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04 Jan

Commentaires fermés sur Voeux à la presse – Mercredi 4 janvier 2017

Voeux à la presse – Mercredi 4 janvier 2017

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Ce mercredi 4 janvier 2017, Jean-Christophe Cambadélis présentait ses voeux à la presse que vous pouvez retrouver en intégralité ci-dessous :


Vœux à la presse 2017 de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

Vœux à la presse de Jean-Christophe Cambadélis

4 janvier 2017

(seul le prononcé fait foi)

 

L’année 2017 sera politique. Pas simplement parce que c’est le centenaire de la révolution russe, mais parce que c’est une situation très politique, tant à l’échelle internationale qu’au niveau national.

Au niveau international, nous allons vivre une époque toute nouvelle. D’abord, avec l’expansionnisme russe, qui est à l’œuvre dans de nombreux pays et qui s’exprime de nombreuses façons ; les dernières polémiques ont été à ce niveau très impressionnantes. Une nouvelle époque aussi avec le nouveau président des états-Unis, un isolationnisme américain s’exprime sur le plan économique, avec les mises en demeure au secteur de l’automobile, renationaliser le développement économique, la volonté de protéger le marché américain. Et puis, malheureusement, une année qui va être encore celle de l’immobilisme européen, dû tout à la fois aux difficultés économiques de la zone euro, aux difficultés économiques de l’ensemble de l’Europe, au fait qu’on ne sache pas encore à cette étape la manière dont le Brexit va s’opérer, et puis surtout parce que nous allons vivre une époque d’élections : Pays-Bas, évidemment, France, Allemagne, peut-être Italie, tout en sachant que la situation est instable en Espagne, en Autriche et dans la plupart des pays d’Europe centrale.

Enfin, ce qui marque la situation de l’année 2017, c’est la montée dans l’ensemble du monde occidental du national populisme. C’est maintenant une donnée incontournable à laquelle l’ensemble des représentants politiques, et particulièrement de la gauche, est confronté. Le combat sera frontal entre cette forme de régression, qui est due à la hantise du métissage, à la hantise de la situation faite au monde occidental dans ce nouveau partage international, où sa position dominante est remise en cause. Et ceci a des conséquences, tant au niveau social, économique, que, évidemment, au niveau électoral. Nous en reparlerons.

Deuxièmement, la marque de l’année 2017 sera malheureusement aussi celle du terrorisme. Nous avons vu comment, en Allemagne, celui-ci a frappé. Nous avons vu comment, en Turquie le terrorisme a une nouvelle fois tué. Si l’EI recule là-bas, il frappe ici. Je crois, sans faire de pronostics macabres, que plus les défaites seront fortes, plus les répliques seront fortes. Le président de la République, présent courageusement sur le terrain, en a donné une indication puisqu’il nous a dit avant l’été : « Mossoul pourrait être repris ». Il est évident que, pour tenter de desserrer l’étau de cette pression de l’ensemble de la coalition, il y a pour l’EI nécessité de frapper l’ensemble des démocraties européennes.

Il faut y ajouter la situation syrienne, qui est source d’inquiétudes et de malheurs. Alep fut une tragédie. Mais il est illusoire de croire qu’une paix russo-Bachar peut s’imposer. L’Iran vient de se rappeler aux bons souvenirs des russes. Pourquoi c’est important au-delà des morts, des bombardés, et des enfants devenus orphelins ? C’est que cela crée les conditions à nouveau d’un flux de réfugiés au niveau de l’Europe. La pression migratoire d’une manière générale, sera une des données que nous allons vivre dans l’année 2017.

Enfin, sur le plan économique, je ne vais pas m’y attarder, mais il faut avoir ceci en tête. Nous pouvons dire que le cycle de la baisse des taux qui a permis de soutenir les économies européennes va s’arrêter et s’inverser. Ce qui va, je crois, amener à de nouvelles difficultés pour l’Europe, et peut-être même des situations contraintes pour les politiques économiques en France. Et cela me permet une agréable transition sur la situation politique française.

La France va économiquement mieux, mais politiquement mal. Nous avons, nous la gauche, avec le président de la République François Hollande et les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls, défendu le modèle social. Nous l’avons préservé, nous l’avons affiné, donc nous l’avons affirmé. Et je crois que ce modèle social est consubstantiel à la nature de la France. La France n’est plus la France si elle remet en cause son modèle social. Je dirai à Monsieur François Fillon que ce n’est pas le modèle social qui est responsable de la précarité, ce n’est pas en le liquidant que l’on fera reculer la précarité. Monsieur Fillon s’est rendu hier chez Emmaüs. Je partage le diagnostic d’Emmaüs : le projet de Monsieur Fillon est une attaque extrêmement violente contre notre modèle social. Sa remise en cause part d’un préjugé idéologique : la responsabilité de la situation de crise sociale est due, non pas à l’absence de croissance mais est due principalement à notre modèle social. Ce que nous avait déjà vendu Nicolas Sarkozy lors de sa première campagne présidentielle, ce n’est pas étonnant puisque Monsieur Fillon était déjà à l’œuvre comme directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. La responsabilité de tous les maux de la société française serait donc notre modèle social. Je pense que ce modèle social doit être affiné. Il doit permettre de répondre à ce pour quoi il a été constitué, à savoir un filet de protection sociale. Mais ce n’est pas lui qui est responsable de la situation telle que nous la connaissons. C’est l’absence de croissance. Et l’absence de croissance est due à des politiques économiques menées en Europe et à des déficits publics laissés par la droite. Monsieur Fillon a décidé de mener campagne sur ce thème. Il l’a réaffirmé hier soir sur une chaîne de télévision à 20 heures. Il a indiqué qu’il restait sur son programme de rupture avec notre modèle social. Ce qui gêne Monsieur Fillon dans le modèle social français, c’est plus le social que le modèle. Nous sommes donc face à une attaque frontale contre ce qui nous constitue, contre ce qui constitue la France. Le modèle social est la base de notre conception de la République. Nous avons là un combat central.

