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24 Avr

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Génocide Arménien : le Parti socialiste s’associe à la commémoration du centenaire

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Le 24 avril 1915 est une date marquante et tragique dans l’histoire du 20e siècle. Ce jour-là, les autorités de l’Empire ottoman mettaient à exécution un plan systématique de déportation et d’extermination ciblant toute une population, le peuple arménien. La justification de l’Empire ottoman d’alors, allié des Empires allemand et austro-hongrois, était de déplacer les populations arméniennes au prétexte de leur supposée proximité avec l’Empire russe et la Triple Entente.

Les Arméniens, notamment les survivants et leurs descendants forcés de se réfugier dans d’autres pays, en particulier en France, n’ont cessé de lutter pour la reconnaissance du génocide exécuté à partir du 24 avril 1915.

Dès son accession au pouvoir en 1981, le président François Mitterrand et son gouvernement s’engagèrent pour la reconnaissance en France et en Europe de ce génocide.

Le Parti socialiste a mené, avec les représentants de la communauté arménienne de France, une longue campagne de communication et de persuasion pour atteindre cet objectif. Ainsi, à l’initiative du groupe socialiste du Parlement européen, celui-ci reconnaissait le 18 juin 1987 le génocide arménien. En France, grâce à l’impulsion des parlementaires socialistes, mais aussi le soutien du gouvernement de Lionel Jospin, le génocide arménien fut finalement officiellement reconnu par la loi du 29 janvier 2001.

Plusieurs autres pays en Europe et dans le monde l’ont ensuite également reconnu. Ce n’est pas encore le cas de la Turquie moderne et de ses autorités officielles.

L’opinion publique turque est cependant de plus en plus consciente de cette réalité historique. Le Parti socialiste salue les personnalités de la société civile et les organisations diverses, y compris parmi les Turcs de France, qui militent désormais pour la reconnaissance du génocide par la Turquie.

A l’instar du Parlement européen et de sa résolution du 15 avril 2015, le Parti socialiste appelle la Turquie et l’Arménie à « saisir l’occasion du centenaire du génocide arménien » pour se rapprocher, et à avoir confiance dans les travaux mémoriels et pédagogiques qu’accomplissent les historiens et les sociétés civiles des deux pays.

En ce triste anniversaire, le Parti socialiste a une pensée particulièrement émue pour le peuple arménien et pour nos compatriotes d’origine arménienne avec lesquels il s’associe dans le souvenir pour la commémoration de ce centenaire. Présent aux côtés du président de la République, le secrétaire national à l’International et à la Francophonie Jean-Marc Germain représente le Parti socialiste à Erevan afin d’exprimer notre solidarité avec le peuple arménien.

12 Juin

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Place Taksim: Ergodan choisit la crise

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Au douzième jour de la contestation turque, le Premier ministre Erdogan a choisi la confrontation violente et l’épreuve de force.

Il refuse d’écouter le peuple turc. En traitant les citoyens de « pillards », il fait le choix de l’épreuve de force.

L’arrestation de plusieurs dizaines de parlementaires et d’avocats est inadmissible pour un grand pays comme la Turquie qui revendique son statut de démocratie.

Choisir l’épreuve de force, c’est choisir l’impasse alors que ce qui s’exprime dans l’ensemble du pays c’est l’aspiration au dialogue et à une sortie de crise pacifique.

Le Parti socialiste demande la libération immédiate des députés et des avocats arrêtés, l’arrêt des violences et il appelle au dialogue pour que les aspirations démocratiques qui s’expriment dans la rue soient entendues.

09 Juin

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Turquie: Interview dans le JDD

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Vice-Président du Parti socialiste européen, défenseur d’une entrée de la Turquie dans l’Union européenne, Jean-Christophe Cambadélis revient sur les conséquences que pourraient avoir les événements actuels sur les négociations entre Ankara et Bruxelles

La réaction autoritaire du gouvernement va-t-elle éloigner encore un peu plus la Turquie d’une adhésion à l’Union européenne?

