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12 Sep

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L’invité de « Parlement hebdo » sur LCP et Public Sénat

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Parlement hebdo

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Michael Szamès et Kathia Gilder dans l’émission « Parlement hebdo » diffusée sur les chaînes parlementaires.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

01 Sep

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L’invité de Jean-François Achilli sur France info

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France info 01092014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de Jean-François Achilli sur France info.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

Cambadélis à Montebourg : « S’il veut travailler… par FranceInfo

29 Août

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L’invité des « 4 vérités » sur France 2

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JCC télématin 29082014

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Roland Sicard dans la matinale de télématin sur France 2

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous en cliquant sur le lien ci-après (1h20mn)

http://www.france2.fr/emissions/telematin/videos/108307829?onglet=replay&page=1

17 Juin

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Priorités du Parti socialiste : la réponse de Manuel Valls à Jean-Christophe Cambadélis

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logops160

Vous pouvez retrouver ci-dessous la réponse que le Premier Ministre a adressé à Jean-Christophe Cambadélis suite à son courrier du 2 juin dernier:

Réponse de Manuel Valls à Jean-Christophe Cambadélis 17062014

 

14 Juin

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Electoralement, c’est « Gauche année zéro », mon interview à Libération

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Libération publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous ou en cliquant ici:

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, s’inquiète des dissensions en son sein et appelle à des convergences avec d’autres formations.
Après la débâcle des municipales et des européennes, le conseil national du PS se réunit samedi à Paris. Le premier secrétaire dévoile ici ses projets.

Vous proposez un «programme minimum» de la gauche. De quoi s’agit-il ?
Pour des raisons historiques et conjoncturelles, nous ne pouvons ni reproduire le Front populaire ni l’Union de la gauche, encore moins la gauche plurielle. Ces constructions autour de programmes communs ou bilatéraux sont obsolètes pour une raison paradoxale : nous sommes au pouvoir et, électoralement, c’est «Gauche année zéro». Aujourd’hui, chacun souhaite garder son identité, se refuse à se dissoudre ou à se voir relativisé dans un ensemble plus grand. Pour autant, l’union est nécessaire. C’est pour cela que je propose à nos partenaires un programme minimum avec des espaces de confrontation. L’objectif est de renouer avec la discipline républicaine et retrouver la force propulsive des gauches et des écologistes.

Qu’appelez-vous «espaces de confrontation» ?
A cette étape, ce seraient des groupes de travail où nous pourrions échanger sur le fond. Les thèmes possibles sont nombreux : quel est le rôle de l’Etat ? Qu’est-ce que la compétitivité ? Quelle justice sociale ? Comment réussir la transition énergétique ? Sur ce sujet, je propose par exemple la tenue d’une université permanente pour travailler à des convergences.

De la «confrontation», il y en a aussi au Parlement : comment accueillez-vous les propositions de députés PS qui souhaitent «rééquilibrer» les efforts ?
Je ne suis pas choqué que des parlementaires fassent leur travail, ni par cette forme «d’émancipation» du Parlement. Je suis plus inquiet quand la forme de l’action est à ce point concertée qu’elle s’accompagne d’un logo et d’une logique globale antagoniste. J’appelle à la désescalade, n’ajoutons pas à la crise politique abyssale l’émiettement du Parti socialiste, voire une sécession ou la tentation d’une crise parlementaire. D’autant que le PS vient d’obtenir du Premier ministre une priorité aux PME, un coup de pouce aux ménages modestes (sur la pension d’invalidité et sur les accidents du travail), un effort particulier pour les emplois d’avenir ou les critères pour l’investissement dans le logement social. Cela s’ajoutant à ce que nous avions obtenu dans le plan d’économies. Et surtout un contrôle de l’efficacité des mesures via le Parlement, ce qui nous permettra à terme de décider des réorientations s’il en était besoin, sur la base de faits et non de pronostics.