Voilà sur la situation politique française. J’évoquerai maintenant mon troisième point, la question des primaires, qui nous occupe et vous préoccupe. Ce qui va se passer pour la gauche est décisif, et pour longtemps. Ce qui se joue pour la France est historique. Nous sommes à un moment où le destin de la gauche et le destin de la France ne font qu’un. La situation présidentielle est verrouillée, et seule la primaire de la gauche peut déverrouiller la situation présidentielle. Monsieur Fillon est prisonnier du vote de droite lors des élections primaires de la droite, et il est enfermé dans un vote de droite extrême. Monsieur Emmanuel Macron est prisonnier de son « ni droite ni gauche ». Jean-Luc Mélenchon est prisonnier de son refus de toute alliance avec le Parti socialiste, et Marine Le Pen est prisonnière de sa logique d’extrême droite. Si vous regardez les candidats actuels à l’élection présidentielle, personne ne peut dire qui peut l’emporter. Il n’y a pas de désir majoritaire dans cette première étape de la présidentielle. Donc, cela veut dire que la primaire de la gauche, par sa puissance, je le souhaite, par sa force, je le crois, peut dénouer cette situation et créer un nouveau choc dans l’opinion, qui permettra une nouvelle donne dans la présidentielle.

Si je reprends : Monsieur Fillon, soit il dévisse, soit il glisse. Soit il est parjure aux propositions, aux mesures, à la ligne, à l’orientation qu’il a déployées lors de la primaire, et évidemment, l’électorat de droite qui l’a plébiscité se dérobera à lui et peut rejoindre Marine Le Pen. Soit il reste sur la même orientation, et cela semble être ce qu’il a dit hier. Et les centristes se trouveront dans la plus grande difficulté. Il suffit d’écouter ce que dit Monsieur Jean-Christophe Lagarde, ou d’autres acteurs centristes, voire Monsieur Bayrou qui reproche l’extrême violence sociale du projet Fillon. Donc, d’un certain point de vue, Monsieur Fillon n’entraîne pas la France, il n’entraîne qu’une partie de la droite, et il est prisonnier du couloir dans lequel il s’est mis.

Monsieur Macron, qui a fait une percée remarquable et remarquée au centre de l’échiquier politique, l’a faite sur le thème du « ni droite ni gauche ». Mais il indique par là même au pays qu’il n’a pas d’alliance majoritaire, ni à droite ni à gauche. Il est aujourd’hui enfermé dans cette logique. Il ne peut, à lui tout seul, réorganiser l’ensemble du champ politique. Il est donc dans une situation d’une non-cristallisation politique intermédiaire entre la droite et la gauche, sans pour autant être un vecteur de recomposition politique.

Jean-Luc Mélenchon a choisi lui une tout autre orientation, encore que, dans ses propos, on le sent hésitant, soit pour se substituer au Parti socialiste et devenir la nouvelle force de gauche, soit pour entonner les chants de Beppe Grillo contre la classe politique et pour défendre la France insoumise.

En tout état de cause, même si je respecte ses propos, il est dans un splendide isolement. Personne ne peut croire que la France peut se réorganiser, la gauche s’organiser autour de son propos.

Donc, nous sommes dans une situation tout à fait nouvelle qui est due aux conséquences du tripartisme, où chacun est dans son couloir : Personne ne l’emporte. C’est le « Match point » : la balle ne dit pas encore de quel côté elle va tomber, pour les admirateurs de Woody Allen.

Et si, comme je le pense, les primaires intéressent, si, comme je le souhaite, elles seront massives, début février, comme nous l’avions prévu, c’est donc une nouvelle époque qui commence. Parce que c’est à partir de cette nouvelle donne que les uns et les autres auront à se déterminer.

La primaire, encore une fois, déverrouille une présidentielle qui, à cette étape, n’a pas trouvé son chemin.

Il ne faut pas juger la présidentielle à l’aune de la réalité telle qu’elle est posée : une offre multiple. Et dans cette situation, quel que soit ce que l’on pense du Parti socialiste, de son avenir, de sa situation. L’élection présidentielle est tout à fait jouable pour un candidat ou une candidate propulsé par une primaire réussie. Parce que c’est le nouvel « effet » dans la présidentielle.

Il faut, pour cela, que la primaire soit une réussite en termes de votants, évidemment, mais aussi en termes de qualité d’interventions et de propositions.

Nous vivons une nouvelle phase de la présidentielle. L’intervention du président de la République aura été décisive. Se dérobant au « Hollande bashing », il a permis que l’on mesure justement le bilan du gouvernement et des gouvernements. Il a fait tomber ce qui était, quelque part, le prétexte à ne pas vouloir analyser réellement ce qui avait été fait.

Ce faisant, il a redonné des chances à la France et à la gauche. Nous n’aurions pas été dans la même situation si le président de la République avait été candidat à la primaire. Tout le débat se serait concentré sur sa personnalité, et on n’aurait même pas discuté du bilan. Regardez aujourd’hui comment les candidats à la primaire de la gauche sont aujourd’hui complètement orientés vers l’avenir et pas vers le passé. Nous aurions été défensifs. Nous sommes offensifs.

La phase précédente s’est arrêtée le 1er décembre, quand le président de la République a décidé de ne pas se présenter. Nous sommes maintenant rentrés dans une toute nouvelle phase.

Autre chose, une nouvelle génération se présente à vous, une nouvelle génération politique, ce qui fait sens, ce qui fait distinction de la droite. A droite, ils avaient tous été. A gauche, ils peuvent tous être. A gauche, c’est un nouveau paysage politique, c’est une nouvelle image, de nouveaux visages qui sont en train de s’affirmer. Donc, le renouveau de la gauche est dans la primaire.

Le peuple de gauche va intervenir pour donner du sens et faire en sorte que nous envoyions directement notre candidat ou notre candidate au deuxième tour de la présidentielle. Par la force de son investissement dans la primaire, le peuple de gauche déverrouille cette présidentielle et propulse son candidat ou sa candidate directement au deuxième tour de la présidentielle et, par là même, élimine le Front national. C’est vous dire que la primaire a une importance à la fois politique et stratégique.