Je ne pense pas. Les couches moyennes anatoliennes ont une volonté d’ouverture sur la Méditerranée et sur l’Europe. Donc, quel que soit le régime, les négociations avec l’Europe doivent se poursuivre. Mais dans ce cadre, il y aura bien sûr des discussions sur la nature du régime.

Mais le Premier ministre Erdogan vendredi a eu des mots assez durs envers certains pays européens, notamment la France. Sommes nous proches d’une rupture?

Erdogan est coutumier du fait. Il a un caractère ombrageux qui ne correspond pas avec le tempérament turc. C’est une manière de faire porter la responsabilité sur d’autres que lui.

Mais cela pourait rendre les négociations sur l’adhésion à l’UE encore plus compliquées?

De toute façon, ces discussions sont compliquées. Il y a un certain nombre de volets de discussions, nous n’en avons ouvert que deux. Tout cela va prendre du temps.. Et ce, quel que soit le régime.

La réaction brutale des forces de l’ordre turques montre-t-elle que la Turquie est encore loin d’une adhésion?

Oui. la Turquie avance mais doit encore remplir un certain nombre de critères. Pour autant, la réaction des forces de l’ordre n’a rien à voir avec l’entrée ou non dans l’UE. Elle a surtout à voir avec un régime qui fait un usage disproportionné de la force.

En repoussant sine die l’adhésion turque, l’Europe n’a-t-elle poussé la Turquie à s’isoler et encouragé ce qui se passe aujourd’hui?

Non, pas du tout. Il est certes regrettable que l’ensemble de l’Europe soit distante vis-à-vis de la Turquie pour des raisons qui n’ont rien à voir avec son régime et tout à voir avec sa religion. Mais je ne crois pas que ce soit l’absence d’avancées dans les discussions sur l’adhésion qui ait conduit le régime turc là où il est. Il y avait déjà bien avant des signes d’autoritarisme que tout le monde avait pu constater.

Comparer le mouvement de contestation actuel en Turquie avec Mai-68 a-t-il un sens?

C’est ce que j’avais fait dès le départ. Il y a une contestation d’un régime autoritaire de la part d’une partie de la société, qui exprime une envie de vivre, de respirer, de retrouver sa liberté. En outre, une jonction commence à se faire avec les salariés du pays. Tout cela ressemble à un grand coup de boutoir pour un gouvernement qui se veut centralisateur, autoritaire et confessionnel.

Mais Erdogan a la légitimité des urnes…

Bien sûr. C’est un homme démocratiquement élu mais qui souhaite centraliser un peu plus le régime. Il veut le présidentialiser, réduire la place du Parlement. Le tout dans un contexte de ralentissement économique, d’un échec de la stratégie diplomatique du «zéro problème avec le voisinage», d’une déception pour une partie de la bourgeoisie anatolienne qui avait espéré une libéralisation au sein de l’AKP. Nous sommes bien là dans les mêmes problèmes rencontrés en 1968.

07 Juin

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La place Taksim est un lieu symbolique, mémoire du 1er mai

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Lieu branché des Kémalistes mélomanes, des Chiites, de la jeunesse étudiante, des écologistes, des Kurdes, cela fait beaucoup pour un régime confronté à des revers internationaux et des inquiétudes sur la tendance autocratico-confessionnelle du régime.

Au point de départ l’AKP, le parti de M. Recep Tayyip Erdogan, a profité doublement de la volonté de la bourgeoisie commerçante d’Anatolie et des ruraux de secouer l’establishment politico-militaire. Il s’agissait de s’ouvrir au marché mondial, de rejoindre l’Europe, d’une diplomatie « zéro problème » de voisinage, et de retrouver le chemin d’un islam modéré garant face aux débordement des mœurs garantis par la laïcité.

La marche à l’Europe piétine, l’environnement s’est dégradé, la Turquie est fâchée avec Israël, ses relations complexes avec l’Iran, l’afflux de réfugiés syriens n’a pas arrangé l’image du pouvoir.

