séjour temporaire.

Pour ceux qui souhaitent travailler et vivre en France, temporairement au moins, de leur donner une carte de séjour vie privée et familiale à titre exceptionnel en égard à la révolution démocratique tunisienne comme cela a pu être fait à d’autres époques.

Pour ceux qui souhaitent retourner en Tunisie, que l’OFI leur fournisse un billet d’avion et une aide au retour significative.

Nos associations appellent les associations, syndicats, collectifs, organisations politiques et collectivités locales à la mobilisation générale pour permettre accueil et solidarité respectant la dignité des migrants tunisiens.

Nous soutenons les processus démocratiques en cours. Ils ne peuvent être séparés de la fondation de rapports internationaux plus justes et plus équilibrés, basés sur une égalité des droits des individus et des peuples à la liberté, à une vie digne et indépendante ainsi qu’à des droits égaux à la liberté de circulation.

26 Avr

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Interview publiée dans Libération

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions du journal Libération publié le mardi 26 février:

«Nicolas Sarkozy vient d’entrer en campagne sur la ligne du FN»

Par CHRISTOPHE FORCARI

Secrétaire national du PS à l’Europe et aux relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis dénonce le débat lancé par le chef de l’Etat sur une possible suspension des accords de Schengen. Une polémique qui s’inscrit dans la stratégie électorale du chef de l’Etat, selon le député socialiste de Paris, de braconnage sur les terres du FN.

Faut-il procéder aujourd’hui à «un contrôle technique» des accords de Schengen comme le souhaite le gouvernement après avoir demandé leurs suspensions ?

Nicolas Sarkozy vient d’entrer en campagne électorale sur la ligne du Front national, c’est-à-dire immigration, insécurité, identité nationale. Pendant un an, il y aura donc une provocation de tous les jours. Sur ce sujet des accords de Schengen comme sur d’autres. Le problème qui est posé aujourd’hui porte moins sur Schengen que sur la possibilité d’un accord à dimension européenne mettant en œuvre un véritable plan Marshall pour le Maghreb.

La coopération internationale peut-elle permettre, selon vous, de réduire les flux d’immigrés en provenance des pays arabes ?

Je crois qu’on ne peut pas bombarder la Libye et ensuite s’étonner que les gens fuient. On ne peut pas refuser de soutenir financièrement le Maghreb et s’étonner des flux migratoires. Un plan d’urgence aujourd’hui, s’il devait voir le jour, est assez simple. Il doit s’articuler autour de trois points. Premièrement, comme je l’ai déjà dit, un plan Marshall d’intervention pour cette région du monde. Deuxièmement, la mise en place d’un statut provisoire pour les migrants. Et enfin, dernier point, un plan d’urgence pour les camps en Tunisie et en Egypte. L’Europe a déjà absorbé, sans problème, plus de 100 000 migrants à la chute du mur de Berlin. Elle ne peut pas aujourd’hui se dire incapable d’assumer seulement 20 000 migrants venus du Maghreb.

Ce débat sur les accords de Schengen et la libre circulation des personnes en Europe a-t-il juste été lancé, selon vous, pour couper l’herbe sous le pied du FN et de sa présidente, Marine Le Pen ?

En tout cas, il s’inscrit dans le début de la campagne électorale nationale pour la présidence de la République. Nicolas Sarkozy a en tête la constitution d’un bloc des droites avec une proximité des thèmes et une convergence idéologique pour gagner cette élection. Donc il utilisera tous les événements quels qu’ils soient, à partir du moment où il a déclaré devant les parlementaires qu’il serait candidat. C’était le début de sa campagne et il subordonnera tous les faits de l’actualité à cette stratégie.

Etes-vous d’accord avec ceux qui, au sein même du PS, comme Manuel Valls, n’excluent pas la possibilité de suspendre ces accords dans certaines circonstances bien précises ?

