Tag union africaine

04 Avr

Commentaires fermés sur Côte d’Ivoire : respect des urnes, respect des droits de l’Homme, sécurité pour les ivoiriens et tous les ressortissants étrangers

Côte d’Ivoire : respect des urnes, respect des droits de l’Homme, sécurité pour les ivoiriens et tous les ressortissants étrangers

par

Communiqué du Parti Socialiste par Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe Lire la suite…

11 Mar

1 Comment

Quand Nicolas Sarkozy veut bombarder la Libye…

par

La décision de Nicolas Sarkozy de bombarder la libye laisse la France sans voix. Sans l’accord de l’union africaine, de la ligue arabe, de l’union européenne, sans parler du parlement, le Président de la République décide seul un acte de guerre. Pour se rattraper d’un si long silence, le Président de la République isole la France et lui fait prendre un risque inconsidéré.

27 Déc

Commentaires fermés sur [Parti Socialiste] Nigéria

[Parti Socialiste] Nigéria

par

Le Parti socialiste s’inquiète de la flambée de violence qui ensanglante depuis quelques jours le Nigéria. Les affrontements entre chrétiens et musulmans ont fait un nombre important de victimes et cela peut déstabiliser ce pays, le plus peuplé d’Afrique et l’un des plus riches à quelques mois d’élections importantes qui doivent s’y dérouler. Avec ses ressources et les convoitises qu’il peut générer, le Nigéria est un point stratégique de la stabilité de l’ouest africain.

Le Parti socialiste appelle l’Union africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU à leur rôle et à aider au plus vite à un retour au calme.

07 Déc

2 Comments

Comprendre la Côte d’Ivoire

par

1- La Côte d’Ivoire est entrée en grave crise politique et identitaire à la mort du père de l’indépendance Félix Houphouët-Boigny en décembre 1993. Sous couvert de clarification nationale, dès 1994 les autorités ont ouvert la boîte de Pandore de l’ivoirité. Le code électoral et la constitution sont modifiés à plusieurs reprises pendant le mandat du président Henri Konan Bédié (parti PDCI). Ces mesures interdisent Alassane Ouattara (parti RDR), dernier premier ministre de Félix Houphouët-Boigny, de vie électorale. Henri Konan-Bédié est à son tour écarté par le général Robert Guéi en 1999.

2- Les élections présidentielles de 2000 se déroulent dans un climat de grande confusion et d’affrontements. Alassane Ouattara empêché ne peut pas se présenter. Robert Guéi est déclaré battu par Laurent Gbagbo (parti FPI, membre de l’IS) au terme d’un processus marqué par la violence. Le nouveau président, après plusieurs mois de négociations, forme en août 2001 un gouvernement d’union nationale. Tous les partis sont représentés. Mais, en septembre 2002, le nord du pays, traditionnellement favorable à Alassane Ouattara, se soulève. Le Général Guéï est assassiné. Le pays est coupé en deux.

3- Depuis cette date, la France, les Nations Unies et l’Union africaine ont conjugué leurs efforts pour geler le conflit et créer les conditions d’un dialogue permettant l’organisation d’une consultation transparente, plurielle et sans exclus du scrutin, destinée à doter la Côté d’Ivoire d’un gouvernement démocratiquement élu, bénéficiant du soutien de la population. Les protagonistes réunis à Paris en janvier 2003, puis à Accra (Ghana) en mars acceptent de suspendre les hostilités. Des casques bleus sont déployés entre le nord et le sud du pays. Un gouvernement de réconciliation, comprenant nordistes et sudistes est constitué.

4- Mais la cohabitation des uns et des autres reste difficile. Les opposants sont remerciés puis réintégrés par le président Gbagbo. Des manifestations du RDR d’Alassane Ouattara à Abidjan en 2004 dégénèrent. En réponse aux pressions de la France et de l’ONU le président Gbagbo fait bombarder les troupes françaises. Ses partisans organisent des manifestations anti-françaises à Abidjan. L’Afrique du sud prend le relais de la France dans la médiation entre parties. Les processus de désarmement préalable à la préparation de l’organisation d’élections reprend. Les élections prévues en 2005, puis en 2006 sont finalement reportées. Mais la place réservée aux opposants du FPI de Laurent Gbagbo au sein du gouvernement, donc au PDCI de K. Bédié et au RDR d’Alassane Ouattara est élargie.

5- Le président du Burkina, Blaise Campaoré réunit les protagonistes à Ouagadougou. En mars 2007 un nouveau compromis est trouvé. Le chef de la rébellion Guillaume Soro devient Premier ministre en 2007. La zone tampon, garantie par les casques bleus et l’armée française entre le nord et le sud est supprimée. L’unité administrative est progressivement rétablie. Un désarmement est officiellement et spectaculairement engagé. Un processus concret de préparation à la votation se met en place. Les électeurs sont identifiés et dorés d’une carte. Une commission indépendante, la CEI, supervise et coordonne l’opération. En dépit de difficultés et de lenteurs marquées par une grave crise en février 2010, le dispositif permet d’annoncer la tenue d’élections présidentielles les 31 octobre et 28 novembre 2010.

6- J’adopte au Secrétariat International – pas d’évolution (dans l’absence de relation avec Laurent Gbagbo) sans élections.

Une consultation exemplaire en situation d’impasse

1- Trois responsables se portent candidats: Henri Konan Bédié, ancien président de la République, pour le PDCI; Alassane Ouattara pour le EHDP (rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) c’est-à-dire le RDR et ses alliés et Laurent Gbagbo, le chef de l’Etat sortant pour le FPI (Front Populaire Ivoirien).