Dans le même temps, le Premier ministre cherche à changer la Constitution pour en faire un régime présidentiel et à accentuer la confessionnalisation de la société. Au point que certains soupçonnent le régime d’avoir ouvert les négociations avec les Kurdes pour obtenir des voix au Parlement pour faire passer la modification de la Constitution. C’est dire le degré de méfiance dans le pays.

Voilà pourquoi sur fond de moindre performance économique, l’explosion turque avec un mort, 1740 blessés et 1730 interpellations ressemble plus à un 1968 contre le Général de Gaulle qu’au Printemps arabe. Mais la décision de manifester en Egypte et en Turquie le même jour contre les Frères musulmans marque une évolution inattendue dans un Proche-Orient qui est donc proche de l’Europe et de plus en plus incontrôlable.

31 Mai

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Turquie: le Parti socialiste déplore les violences contre les manifestants pacifiques

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Aujourd’hui à Istanbul, une vingtaine de manifestants ont été blessés suite à l’intervention de la police anti-émeute turque. Comme des centaines d’autres, ils protestaient depuis des jours contre un projet d’urbanisation affectant le parc Gezi jouxtant la célèbre place Taksim, et qui prévoit le déracinement de nombreux arbres.

Le Parti socialiste déplore l’usage excessif de la force face à cette mobilisation citoyenne et pacifique.

 

11 Mai

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Attentat en Turquie

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Le lâche attentat en Turquie contre des populations civiles appelle la plus ferme condamnation. Le Parti socialiste présente ses condoléances attristées aux familles des victimes et sa solidarité au peuple turc.

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26 Fév

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La Turquie, l’Europe, et les Kurdes

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M. Erdogan a reçu Madame Merkel pendant que tout le monde médiatique s’affole sur le début des négociations avec le Kurde Ocalan. Il ne faut pas plus pour que l’on se demande si ce sont des pourparlers ou une véritable négociation. S’agit-il de faire plaisir à l’Europe en négociant aussi lentement avec les Kurdes que l’Europe le fait avec la Turquie ? Ou s’agit-il d’une prise de conscience que la Turquie devait organiser avec les ennemis d’hier un glacis face à la guerre civile syrienne, la possibilité qu’elle éclate en Irak et que l’Iran choisisse la terreur ou ne s’effondre sur elle-même ? Difficile de répondre et l’AKP a t-elle la réponse ? Nos interlocuteur ont des avis partagés. Les kurdes du BDP ont décidé de jouer à fond la carte. Nos amis du CHP turc sont plus circonspects. On peut s’interroger. Pourquoi alors qu’il s’agit de la question nationale, avoir exclu l’opposition de cet acte de réconciliation nationale par excellence ? Pourquoi maintenir autant de prisonniers ou refuser dans la réforme de la constitution de garantir les libertés publiques ou la laïcité ? Evidemment cela peut paraître lointain pour les Français. Mais l’avenir de la Turquie passe par celui des Kurdes qui sont le maillon fort de la stabilité dans la région. Et l’avenir de la Turquie, c’est pour nous Français ou Européens l’installation d’un Islam apaisé sans complexe et coopérant, réprouvant les djihads contre tous ceux qui sont des mécréants. Cela vaut la peine de travailler au rapprochement entre toutes les parties. C’est ce que nous avons modestement fait lors de nos entretiens à Ankara.

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24 Fév

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Le calme avant la tempête

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Après avoir rencontré les plus hauts responsables des partis de Massoud Barzani et Jalal Talabani, après avoir dîné avec sa femme qui est la première dame d’Irak car son époux est hospitalisé – femme remarquable qui a combattu les armes à la main, connu l’exil, tourné des films, lancé des mouvements de femmes, sauvé les enfants de la rue – nous avons rencontré les Kurdes de Syrie, d’Iran, de Turquie et bien sûr d’Irak.

