Tag tunisie

02 Mar

1 Comment

Catastrophe humanitaire en Tunisie et en Egypte: la France doit agir, l’Europe aussi

par

On ne peut agiter le spectre de l’immigration venant du Maghreb et ne pas se donner les moyens de le conjurer. Il y a urgence !

Si la France et l’Europe n’agissent pas pour aider les Tunisiens et les Egyptiens face à l’afflux de réfugiés, ils prendront la responsabilité de la catastrophe humanitaire dans ces pays. Pire, en refusant d’agir au Maghreb, ils créent les conditions d’une crise migratoire en Europe. L’immobilisme doit cesser, il faut cesser d’agiter les peurs. Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso doivent agir vite !

16 Fév

Commentaires fermés sur Les ratés de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

Les ratés de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

par

L’année 2011, G20 oblige, devait consacrer Nicolas Sarkozy comme « un géant des affaires du monde ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est pour le moins raté.

D’abord il y a eu l’incroyable cécité dans la révolution tunisienne. Doublée du voyage de Michèle Alliot-Marie au frais d’un proche de Ben Ali. Puis ce fut la bronca européenne contre la proposition, sous pavillon Merkel, franco-allemande, d’austérité renforcée. Et voilà la révolution égyptienne où la diplomatie française fut à ce point complaisante pour Hosni Moubarak qu’elle en est suspect. Car enfin saluer par un communiqué le courage d’Hosni Moubarak avant celui du peuple, c’est un peu étonnant. Ne pas voir que la lame de fond submergeant le Maghreb et le Machrek est un rendez-vous de l’Histoire. La démocratie s’installant tant bien que mal au Maghreb est une chance pour la France. Car elle est le plus puissant pays de la méditerranée. Que ce mouvement est un coup porté à l’intégrisme musulman voire à Al Qaida. Qu’il modifie la perception d’une fraction de l’opinion européenne tentée par l’islamophobie.

Ne pas comprendre, cela n’est pas croyable. Mais en plus Nicolas Sarkozy, pour ne pas être en retard sur Angela Merkel et David Cameron lance le débat sur le multiculturalisme. Sorte de relookage du débat sur l’identité nationale. Quel contre sens proposé au génie français. Mais cela ne s’arrête pas là. Survient l’affaire Florence Cassez, où le Président candidat, dans son rôle, surjoue le courroux et provoque une crise diplomatique. Au moment même où Barack Obama s’adresse à la nation américaine pour saluer le courage du peuple iranien. Pendant ce temps l’Algérie retient son souffle, le Bahreïn est en ébullition. L’autorité palestinienne précipite des élections, et Mouammar Kadhafi est contesté.

Rien ne sera linéaire. Mais où est la parole de la France dans ce rendez-vous avec l’Histoire ? Nicolas Sarkozy courant d’un évènement à l’autre, rate l’essentiel…

10 Fév

Commentaires fermés sur Iran – Communiqué de JC Cambadélis et P. Amirshahi

Iran – Communiqué de JC Cambadélis et P. Amirshahi

par

Les autorités iraniennes ont procédé cette semaine à l’arrestation d’une dizaine de membres ou proches de l’opposition iranienne après la demande des chefs de l’opposition, Mir Hussein Moussavi et Megdi Karoubi, d’organiser une manifestation de soutien aux mouvements pour la démocratie en Egypte et en Tunisie.

Le gouvernement iranien a refusé d’autoriser cette manifestation comme toutes les autres manifestations de l’opposition. Pour empêcher que le peuple iranien ne suive les contestations démocratiques en Égypte et en Tunisie, le régime islamique a procédé au blocage des médias étrangers. C’est notamment le cas des émissions du service en persan de la BBC, très écoutées et regardées en Iran.

Le Parti socialiste dénonce ces arrestations arbitraires et le blocage des médias. Les mouvements pour la démocratie dans des pays arabes montrent qu’aucun régime autoritaire ne peut durablement se maintenir au pouvoir contre la volonté de la majorité de la population.

Il réaffirme son soutien et sa solidarité à l’opposition iranienne et à tous les démocrates qui luttent pacifiquement et dans des conditions difficiles pour la démocratie, la liberté et la justice en Iran.

06 Fév

1 Comment

Au Forum Social Mondial de Dakar

par

Depuis hier, je suis à Dakar pour la dixième édition du Forum social mondial qui se déroulera du 6 au 10 février à Dakar. Après le forum de Bamako et surtout celui de Nairobi, ce troisième Forum qui se tient en Afrique est pleinement en phase avec le contexte politique et économique. La flambée des cours des matières premières fait craindre une aggravation de la crise alimentaire. Cette crise n’a pas disparu de la réalité même si elle n’est plus à la « une » des journaux. D’ailleurs c’est un des éléments déclencheurs des mouvements qui on enflammé le Maghreb où les Tunisiens, les Algériens et les Tunisiens veut combiner développement démocratique, développement économique et justice sociale.

Voilà pour la toile de fond.

