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02 Avr

Commentaires fermés sur Face aux lecteurs de La Provence: « Pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître ».

Face aux lecteurs de La Provence: « Pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître ».

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2016-04-01 - Echange avec les lecteurs de la Provence-21

Jean-Christophe Cambadélis était vendredi 1er avril 2016 l’invité du « Face aux lecteurs et à la rédaction » du quotidien La Provence.

Devant un chef d’entreprise, une étudiante responsable de l’Unef, un syndicaliste CGT, un étudiant de Science politique et un stagiaire de l’école de la 2ème chance de Marseille, Jean-Christophe Cambadélis a débattu pendant près de deux heures dans les locaux de La Provence.

La loi travail, la jeunesse, les élections présidentielles et la nécessaire union de la gauche ont été les thèmes forts de la matinée.

Retrouvez l’interview ci-dessous ou en cliquant ici:

 

Cambadélis : pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître.

 

Face à nos lecteurs hier, le Premier secrétaire du Parti socialiste a mis en garde les électeurs de gauche : seule une union derrière François Hollande pourrait éviter l’échec en 2017

L’art de la synthèse… Premier secrétaire du PS et dès lors héritier de cette vieille tradition socialiste, Jean-Christophe Cambadélis s’y soumet depuis quelque temps déjà dans les turbulences de Solférino. Il y ajoute désormais une dramaturgie nouvelle, point de départ de la campagne que le PS va sans doute lancer derrière François Hollande. Sur un thème choisi : sans union, sans une candidature d’équilibre, « la gauche risque de disparaître« . Rien de moins… Et une prophétie politique inlassablement répétée hier à Marseille, devant les lecteurs de La Provence, et aux côtés de Jean-David Ciot, président d’une fédération des Bouches-du-Rhône au sein de laquelle les oppositions intestines déchirent le parti et où les Régionales, pour cause de divisions, ont en effet déjà privé la gauche du second tour. CQFD…

Voilà donc Jean-Christophe Cambadélis rôdé, jongleur matois qui sautille entre la gauche protestataire, dont il fut l’une des voix, et la social-démocratie qu’il assumera désormais. Il se tient là, quelque part au milieu du gué et des débats qui traversent la gauche, imaginant des centres de gravité à bâtir et en assumant toutes les obligations durant les deux heures qu’il a passées hier en compagnie des lecteurs de La Provence. Au chevet de la loi El Khomri 2, que la rue avait réprouvé la veille, entre la gauche qui proteste, une social-démocratie qui acquiesce et des volontés de déréglementation plus fortes à droite, Jean-Christophe Cambadélis dessine la voie de passage. Une ligne de crête…

« J’étais opposé à la loi
 El Khomri 1. Il y a eu des avancées. Je suis pour les améliorations, pas pour le retrait » oppose-t-il à ceux qui réclament un 
recul. Il y voit même une clarification nécessaire pour 2017,
 qui démonterait qu’un seul che
min existe entre les « besoins de
 flexibilité » et les désirs légitimes
 de protection. En somme, entre
réformateurs et frondeurs, entre Macron et Montebourg, rien 
ni personne d’autre 
qu’Hollande ne saurait éviter la
 fragmentation de la gauche. Il 
en soutient donc l’hypothèse 
malgré les doutes profonds de 
l’opinion. Et à la condition que 
la courbe du chômage
 s’inverse… Et qu’il soit enfin possible de trouver un « compromis » avec Verts, communistes 
ou frondeurs… L’alliance populaire qu’il lance le 13 avril doit
 justement servir à occuper ce
terrain du rassemblement. L.R.

Comment convaincre les siens sur la loi El Khomri ?

Comment arriver à rester solidaire du gouvernement et ne pas désespérer totalement les forces de gauche, et notamment socialistes, en soutenant un texte largement contesté- une première manifestation le 9 mars, une deuxième ayant rassemblé de 400 000 à 1,2 million de manifestants jeudi – dans la rue ? À cette question délicate, Jean-Christophe Cambadélis a une réponse : assurer avoir été le premier à contester la loi El Khomri 1 jugée « trop déséquilibrée » et qu’il ne la voterait pas (« Une première sous la Ve République« ) pour mieux défendre la version amendée, la loi El Khomri 2. « Dans le mouvement qui existe, assure Jean-Christophe Cambadélis, il existe deux attitudes : celle des syndicats réformistes qui estiment que la loi El Khomri 2 est meilleure que la loi El Khomri 1 et qu’il faut continuer à l’améliorer, c’est aussi la position du Parti socialiste. Il y a aussi ceux qui en veulent le retrait. On ne peut pas dire que la globalité des forces de gauche est hostile. » Pour Cambadélis, cette loi doit donc être « maintenue » et encore « améliorée« .