Beaucoup d’élus locaux PS sont très mécontents de la réforme territoriale proposée par le chef de l’Etat.
Cette réforme est une nécessité : pour des raisons d’efficacité économique, d’efficacité dans la justice sociale et de transparence démocratique. Le chef de l’Etat a écouté ceux qui mettaient en garde contre une réforme «sèche» pour préférer la transition sur la question des départements. Il a entendu ceux qui souhaitaient regrouper leurs régions. Aujourd’hui, il faut travailler à la réussite de cette réforme.


François Hollande n’est-il pas victime du «parti d’élus locaux» que le PS est devenu ?

C’est la rançon du succès ! Je peux comprendre que des militants et dirigeants qui ont passé leur vie à la conquête d’une collectivité locale refusent aujourd’hui, une fois la conquête réussie, de tout laisser tomber. Mais on ne fait pas de la politique à gauche pour seulement conquérir des collectivités. On fait de la politique pour transformer la société, rendre la France plus fiable, plus juste.

Lors de votre intronisation à la tête du PS, vous avez appelé à des états généraux. Pourquoi ce chantier ?
Ces états généraux visent à reconstruire l’identité du PS. Le bipartisme et la Ve République ont fait de nous un parti attrape-tout. Il faut redonner à notre formation sa force attractive dans un paysage politique devenu tripolaire. Notre couleur doit être plus clairement définie. A nos militants de définir notre nouvelle carte d’identité, puis de s’interroger sur nos formes d’organisation et de renouvellement. Nous devrons aussi travailler sur notre structure militante, la formation, la communication, etc. Les rôles de chacun, du secrétaire de section à la direction sont par exemple remis en cause par la rapidité de l’information, des réseaux sociaux.

Maintenez-vous le congrès à la date d’octobre 2015 ?
Nous verrons en fonction de la date des élections régionales. Pour ma part, je milite pour que ce congrès se tienne au cours de l’année 2015. Le repousser à 2016 me semble une mauvaise idée. Ce serait trop proche de l’élection présidentielle.
Certains au PS réclament une primaire pour 2017, y compris pour que Hollande y retrouve une légitimité…
Ce sera au parti de le décider. A titre personnel, je pense qu’il n’est pas bon que le PS s’engage, à cette étape, dans ce débat. D’abord, on ne sait pas ce que fera le président de la République. Ensuite, on brouillerait notre effort d’assainissement, d’investissement et de reconstruction de notre industrie au profit de jeux politiques purement spéculatifs. On créerait en outre de la division, de la tension. Il y en a déjà assez comme ça.


Propos recueillis par Lilian Alemagna

03 Juin

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Budget rectificatif: Jean-Christophe Cambadélis s’adresse au Premier ministre

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Jean-Christophe Cambadélis a adressé un courrier au Premier Ministre que vous pouvez retrouver ci-dessous ou en cliquant sur le lien ci-après: Lettre de Jean-Christophe Cambadélis à Manuel Valls 02062014

 

Monsieur le Premier Ministre,

Dans le cadre des orientations que vous avez exprimées lors de votre déclaration de politique générale du 16 avril 2014, en conformité avec le vote majoritaire intervenu le mardi 29 avril sur le plan d’économies, le Parlement va être prochainement saisi du projet de loi de Finances rectificative (PLFR) et du projet de loi de financement de la sécurité sociales rectificative (PLFSSR).

Ces deux textes financiers seront la traduction des mesures d’assainissement et d’investissement nécessaires au rétablissement des comptes publics de notre pays et à la croissance. Mais ils doivent aussi s’inscrire dans la cohérence des engagements qui lient la majorité parlementaire depuis le début du quinquennat.
Sachant que l’Europe doit prendre sa part de l’effort pour une nouvelle croissance.

Pour le Parti socialiste, les efforts doivent se poursuivre dans la justice.
C’est ce principe qui avait rassemblé la majorité parlementaire lors des débats sur les textes budgétaires initiaux.

C’est ce même principe qui motive les cinq priorités que nous souhaitons porter à votre connaissance avant l’ouverture du débat au Parlement.

En premier lieu et afin de conjuguer efficacité économique et engagement civique, nous souhaitons que soient mises en oeuvre par étapes les réductions fiscales et les baisses de cotisations en direction des entreprises.