Ce sera l’occasion de rencontrer l’ensemble du mouvement altermondialiste, en particulier les ONG, les syndicats et les partis progressistes d’Afrique et d’ailleurs.

Le PS, fortement représenté avec Martine Aubry, Henri Weber, Harlem Désir, Pouria Amirshahi, Laurianne Deniaud sans compter les nombreux élus locaux participera à plusieurs débats. Ca commence ce matin avec la traditionnelle Marche du FSM dans les rues de Dakar. C’est l’autre diplomatie celle d’en bas. Indispensable de nos jours source d’information et d’expérimentations locale.

Quelques photos:

03 Fév

Commentaires fermés sur Jean-Christophe était l’invité de BEUR TV

Jean-Christophe était l’invité de BEUR TV

par

« Tout ce qui se passe à Tunis et au Caire est la meilleure antidote à l’islamophobie en Europe (…) Il était temps que le pouvoir algérien lève l’état d’urgence. 17 années cela fait beaucoup. (…) On peut décider l’état d’urgence pour des raisons ponctuelles, le terrorisme par exemple mais 17 ans c’est un système de pouvoir. (…) L’Algérie n’est pas la Tunisie. Le multipartisme est balbutiant mais il existe, il y a une presse indépendante. Mais je ne sais pas ce que eut donner la marche du 13 février. (…) En 2012 nous fêterons les 50 ans de l’indépendance. Je forme le voeux que nous soyons capables d’un traité de l’Elysée comme la France le fit pour l’Allemagne. (…) Il faut avoir la force morale de reconnaître nos erreurs. Il faut dire ce que la France fit en Algérie, de Sétif à Alger. Il faut ouvrir une nouvelle époque entre la France et l’Algérie. (…)

Israël est une démocratie. Elle a tout intérêt à l’évolution démocratique du monde arabe, comme elle aurait intérêt à la démocratisation de l’Iran (…) pour la paix il faut le développement et la démocratie. (…)

L’Internationale Socialiste n’est pas un conglomérat de dictatures. Parfois il y a des partis de libération nationale qui ont été progressistes et ont muté en partis autoritaires. C’est pour cela que nous avons proposé une charte éthique pour construire notre droit d’inventaire. (…)

On doit dire en Côte d’Ivoire, Monsieur Ouattara a gagné les élections, le scrutin doit être respecté. Mais il faut aussi s’interroger sur pourquoi ce dernier a le soutien de l’Angola ou de l’Afrique du sud. (…) L’Internationale Socialiste ce n’est pas le Parti socialiste dit, les autres s’exécutent. C’est un peu plus compliqué. Maintenant je me félicite que les partis de Hosni Moubarak ou de Ben Ali aient été mis en marge de l’Internationale socialiste ».

01 Fév

Commentaires fermés sur Tunisie – Egypte, Jean-François Copé aux abonnés absents !

Tunisie – Egypte, Jean-François Copé aux abonnés absents !

par

Invraisemblable ! Voilà le patron du parti unique de la majorité qui ne cache pas son désir présidentiel, incapable de dire un mot sur deux événements majeurs de ce début du 21ème siècle, la révolution tunisienne et l’insurrection démocratique égyptienne ! Pas un communiqué, pas une phrase, pas un mot, pas une pensée, bref, moins que Mme Michèle Alliot-Marie qui n’en dit pas lourd. On s’interroge: cécité, incapacité ou consignes de l’Elysée ? Lui qui veut débattre sans tabous des obsessions de la droite, histoire de les remettre au devant de la scène, il n’a pas trouvé une minute pour se pencher sur le cas tunisien ou sur le cas égyptien. Il est vrai qu’il aurait dû évoquer le retard à l’allumage de la diplomatie française. Ce mutisme en dit long sur la longe courte que Nicolas Sarkozy lui a passé autour du cou. Au delà bien sûr de marquer François Fillon. Quand même ce silence finit par interpeller…

29 Jan

Commentaires fermés sur Téhéran, Tunis, Le Caire… la mèche longue du discours d’Obama au Caire

Téhéran, Tunis, Le Caire… la mèche longue du discours d’Obama au Caire

par

Après la Tunisie, le Yémen et maintenant l’Egypte, la révolution tunisienne a son onde de choc. Celle-ci ne se fait pas contre le grand satan américain. Mieux elle utise le désir de liberté et de démocratie sur fond de colère sociale. Le discours de Barack Obama au Caire prenant à contre pied la stratégie de Bush vis-à-vis de l’islam a évité que la colère inévitable ne se focalise pour l’instant contre le monde occidental. Il suffit de voir comment les reporters de CNN sont acceptés dans les événements. On peut même soutenir que ses propos humbles et solidaires furent un efficace pont d’appui à la contestation iranienne à la base de tout. Comme quoi le courage et la clairvoyance sont nécessaire à un homme d’Etat. Une dimension gaullienne que Mitterrand sut saisir sur la crise des SS20 ou la création de l’euro ou Chirac contre la guerre du Golfe et qui a fait défaut à Sarkozy…

26 Jan

1 Comment

Pour le PS, « c’est aux Egyptiens de dire si Moubarak doit partir »

par

Après avoir déclenché une polémique sur la Tunisie, Michèle Alliot-Marie s’est montrée plus prudente, mercredi 26 janvier concernant la situation en Egypte : « Je ne peux que déplorer qu’il y ait des morts », a déclaré la ministre des affaires étrangères sur RTL.