Une position toute en finesse – synthèse ? – qui ne convainc ce- pendant pas les lecteurs de La Provence invités à en débattre, hier matin, avec le premier secrétaire du Parti socialiste.

« À quel moment le PS va-t-il soutenir les salariés et les jeunes ? »

Pour Aimé Musto « 70 % des Français sont opposés à la loi El Khomri » car « ce qui nous est proposé est un recul social d’un siècle« , et « rien de ce que contient la loi travail ne figurait dans le projet socialiste de 2012« , car « ce texte casse le Code du travail« . « À quel moment le PS va-t-il sou- tenir les salariés et les jeunes et demander le retrait du texte ? Quel est l’intérêt du PS à s’attaquer de front à son électorat ?« , interroge encore ce syndicaliste CGT d’Air France. L’attaque est rude.

« Si je pensais que le texte est tel que vous le décrivez, je ne le soutiendrai pas, rétorque Jean-Christophe Cambadélis, qui assure que le texte bénéficie du soutien mesuré des syndicats réformistes CFDT, Unsa, CFTC Cadre et Fage, majoritaires aux élections professionnelles et, sur le plan politique, du PS, qui occupe « une place non négligeable » à gauche. Quant au texte, il a évolué. Ainsi, « le préambule du texte réaffirme tous les éléments du Code du travail, certes en les simplifiant« . « Je suis favorable à ce texte car je pense qu’au niveau de la jeunesse comme au niveau de l’entreprise ou des PME-PMI, il maintient un équilibre. » C’est-à-dire « le juste équilibre entre l’intérêt des salariés, qui pensent que ça va trop loin, et ce- lui des entreprises, qui pensent que ça ne va pas assez loin. C’est une loi qui permet de la flexibilité et de la protection« . Notamment en ce qui concerne les parcours professionnels : « Il faut avoir des droits portés tout au long de sa vie, ce que nous avons défendu dans ce texte« .

« Et les jeunes ?« , s’inquiète Carolina Faye, présidente de l’Unef Aix-Marseille. Une inquiétude à laquelle Jean-Christophe Cambadélis répond par un tacle : « Quand est-ce que l’Unef a soutenu ou défendu une réforme depuis les années 50-60 ? » Puis, revenant sur la question : « Je pense que la situation actuelle n’est pas satisfaisante : précarisation, diplôme sans emploi, non qualifiés dans l’impossibilité de rentrer dans l’emploi. Personne n’est pour le statu quo. La garantie jeune permettant à plus de 400 000 jeunes d’avoir des heures de formation est un acquis. C’était une revendication de l’ensemble des organisations de jeunesse. Ce n’était pas dans le texte, ça y est. On fait un pas dans le bon sens. »

Quant à l’embauche, notamment des jeunes, « les entreprises ne pourront y avoir recours, souligne Jean-Christophe Cambadélis en réponse à une question de Keryann Guillaume, élève à l’école de la deuxième chance, que quand il y aura de la croissance, car c’est elle qui crée de l’emploi. On y est presque. On a redonné de la compétitivité aux entreprises, on leur a retiré des charges, ce qui leur a permis de reconstituer leurs marges. Du coup, la croissance est à deux doigts de basculer du côté de la création d’emplois« .

Après, la question des jeunes. L’emploi dépend « très fortement de la formation. À ceux qui n’ont pas de qualification, il faut donner une deuxième, voire une troisième chance en leur offrant des heures de formations gratuites. On ne peut pas se satisfaire d’une jeunesse à deux vites- ses, celle qui aura accès à l’emploi et l’autre. »

Cette politique volontaire, inscrite dans le programme de François Hollande, se heurte à une difficulté : le recul du tissu industriel -« que nous avons sous-estimé« . « Nous sommes passés derrière les Anglais, les Espagnols, les Italiens », assure encore Jean-Christophe Cambadélis. D’où le ministère du Redressement productif. Une révolution de mentalité au PS, qui pensait jusqu’ici juste à la redistribution et non pas à la production. « Or, souligne Jean-Christophe Cambadélis, on ne peut pas redistribuer ce que l’on n’a pas. On ne pouvait pas tondre le mouton industriel puisqu’il n’y avait plus de mouton industriel. Donc, il a fallu reconstruire et ça nous a mis en retard. Les Français et les jeunes jugeront d’ici 14 mois. »

« Si le compte d’activité, ne passe pas, il y a le risque qu’on ne l’ait jamais. »

Certains des lecteurs, présents hier, semblent avoir leur opinion. Négative. « Que reste-t-il au PS de socialiste« , s’emporte Aimé Musto. À lui comme aux autres qui doutent, Jean-Christophe Cambadélis a lancé une mise en garde : « Nous allons discuter au Parlement de l’amélioration de la loi El Khomri. Il faut être capable de défendre les acquis dans une situation nouvelle et dans une économie nouvelle qu’il faut aider. Aujourd’hui, nous sommes dans la contestation ; demain nous serons dans la constatation. Si le compte d’activité – fleuron de la loi El Khomri -, ne passe pas maintenant, il y a le risque qu’on ne l’ait jamais. » Frédéric CHEUTIN