J’observe avec contentement, Guillaume Bachelay aussi, je suppose, que l’ensemble des candidats à la primaire ont pioché allégrement dans les Cahiers de la présidentielle. Ils ont fait leur marché pour le programme qu’ils vont présenter à l’ensemble des électeurs. Voilà qui montre que notre travail, discret, il faut bien le reconnaître, n’a pas été vain. Il a été repéré par les candidats, et c’est une grande réussite pour le Parti socialiste.

Avec une primaire en passe d’être réussie, et je remercie Christophe Borgel et Rachid Temal, et des Cahiers de la présidentielle utilisés, je crois que le Parti socialiste a joué modestement son rôle dans la situation politique. Mais je continue… Le président de la République et les primaires déverrouillent une nouvelle offre générationnelle… il nous faut intégrer aussi le fait que le Premier ministre a sa part dans cette situation nouvelle où le Président s’élève et le Premier ministre apaise.

Vous avez remarqué que l’ensemble des socialistes a voté la confiance au gouvernement Cazeneuve. Personne ne s’est prononcé contre le Premier ministre. Et je crois que c’est un des effets non soulignés de la primaire.

Et à tous ceux qui spéculent sur le Parti socialiste, son histoire, je voudrais leur dire que la primaire réussie va clore le débat sur ses scissions, ses divisions, etc. Pourquoi ? Parce que le candidat ou la candidate qui va sortir de la primaire aura l’onction non pas d’un congrès mais du peuple de gauche. Ce ne sera pas telle ou telle orientation qui sera jugée. Le fait que le peuple de gauche aura choisi Ce candidat, donc Cette orientation s’imposera à tous.

Et ceci fait tomber tous les arguments que nous avons jusque-là connus. Un président qui se représidentialise, un Parti socialiste qui débat sans combat, un Parti socialiste et des candidats à l’élection de la primaire au-delà du Parti socialiste, comme les écologistes ou le parti radical ou l’UDE de Monsieur Bennahmias, donc toutes les nuances de la gauche. Tout cela me semble de bon augure pour 2017.

Nous avons là une situation pour le moins positive.

Alors, je terminerai en vous parlant du Parti socialiste. Le Parti socialiste peut perdre l’élection présidentielle, avoir un revers aux élections législatives. Il peut aussi les gagner, les deux. Car la situation électorale n’est pas à l’aune de la situation sondagière. C’est beaucoup plus complexe. Je vous ai fait la démonstration sur l’élection présidentielle. On pourrait le faire sur l’élection législative, où la multiplication des candidatures, en tous les cas, le fait que les trois grandes formations politiques aient leur propre candidat, conduira à des situations que l’on n’a pas obligatoirement prévues.

Mais ce n’est pas le sens de mon propos. Mon propos est de dire que, quel que soit le résultat des élections présidentielles et législatives, le Parti socialiste sera là et bien là. Il continuera sa stratégie de rassemblement, au-delà de ce qu’il est lui-même, à savoir 113 635 adhésions. Je répète : 113 635 adhésions. Il ne s’agit pas d’un clic sur une mailing liste mais d’adhésions. Deux cent soixante-douze députés, 11 députés européens, 110 sénateurs, ce qui fait 393 parlementaires, qui président cinq régions. Il a 28 présidents de département, 982 Conseillers départementaux. Et administre 200 villes de plus de 10 000 habitants. C’est une force. Et ce n’est pas parce que quelques sondages sont mauvais que cette force disparaît.

La primaire va faire taire les scissions. L’existence du Parti socialiste, et sa stratégie de dépassement, perdurera quel que soit le résultat, positif ou négatif, de l’élection présidentielle.

J’ajoute que le Parti socialiste a zéro dette, Les Républicains en ont 40 millions, et le Front national cherche quelques subsides dans des banques de l’Est. Donc, nos finances sont saines. Notre budget est exactement le même qu’en 2010, et à l’époque, on ne parlait pas de la faillite du Parti socialiste, comme j’ai pu le lire dans quelques journaux.

Nous donnerons 8 millions d’euros à notre candidat au premier tour et 4 millions d’euros au deuxième tour. C’est-à-dire que nous avons, du point de vue du Parti socialiste, 12 millions d’euros à offrir à notre candidat à la présidentielle. Je fais remarquer que Monsieur Macron vient d’emprunter 8 millions d’euros car il a épuisé déjà ses soutiens financiers.

Et ceci a été possible parce que notre parti est bien administré, parce que nous avons réduit la voilure, parce que les fédérations du Parti socialiste ont fait un effort parce que notre encadrement de Premiers fédéraux fait un travail considérable de structuration du Parti socialiste. Enfin, nous avons des militants remarquables, fidèles, enthousiastes et conscients des enjeux. Cela me permet de vous dire que le Parti socialiste est en état de marche pour mener la bataille de la présidentielle et des législatives, et pour peser de manière significative dans le débat, maintenant et demain.

Je vous remercie.

 

 

31 Déc

Commentaires fermés sur François Hollande s’est adressé à la France pour lui parler d’elle, de son identité et de son avenir

François Hollande s’est adressé à la France pour lui parler d’elle, de son identité et de son avenir

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Ce soir, le Président de la République, François Hollande s’est adressé à la France pour lui parler d’elle, de son identité et de son avenir.

Lors de ses derniers vœux du quinquennat, il a ainsi adressé un message de confiance à notre pays qui a été capable de faire face au fléau du terrorisme en restant fort, solidaire et uni. Debout face aux épreuves, la France a aussi assuré un rôle décisif dans la défense des valeurs fondamentales dans le monde, et en le faisant avancer sur des questions majeures comme cela a été le cas avec l’accord historique de Paris pour le climat.

Cette confiance en l’avenir peut s’appuyer sur les réformes qui ont été menées depuis 2012. Les comptes publics ont été redressés, de nouveaux droits ont été conquis, l’investissement repart et le nombre des demandeurs d’emploi est en baisse depuis un an.