En effet, si les mesures pour 2015 et leur anticipation dès 2014 doivent être engagées sans tarder pour soutenir l’activité et l’emploi, le suivi par les organisations syndicales et le Parlement des contreparties dans les branches professionnelles devra éclairer le déploiement pour 2016 et 2017 : formation, apprentissage, investissements, conditions de travail, maintien et création d’emplois, relocalisation d’activités en France sont les objectifs autant que l’esprit du pacte de responsabilité.

Parce que l’essentiel des emplois sont créés dans les PME et qu’un tissu dynamique d’ETI est indispensable à notre économie – et d’abord à l’industrie – dans la compétition internationale, nous proposons d’orienter prioritairement vers le PME et les ETI, les réductions d’impôts et de cotisations destinées aux entreprises et contenues dans les textes budgétaires rectificatifs.

Cette priorité PME-ETI doit notamment prévaloir pour la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) dont la suppression progressive est prévue d’ici 2017.

Dans un contexte où faire des économies est nécessaire pour rétablir les comptes publics et regagner en souveraineté, une attention particulière doit être portée aux plus modestes et aux plus fragiles.

C’est pourquoi le Gouvernement a justement répondu à la demande du Parti socialiste de maintenir le pouvoir d’achat des petites retraites au-delà du minimum vieillesse, jusqu’à 1200 euros.

Dans le prolongement de cette mesure, il est souhaitable que les pensions d’invalidité, ainsi que les rentes accident du travail et maladie professionnelle soient aussi préservées.

Pour poursuivre la baisse du chômage des jeunes et prolonger l’effort de la puissance publique en faveur des emplois d’avenir dans les territoires et les entreprises, un effort particulier pourrait être utilement réalisé en direction des métiers de l’économie verte et de la transition énergétique, par exemple pour la réalisation des diagnostics thermiques préalables aux travaux de rénovation.

Enfin et afin de soutenir l’investissement des collectivités locales, relancer la construction et combattre les inégalités tant sociales que territoriales, le Parti socialiste souhaite que soit intégré un critère de mises en chantier du logement social dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement des communes.

Défendues par le Parti socialiste, ces différentes propositions permettront – dans le cadre des efforts budgétaires nécessaires – de répondre aux exigences d’une action publique mieux ciblée et donc plus efficace, au service de l’emploi, de la croissance et de la justice sociale.

Vous en remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ces priorités, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

 

 

 

 

04 Mai

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L’invité du Grand Rendez-Vous d’Europe 1 en association avec Le Monde et i

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Le Grand RDV 04052014Jean-Christophe Cambadélis était l’invité ce dimanche de Jean-Pierre Elkabbach pour le Grand Rendez-Vous politique sur Europe 1 en partenariat avec i<Télé et Le Monde.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’émission ci-dessous:

 

29 Avr

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Interview dans Le Monde: Cambadélis aux députés PS : « Calmons-nous ! »

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logolemondeLe Monde publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ici ou lire ci-dessous:

 

Un mois après le séisme des élections municipales, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste publie le 30 avril L’Europe sous la menace national-populiste. Un cri d’alarme : Jean-Christophe Cambadélis décrit la France comme « le maillon faible » et pronostique une course à trois PS-UMP-FN pour le second tour de la présidentielle de 2017.

 

Le soir du premier tour des municipales, Marine Le Pen annonçait l’avènement du tripartisme en France, un tripartisme PS-UMP-FN. Or, c’est aussi la thèse que vous défendez dans votre livre. Qu’est-ce qui vous pousse à dire cela ?

Jean-Christophe Cambadélis : De scrutin en scrutin, le FN s’installe dans la vie politique, porté par l’idéologie dominante qui consiste à prôner l’identité plutôt que l’égalité, la purification culturelle et la chasse à l’anti-France. Cette idéologie imprègne toute la droite. On voit bien que l’UMP est tenaillée entre l’idée de voler le feu national-populiste au FN et celle de rester sur des principes classiquement républicains voire gaullistes.