 

IL DÉFEND LA FLEXI-SÉCURITÉ

Sécurité accrue donc flexibilité accrue ? « Non, assure Jean-Christophe Cambadélis, car l’élément le plus important dans le sens de la flexibilité était ce qui avait été préfiguré sur les prud’hommes, avec cette thèse que, quand on licencie mieux, on engage plus. Cet article-là a été retiré de la réforme à la demande des organisations syndicales et du PS qui y était opposé tel qu’il était présenté. Nous sommes favorables à ce qu’il soit indicatif de façon à ce que le juge ait la possibilité, dans un panel, de pouvoir choisir l’indemnité qui correspond au préjudice subi par le salarié. L’article précédent était néfaste, il a été retiré, nous nous en félicitons. » Quant à la flexibilité, jugée pas assez prononcée par certains à droite : « Ce n’est pas elle qui fait l’emploi, assure Jean-Christophe Cambadélis. C’est le carnet de commandes. » « Mais le carnet de commandes n’est pas un acquis, tempère Gérard Canavese, chef d’entreprise à Aubagne. Ce qu’il nous faut, c’est plus de flexibilité ! » Une thèse à laquelle pourrait (presque) souscrire Jean-Christophe Cambadélis en faisant le distingo entre grandes et petites entreprises. Sauf que « le Conseil constitutionnel nous retoque quand nous voulons faire la distinction entre des PMI-PME et les grandes entreprises, car ce serait deux logiques que l’on introduirait dans notre droit. Il faudrait avoir une politique spécifique – le groupe socialiste y réfléchit- en direction des PMI-PME, qui n’ont pas les mêmes problèmes en terme de flexibilité et investissements que les grands groupes ». Donc plus de flexibilité ? « Je suis pour que l’on facilite le travail des PMI-PME, qui sont de gros pourvoyeurs d’emplois, mais avec une garantie pour l’ensemble des salariés. Du donnant-donnant. » Pour autant, et même si c’est dans les tuyaux, pas plus de précisions. « Je suis sur la thématique de l’amélioration, pas du retrait. » F.C.

 

Aimé Musto : comment la gauche peut-elle éviter un vote de classe contestataire en 2017 ?

Le grand risque en 2017 est qu’une formation comme le FN accède aux responsabilités. Que l’on soit d’une gauche progressiste ou réformiste, aucune n’a réussi à reconquérir son électorat. Toutes les composantes de la gauche doivent faire leur examen critique. Le PS le fait, un peu trop à mon goût, mais les autres ne le font pas.

Marc Gielblat : mais comment reconquérir cet électorat ? Nous sommes dans la contestation de la politique gouverne- mentale. En 2017 nous serons dans la constatation. On verra que certains voudront remettre en cause la totalité du code du travail, que la droite voudra 100 milliards d’économies, alors qu’on a déjà fait un effort de 50 milliards. Je ne parle pas de l’extrême droite. On constatera les programmes et on verra que la situation n’aura rien à voir à avec celle d’aujourd’hui. Ceux qui disent qu’il y a une fausse gauche au pouvoir ont tort et risquent d’avoir une vraie droite. Le PS aura une cou- leur à défendre et une équation. On va clarifier le débat politique.

Est-ce une synthèse que vous prônez entre Macron et la gauche frondeuse ?
La loi El-Khomri, en proposant une réponse aux problèmes du pays, avant de répondre à ceux du PS, est un schéma cohérent. Le PS n’est pas un objet suspendu en l’air, mais il est dans le dia- logue social. La droite, à cause des primaires, est trop à droite. La gauche, pour des questions de résistance, est trop à gauche. Il y a un espace qui ouvre une voie social-démocrate. Une grosse majorité d’électeurs suivra cela lors de la présidentielle.

Ne faut-il pas réformer le logiciel des grands partis ? Absolument. Le PS a un logiciel pensé dans les années 60 et construit dans les années 70. On est dans une nouvelle époque, celle de la révolution numérique, du terrorisme, du défi climatique et européen. Il y a nécessité à se réformer. Le PS fonctionne comme la SFIO de 1905. Les militants aujourd’hui discutent entre eux. Même les courants ne comptent plus. Le PS est en outre trop étroit pour être seul dans le tripartisme. La question est d’être dans l’union dès le premier tour. C’est pour cela que nous lancerons le 13 avril l’Alliance populaire avec d’autres organisations, des syndicalistes, des personnalités et surtout le mouvement associatif. Je vais lancer une nouvelle génération dans le débat.