Fort de son expérience à la tête de l’Etat, François Hollande a donc appelé les Français à ne pas douter mais au contraire à porter nos valeurs, à préserver notre modèle social et à croire en son avenir. Le Parti socialiste rejoint cet appel du Président de la République qui devra être entendu lors des prochaines échéances électorales de 2017 dans une période où, comme il l’a rappelé « ce que nous croyons acquis parfois pour toujours – la démocratie, la liberté, les droits sociaux, l’Europe et même la paix – tout cela devient vulnérable, réversible ».

Le Parti socialiste salue ces vœux présidentiels qui sont l’occasion de rappeler que, lors de son quinquennat, François Hollande a su concilier le redressement économique du pays à la restauration de la place de la France en Europe et dans le monde, tout en répondant aux attentes de nouvelles conquêtes progressistes.

31 Déc

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Voeux 2017 de Jean-Christophe Cambadélis

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Cette année 2017 sera une année historique, une année importante pour notre bien commun c’est-à-dire la République sociale et bien commun c’est-à-dire la République tout court. Bonne année à vous !

 


« 2017 doit être pour la gauche, l’année de son… par PartiSocialiste

21 Mar

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Message de Jean-Christophe Cambadelis à l’occasion de Newroz

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Le 21 mars est la fête du Newroz, la fête plusieurs fois millénaires des peuples d’Iran, d’Afghanistan, d’Asie centrale, du Caucase, du peuple kurde et encore d’autres peuples du Moyen-Orient. C’est la fête du printemps. C’est aussi la fête du nouvel an pour ces peuples. Les Nations Unies ont reconnu cette fête comme « la journée internationale du Newroz ».

Vous êtes nombreux à fêter, cette semaine, le Newroz en France. Je suis heureux de vous présenter mes vœux, et les vœux de tout le Parti socialiste, les plus amicaux.

Newroz signifie en persan le « nouveau jour ». Il est pour vous le symbole de renouveau, de renaissance, d’espoir et de liberté, profondément enraciné dans la culture et l’histoire de vos peuples.

Au moment où les peuples afghan, irakien, syrien et d’autres peuples qui souffrent du terrorisme et de la dictature et du fanatisme religieux qui a détruit les vestiges inestimables de votre histoire et de l’histoire de l’humanité, je pense à vous.

Je forme le vœu que la nouvelle année apporte aux peuples de cette vaste région et à nos concitoyens issus de ces pays, paix, progrès démocratique et prospérité.

12 Jan

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Vœux à la presse – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – Mardi 12 janvier 2016

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voeux presse JCC 12012016

 

Jean-Christophe Cambadélis présentait ce mardi 12 janvier 2016 ses vœux à la presse.

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son discours:


2016 – Voeux à la presse de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

 

Vœux à la presse de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, mardi 12 janvier 2016

Seul le prononcé fait foi

 

Commençons par le commencement : Permettez-moi de vous souhaiter une bonne année 2016, ainsi qu’à l’ensemble de votre profession. Au cours de l’année passée, certains de vos collègues sont morts en l’exerçant. Le Parti socialiste pense à eux, salue leur mémoire et n’oublie pas que la France est devenu le troisième pays le plus touché après l’Irak et la Syrie. Alors, je vous souhaite de pouvoir exercer votre beau métier dans les meilleures conditions, au service de vos lecteurs et de vos auditeurs, au service de la liberté et de la République.

L’année 2016 sera une année de transition. 2016, c’est la fin de l’insouciance et le début des années de sang. La fin des élections intermédiaires et le début de la présidentielle. La fin du débat sur le pacte de responsabilité et le début de celui sur la fléxisécurité. La fin de la COP21 et le début de sa mise en application. C’est aussi la fin du Parti socialiste à l’ancienne, à la papa et le début d’une nouvelle donne à gauche : un pôle à vocation majoritaire, renouvelant les contenus et les contenants, une gauche sociale, écologique et républicaine.

         Au cours de cette année 2016, nous serons confrontés à des crises conjointes, lourdes de potentialités dangereuses :

  • La crise du terrorisme tout d’abord. Daech recule là-bas mais frappe ici. Il faut le combattre là-bas avec la coalition internationale et ici avec notre cohésion nationale.
  • La crise du chômage ensuite. Le chômage ne recule pas encore assez, la précarité progresse trop. Les inégalités sont trop marquées, il faut persévérer et mieux cibler.
  • La crise écologique ensuite. La signature de la COP21 n’a pas mis un terme au saccage de notre planète mais à notre inconséquence coupable. Il faut désormais agir au quotidien pour éviter que notre planète se meure.
  • La crise des réfugiés. L’Europe est en première ligne et doit défendre à la fois ses frontières et ses racines humanistes. Le défi est immense.
  • La crise de l’Europe enfin, après le Grexit nous allons vivre le Brexit sur fond de tentation nationale populiste sur tout le continent.

Dans ce contexte complexe et périlleux, je demanderai au Parti socialiste de défendre la République réelle, la République jusqu’au bout, la République sociale et solidaire. Il ne s’agit pas de défendre la IIIème, la IVème République mais LA République moderne, celle de la liberté ordonnée, de l’égalité réelle et de la fraternité laïque. Il faut la défendre en assurant la sécurité de nos concitoyens en garantissant notre cohésion sociale en agissant pour la concorde nationale. Pour les socialistes, la France sans la République ce n’est plus la France. C’est ce contrat, ce contrat social qui doit être renouvelé, défendu et promu.

La réforme constitutionnelle doit s’inscrire dans cette bataille pour la République réelle. Elle constitutionnalise l’état d’urgence et va contenir une mesure sur la déchéance nationale qui doit respecter quatre critères essentiels :

  • Montrer la détermination de la nation face aux Français qui portent atteinte aux autres Français
  • Assurer la cohésion de la nation, ce qui est la meilleure mesure antiterroriste qui soit
  • Empêcher toute forme de stigmatisation, notamment vis-à-vis des binationaux
  • Empêcher que la Patrie des Droits de l’Homme crée des Hommes sans patrie, donc éviter l’apatridie

Je ne suis ni aveugle, ni sourd. Etant socialiste, je vois les hésitations des socialistes, j’entends des protestations de socialistes mais aussi ceux que cela ne choque pas et qui veulent aller vite. De fait, nous travaillons, avec des experts, pour trouver une position équilibrée qui s’appuie sur les principes évoqués à l’instant. Nous travaillons à une formulation qui respecte la parole présidentielle, qui tient compte aussi de la parole des socialistes et qui parle en outre à la droite dite républicaine afin que la réforme constitutionnelle puisse être votée par les deux Assemblées.