Les questions d’identité, d’insécurité, d’immigration ont pris le pas sur tout le reste. Elles sont au coeur de la concurrence qui se joue à l’intérieur de ce parti et entre ce parti et le Front national. J’ajoute que cette idéologie dominante gangrène tout le pays : pour se développer, le FN a produit et se nourrit de l’idée d’une France dépassée, dépressive, dépravée. Plus le FN progresse, plus il déploie la ligne mortifère d’une France qui s’effondre.

Vous annoncez « une lutte à mort » en 2017 entre les trois partis…

Oui, car l’un d’entre eux ne sera pas au second tour de la présidentielle et cela conduira dans les trois cas à un séisme politique. Si c’est le FN, on dira que la stratégie de la banalisation voulue par Marine Le Pen a conduit à son élimination. Si c’est l’UMP, le choc sera terrible et le débat féroce entre ceux qui voudront se rapprocher de Marine Le Pen et les autres. Si c’est le PS, avec un président sortant, les tensions que nous vivons aujourd’hui autour du plan d’économies seront démultipliées et comme il reste encore dans le pays une force radicale à gauche, le PS se retrouvera dans la même situation que la SFIO moribonde.

Il y a une vingtaine d’années, vous étiez à l’origine du « Manifeste » contre le FN. Désormais, vous actez un tripartisme installé. N’est-ce pas le signe de l’échec de la gauche face au FN ?

Si, l’échec est total. Nous avons surestimé la scission intervenue en 1999 au FN, sous-estimé la banalisation et nous n’avons pas compris le phénomène national-populiste sur le continent européen. Plus grave, nous continuons de commettre une erreur d’interprétation : le FN n’est pas un parti fasciste voire nazi comme il en existait dans les années 1930, même si on trouve des points communs comme la haine de l’immigré. Le FN n’est pas hors les murs de la démocratie, il est en marche. C’est un parti médiatique, une petite entreprise familiale qui dispose d’une certaine hégémonie sur le Net et dont l’ambition est de démolir la République en créant l’apartheid. Son projet est beaucoup plus dangereux qu’un fascisme sépia. Revendiquer la préférence nationale, demander la purification culturelle, exiger que « les Français de souche » soient supérieurs aux « Français de papier », c’est créer les conditions d’une guerre civile entre les communautés.

Pourquoi le PS est il autant sur la défensive ?

Il n’a pas pris la mesure de notre époque. Il fonctionne toujours sur de vieux logiciels. Du coup, il est incapable de faire le récit de ce qu’il fait et d’en donner le sens. Notre sémantique est devenue effroyablement technocratique. Nous donnons l’impression d’un entre-soi qui écrase la politique. Franchement, que signifie pour les Français la politique de l’offre et de la demande ? Il faut faire redescendre la gauche dans le peuple car aujourd’hui le Parti socialiste donne l’impression de ne s’occuper que de lui-même.

Vous décrivez, plus largement, une Europe rongée par « le national-populisme ». Sur quoi vous appuyez-vous ?

J’ai été estomaqué d’entendre Geert Wilders, le chef du PVV d’extrême droite aux Pays-Bas, répéter par trois fois à la fin d’une réunion publique : « Vous trouvez qu’il y a trop de Marocains ? On va s’en occuper ! » C’est mot à mot ce que disait Goebbels des juifs ! Ce national-populisme s’appuie sur la xénophobie d’un monde occidental qui constate qu’il a perdu son hégémonie sur le reste de la planète.

Il se nourrit aussi de « l’ordo-libéralisme » de Berlin et de Bruxelles, cette lecture hémiplégique des traités européens. La stabilité s’est transformée en austérité, jetant des milliers de gens dans la rue et des centaines de milliers dans la plus extrême pauvreté. Continuer comme ça est totalement suicidaire.

Vous appelez à revoir les critères de Maastricht, vous contestez la règle du 3 % de déficit public au moment où Manuel Valls affirme au contraire s’y conformer. La gauche n’est-elle pas devenue complètement schizophrène ?