François Hollande est-il l’homme de la synthèse ?
Je le souhaite, même si je n’aime pas ce mot. Il est contes- té, toute la presse dit qu’il ne se- ra pas au second tour. Mais qui d’autre ? Un homme qui a incarné la nation dans l’épreuve a son mot à dire. Jamais un président sortant n’a été hors du jeu lors d’une présidentielle. Si Hollande n’y va pas, on en trouvera un autre, mais il est plus en situation que d’autres.

Faudra-t-il une primaire ?
Je suis prêt à étudier une primaire de toute la gauche, mais sans exclusive ni préalable. Il ne faut pas que ce soit contre le PS. Nos partenaires ne sont pas très chauds, mais ce serait une bon- ne chose pour avoir un débat tranché à gauche. Après, que chacun s’engage à soutenir le candidat désigné. Après, je n’ouvre pas encore le débat d’une primaire au PS. Mais tout est imaginable, y compris avec François Hollande. Ce n’est pas le débat qui fait peur.

Comment créer une offre politique renouvelée, notamment dans la région ?

La France veut du renouvellement et celui que les Français désignent actuellement comme le futur président est Alain Juppé. Il y a un paradoxe. L’année précédant la présidentielle est faite d’absolus. La moyenne d’âge des députés et des secrétaires nationaux du PS est plus jeune que jamais. Je veux du renouvellement et nous l’avons montré aux élections régionales. Je suis sûr que si les grands élus étaient repartis à la bataille, la configuration aurait changé. C’est le cas pour Michel Vauzelle. Lui candidat la compétition n’aurait pas été la même. Le débat non plus. Mais nous avons fait un choix. Carole Delga a été élue en Midi-Pyrénées.

Mais la gauche n’est plus présente dans les institutions. Ne risque-t-elle pas de disparaître ? Si la dérive droitière était si terrible que cela à gauche, il y aurait une alternative. Or elle n’existe pas, il suffit de regarder les chiffres. Le risque que la gauche disparaisse du paysage existe. Je l’ai dit à plusieurs reprises. On le voit dans la région Paca. Si les électeurs prennent l’habitude que les socialistes se retirent dans l’entre-deux tours, ils finiront par voter directement à droite. Il y a aura toujours une gauche contestataire, mais elle ne pèse plus dans le pouvoir décisionnel. La fragmentation est partout à gauche. Autant construire un rassemblement sur la base d’un compromis.

Quelle est la solution pour que le PS retrouve son unité dans les Bouches-du-Rhône ? Les problèmes marseillais se traitent à Marseille. Je connais bien tous les acteurs marseillais. Ils anticipent beaucoup dans leur positionnement poli- tique. Il n’y a pas d’avenir pour toute personnalité à Marseille avec un PS fragmenté. Qui que ce soit, ils faut qu’ils pensent à unir les ambitions contraires. Que les intérêts convergent, c’est la méthode à respecter. Si- non, personne ne gagnera seul. Ce n’est pas facile, je n’aimerais pas être le premier secrétaire du PS des Bouches-du-Rhône.

 


Jean-Christophe Cambadélis rencontre des… par PartiSocialiste

 

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Crédit photos: Mathieu Delmestre

06 Déc

Commentaires fermés sur « Peuple de gauche une fois de plus la République dépend de vous ! Partout, mobilisons nous! », déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – 6 décembre 2015

« Peuple de gauche une fois de plus la République dépend de vous ! Partout, mobilisons nous! », déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – 6 décembre 2015

par

2015-12-06 - Conférence de presse 1er tour régionales-2

A l’occasion du premier tour des élections régionales, Jean-Christophe Cambadélis s’est exprimé à l’issue d’un bureau national extraordinaire.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de sa déclaration:


« Peuple de gauche, une fois de plus la… par PartiSocialiste

 

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis,
Premier secrétaire du Parti Socialiste
Dimanche 6 décembre 2015
(seul le prononcé fait foi)

Françaises, Français,
Les Français se sont exprimés.
Ils l’ont fait dans une France profondément marquée par le drame des assassinats de masse perpétrés par les terroristes, l’état d’urgence et la guerre contre Daesh. Les enjeux régionaux ont pâti de cette situation à nulle autre pareille.

Les résultats appellent plusieurs constats :

– La participation : au-dessus de 50 %
– Le total gauche : entre 35% et 37% dont 23,5% pour le PS
– Le total droite : entre 30% et 32%
– Le FN : entre 28% et 30%

• L’abstention reste le premier parti de France malgré une baisse notable. Cette abstention élevée doit faire réfléchir les partis. Elle doit aussi interroger les citoyens : le vote est une liberté pour laquelle nos aînés ont combattu et qu’il faut préserver.