Le Parti socialiste a aussi travaillé sous l’égide de Laurent Azoulai à la refonte du service civique. Nous nous félicitons donc que le président de la République ait décidé de faire de cette question la pierre angulaire de l’engagement.

Nous ajoutons une nouvelle disposition politique : la création d’une garde nationale. Après les attentats du 13 novembre 2015 et l’urgence, il faudra trouver un moyen pour épauler nos forces de sécurité. Rappelons que le territoire est soumis à Vigipirate depuis vingt ans sans interruption. Les forces de sécurité ne peuvent être mobilisées sans arrêt. Il nous semble opportun de faire appel au civisme et à l’esprit patriotique de nos concitoyens. Et de renouer avec une tradition issue de la Révolution française jusqu’en 1870 : les gardes nationaux. Comment ? La garde nationale pourrait mobiliser toutes les réserves des forces armées, la gendarmerie nationale, la police nationale et les unifier dans un dispositif unique. C’est plusieurs dizaine de milliers de concitoyens mobilisables.

Au cours de cette année, le Parti socialiste doit également travailler à l’émergence de la société décente pour tous. Il n’y a pas de République réelle sans société décente. Société décente cela veut dire une société qui respecte la dignité de chacun, qui permet de maitriser des destins individuels, une société qui ne laisse personne sous la ligne de flottaison, qui refuse le précariat, la relégation et l’exclusion. Dans cette perspective, il faut continuer le combat frontal contre le chômage et entamer la lutte centrale contre la précarité. J’ai demandé une inflexion en ce sens et le Parti Socialiste a travaillé : vous allez avoir le pré-rapport d’Emeric Bréhier, intitulé « la Justice au cœur » et qui ouvre un certain nombre de pistes. Oui, en cette année 2016, je demanderai au Parti socialiste d’être fidèle à sa source, de retrouver le chemin de la lutte contre les inégalités et les exclusions. Contre la précarité, beaucoup reste à faire. Même si beaucoup a été fait malgré une marge de manœuvre budgétaire étriquée : le compte social universel, le compte pénibilité, le compte personnel d’activité, le plan pauvreté etc.

         Pour le Parti socialiste enfin, l’année 2016 sera l’année du dépassement. Avant d’aborder ce dépassement, il faut évoquer succinctement la situation politique dans lequel il se fera. Je ne parle pas ici des sondages mais des votes aux régionales. Le Front national a viré en tête mais il n’est pas parvenu à prendre la tête d’exécutifs régionaux. Le « ni-ni » de la droite a volé en éclat et les primaires sont entrées dans la phase de l’impeachment, voire de l’éviction de Monsieur Sarkozy. Enfin les gauches qui perçoivent la nécessité de s’unir dès le premier tour, explorent des chemins. Ils ont raison parce que le tripartisme nécessite non pas le rassemblement au deuxième tour mais d’être au deuxième tour. C’est le grand changement stratégique. Le Parti socialiste fait une lente remontée électorale, 14% aux élections européennes, 22% aux élections départementales, plus de 23% aux élections régionales malgré l’élimination dans des régions entières, ce que je n’oublie pas. La gauche est trop divisée. Elle est frappée par la cacophonie. Elle est plus dans la désignation du candidat à la prochaine présidentielle que dans le nouveau projet pour celle-ci. Paradoxal, lorsqu’on se réclame pour certains de la VIe République. Certains évoquent l’idée d’une primaire. Il faudrait quand même préciser de quel type de primaire on parle. Si c’est une primaire de la contestation, si elle se limite à la gauche de la gauche, le Parti socialiste ne se sent pas concerné. Si c’est une primaire de la refondation, si elle concerne toute la gauche pour la ressouder et la renforcer, si elle est ouverte sans exclusive, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, alors, oui, pourquoi pas. Mais, cette primaire devra être sincère et unitaire jusqu’au bout, c’est-à-dire qu’elle engagerait, une fois passée, tous les candidats malheureux à soutenir l’heureux élu. Il faudrait demander aux heureux candidats potentiels s’ils sont ouverts à cette option.

Indépendamment de cette hypothèse de la primaire, le Parti socialiste préparera cette échéance présidentielle sur le fond, avec notamment les « Cahiers de la Présidentielle » qu’animera Guillaume Bachelay. Il s’agira ici de redonner du sens et non de rédiger une somme, de faire le point sur nos actions mais surtout d’ouvrir un horizon.

Je l’ai dit, 2016 sera l’année du dépassement, donc l’année de la mise en place de l’Alliance Populaire, de la Belle Alliance. Il faut sans doute ici préciser les choses et lever un malentendu : il ne s’agit pas d’une gauche plurielle bis, ou de la seule union de la gauche. La stratégie mise en place est claire : il s’agit d’abord de rassembler autour du Parti socialiste toutes celles et tous ceux qui refusent le Front national et la droitisation de la droite dans les solutions économiques et sociales, ceux qui veulent prendre à bras le corps la question écologique et qui souhaitent enfin une renouveau européen. Nous le ferons sachant que sur notre gauche, des responsables et des individus ne sont pas d’accord pour nous accompagner dans cette première phase. C’est respectable. Le Parti socialiste refuse de les traiter en surplomb, mais puisqu’il règne la division et voire la confusion, nous entrons nous dans l’action. L’alliance populaire est tout à la fois une stratégie et un but. Elle commence par la fédération des écologistes, des socialistes, des démocrates, des radicaux et surtout de citoyens pour un rassemblement social, écologique et républicain. Elle s’achèvera quand toutes les forces de gauche seront rassemblées. Le Parti socialiste doit se dépasser pour répondre à cette équation nouvelle. Puisque la voie du haut est fermée, nous rassemblerons par le bas, puisque les appareils coincent, nous en appelons directement aux citoyens, aux associations et aux personnalités. Nous le ferons pour renforcer la grande alliance entre le peuple progressiste et les valeurs progressistes, ce sera aussi la meilleure manière pour créer le mouvement dès le premier tour de la présidentielle. Rendez-vous fin février, début mars pour l’appel et à l’automne pour la Convention sur la Belle Alliance-Alliance Populaire. Entre temps nous installerons dans chaque département des collectifs unitaires qui se coordonneront à l’automne dans la convention.