Pas du tout, nous sommes complémentaires. Le gouvernement respecte les traités, c’est bien le moins ! S’en émanciper provoquerait une crise qui ne résoudrait rien. Mais le PS doit se battre pour pousser une nouvelle majorité au Parlement qui les dépassera. Ce chiffre de 3 %, arrêté avant les années de crise, a perdu toute pertinence dans la situation actuelle.

Comment espérez-vous vous faire entendre après le désastre des élections municipales ?

Je pense que les Français ne se tromperont pas de colère. Le sujet de l’élection européenne n’est pas Paris, mais Bruxelles. Si la majorité devient progressiste au Parlement européen, alors le président de la Commission européenne sera progressiste. Les électeurs peuvent changer le cours de l’Europe.

Comment expliquez-vous l’extrême tension qui se manifeste entre le gouvernement et le PS ?

Le traumatisme post-municipal a été très brutal. En outre, la fronde se nourrit de multiples facteurs, certains politiques, d’autres organisationnels. Les socialistes ont besoin que le gouvernement les écoute. Et ils veulent retrouver le sens de leur action.

De nombreux rendez-vous délicats sont prévus cette année : vote du collectif budgétaire cet été, vote du budget à l’automne, faut-il s’attendre à une fronde perpétuelle contre la politique économique ?

Le rôle du PS n’est pas d’être la courroie du gouvernement mais de peser pour la sortie de crise… Donc, à chaque étape, il faudra du dialogue mais du dialogue pour converger car nous sommes condamnés à réussir : si nous échouons, c’est le PS et la gauche qui seront remis en cause.

Plusieurs milliers de militants socialistes ont signé ces derniers jours un appel « pour une autre politique ». Comprenez-vous cette fronde ?

Ne commençons pas à nous envoyer des pétitions à la figure. C’est médiatiquement intéressant mais politiquement nuisible. Nous avons des instances, utilisons-les pour débattre.

Comptez-vous sanctionner les députés PS qui voteront contre ou s’abstiendront mardi 29 ? Demandez-vous leur exclusion ? Leur démission ?

Je ne veux pas brandir de menace mais j’insiste : personne n’a intérêt à s’enfermer dans une posture qui deviendrait une impasse. Si à chaque vote, des élus socialistes votent contre, on n’est plus dans une défiance plus ou moins organisée, mais dans une sécession. Or, personne n’avance d’arguments qui laisseraient présager l’envie d’un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon. Donc calmons-nous. Je suis persuadé que nous pouvons surmonter le trauma municipal et retrouver un certain plaisir d’être de gauche.

Quelle est votre ambition à la tête du PS ?

Lui redonner une identité lisible mais pas dans des débats académiques, dans un dialogue avec notre électorat, à travers les états généraux. Egalité réelle, liberté ordonnée, fraternité laïque. Dès qu’on identifiera le PS à ces trois questions, nos électeurs ne nous bouderont plus.

 

Propos recueillis par Françoise Fressoz et Bastien Bonnefous

 

 

29 Avr

Commentaires fermés sur « Les députés PS ne veulent pas provoquer de crise », Interview dans le Nouvel Observateur

« Les députés PS ne veulent pas provoquer de crise », Interview dans le Nouvel Observateur

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nouvelobsLe Nouvel Observateur publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

A quelques heures d’un vote à haut risque, à l’Assemblée, sur le plan d’économies du gouvernement, le premier secrétaire du PS se veut confiant. A la veille d’un vote qui s’annonce périlleux pour Manuel Valls, le Parti socialiste, réuni en Bureau national extraordinaire, a adopté, lundi 28 avril au soir, une résolution de soutien au programme de stabilité gouvernemental. Ce mardi, son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, se rend devant les députés du groupe, nombreux à avoir fait part de leur mécontentement face à ce plan d’économies de 50 milliards d’euros. Hier matin, le Premier ministre a concédé des inflexions, en direction des plus modestes. Ce qui n’a pas empêché certains « frondeurs » de persister. « Les dernières difficultés vont être levées », veut toutefois croire Jean-Christophe Cambadélis. Interview.

 

Des députés ont confirmé qu’ils ne voteraient pas le programme de stabilité demain, à l’issue des modifications annoncées par Manuel Valls ce matin. Dans quelle ambiance s’est déroulé ce Bureau national ?