• Le total gauche laisse espérer de nombreuses victoires et nous nous félicitons des appels au rassemblement du PCF, d’Europe Ecologie- Les Verts, des radicaux de gauche, des progressistes, de l’UDE et d’autres mouvements encore. C’est un acte fort. La gauche, quand elle est unie, est la première force du pays.

• La droite n’est sûre de l’emporter dans aucune région.

• Le Front national nationalise son implantation. Il est en tête dans de nombreux départements. Ce soir le parti d’extrême droite menace de très nombreuses régions.

Le Parti Socialiste et la gauche seront présents là où le total gauche permet de l’emporter et ainsi de barrer la route au Front national.

Le parti qui s’est pourtant nommé « Les Républicains » dit son refus de pratiquer le désistement républicain, l’accord technique ou le simple retrait. L’histoire sera sévère pour ceux qui, dans le moment traversé par la France, disent « plutôt l’extrême droite que la gauche ! »

La gauche est donc le dernier rempart de la France républicaine contre l’extrême droite xénophobe.

Le Parti socialiste décide ce soir d’appeler à l’union des forces de gauche et des écologistes, de tous les progressistes, de tous les humanistes, partout en France pour défendre les acquis de la gauche dans les régions, pour ouvrir de nouveaux chantiers de justice sociale, pour défendre la République et ses valeurs du vivre ensemble dans la concorde civique et la sécurité sociale.

Dans les régions à risque Front national où la gauche ne devance pas la droite, le Parti socialiste décide de faire le barrage républicain au FN en particulier dans le Nord – Pas-de-Calais – Picardie et en Provence – Alpes – Côte d’Azur. Nicolas Sarkozy et ses têtes de listes ont décidé de fermer la porte à ce barrage alors qu’ils ne peuvent gagner seuls…

Pendant six ans, les socialistes ne siègeront pas dans ces régions. Nous mesurons la tristesse de nos militants et de nos élus qui ont vaillamment mené campagne, celle des citoyens qui leur ont apporté aujourd’hui leurs suffrages.

Ils entrent en résistance. Ce sacrifice pour notre idéal démocratique ne sera pas vain. Il démontre à la France que les socialistes savent être au rendez-vous de la République, quelles que soient les circonstances. Il démontre notre attachement à une certaine idée de la France.

Nul doute que l’exemple de la rectitude dans la conviction mobilisera la gauche et les écologistes.

Peuple de gauche, une fois de plus la République dépend de vous ! Partout mobilisons-nous ! Groupons-nous ! Battons-nous ! Unissons-nous ! Le combat sera long, difficile, d’autant que ce qui nourrit la peur et la haine de l’autre a des sources qui sont lointaines de la France.

Quelles que soient vos opinions, vos positions, je vous appelle à vous rassembler et unir autour de vous tous les partisans d’une France républicaine une et indivisible.

Crédits photo: Mathieu Delmestre

19 Sep

Commentaires fermés sur Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – Conseil national du 19 septembre 2015

Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – Conseil national du 19 septembre 2015

par

JCC conf presse CNPS 19092015

Jean-Christophe Cambadélis a tenu une conférence de presse à l’issue du Conseil national du Parti socialiste du 19 septembre 2015.

Retrouvez la vidéo ci-dessous:

 

17 Sep

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

par

France Info 17092015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de la matinale de France Info.

Il a répondu aux questions de Jean-François Achilli.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

14 Sep

3 Comments

Lettre ouverte à la gauche et aux Écologistes

par

Paris, le 14 septembre 2015

 

 

Lettre ouverte à la gauche et aux Écologistes

 

Cher-e-s camarades, Cher-e-s ami-e-s,

La gauche, c’est le camp de la transformation sociale. Elle doit le rester. La transformation écologique et sociale de l’économie de marché, le refus de la société de marché c’est le cœur de l’engagement contemporain de la gauche.

Modifier concrètement les conditions d’existence, se battre pour élever les consciences, agir conformément aux valeurs républicaines d’égalité, de liberté, de fraternité c’est son combat quotidien.

La gauche, c’est toujours agir pour la justice dans le réel, c’est toujours l’intérêt général dans l’économie comme dans le social. C’est toujours le juste équilibre comme chemin pour rejoindre l’idéal d’une société plus décente pour tous.

La gauche est aujourd’hui fragmentée. Elle défend ses valeurs dans un monde tenaillé par l’identité, obsédé par le profit, dominé par le conservatisme. La gauche aborde en ordre dispersé les défis de son époque. La révolution de l’immatériel, les défis climatiques, les bouleversements géopolitiques, la droitisation de la société et l’extrémisation de la droite.

Pour être en mesure de le faire, la gauche doit changer. Elle s’est déjà transformée tout au long de son histoire faite de modernisation, de luttes et de conquêtes. Elle a toujours su trouver le chemin de l’union, le chemin de l’action. Elle s’est élargie aussi, voyant naître l’écologie politique. Léon Blum a raison : nous nous inscrivons toutes et tous dans une longue chaîne qui nous relie à la Révolution et qui nous relie aussi entre nous.

