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30 Mai

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A propos du congrès de l’UMP

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Pour Nicolas Sarkozy, la République sera lui, où elle ne sera pas.

Voilà donc la petite République sarkozyste sortant du congrès UMP.

L’ex-président à fait siffler ses concurrents, insulter le président de la République, et attaquer sans relâche la gauche, délaissant – mais est-ce étonnant? – le Front national.

Nicolas Sarkozy n’a pas changé, sans idée, sans autre projet que lui-même, il divise la République pour mieux s’imposer à son camp.

22 Mai

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L’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV

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BFM 22052015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

17 Mai

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L’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J

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Capture d’écran 2015-05-17 à 16.44.25

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche l’invité du Forum de Radio J .

Vous pouvez réécouter l’émission en cliquant sur le lien ci-dessous:

16 Mai

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L’invité de Bureau Politique sur TF1 et LCI

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Bureau Pol

Jean-Christophe Cambadélis est l’invité de Christophe Jakubyszyn dans l’émission « Bureau Politique » sur TF1 et LCI.

Retrouvez l’intégralité de l’émission ci-dessous:

13 Mai

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L’invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 13 mai au micro de Jean-Michel Aphatie dans la matinale de RTL.

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadélis juge "xénophobe" l'attaque de… par rtl-fr

11 Mai

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L’invité de Renaud Blanc sur Radio Classique en partenariat avec LCI

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07 Mai

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L’invité de Face aux chrétiens sur KTO, RCF, Radio Notre-Dame et La Croix

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Jean-Christophe Cambadélis était aujourd’hui l’invité de « Face aux chrétiens » sur KTO, RCF, Radio Notre-Dame et La Croix.

Retrouvez la vidéo de l’émission ci-dessous:

06 Mai

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L’invité de « Questions d’info » sur LCP avec AFP, Le Monde et France Info

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mercredi 6 mai l’invité de « Questions d’info » sur LCP en partenariat avec AFP, Le Monde et France Info.

 

Retrouvez la  vidéo de l’émission ci-dessous:

09 Avr

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L’invité de « Politique » sur France 24 en partenariat avec Slate

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France 24 09042015

Jean-Christophe Cambadélis était ce jeudi 9 avril 2015 l’invité de l’émission Politique sur France 24  en partenariat avec Slate.

Il a répondu aux questions de Roselyne Febvre et Jean-Marie Colombani.

Retrouvez les vidéos de l’émission en cliquant sur les liens ci-dessous:

Première partie.

Deuxième partie.

 

 

07 Avr

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Interview à Regards sur la droite

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Regard sur la droite 07042015

 

Retrouvez ci-dessous l’interview de Jean-Christophe Cambadélis dans le numéro 56 de Regards sur la droite ou en cliquant ici (Regards sur la droite_n° 56-1 )

 

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, revient sur les élections départementales des 22 et 29 mars. Il se livre, pour nous, à une analyse du scrutin et dresse des perspectives, pour l’avenir, dans un entretien avec Alain Bergounioux, directeur de la Revue socialiste.

 

 

Quels enseignements tirez-vous de ces élections départementales ?

La droite a indéniablement remporté ces élections, sans l’effet Sarkozy escompté, tandis que le FN a, désormais, une implantation nationale, sans, pour autant, être en mesure de céder au triomphalisme, tant en termes de présidence de conseils départementaux qu’en nombre d’élus. J’observe, par ailleurs, que le Parti socialiste a subi un dur échec et un sévère recul dans son implantation, dans un contexte où la participation a été meilleure qu’attendue.

 

Nicolas Sarkozy a très peu parlé des questions économiques et sociales et de la réalité des politiques concrètes pendant la campagne, se réfugiant, pour l’essentiel, dans un discours droitier et une alliance avec le centre. Comment analysez-vous cette stratégie ? Augure-t-elle du positionnement du principal parti de l’opposition, en prévision des prochaines échéances électorales ?

L’objectif de Nicolas Sarkozy était de gagner ces élections, par tous les moyens. Il s’est refusé de parler des départementales, n’a évoqué aucun problème économique, tant à l’échelle nationale qu’européenne. Il n’a pas dévoilé son programme, sur ce point. Enfin, il a théorisé le « ni-ni », pour, dans la pratique, mettre en œuvre un « et-et », et obtenir ainsi le soutien des socialistes au deuxième tour, face au FN, « et » celui du FN face aux socialistes. La combinaison des deux lui permettant de l’emporter, in fine. Pour ce faire, il a dû combiner deux éléments : un discours de proximité, avec le FN, en s’opposant aux repas de substitution dans les cantines et au port du voile dans les universités, la réaffirmation du « ni-ni », une agressivité marquée à l’encontre du Premier ministre et du Président de la République et, dans le même temps, l’alliance avec l’UDI qui lui a permis de se prévaloir d’une image de démocrate, dans la mesure où ce parti a marqué son opposition au FN.