2- Je me rends en Côte d’Ivoire pour soutenir le processus électoral: « il faut tourner la page ». Je ne suis pas là pour donner des consignes de vote. Je rencontre différents acteurs politiques.

3- La campagne électorale se déroule sans incidents graves. Le premier tour mobilise plus de 85% des inscrits dans des conditions jugées plus que satisfaisantes par les observateurs. Le résultat, contrairement à ce que laissaient espérer les sondages, place Laurent Gbagbo en tête, mais de très peu. L. Gbagbo: 38, 3%; Alassane Ouattara: 32,08%; Konan Bédié: 28,24%.

En dehors de la capitale, le vote est très régionalisé. A. Ouattara est nettement en tête dans le nord, l’ancienne zone rebelle. H. Konan Bédié au centre-est et L. Gbagbo dans le sud et l’ouest du pays.

4- Bien que plus tendue, la campagne de deuxième tour se déroule de façon correcte. Un face à face télévisé très courtois oppose les deux candidats arrivés en tête, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. K. Bédié, pourtant inventeur du concept d’ivoirité qui a été à l’origine des difficultés du pays et de l’exclusion d’A. Ouattara du jeu politique, appelle ses partisans à rallier Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo dans un entretien accordé à « Jeune Afrique » (n° 2597) fait une déclaration annonciatrice de difficultés: « je ne serais pas battu. J’y suis, j’y reste. Mais je ne serais pas éternellement président et, un jour, je transmettrai le flambeau à quelqu’un de plus jeune que moi ».

5- 70% des électeurs ont voté le 28 novembre. Le scrutin, selon les observateurs, s’est bien déroulé. Mais la CEI est empêchée de présenter les résultats dans les délais prescrits par la loi (trois jours après la consultation). Son président ne peut annoncer la victoire d’Alassane Ouattara avec 54% des suffrages que le quatrième jour protégé par les casques bleus et le Premier ministre. Faisant valoir que les délais légaux n’ont pas été respectés la Cour Constitutionnelle se saisit du dossier. Elle invalide les résultats dans sept départements ayant donné l’avantage à Alassane Ouattara et proclame la victoire de Laurent Gbagbo avec 51% des suffrages. Les Nations Unies qui ont procédé à un décompte particulier, rejettent la manipulation et félicitent le vainqueur A. Ouattara. Le président Gbagbo ferme alors les frontières et suspend la diffusion des médias internationaux. La télévision officielle critique les médias français. Le Premier ministre Guillaume Soro, présente sa démission à Alassane Ouattara. Il est renommé par A. Ouattara évinçant les amis de Konan Bédié et toute « représentation du sud » au pouvoir. Le CEDEAO (la communauté des États d’Afrique de l’Ouest), l’Union européenne reconnaissent la validité de la victoire d’Alassane Ouattara. L’Union africaine demande le respect des résultats tels qu’annoncés par la CEI et envoie en médiateur l’ancien président d’Afrique du sud, Thabo Mbeki. Le 4 décembre les deux candidats se déclarent présidents et nomment le 5 décembre deux premiers ministres. A chaque instant on peut tomber dans la guerre civile. L’impasse est totale. Seul Laurent Gbagbo, en se retirant, peut éviter une nouvelle épreuve à son peuple.

03 Sep

Commentaires fermés sur Gabon: un scrutin précipité et contesté aux conséquences inquiétantes

Gabon: un scrutin précipité et contesté aux conséquences inquiétantes

par

Le Parti socialiste regrette que l’élection présidentielle gabonaise n’ait pas permis de désigner le nouveau Président du Gabon selon une procédure irréprochable sur le plan démocratique.

Ce scrutin, organisé dans une certaine précipitation, n’a malheureusement pas permis d’obtenir un résultat clair et incontestable. De nombreux observateurs, notamment l’Union africaine, qui considère que ce scrutin est entaché « d’irrégularités », ont exprimé des réserves sur la base de constatations précises : la brièveté de la campagne ; l’incertitude entourant la constitution des listes électorales et les nombreux doublons ; l’inégalité des moyens financiers dont disposaient les candidats ; le climat d’inquiétude entourant le scrutin, en particulier avec l’arrêt de la distribution des SMS ou la suspension de certains médias, y compris français ; le vif débat sur l’authenticité des procès verbaux des bureaux de vote.

Dès lors, le Parti socialiste s’étonne des déclarations du Secrétaire d’Etat français à la coopération, Alain JOYANDET, qui affirmait que ces élections s’étaient déroulées dans un climat « qui n’appelait pas de contestation particulière » avant même la proclamation des résultats et malgré le constat d’absence de consensus au sein de la commission électorale nationale autonome et permanente.

Le Parti socialiste condamne également avec la plus grande fermeté tous les actes d’intimidation commis à l’encontre des ressortissants français au Gabon ainsi que les destructions inacceptables et arbitraires de leurs biens. Rien ne saurait justifier ces actes de vandalisme.

Le Parti socialiste appelle tous les soutiens déçus des autres candidats à ne pas céder aux amalgames faciles et à la violence. Seuls des recours légaux et des actions de nature politique et démocratique pourront permettre de sortir le Gabon de la situation ambiguë dans laquelle il se trouve plongé. Le Parti socialiste appelle au calme et rappelle qu’il ne peut y avoir aucun progrès démocratique sans paix civile.