Face à nous, il y a le bloc réactionnaire. Les plus myopes d’entre nous sont désormais instruits par l’épisode malheureusement limpide des réfugiés. C’est un avant-propos d’une France à la Orban. Cette menace ne saurait être ni un argument massue, ni le forceps de notre unité. Cette menace n’en demeure pas moins réelle : droite en voie d’extrémisation et extrême droite en voie de banalisation sont en train de converger dans les têtes. Si elles sont concurrentes dans les urnes, c’est pour savoir qui des deux régnera sur ce bloc électoral. La droite française la plus à droite du monde fera bientôt sa jonction avec l’extrême droite la plus banalisée d’Europe. Communiant dans le refus d’un prétendu grand remplacement par les musulmans, dans l’arabophobie, l’europhobie et il faut bien le dire, la haine du Parti socialiste depuis le mariage pour tous. La haine des idéaux de la gauche, responsables, pour eux, de tous les maux. Une fois au pouvoir, que croyez-vous qu’ils feront de la République et de l’Etat social ?

Cette menace est là. Elle se nourrit aussi de notre division.

Chacun dans notre coin, nous croyons pouvoir tirer les marrons du feu de la grande confusion qui règne. L’anathème règne en maître à coup d’excommunications médiatiques sous le regard désabusé et incrédule d’un peuple de gauche ainsi démotivé. Nous pensons pouvoir nous doubler les uns les autres. Certains veulent même se dédoubler. D’autres pensent que le salut est dans l’alternative si radicale, qu’elle fait de l’autre l’ennemi. Ce n’est pas en installant partout la droite et l’extrême droite, que l’idéal à gauche sera mieux défendu.

Certes, nous pourrions continuer ainsi, en attendant le déluge d’un épisode réactionnaire qui viendrait recouvrir notre pays. Certes, là où il y a le danger, il y a ce qui sauve. Confrontés à une victoire du bloc réactionnaire, défaits, acculés, nous nous allierions, nous constituerions les premiers rangs de la résistance. Nous l’avons déjà fait au cours de notre histoire. Nous le referions. Je le sais, nous le savons.

Mais, pourquoi nous imposer cette terrible épreuve à nous mêmes et aux Français ? Devons-nous l’attendre les bras ballants pour comprendre ? Devons-nous la subir, les yeux larmoyants, pour réagir ?

Je ne mésestime pas nos débats économiques, sociaux voire européens. Il y a là des fractures qui pour importantes qu’elles soient, ne sont insurmontables. Aiguiser les divergences ne permet pas de les surmonter mais seulement de les faire durer. Dans les années 1970 ou bien 1936, les désaccords au sein de la gauche étaient plus graves puisqu’ils portaient sur le modèle de société. Et pourtant, la gauche s’est unie.

Aujourd’hui des hommes et des femmes rêvent d’un deuxième congrès de Tours séparant réformistes et contestataires. Certains semblent même préférer la défaite de la gauche de gouvernement pour mieux fonder une gauche protestataire. Ce qui conduit à un esprit de système dans la critique de la gauche au pouvoir, qui manque pour le moins de discernement. Et dont je ne suis pas sûr qu’il profite électoralement ou politiquement à ceux qui l’emploient.

Ces stratégies issues d’un autre temps affaibliront durablement la gauche et l’écologie en général, et marginaliseront la gauche de contestation en particulier.

Prenons donc garde au « narcissisme des petites différences » pour parler comme Sigmund Freud. Le péril réactionnaire, ce défi mortifère, nous ne pourrons pas l’affronter divisés, isolés, chacun de notre côté. La gauche a déjà perdu la bataille des cœurs et des esprits. Si elle venait aujourd’hui à manquer le tournant de l’unité et donc à perdre la bataille politique, elle perdrait la bataille de la République.

Unis, nous avons conquis de nouveaux droits. A l’ère industrielle, en arrachant des droits politiques et sociaux pour dompter le capitalisme. Aujourd’hui, nous faisons de même en cherchant à conquérir de nouveaux droits écologiques et vitaux. Aujourd’hui, ces deux engagements ne font qu’un : c’est la social-écologie. Ce combat se mène en France et dans le monde. C’est l’enjeu du sommet Paris climat de décembre.

Unis, nous avons fait nos preuves aux responsabilités, nous avons acquis notre respectabilité dans les épreuves. Unis, nous avons dirigé les collectivités locales, inventé un modèle « d’en bas », fait d’efficacité économique, de durabilité écologique, de lien social et d’émancipation par la culture ou le sport. Une gauche de proximité appréciée par les Français. Et il faudrait la détricoter ? Mais dans quel but ?