Enfin, l’année 2016 sera marquée par un certain nombre de commémorations. Il y aura le centenaire de la naissance de François Mitterrand. Il y aura aussi le 1er mai qui sera l’occasion de saluer la mémoire de Léon Blum, comme je le fais chaque année depuis mon entrée en fonction, mais aussi, cette année, de commémorer le Front Populaire (1936-2016). Le Front Populaire ce n’est pas seulement la référence d’une gauche unie, c’est aussi celle d’une gauche qui agit, un esprit auquel il nous faut être fidèle aujourd’hui.

Voilà, j’en ai finis pour le tableau de cette année dont les contours exacts dépendront avant tout de nous.

Je vous souhaite à nouveau une bonne année 2016, une année qui vous donne l’occasion d’aimer la vie, une année bien évidemment pleine de questions pointues et de relances précises. Je suis donc tout ouïe.

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

23 Sep

Commentaires fermés sur Vœux pour Kippour et l’Aïd-el-Kébir

Vœux pour Kippour et l’Aïd-el-Kébir

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A l’occasion des fêtes de Kippour et de l’Aïd qui sont des moments très importants pour nos compatriotes de confession juive et musulmane, je renouvelle mon vœu d’une France fraternelle dans une République qui protège et qui émancipe.

 

 

14 Jan

Commentaires fermés sur Mon discours lors des voeux à la presse – Mercredi 14 janvier 2015

Mon discours lors des voeux à la presse – Mercredi 14 janvier 2015

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Jean-Christophe Cambadélis présentait ce mercredi 14 janvier 2015 ses voeux à la presse.


J-C Cambadélis présente ses voeux 2015 à la… par PartiSocialiste

Retrouvez ci-dessous le discours qu’il a prononcé à cette occasion:

 

Discours de Jean-Christophe Cambadélis
Vœux à la presse – Mercredi 14 janvier 2015
(seul le prononcé fait foi)

Mes vœux à vous et à vos proches !
Mes vœux à votre profession qui a été endeuillée !
La liberté d’expression n’est pas un vain mot.
Les milliers de crayons brandis depuis une semaine en sont l’image.

Mesdames, Messieurs,

La France, pendant trois jours durant a subi une attaque terroriste.
La France a été attaquée pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle fait.
La France fait bloc autour des valeurs de la République.
La France a défendu la liberté avec les armes de l’égalité et de la fraternité.

Pour le Parti socialiste, le message hier soir unanime du bureau national fut le suivant : « Face à une attaque sans précédent, il faut une réponse sans précédent ».

Il faut de la lucidité, du discernement et du courage. Vous comprendrez que je commence par souligner l’action de l’exécutif.

Le Président de la République a su avec une économie de mots mais pas de gestes, incarner la nation. Chaque geste était des mots justes qui renvoyaient chacun à ses devoirs.

Le Président de la République a non seulement fait un sans faute mais il a permis à chacun de se transcender dans l’épreuve.

Rien n’était écrit au début du drame, au moment de la présence du Président sur les lieux du drame.

Les terroristes voulaient nous effrayer et nous diviser. Ils ont malheureusement tué et ensanglanté la France. Mais ils ne nous ont ni effrayés, ni divisés. Et le Président de la République a montré l’exemple permettant à la France d’être exemplaire.

Le gouvernement, autour de Manuel Valls, dans ses fonctions régaliennes Police-Justice-Affaires étrangères – Défense ont été à la hauteur des défis.

Et si la politique et l’action gouvernementale est un art d’exécution, on peut dire que le gouvernement l’a, à ce moment, maîtrisé.

Le Parti socialiste a joué son rôle à sa place, et je veux remercier d’abord le Parti communiste, les Verts, les radicaux, le MRC puis tous les autres UDI, Modem, UMP, d’avoir facilité chacun à leur manière l’union nationale permettant aux Français de faire bloc.

Car dans les quatre jours qui ébranlèrent le spleen français, les Français ont fait bloc. Tout le monde fut Charlie même si la France n’est pas, loin s’en faut, Charlie.

Les manifestations furent dignes, fraternelles, silencieuses et en même temps totalement audibles.

Un immense mur de poitrines pour dire « vous ne toucherez pas à la liberté, à notre désir d’égalité, de fraternité. Vous n’ébranlerez pas notre mode de vie laïque ».

Les Français ont écrit une belle page de l’histoire. Il y a un avant un après le 11 janvier 2015.

Le fanatisme religieux ne passera pas !

Nous sommes dans l’unité nationale, et depuis la séance d’hier après-midi à l’Assemblée nationale, quasiment dans l’union sacrée.

L’unité nationale, c’est faire que la hauteur de la politique soit fidèle à la grandeur du peuple.

L’unité nationale, c’est savoir, sur l’essentiel, c’est-à-dire la République, être capables de marcher, de se parler, d’imaginer.

L’unité nationale, ce n’est pas le renoncement aux différences politiques – la démocratie, c’est la pluralité des convictions et c’est le débat, nous la chérissons d’ailleurs pour cela-, c’est le refus, dans un moment exceptionnel de notre histoire, pour lutter contre le terrorisme et faire vivre les valeurs républicaines, de dépasser les habitudes pour avoir une commune attitude.

L’unité nationale, pour reprendre un mot juste du Général de Gaulle, c’est le refus par chacun de « cuire sa petite soupe, à petit feu, dans son petit coin » quand l’Histoire l’exige et que l’intérêt national le commande.

Tel est notre état d’esprit, à nous les socialistes, tel est le mien en leur nom à tous.

Lundi matin, pour faire vivre le message du 11 janvier, dans cet esprit d’unité nationale qui est notre devoir, j’ai proposé aux autres partis républicains une discussion sur les enjeux de sécurité des Français.

