Tag verts

05 Mar

Commentaires fermés sur « Ni partenaire junior de Macron, ni partenaire senior de Mélenchon », interview à La Voix du Nord

« Ni partenaire junior de Macron, ni partenaire senior de Mélenchon », interview à La Voix du Nord

par

 

La Voix du Nord publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouvez en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

 

Craignez-vous que Manuel Valls transgresse l’esprit de la primaire et le soutien qu’il doit au vainqueur?

L’avenir du Parti socialiste n’est ni d’être un partenaire junior d’Emmanuel Macron ni d’être un partenaire sénior de Jean-Luc Mélenchon. Il doit être incontournable dans la victoire ou dans la défaite, fier de ce qu’il a fait et de ce qu’il veut faire. Mais il n’est pas anormal que des responsables s’interrogent, suggèrent des éléments d’orientation dans la campagne. Ce sont des moyens de la bonifier. Maintenant qu’il y a l’accord avec EELV, dont l’absence nous a tant coûté pendant les régionales, Benoît Hamon doit être le candidat de toutes les gauches et de tous les écologistes. Emmanuel Macron mène une campagne au centre droit pour tenter d’enrôler l’électorat filloniste en déshérence. Benoît Hamon doit aussi capter le centre gauche.

Benoît Hamon donne l’impression d’écouter davantage les suggestions de ses partenaires extérieurs que des propres membres de sa famille politique.

Je ne crois pas. Son programme a été adoubé par la primaire. Il fait campagne sur cet axe. Il doit ajouter des accents qui sont à la fois ceux d’EELV et des concurrents qu’il a battus dans la primaire. Il a commencé à le faire dans son discours de Brest. Devant Yannick Jadot, il a salué le travail de Marisol Touraine, de Jean-Jacques Urvoas et Christiane Taubira. Il a même été jusqu’à dire que l’augmentation des effectifs de police avait été une bonne gestion du ministère de l’Intérieur. Dirigé à l’époque par… Manuel Valls.

Les Verts étaient à 2% dans les sondages. Méritaient-ils autant d’attention?

L’orientation des socialistes, qui doivent se vivre comme une force indépendante, est la sociale écologie. Constatons que Benoît Hamon est le candidat tout à la fois du PS, du PRG, des écologistes.

Mais il est déjà écologiste dans son discours.

Quand vous l’êtes dans le discours, vous ne pouvez pas avoir une force écologiste sur votre gauche. Il fallait que EELV nous rejoigne et rejoigne leurs « amis » écologistes du gouvernement. Les pro-gouvernementaux et les contestataires sont désormais rassemblés derrière Benoît Hamon. Notre candidat absorbe toute l’écologie et toutes les gauches. C’est très important pour la présidentielle et pour la suite du PS. Quelque soit le résultat, il y a là, la base d’une confédération des gauches et des écologistes qui pèsera, soit parce que nous aurons gagné, soit parce que nous aurons perdu, dans le paysage politique français. La France a besoin d’une force crédible et imaginative pour continuer à se redresser.

Une part significative de parlementaires sont tentés par Emmanuel Macron. Croyez-vous encore en l’unité?

C’est le marronnier de l’éclatement du PS. Tout le monde comprend la ligne que j’ai fixée d’un PS incontournable en cas de victoire comme en cas de défaite. Je n’ai rien contre Emmanuel Macron. J’ai cru comprendre qu’il fut attractif quand il était dans le ni droite ni gauche. Mais ce n’est pas au moment où il infléchit son discours à droite -avec l’austérité, la réduction du nombre de fonctionnaires, de l’assurance chômage et de l’assurance maladie- qu’on peut le rejoindre. Comme il ne me semble pas juste non plus de faire des yeux doux au delà du nécessaire à Jean-Luc Mélenchon dont le refus de l’Europe et d’un programme unitaire de gauche crédible permet à la droite de ce dire qu’elle peut l’emporter. Aujourd’hui, il faut être nous-mêmes et faire campagne.

 

Propos recueillis par Matthieu Verrier

06 Juil

2 Comments

La Gauche façon puzzle !