Aujourd’hui, nous repensons notre modèle social pour pouvoir le préserver. Aujourd’hui, il faut se battre pied à pied pour l’emploi. Aujourd’hui, il nous faut agir pour redonner confiance et espoir à nos concitoyens, agir en commun au service de nos valeurs communes. Ensemble, nous pouvons relever notre pays et le tourner vers l’avenir.

Pourtant, il ne suffira pas de s’unir à nouveau. Il faudra profondément changer, radicalement muter. Muter pour être fidèles à nos principes et être à la hauteur de notre époque. Muter pour prendre acte des attentes politiques nouvelles de nos concitoyens. Voilà notre tâche commune si nous voulons continuer à agir pour le bien commun.

Il ne s’agit pas de nous unir entre nous, entre appareils, dans un cartel. Il s’agit de nous unir avec le peuple de gauche, d’aller repuiser notre légitimité et notre énergie, nos idées aussi, dans le peuple de gauche. Oui, cette alliance d’un nouveau type est une alliance populaire : la belle alliance, parce qu’elle dépasse nos propres formations.

Il est temps de dépasser la gauche telle qu’elle fut. Pour relever les défis de notre modèle de société républicaine qui est contestée par un bloc réactionnaire.

Nous, nous voulons dépasser le Parti socialiste car nous estimons ses réponses et son organisation datées.

Nous voulons participer à l’émergence d’une nouvelle gauche politique et citoyenne. Nous voulons le faire dans le respect des cultures politique, des histoires et des mémoires.

Oui, cette alliance doit se faire sans exclusive et dans le respect. Elle est ouverte à toutes les formes de collectif : partis, syndicats, associations, ONG… Elle est bien entendu ouverte à tou-te-s les citoyen-ne-s sensibles à la défense de nos valeurs républicaines, humanistes et européennes. Elle repose sur un principe de participation, car il s’agit de penser et produire un nouveau répertoire d’action et de mobilisation.

Cette grande alliance est un grand dessein. Elle nous dépasse toutes et tous, elle a besoin de nous toutes et de nous tous. Cette belle alliance est un bel horizon pour la gauche et les écologistes, un horizon commun pour la France et le monde de demain.

Alors, militants de l’égalité, sympathisants du progrès, partisans de la social-écologie, élus de France, enfants de la République, défenseurs de la laïcité, soldats de la liberté ! Participez à ce grand combat. Le Parti socialiste va à votre rencontre. Il rencontrera aussi toutes les forces de gauche et propose dès maintenant l’ouverture d’une discussion collective pour bâtir une route commune. Il faut que chacun apporte sa pierre pour offrir un espace commun à la nouvelle gauche.

 

Jean-Christophe Cambadélis
Premier secrétaire du Parti socialiste

 

JC Cambadélis – Lettre ouverte à la gauche et aux écologistes 14092015

30 Juin

Commentaires fermés sur La déclaration de candidature de Marine Le Pen dans le Nord – Pas-de-Calais – Picardie – place la gauche au pied du mur de l’unité

La déclaration de candidature de Marine Le Pen dans le Nord – Pas-de-Calais – Picardie – place la gauche au pied du mur de l’unité

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logops160

Il n’est pas anormal, même si cela est discutable, que le premier tour des élections régionales conduise à une compétition entre les forces de gauche.
Mais il serait incompréhensible, au regard de la possible victoire de Marine Le Pen, que la gauche soit désunie dans le Nord – Pas-de-Calais – Picardie.

Le Parti socialiste, avec son candidat, Pierre de Saintignon, fait tout pour le rassemblement de la gauche et des écologistes dans cette région comme en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

J’appelle toutes et tous à la responsabilité.  La gauche doit faire barrage. Il faut sauver la région du déshonneur et de la crise.

14 Déc

Commentaires fermés sur L’invité de 12/13 le dimanche sur France 3

L’invité de 12/13 le dimanche sur France 3

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JCC 1213Dimanche 14122014

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 14 décembre l’invité de Francis Letellier dans 12/13 Dimanche sur France 3.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

12/13 dimanche du 14-12 à 12h10 [Intégrale] par francetvinfo

23 Juil

Commentaires fermés sur UNION !

UNION !

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urneL’unité est une impérieuse nécessité pour la défense du modèle municipal de la gauche, je l’ai déjà écrit, mais aussi pour bloquer la montée du FN. Tous ceux qui se déclarent anti-frontistes doivent faire de la bataille de l’union la première arme de ce combat. En effet, l’irruption massive dans l’espace public du front aura au plan électoral comme moteur, l’abstention et la division. Ne pas réaliser l’union au nom de désaccords nationaux est une erreur. Et les conséquences seront sur le plan politique incalculables pour les années à venir. Y compris pour ceux qui veulent changer ou voir évoluer la politique de la gauche. Car la percée du front et son installation auront aussi des conséquences économiques chez les investisseurs. Mais la réalité de la progression du front et la potentielle union avec l’UMP dessinera un paysage contraignant pour toutes les forces de gauche. Alors s’unir c’est tout à la fois : faire barrage aux frontistes, défendre notre modèle et se prémunir d’une situation contraignante dans la France à venir.