Cette tactique s’appliquera aux élections régionales, avant de se heurter à la présidentielle. Il faudra, en effet, là, faire un choix dans la préparation des primaires. Pour l’heure, Nicolas Sarkozy est sur une orientation qui pourrait bien contraindre Alain Juppé au renoncement. J’ajoute que l’alliance avec Jean-Christophe Lagarde le prémunit de toute immixtion d’un François Bayrou au sein de l’espace centriste. Il est donc en position de force. Mais, ce qui vaut pour une élection de transition, où la sanction du pouvoir en place est la règle, n’est pas opérant pour une élection présidentielle. Dans ce dernier cas de figure, il faut passer de la sanction à la cristallisation. Il lui faudra, alors, se heurter à un FN en hausse, dans un contexte marqué par le tripartisme, et un Parti socialiste qui, au terme des départementales, a obtenu un résultat plus élevé qu’attendu, sans l’appoint de ses partenaires. D’où l’énergie que Nicolas Sarkozy ne cesse de déployer contre l’exécutif pour le réduire.

 

Le projet économique et social est, sans aucun doute, le point faible de l’UMP. Il laisse transparaître de réelles contradictions avec le Front national, son électorat et le reste de la droite. Comment le Parti socialiste peut-il exploiter ces contradictions ?

Il nous faut, pour commencer, réactiver une campagne sur le thème : « Au secours, ils reviennent ! » Il s’agit de rappeler à l’opinion ce qu’a été le bilan de la droite, au pouvoir. Il s’agit, ensuite, de débusquer l’UMP sur son projet, dans la mesure où la tactique de Nicolas Sarkozy se résumera à une radicalisation, tant sur le plan des questions de société qu’à l’échelle économique, lors des primaires visant à désigner le candidat de la droite, à la présidentielle. Il ne se privera pas, ainsi, de remettre en cause l’ISF, le droit du travail ou bien encore les 35 heures pour s’attirer les grâces du noyau dur de l’UMP. Avant d’afficher un tout autre visage lors de la présidentielle, en se montrant le plus flou possible, au motif que l’électorat frontiste rejette son offre économique et que l’électorat centriste n’a aucune appétence pour son offre sociétale.

Sera-t-il en capacité d’être le candidat ? Rien n’est figé. Si l’année 2015 est marquée par une forte séquence électorale, l’année 2016 sera celle des primaires, à droite.

 

Venons-en au Front national. Les résultats enregistrés lors des départementales ne font que confirmer ceux des élections municipales. Le fait nouveau est son implantation territoriale. Cette donnée est-elle de nature à changer, en profondeur, la vie politique française ?

Oui. Nous sommes clairement dans le tripartisme, voire même le « tricampisme » pour éviter toute comparaison avec des évènements passés se rapportant à la politique française. Il n’y a, cependant, pas que cela. D’abord, parce que le FN est sur une dynamique, en exploitant une faille qui n’est pas exclusivement franco-française, mais européenne, au sens large. Certains mouvements populistes se prévalent, ainsi, d’un souverainisme xénophobe. Le FN constitue donc l’élément paroxysmique d’un mouvement qui s’exprime dans l’Europe entière. Nos amis allemands expriment d’ailleurs leur inquiétude face à la montée en puissance du parti de Marine Le Pen, en France.

En se nationalisant, le FN donne, par ailleurs, une base nouvelle à la candidature de sa représentante à l’élection présidentielle. Si, depuis 1986, on était en droit de s’interroger sur la capacité de Jean-Marie Le Pen à recueillir un nombre suffisant de signatures pour se présenter à l’élection, le doute n’est plus de mise. Aujourd’hui, la question est plutôt de savoir qui, des candidats républicains, figurera au deuxième tour.

J’observe, d’autre part, une convergence, au sein des électorats, sur les thèmes affichés par l’extrême droite et la droite extrême, qui constituent un « bloc réactionnaire », qui frôle, aujourd’hui, les 45-50 % d’intentions de vote. Autant dire qu’il pèse sur la société française. Cela signifie que le Parti socialiste et la gauche vont devoir mener un double combat contre le FN, qui porte directement atteinte à la République, et contre la droite, qui s’en prend durement à la situation économique du pays et au principe même de solidarité.