Tous les partis politiques ont marqué leur disponibilité pour cette démarche.

Le Premier ministre dans son discours à l’Assemblée nationale a donné les premiers éléments de réponses concrètes.

Les pistes semblent faire l’unanimité.

Nous appelons donc de nos vœux un pacte national de combat contre le terrorisme dans le respect républicain.

Républicain dans le sens français du terme, pas américain.

Nous ne voulons pas, et je crois que c’est partagé, de « Patriot Act », mais un pacte national. Il doit répondre à trois défis :
• Hausser le niveau des moyens contre le terrorisme
• Hausser le niveau de défense de la République
• Hausser le niveau de la réponse européenne

Sur ces trois sujets, le Bureau national a constitué hier des groupes de travail : le premier sera animé par Marie-Pierre de la Gontrie, le second par Laurent Dutheil et le troisième par Philip Cordery.

Il s’agit d’affronter toutes les questions en face.

Les questions autour des causes et de la réalité du terrorisme en France.

Les questions autour de l’intégration républicaine, de la situation des quartiers, du communautarisme, du rôle de l’école, de l’Etat et des familles.

Les questions autour de la montée de l’antisémitisme, pas seulement dans des quartiers, de l’Islam des lumières et l’islamisme terroriste.

Les questions autour de l’arsenal législatif et des moyens financiers pour lutter contre le terrorisme.

Ce lundi 12 janvier, plusieurs mesures – d’ordre non législatif- ont été annoncées par le Gouvernement :

– La nomination d’un préfet chargé de coordonner la sécurité des sites religieux, déjà considérablement renforcée ;
– L’envoi en renfort dans les 48 heures de 4 700 policiers et gendarmes afin de protéger les 717 écoles et lieux de culte juifs de France ;
– La mobilisation de 10 000 militaires pour « assurer la sécurité des points sensibles » ;
– Le maintien du plan Vigipirate de protection antiterroriste à son plus haut niveau.

Pour rappel, le Parlement français vient tout juste d’adopter, début novembre, une loi « lutte contre le terrorisme », qui instaure notamment une interdiction de sortie du territoire pour entraver les départs de Français candidats au djihad en Syrie et en Irak, avec la possibilité de les priver de leur carte d’identité et de leur passeport.

Cette nouvelle loi crée par ailleurs un « délit d’entreprise terroriste individuelle » pour cibler ceux qui se radicalisent individuellement et autorise un blocage des sites internet faisant l’apologie du terrorisme. Elle prévoit un renforcement des moyens pour les renseignements, dont 400 agents de plus pour la DGSI d’ici à 2017.

La « loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme » renforçait déjà l’arsenal juridique français, avec, notamment : une généralisation de la vidéosurveillance dans les lieux publics ; un renforcement du contrôle des communications ; l’autorisation pour les autorités administratives à accéder à ces informations sous le patronage d’un haut fonctionnaire de police ; l’autorisation pour les forces de l’ordre à faire feu sur un véhicule qui forcerait un barrage ; la possibilité de gardes à vue prolongées jusqu’à six jours ; des peines encourues plus lourdes.

En 2008, la loi avait été encore complétée : contrôles d’identité sur les lignes ferroviaires internationales au-delà de 20 kilomètres de la frontière, procédures de réquisition administrative des données techniques de connexion, accès par les services de lutte antiterroriste à certains fichiers administratifs…

Au-delà de ces premières pistes formulées lors du G10 le débat chez les spécialistes s’oriente autour de trois axes : les moyens et les outils à disposition des services de renseignements, le type de peine prononcée en justice et la vie en prison.

Manuel Valls fait de nouvelles propositions dans une partie de ces domaines : en donnant plus de moyens aux services de renseignement en milieu carcéral et en généralisant l’isolement en prison des détenus islamistes radicaux, en contrôlant sur Internet les réseaux sociaux pour y limiter les contenus « appelant à la haine ».

Mais il faudra dans le même temps passer de la défense passive de la République, à la défense active.

Dans notre pays, le débat autour de la République n’a pas été assez présent tant on a fait de la place à ceux qui ont la hantise du grand remplacement et ceux qui veulent la grande séparation des musulmans des valeurs républicaines. L’un nourrissant l’autre.

Le débat sur la République doit retrouver sa place première et la question économique doit lui être subordonnée.

Il faut le faire sans angélisme, mais sans alarmisme.

La réponse au terrorisme c’est plus de République partout et pas moins de République.

C’est une véritable bataille de reconquête républicaine qui commence.
Dans l’école, il faut qu’elle redevienne un lieu d’instruction et non d’animation.

Après la charte de la laïcité, les heures d’enseignement civique et moral prévues pour la rentrée 2015, de l’école élémentaire au lycée, devront être portées par tous.

L’esprit républicain doit retrouver son hégémonie, ses réflexes, ses lignes jaunes.

Dans les quartiers, au-delà du contrat pour réduire les trafics, il faut isoler les « haineux de la République » en réanimant le tissu associatif républicain.

Mais on aurait tort de de ne voir dans les quartiers, que la base des terroristes, 20% de ceux qui partent sont des convertis et l’un des égorgeurs de Daech vient de Normandie.

On n’échappera pas non plus à la nécessité de casser les ghettos.

Dans la société, il faut être respectueux des religions, protéger les cultes. Défendre des idées toutes simples : que l’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit, qu’il ne faut être ni islamophile, ni islamophobe mais républicain.

Il faut enfin hausser le niveau de réponse européenne.

J’ai signé avec Sigmar Gabriel, le patron du SPD, un appel européen. Je vous rappelle que le PSE était présent dans la marche de dimanche.

L’Europe doit se rendre compte qu’elle ne peut plus vivre comme une grande Suisse. En Allemagne, les manifestations contre les musulmans, qui sont maintenant reproduites en Norvège, sont l’expression des défis.

L’Europe doit ouvrir les yeux. Après le Djihad land au Sahel, Boko Haram land au Nigéria, Al-Qaïda contrôlant le nord du Yémen ou l’Etat islamique du levant en Irak et Syrie, la menace métastase…

Le terrorisme percute les sociétés occidentales et le fanatisme religieux veut porter la guerre sur le sol des démocraties.