Manuel Valls a pris soin de préciser également qu’aujourd’hui, suspendre ces accords constituerait une réponse disproportionnée aux problèmes de l’arrivée des migrants en provenance de Tunisie. Que l’on s’interroge sur la meilleure manière possible de répondre à des flux migratoires temporaires et extraordinaires me semble digne d’un homme d’Etat. Mais que l’on utilise ces événements à des fins électorales me paraît à la fois totalement à côté de la plaque et «agitatoire», plutôt que de permettre d’apporter une réponse viable aux véritables raisons de ce problème.

26 Avr

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L’invité de la matinale de Canal +

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Jean-Christophe Cambadélis était mardi 26 avril l’invité de la matinale de Canal Plus. Vous trouverez ci-dessous la dépêche AFP reprenant les principales déclarations:

VOIR LA VIDEO DE L’EMISSION

PARIS, 26 avr 2011 (AFP) – Le secrétaire national du PS à l’international, Jean-Christophe Cambadélis, a estimé mardi que la France devait « accueillir » provisoirement les immigrés tunisiens se trouvant à la frontière avec l’Italie, et a accusé Nicolas Sarkozy de politique électoraliste.

« Pour faire face, il faut aider le Maghreb. Fermer nos frontières, ça ne règle rien », a déclaré sur Canal+ M. Cambadélis, interrogé sur la rencontre dans la journée à Rome entre le président Sarkozy et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

Ce rendez-vous a pour but d’apaiser les tensions alors que Paris a suscité la colère de Rome mi-avril en suspendant la circulation ferroviaire depuis la ville italienne de Vintimille, estimant qu’un train avec à son bord des manifestants voulant accompagner des immigrés tunisiens posait un risque pour l’ordre public.

La France est, elle, irritée par l’Italie qui a décidé d’octroyer des permis de séjour de six mois aux plus de 20.000 Tunisiens arrivés sur ses côtes depuis janvier pour qu’ils rejoignent « amis et parents » ailleurs en Europe.

« On les accueille, oui. On met en place un dispositif qui permet temporairement d’accueillir ces gens », a jugé Jean-Christophe Cambadélis, un proche du directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn.

« Il n’y a pas d’appel d’air aujourd’hui. Il y a un flux plus important que d’habitude et l’Europe, ensemble, peut y faire face », a-t-il poursuivi.

Selon lui, « on y fait face de deux manières ». « Une manière de fond, c’est à dire qu’on aide ces pays », or, « aujourd’hui, on saupoudre, on se donne bonne conscience. Il faudrait une aide massive », a fait valoir le député de Paris.

Et sur « le court terme, dans l’urgence, c’est donner des titres provisoires. De toute façon on va le faire, tout le monde sait qu’on va le faire. L’Italie a déjà commencé à le faire. Il faut recevoir ces hommes et leur dire qu’ils ont vocation à retourner dans leur pays quand la situation sera stabilisée », a-t-il enchaîné.

« Mais aujourd’hui on ne veut pas que l’Europe réponde, on veut utiliser le problème à des fins électorales, que ce soit M. Berlusconi ou M. Sarkozy », a déploré le responsable socialiste.

19 Mar

Commentaires fermés sur Jean-Christophe Cambadélis était sur RTL vendredi 18 mars

Jean-Christophe Cambadélis était sur RTL vendredi 18 mars

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« (…) Libye, une décision tardive mais bien venue (…) oui le PS réclamait depuis le 18 février, soit 3 jours, après le début des événements une zone d’exclusion aérienne (…) on ne va pas polémiquer, mais nous avons perdu un mois et le résultat ce sont des morts et la contre offensive de Kadhafi (…) ce dernier dit organiser un cessez le feu et continu à tirer sur le peuple (…) nous sommes passer d’une révolution à une guerre civile. Il y a 15 jours, la résolution des Nations-Unies aurait été offensive, elle est aujourd’hui défensive (…) maintenant tout dépend ce que va faire Kadhafi. Nous avons dû, pour ne pas avoir le véto de la Russie ou de la Chine, réduire au maximum la résolution des Nations-Unies donc on attend ce que fait Kadhafi (…). Nicolas Sarkozy peut dire merci à Alain Juppé ! Je ne crois pas qu’il ramera car l’action de la France avec d’autres, souligne le retard et l’inaction en Tunisie ou en Egypte de Nicolas Sarkozy.