06 Juil

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La Gauche façon puzzle !

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puzzleLa gauche part dans tous les sens. Les écologistes ne veulent rien entendre à l’union aux élections municipales. C’est donc la division, mais ils restent dans le gouvernement. Le Front de Gauche est uni aux socialistes dans les municipalités et bombarde les socialistes dans le pays. Les Radicaux traînent des pieds sur tous les sujets à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Quant au PS, il joue le temps des groupuscules multipliant clubs et mises en demeure de son propre gouvernement. Ici ou là quelques ministres râlent en sourdine. Pendant que le gros de la troupe mets des sacs de sable devant les municipalités. Le gouvernement s’attaque avec courage aux déficits. Nul d’ailleurs ne conteste cette oeuvre de salubrité publique. Mais la lutte contre les déficits ne fait pas une politique. Et c’est là que le bât blesse. Car personne n’avance une alternative politique cohérente ou n’ouvre une perspective. Ce n’est ni une opposition de ligne à ligne ni la définition d’une ligne. La gauche est cotonneuse et le PS unijambiste. Le Parti Socialiste a raison de défendre le gouvernement. Il le mérite. Mais le PS ne peut se réduire à cela. Il faut donner du sens et mettre en scène nos marqueurs. Il faut aussi prendre la mesure de la situation. Entre une droite sans le sous et une gauche sans dessus dessous, le Front National va pouvoir jouer « ville ouverte ». Si le gouvernement doit continuer d’éviter l’austérité en ayant les nôtres en tête. Si le Président doit indiquer où la France doit aller comme il le fait très bien sur l’Europe, il est temps à gauche de réagir. L’union est indispensable. La division est irresponsable. La victoire des Frontistes aux élections municipales ouvrirait une spirale qui pèserait lourd dans la suite pour tous et pour la France. Il faut faire barrage au Front National. Mobiliser l’opinion pour imposer l’union aux élections municipales est une urgence. S’unir c’est arriver en tête au premier tour, juguler le risque de l’UMP et faire reculer celui du Front National.

29 Mar

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JC Cambadélis était l’invité de la Matinale de Canal Plus

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de la matinale de Canal +. Vous pouvez voir ou revoir l’interview en cliquant ici. Vous pouvez aussi lire ci-dessous une dépêche de l’AFP à ce propos:

PARIS, 29 mars 2011 (AFP) – Le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis s’est dit mardi « étonné » par l’appel de 48 députés PS en faveur d’une candidature de Martine Aubry à la primaire socialiste et a déconseillé à François Hollande de se déclarer.

« Martine Aubry mérite mieux que ça », a commenté sur Canal + le député de Paris, estimant que « quarante parlementaires c’était peu ». « Elle ne peut pas être candidate simplement dans la gauche du parti, elle est capable de rassembler beaucoup plus », a-t-il poursuivi.

« Tout ça me paraît un peu bizarre (…), je suis très étonné par cet appel (…), il y a une volonté de l’instrumentaliser », a ajouté M. Cambadélis qui plaide en faveur d’une candidature du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Il a insisté sur le fait que Martine Aubry avait rappelé qu’elle « ne serait pas candidate contre Dominique Strauss-Kahn ».

« Les amis de Dominique Strauss-Kahn, nous sommes favorables à l’union et au rassemblement et nous appelons au rassemblement des socialistes et de l’ensemble de la gauche car dans la situation actuelle il vaut mieux que la gauche soit rassemblée », a-t-il dit encore.

Pour lui, « le problème du jour n’est pas de multiplier les appels, les projets ».

Interrogé sur la candidature de François Hollande attendue bientôt, M. Cambadélis a répondu: « Je dis à François Hollande: François, ce n’est pas le moment, au moment où on vient de gagner les élections cantonales, au moment où la droite se divise, au moment où on sort notre projet, qu’il faut déposer une candidature ».

« C’est pas le moment, on n’est pas obligés de se précipiter. Le moment, c’est celui des règles que nous nous sommes fixées », a-t-il dit en rappelant les dates de dépôt des candidatures à la primaire, du « 28 juin au 13 juillet ».

Comme on lui demandait si la perte par la gauche du Val-d’Oise, ancien fief du directeur général du FMI, lors des cantonales, était un mauvais signe pour son champion, le député a ironisé: « Dominique Strauss-Kahn, c’est l’homme de Washington quand on parle du pays profond et l’homme du Val-d’Oise quand on parle d’élection ».