L’Europe doit prendre des mesures de sécurité collective.

Le Ministre de l’Intérieur a réuni, dès dimanche, le G10. Ce groupe rassemble dans un cadre informel de coopération et d’échanges les ministres de l’intérieur des pays européens les plus touchés par le phénomène dit des « combattants étrangers » : l’Allemagne, le Royaume-Uni ; l’Italie, la Pologne, l’Espagne, la Belgique, la Suède, les Pays-Bas, le Danemark, l’Autriche.

Deux points ont été soulevés : les moyens destinés à contrecarrer les déplacements des « combattants étrangers » et la lutte contre les facteurs et les vecteurs de radicalisation, notamment sur Internet.

Au sujet des déplacements des combattants étrangers, une difficulté existe jusqu’à présent pour permettre une véritable coopération, dans la mesure où les pays diffèrent sur la définition même de « combattant étranger ».

De même, les règles diffèrent en matière de fichage, de collectes de preuves de l’engagement des islamistes radicaux, etc.
Il a cependant été proposé de :

– Mieux échanger les informations entre les différents pays, notamment sur les déplacements et les soutiens, y compris financiers. Solliciter plus encore les enceintes multilatérales, « de coopération policière, mais aussi judiciaire, auxquelles nos pays appartiennent » : Europol, Eurojust, Interpol.

– Renforcer, à droit européen inchangé, les contrôles des ressortissants européens lors du franchissement des frontières extérieures de l’Union : « nous devons faire aboutir très rapidement les travaux engagés sous la responsabilité de la Commission ». « Nous sommes tous d’accord, en effet, pour mettre en place les contrôles approfondis sur certains passagers, sur la base de certains critères objectifs, et naturellement dans le respect des libertés fondamentales, des exigences de sécurité, et avec la volonté de garantir la fluidité des passages frontaliers ».

– D’acter la modification des règles du Code de frontières Schengen : « pour permettre de consulter de façon plus étendue le système d’information Schengen lors du passage des frontières extérieures par les personnes jouissant du droit à la libre circulation ».

– Progresser rapidement dans l’établissement d’un PNR européen, « cet outil qui permet l’échange des données concernant les passagers aériens entre les Etats membres ». Sur cette proposition réclamée par Nicolas Sarkozy, il faut souligner que les travaux sur un PNR européen construit sur le modèle de ceux conclu avec les Etats-Unis, le Canada et l’Australie, sont bloqués depuis 2011. Le Parlement européen réclame, pour avancer sur le PNR, l’adoption d’une législation européenne sur la protection des données.

Au sujet de la lutte contre les facteurs et vecteurs de communication, il est proposé de :
– Mieux coopérer les entreprises de l’internet, « pour garantir le signalement et le retrait, quand il est possible, des contenus illicites, notamment des contenus faisant l’apologie du terrorisme, ou appelant à la violence ou à la haine. Des initiatives ont été lancées par la Commission dans cette perspective, et nous attendons qu’elles débouchent rapidement sur des engagements et des résultats concrets ».

– Développer des messages positifs, « sous forme de contre-discours facilement accessibles, destinés au public jeune, qui est particulièrement exposé à la propagande des organisations terroristes ».

Enfin, la question de la lutte contre le trafic et la détention d’armes a aussi été évoquée lors de cette rencontre. Toutes ces mesures seront discutées par les ministres de l’Intérieur et de la Justice de l’UE lors de leur réunion informelle les 29 et 30 janvier à Riga, en Lettonie. L’urgence leur impose toutefois de se réunir plus tôt et une rencontre extraordinaire pourrait avoir lieu dès vendredi à Bruxelles.

Voilà les réponses que le Parti socialiste souhaite travailler dans les jours qui viennent.

Le 1er février, le Parti socialiste réunira les secrétaires de section. Nous sommes contraints de modifier l’ordre du jour. Nous nous réunirons pour l’unité et la défense de la République sous le titre « Faire vivre la République ».
Les trois groupes de travail rapporteront devant les secrétaires de sections.
Nous rendrons compte parallèlement des rencontres avec les formations politiques.

Des experts et personnalités seront invités et le Premier ministre prendra la parole.

Permettez-moi, en guise de conclusion, de lancer un appel aux forces de gauche et aux écologistes.

Nous sommes entrés dans une autre époque, qui doit être lue avec d’autres lunettes. Nous avons été le fer de lance de l’union nationale. Les problèmes qui existaient hier n’ont pas disparu mais nous pouvons les aborder d’une autre façon car il y a eu le 11 janvier 2015.

Je lance un appel pressant aux gauches et aux écologistes. Trouvons les moyens de l’unité pour affronter la situation comme nous avons trouvé les moyens de répondre à l’agression.

Nous sommes sur une ligne de crête. La volonté d’exclure, de stigmatiser, de discriminer, n’a pas disparu parce que trois millions de Français ont manifesté. Ils attendent leur heure, espérant capitaliser sur la peur et la xénophobie. Là aussi, il va falloir faire face même si c’est un autre débat

Madame, Monsieur,

Vous avez compris que l’ordonnancement de notre année a été percuté par les événements dramatiques que nous avons traversés.

Le Parti socialiste veut, dans cette année, continuer à être un acteur majeur : solidaire au gouvernement mais spécifique.
Il veut être utile à la France.

28 Juil

Commentaires fermés sur Vœux aux musulmans de France à l’occasion de l’Aïd el-Fitr

Vœux aux musulmans de France à l’occasion de l’Aïd el-Fitr

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A l’occasion de la fête de l’Aïd el-Fitr, qui consacre la fin du mois de Ramadan, je souhaite, au nom du Parti socialiste, adresser tous mes vœux aux musulmans de France.

Que cette journée de fraternité et de partage soit celle de l’apaisement et de l’unité républicaine.

Face aux événements de ces derniers jours qui ont vu se libérer des paroles de haine, il est plus que temps de rappeler les principes qui fondent notre République, et en particulier la laïcité qui assure la liberté de conscience et garantit la liberté religieuse.