Au travers des discussions, il est évident que le sort de la région est en train de se jouer en Syrie. Si Nouri Al-Maliki, le Premier ministre irakien est contesté par tous, si chacun redoute la dictature, si le fédéralisme ne s’impose pas, la guerre civile vient. Ce qui serait un drame pour la région mais aussi pour un Kurdistan à la croisée des chemins.

Mais on en n’est pas là. Et C’est en Syrie où tout se joue. Bachar El Assad ne peut gagner mais chaque jour qui passe décompose un peu plus la solution. Les intégristes islamistes profitent de la prudence du monde occidental et les « Arabes », comme on dit ici, ne veulent entendre parler ni de Bachar El Assad ni des minorités. Ce qui renforce la prudence des Etats-Unis et de l’Europe, et ce faisant permet à Bachar El Assad de se maintenir.

La situation de la Syrie, du Liban et de l’Irak sont liés. Alors que l’Iran est asphyxié, mais s’accroche à sa bombe, l’Egypte facteur d’ordre est en dérapage incontrôlé. Israël a d’autres chats à fouetter et ne peut à lui seul stabiliser la région.

Les Etats-Unis sont partis d’Irak et semblent regarder autre part. La France a fort à faire au Mali, elle regarde la Tunisie et la Libye et elle s’intéresse plus aux colères de l’UMP après une sortie du Président au Salon de l’agriculture qu’a la géopolitique. L’Allemagne ne s’occupe que de son porte monnaie. Et l’Angleterre, déclassée, n’a plus les moyens de sa politique si ce n’est de faire chanter l’Europe.

Si les dominos se mettent en mouvement, le Kurdistan sera soit la Suisse pendant la seconde guerre mondiale soit encore et toujours la variable d’ajustement entre puissances régionales. Quand à l’Europe, elle ferait bien de suive François Hollande et Laurent Fabius qui ont reconnus le Conseil national syrien. Et il serait bon qu’elle se saisisse de cette question. Ce qui implique qu’elle réévalue sa relation à la Turquie seule puissance régionale stable et qui entend le rester en ouvrant des négociations avec les Kurdes…

La Turquie nous y serons demain.

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30 Déc

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LA TURQUIE ET LES KURDES

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Le Parti socialiste a appris avec consternation la mort de 35 villageois kurdes suite à un raid aérien nocturne opéré par l’aviation turque près du village d’Ortasu, proche de la frontière avec l’Irak. Les autorités turques présentent cette triste nouvelle comme une bavure.

Depuis un an, les affrontements entre les militants kurdes du PKK, qualifiés de terroristes par la Turquie et l’UE, et l’armée turque ont fait plusieurs dizaines de victimes de part et d’autre, et plus de 45 000 depuis 1984.

Le Parti socialiste réaffirme sa position en appelant une nouvelle fois à une résolution politique et pacifique de la question kurde en Turquie. Il n’est pas admissible que les revendications justes et légitimes d’un peuple de plusieurs millions de personnes puissent etre assimilées à une seule organisation telle que le PKK, pour refuser dans le même temps une solution politique préconisée par des partis kurdes légaux et représentés au Parlement tel que le BDP, et par beaucoup d’autres en Turquie.

24 Déc

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Déclaration au journal de france 2: « Affaire turque: sarkozy ridiculise la france »

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Non seulement le président de la république couvre un dépôt de loi sur le génocide des arméniens. Alors qu’il sait que le temps manquera pour la promulguer. Mais il ouvre une crise avec la Turquie qui n’en demandait pas tant pour refaire son unité nationale nécessaire, après l’arrestation d’opposants. Mais son ministre Alain Juppé trouve l’initiative inopportune, ce qui fait désordre. Aux uns il dit « déposez votre texte » pour chasser les voix des arméniens. Aux autres, « c’est pas grave ce texte n’ira pas à son terme ». Résultat, les uns croient que la loi est passée. Les autres que cela ne passera pas. Et au bout la France est ridicule !