– Plus de 20 intervenants se sont succédé, ce qui est rarissime pour un Bureau national du PS. Le tout s’est déroulé dans une ambiance d’écoute, malgré quelques petits moments de tension et des formules développées par les uns qui ont pu ne pas plaire aux autres. Un sentiment de solennité s’est dégagé, et avec lui l’impression que le parti était dans la boucle, qu’il jouait pleinement son rôle, avec la capacité de peser sur l’action du gouvernement. Au bout du compte, le vote est sans appel : la résolution a été adoptée à 31 voix contre 15.

Certains députés évoquent jusqu’à 80 « frondeurs » susceptibles de s’abstenir dans les rangs socialistes. Comment envisagez-vous le vote de ce mardi ?

– Les députés socialistes sont responsables et n’ont pas l’intention de provoquer une crise mais d’y répondre. Ils ont entendu les ajouts annoncés par le Premier ministre et mesurent ce qu’ils représentent en termes de décisions budgétaires. Les dernières difficultés vont être levées, même si quelques-uns maintiennent un désaccord avec la logique globale.

Vous avez déclaré qu’il fallait « savoir terminer une fronde ». Bruno le Roux a, lui, estimé qu’il n’y avait « pas de vote sans conséquence ». Pour les députés qui ne respecteraient pas la position officielle du parti, que pourrait-il se passer ?

– J’attends de voir, nous ne fonctionnons pas à la menace. Mais si, vote après vote, certains s’enferment dans un vote d’opposition « à priori », il faudra envisager de se réunir pour réfléchir à la manière de lever cette posture. Il y a aujourd’hui un besoin de converger. S’il n’y a pas cette possibilité, cela finira par poser problème au groupe.

Vous intervenez ce matin devant le groupe socialiste à l’Assemblée. De quelle manière entendez-vous convaincre les récalcitrants ?

– En expliquant notamment que ce plan d’économies ne représente que 4% de la dépense publique. Le dispositif qu’il prévoit va permettre d’investir et surtout d’embaucher plus. C’est autour de cela qu’il faut juger la trajectoire budgétaire. Le gouvernement s’est inscrit dans une logique de dialogue avec le parti socialiste et les parlementaires, et a intégré à son plan d’économies des avancées que tout le monde juge importantes.

Malgré les aménagements annoncés du plan d’économies, son montant reste inchangé : 50 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques. Se situe-t-on à un tournant pour la gauche ?

– Le tournant, pas seulement pour la gauche, mais pour l’ensemble des Français, serait qu’on ne réduise pas le chômage. Nous ne nous situons pas sur un simple débat entre droite et gauche. Il s’agit de stimuler la croissance et les embauches.

Quel rôle entendez-vous impulser au parti, en lien avec l’exécutif et les parlementaires ?

– Le Parti socialiste doit être utile dans le débat autour de la politique gouvernementale et en capacité de présenter une vision, des valeurs et une identité propre. Ses Etats généraux, qui se tiendront à l’automne, seront pour les militants, au sein des sections, le moment de réfléchir aux réponses que l’on peut apporter aux questionnements des Français. Ils seront l’occasion d’une reformulation de ce qu’est le Parti socialiste, pour, ensuite, préparer en temps et en heure notre prochain congrès. En ce qui concerne l’exécutif, nous nous situons dans ce que j’ai qualifié de « solidarité exigeante ». Je n’imagine pas que le parti fasse défaut à l’exécutif, mais je n’imagine pas non plus qu’il ne soit pas écouté.

Rafika Rezgui, accusée de conflits d’intérêts par « Le Point », a démissionné de ses fonctions de porte-parole. Craigniez-vous l’impact de cette décision sur l’image du parti ?

– Non, puisqu’elle n’est effectivement plus en fonction. Rafika Rezgui m’a fait part, dans sa lettre de démission, de sa décision de vouloir se défendre contre une campagne injuste et de répondre à une polémique alimentée, notamment via les réseaux sociaux, par l’extrême droite.

 

Recueilli par Audrey Salor