Alors qu’elle avait proposé de faire profiter la Tunisie du savoir-faire français en matière de maintien de l’ordre, elle a affiché cette fois-ci une position plus équilibrée. Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS, chargé des relations internationales, se félicite de ce changement de ton, tout en insistant sur les progrès à faire.

Michèle Alliot-Marie a-t-elle eu sur l’Egypte la bonne attitude ?

En tout cas, l’attitude de Michèle Alliot-Marie montre qu’une autre attitude était possible sur la Tunisie. Pour le reste, la révolution tunisienne ferme un cycle ouvert avec la révolution iranienne et ouvre un nouveau cycle dans le monde arabe : celui des aspirations à la démocratie, dans lequel on n’est pas obligé d’utiliser des mouvements religieux pour tenter d’obtenir plus de liberté.

C’est pour cela que le monde occidental doit être attentif à ce qui se passe en Egypte, mais aussi en Jordanie, au Liban… Ce qui est marquant, pour l’instant, c’est que c’est un processus laïc et citoyen qui est à l’œuvre.

Alliot-Marie a appelé à plus de démocratie tout en refusant de faire de « l’ingérence » : iriez-vous plus loin ?

Pas forcément. Le ton de la France sur l’Egypte est plus juste que celui employé sur la Tunisie. On s’est un peu grillés aux yeux de la rue arabe avec ce qu’on a fait… Et il reste des questions sur l’attitude de la France par rapport à la Tunisie, comme l’ont rappelé hier les députés socialistes Gaëtan Gorce et Bruno Le Roux : ils ont demandé à François Fillon des éclaircissements sur l’avion affrété de France vers la Tunisie avec à son bord du matériel de maintien de l’ordre.

Il y avait une tolérance de la France envers Ben Ali, pour ne pas dire un soutien, il ne faut pas désormais rester sans voix.

Diriez-vous que Moubarak doit partir ?

Ce n’est pas à nous de le dire, mais aux Egyptiens. Nous pouvons dire : « Il faut plus de démocratie, il faut respecter son peuple… » A l’évidence, il y a une désespérance dans certains pays, pour reprendre un terme utilisé récemment, après coup, par Nicolas Sarkozy.

La montée de l’islamisme a souvent été citée comme mauvais prétexte à un soutien du régime de Ben Ali : est-ce différent en Egypte ?

Là encore, on ne voit pas en Egypte, pas plus qu’en Tunisie, de présence massive des mouvements islamistes radicaux dans les manifestations. On pourrait dire que Twitter a pris la place des prêches.

Le potentiel révolutionnaire des manifestations en Egypte n’est-il pas amplifié par les médias et les politiques, en compensation de leur myopie sur la Tunisie ?

Tout à fait. Il ne faut pas passer d’une posture à l’autre. Il y a une résonance qui s’exprime par rapport à la Tunisie, mais de là à voir un embrasement de toute la région, il y a un pas que je ne franchirai pas. Pourtant, la revendication politique pour plus de démocratie est là. Elle s’était d’ailleurs exprimée en Iran, avant d’être réprimée.

Si vous étiez au pouvoir, que feriez-vous : de simples communiqués appelant à plus de démocratie ?

En tant qu’Etat français, nos liens avec Moubarak sont assez forts pour pouvoir parler. Pour plaider en faveur d’élections libres, pour dire que la répression n’est pas la solution. Ce n’est pas du ressort d’un Etat d’appeler à la démission du chef d’un autre Etat, mais on peut indiquer le bon chemin à suivre.

Propos recueillis par Alexandre Piquard

26 Jan

Commentaires fermés sur Egypte: communiqué de Jc Cambadélis

Egypte: communiqué de Jc Cambadélis

par

Des milliers d’Égyptiens ont manifesté hier au Caire et dans d’autres villes d’Égypte pour demander des réformes politiques et sociales. Cette manifestation, sans précédent par son ampleur depuis 1977, témoigne de l’aspiration et de la volonté du peuple égyptien à plus de démocratie et de justice sociale. C’est la raison pour laquelle les manifestants se réclament ouvertement de la révolution tunisienne.

Le Parti socialiste déplore les trois morts survenues au cours de cette manifestation. Pour toute réponse, le gouvernement égyptien, évoquant l’ordre public, a interdit une manifestation des opposants prévue pour aujourd’hui.

Le Parti socialiste appelle les autorisés égyptiennes à répondre positivement aux demandes légitimes du peuple, à entreprendre des réformes politiques, notamment l’organisation d’élections réellement libres, la liberté pour les partis politiques et la fin de l’état d’urgence qui dure depuis des années. Ces réformes sont indispensables à la stabilité durable et à la prospérité de l’Égypte.