par

puzzleLa gauche part dans tous les sens. Les écologistes ne veulent rien entendre à l’union aux élections municipales. C’est donc la division, mais ils restent dans le gouvernement. Le Front de Gauche est uni aux socialistes dans les municipalités et bombarde les socialistes dans le pays. Les Radicaux traînent des pieds sur tous les sujets à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Quant au PS, il joue le temps des groupuscules multipliant clubs et mises en demeure de son propre gouvernement. Ici ou là quelques ministres râlent en sourdine. Pendant que le gros de la troupe mets des sacs de sable devant les municipalités. Le gouvernement s’attaque avec courage aux déficits. Nul d’ailleurs ne conteste cette oeuvre de salubrité publique. Mais la lutte contre les déficits ne fait pas une politique. Et c’est là que le bât blesse. Car personne n’avance une alternative politique cohérente ou n’ouvre une perspective. Ce n’est ni une opposition de ligne à ligne ni la définition d’une ligne. La gauche est cotonneuse et le PS unijambiste. Le Parti Socialiste a raison de défendre le gouvernement. Il le mérite. Mais le PS ne peut se réduire à cela. Il faut donner du sens et mettre en scène nos marqueurs. Il faut aussi prendre la mesure de la situation. Entre une droite sans le sous et une gauche sans dessus dessous, le Front National va pouvoir jouer « ville ouverte ». Si le gouvernement doit continuer d’éviter l’austérité en ayant les nôtres en tête. Si le Président doit indiquer où la France doit aller comme il le fait très bien sur l’Europe, il est temps à gauche de réagir. L’union est indispensable. La division est irresponsable. La victoire des Frontistes aux élections municipales ouvrirait une spirale qui pèserait lourd dans la suite pour tous et pour la France. Il faut faire barrage au Front National. Mobiliser l’opinion pour imposer l’union aux élections municipales est une urgence. S’unir c’est arriver en tête au premier tour, juguler le risque de l’UMP et faire reculer celui du Front National.

25 Sep

1 Comment

Verts: Pas d’obligation de démission

par

Depuis quand un gouvernement sous la Vème République est une coalition gouvernementale de partis ? Voir des gaullistes, voir des centristes subordonner les ministres à leur formation politique comme sous la IVème République est plaisant.

Depuis quand un ministre sous la Vème République a un mandat impératif de son parti ? Selon la bonne formule de Jean-Pierre Chevènement « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». C’est la dure loi de la Vème République. Alors ! Il n’y a aucune raison que les Verts partent du gouvernement tant qu’ils sont dans la solidarité gouvernementale. D’autant que personne ne sait ce qu’aurait été le vote des ministres dans le Conseil fédéral. On doit critiquer le vote des Verts. On doit souligner le vote d’Europe Ecologie. On ne peut pas exiger leur démission, ce serait contraire à nos institutions. Moi, je ne les défends pas. Mais ceux qui s’en réclament, à défaut d’être honnêtes, devraient être cohérents.

catégorie Actualité, Ecrits, Expressions

Tag ,

12 Déc

1 Comment

La cuillère de Le Pen dans le baril de miel du week-end.

par

Tous les partis ont entonné la chansonnette de l’union ce week-end.

L’UMP à tu et à toi entre François Fillon et Jean-François Copé.

Au PS, Martine et Ségolène se sont claquées la bise, chez les Verts, on recollait la porcelaine.

Le Modem faisait bloc derrière François Bayrou. Jean-Louis Borloo avait réuni auparavant les centristes pro-Sarkozy avec le coup de tampon de Xavier Bertrand.

Dans cette atmosphère sirupeuse d’union pré-fête, la déclaration de Marine Le Pen a fait un peu cuillère de goudron. Le tollé fut à la hauteur de la provocation.

Ce qui importe – au delà de la nécessaire condamnation – c’est pourquoi Marine Le Pen a rompu avec le « facho-soft ». Malgré reportages flatteurs, sondages formidables, déclarations intéressées de l’UMP (M. Le Pen est un vecteur d’union), Marine Le Pen est à la peine. Sa ligne visant a rendre l’extrême droite fréquentable passe mal dans l’extrême droite. Il suffit de lire les feuilles de choux de ces derniers pour s’en convaincre. Alors Marine Le Pen a eu recours à la stratégie des mégrétistes qui l’entourent: la différenciation maximale. Cela permet de se distinguer des partis traditionnels et d’être au-delà de ce que d’autres populistes peuvent faire. Bref, être repérée pour mieux cristalliser le vote protestataire. Et en même temps rassurer la base sur l’ancrage xénophobe.

Oui mais voilà, le succès est certain mais le ghetto de la réprobation aussi. Marine Le Pen voit sa ligne invalidée par son vrai faux dérapage. Le facho-bobo, ça ne marche pas !

12 Oct

1 Comment

Le nouveau cheval de bataille de Normand

par

Peinant à critiquer en interne le Parti Socialiste, notre « rantanplan » médiatique a trouvé un nouveau moyen de distiller sa rasade quotidienne d’une aigritude jamais démentie comme aurait pu dire Ségolène Royal.

Jean-Michel Normand n’aime pas trop la ruche PS et se demande chaque jour comme l’enfumer. Là c’est le grand embarras du PS face aux Verts. Le jour où le PS mets 7 points aux Verts dans une élection partielle alors que les quartiers populaires n’ont vu que 10% de participation. Il fallait le faire et bien il l’a fait.