Auparavant, dans un système bipolaire, l’adversaire concentrait tous les coups. La situation a changé, tant et si bien qu’il va nous falloir varier nos attaques. Les départementales ont, de ce point de vue, été l’esquisse de ce que pourrait être l’élection présidentielle. Marine Le Pen a son thème de prédilection, l’« UMPS », reconstituant, par là-même, le bipolarisme, dont elle se prévaut de longue date, en contestant le « système ». Le PS a le début d’une stratégie : un ennemi face auquel la droite capitule et dont la politique économique nourrit la progression. Le FN est un adversaire irréductible et l’UMP apparaît comme sa béquille. Quant à l’UMP de Nicolas Sarkozy, elle n’a pas de stratégie, se fondant la politique du « ni-ni » qui ne tient pas la route. Quand on observe la carte électorale du deuxième tour des départementales, on voit bien que quelques électeurs de l’UMP ont bravé cette consigne. Et ce, parce que le PS a pointé la nocivité du FN, en révélant, notamment, ses « 60 dérapages dans 60 départements ». Ce phénomène ne fera que s’amplifier, à l’occasion de l’élection présidentielle. Ce qui contraindra Nicolas Sarkozy au flou, au risque de tomber dans le trou…

 

La bataille contre le FN a suscité d’âpres discussions, certains estimant que c’était un moyen de le mettre au centre des débats quand d’autres en contestaient même le principe. Faut-il poursuivre cette stratégie, en désignant l’UMP comme un adversaire et le FN comme un ennemi ?

La lutte contre le FN n’est pas d’ordre tactique. C’est une question de principe. Nous nous comporterions en simples politiciens, si nous n’étions fidèles à nos principes, en laissant monter ce parti pour des raisons électorales. En novembre, lors d’un Conseil national, j’avais insisté sur la nécessité de combattre avec force le bloc réactionnaire, le FN et la droite. Au lendemain des élections du Doubs, je tenais un raisonnement similaire, en pointant le danger frontiste.

Je suis convaincu que, contrairement à ce que disent la presse et quelques chercheurs paresseux, nos électeurs insatisfaits peuvent être appelés à contester notre ligne politique, sans pour autant céder au cynisme. Dès lors qu’ils perçoivent un danger, ils se mobilisent, même si une partie d’entre eux peut être tentée par l’abstention. Nous retrouvons donc de la force dans ce combat qui peut être fondateur, parce qu’il nous faut défendre nos valeurs, les « revisiter » et nous reformuler. Dans ce combat central et frontal contre le bloc réactionnaire, principalement frontiste, accessoirement de droite extrême, nous avons aussi les moyens de nous reconstruire.

 

Quelles seront les priorités du Parti socialiste dans les prochains mois ?

Nous reprenons la main. C’est dans le Parti que va se mener le débat, et non pas avec d’autres. C’est une très bonne chose. Les élections départementales ont montré une crise en ciseaux : d’un côté, la gauche n’a plus la force propulsive qui était la sienne dans les années 60-70. Elle ne « matrice » plus la société, comme elle le faisait dans les années 80. Elle n’est plus en capacité d’être hégémonique, culturellement, comme elle le fut dans l’après-guerre. Il nous faut donc reconstruire, repenser et reformuler notre logiciel de pensée. De l’autre, notre politique économique ne produit pas suffisamment de résultats pour que les Français puissent se satisfaire de l’action engagée par le gouvernement. La combinaison de ces deux éléments fait que nous avons du mal à mobiliser notre électorat. Il appartient donc au Parti de répondre à ces interrogations, en se reformulant et en engageant la bataille pour le renouvellement du socialisme, dans les thèmes et les têtes. Il nous faut, de ce point de vue, faire monter une nouvelle génération, tout en nous renouvelant idéologiquement. Ce que nous avons commencé à faire avec les États généraux, en introduisant particulièrement la notion d’éco-socialisme et toute une série d’éléments se référant à l’éducation, la défense de la République face à la montée du communautarisme, ou bien encore la laïcité, dont les débats ont enflammé, l’espace d’un moment, le Parti.

Le problème n’est pas tant celui du « cap », que des objectifs à tenir. En clair, il s’agit de reconstruire notre appareil productif qui s’est totalement affaissé, d’améliorer la compétitivité des entreprises, de réduire sérieusement le chômage et les inégalités criantes dans notre société, et de réorienter la construction européenne. Le tout, autour d’objectifs maintenus et d’une écoute soutenue. Personne ne doit rester sur le bord du chemin. Il nous faut être capable, par toute une série de mesures, de procurer à nos concitoyens un sentiment de justice, conformément aux engagements du Président de la République.

J’ajoute que pour se renouveler et renouveler la gauche, le Parti socialiste doit proposer à ses partenaires une nouvelle alliance, dans le cadre des élections régionales et présidentielle. Nos partenaires doivent y réfléchir sérieusement et se rappeler qu’ils progressent toujours avec le PS, mais qu’ils régressent sans lui. Ils peuvent vouloir nous déstabiliser, sans pour autant être capable de se retrouver autour d’un projet radical. Ils ne sont pas en capacité de concurrencer le Parti socialiste, autour d’un dessein collectif. Il est donc nécessaire qu’une nouvelle alliance se dessine, en se substituant à une nouvelle dispersion.

 

Propos recueillis par Alain Bergounioux