Le Parti Socialiste adopte des positions sur la fiscalité verte a l’unanimité mais un mystérieux débat oppose les tenants du dépassement et ceux du projet partagé. Aucune de ces deux positions ne fut défendu de près ou de loin au dernier Conseil National, mais cela on s’en moque. Ainsi va le monde…

12 Oct

1 Comment

Election partielle à Poissy

par

UMP: 44,4%  PS 21,8%, Verts 14,8%, PC 4.8%, Modem 7.6%, FN 3.1%, divers droite 3%. Tout dépendra de la participation au 2ème tour. Le Parti socialiste respire, les Verts s’interroge (je n’avais pas tord dans mon papier précédent sur le Conseil National du PS du Parti Socialiste) et Douillet sans réserve maudit la taxe carbonne et les affaires Clearstrem et Mitterrand. Voilà qui relativise bien des analyses à l’emporte pièce post européenne.

11 Oct

Commentaires fermés sur Un Conseil National du PS déterminant

Un Conseil National du PS déterminant

par

PRPS.jpg

Le Conseil National du Parti Socialiste a non seulement confirmé le vote des militants pour la rénovation et les têtes de listes aux régionales à l’unanimité mais ébauché une stratégie réformiste verte pour les régions.

A ce sujet le PS est avec les Verts dans la même situation qu’avec le PCF dans les années 7o, partenaires concurrents. Le Keynésianisme vert ou la radicalité écologiste comme hier la radicalité sociale ou le réformisme social. Ce qui se joue c’est le centre de gravité de la gauche. La radicalité verte complique sans l’annihiler le 2ème tour. Dans le même temps, il faudra faire vivre une majorité avec le PCF, les chevénementistes, les radicaux etc…

Le Parti Socialiste qui se renouvelle à marche forcé et se rassemble chaque jour un peu plus, marque des points lentement mais sûrement. La preuve, Jean-Michel Normand a de plus en plus de mal à inventer le story telling de la division.

25 Sep

Commentaires fermés sur Élections régionales: le mistigri de la panne a changé de camp

Élections régionales: le mistigri de la panne a changé de camp

par

Au vu de la panne gouvernementale, je ne vois pas comment la gauche perd les élections, mais pas non plus comment elle les gagne. La droite est politiquement dans les cordes avec sa série de couacs de rentrée et électoralement sans réserve. Le PS est en meilleure forme qu’on ne le dit, sur le plan électoral en tout cas. Cela bouge au PS. La consultation militante va régler une série de problèmes récurrents. La primaire qui externalisera la désignation du candidat. Le non-cumul des mandats déverrouillera et rajeunira le PS. La commission d’éthique qui dotera le PS d’une vraie séparation des pouvoirs. Le projet est sur les rails du tour de France. Même la question stratégique s’éclaire: tout le monde est pour l’union de la gauche et des écologistes au premier tour et pour s’élargir à ceux qui veulent battre Sarkozy sur notre programme au second.

Mais c’est peut-être là que le bât blesse, car le sursaut unitaire tarde à venir. Le PCF est dans l’hésitation, pôle de radicalité ou nouvelle union ? Les Verts n’en finissent pas de rêver à nous supplanter et l’extrême gauche à nous dégager. Alors oui, Nicolas Sarkozy plafonnera à 30 %, mais tout son travail est d’éviter la coalition de circonstance. Pour éclairer la situation, il faudrait que les partis de gauche signent un code de bonne conduite et de rassemblement pour les mois à venir. On n’y est pas encore. Mais en attendant, sous les lazzis et les quolibets, malgré les tentations de déstabilisation, le PS avance avec détermination vers sa refondation. Le mistigri de la panne a changé de camp.

Le PS va se doter d’une méthode pour régler son problème de leadership pour se doter d’un nouveau bagage programmatique pour surmonter les aléas stratégiques. Bref, la clarification est en marche même si tous les problèmes sont loin d’être réglés. Même la question de la direction sera dénouée avec l’adoption probable d’une corrélation entre l’orientation et le candidat au poste de Premier secrétaire.

En un vote, les socialistes vont faire un plus grand pas qu’en dix ans de confrontations internes.

24 Sep

Commentaires fermés sur A propos du groupe d'action parlementaire PS/Verts

A propos du groupe d'action parlementaire PS/Verts

par

Dans la grande recomposition politique qui doit avoir lieu et qui débouchera sur le parti de la gauche; les verts, les socialistes, les républicains ont vocation à se retrouver. Comme souvent, les grandes idées buttent sur les précipitations improvisées et minorisantes, dommage. Mais ce n’est pas irréparable.

Mais enfin, la politique n’est pas seulement un art de prédiction mais d’exécution.